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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 22:07

150204-_elections-mpep.jpgLes élections départementales des 22 et 29 mars prochain donnent déjà lieu à de nouvelles promesses des candidats, les mêmes que nous entendons régulièrement à chaque élection. D’autant – situation ubuesque ! – que les compétences des conseils départementaux ne sont pas encore fixées par la loi !

 

Pour le M’PEP, qui présente des candidats et candidates, ces élections départementales ont un quadruple enjeu. Elles permettront d’ériger des points de résistance à l’Union européenne et à la désintégration de la Nation et de la République face aux réformes euro-territoriales. Elles sont l’occasion d’infliger une défaite historique au Parti socialiste et à ses alliés, Europe-Ecologie-Les-Verts, pour avoir conduit notre pays à la déliquescence. Elles sont également une opportunité de sanctionner la droite et l’extrême-droite, mais aussi le Front de gauche qui, pour des raisons différentes, portent une très lourde responsabilité dans l’impasse politique actuelle. Elles sont un moyen unique de faire émerger les forces politiques nouvelles qui, à l’instar du M’PEP, veulent reconquérir la souveraineté de la France, sortir de l’Union européenne et de l’euro, pour donner le pouvoir au peuple afin de s’attaquer sans plus tarder à la crise, principalement par la suppression du chômage et de la précarité.

1.- Faire des Conseils départementaux des points de résistance à l’Union européenne et à la désintégration de la Nation et de la République face aux réformes euro-territoriales

La réforme territoriale a pour objet de faire disparaître la France comme Etat indépendant et unifié dans lequel le peuple exerce sa souveraineté. Il s’agit d’éliminer la République, Une et Indivisible, en tant qu’espace politique au sein duquel peut se réaliser, par la lutte, l’égalité entre tous les citoyens, et leur solidarité. Autrement dit, il s’agit de casser le peuple français et le territoire sur lequel il est devenu peuple, de dissoudre la Nation pour dissoudre le peuple et de dissoudre la politique elle-même, c’est-à-dire la possibilité offerte au peuple, par le rapport de forces, d’entrer dans les institutions pour les mettre au service de l’intérêt général. La dissolution du peuple et de la Nation, c’est le désossage des acquis du monde du travail, c’est la destruction des conquêtes sociales. C’est un moyen puissant pour détruire la Sécurité sociale et ses 600 milliards d’euros de budget.

 

Les firmes multinationales ont pratiqué un intense lobbying pour parvenir à cet objectif. Elles veulent éviter d’avoir en face d’elles des Etats forts, car elles savent qu’elles sont toujours perdantes quand les Etats font preuve de volontarisme et de détermination. Les firmes multinationales préfèrent une atomisation de territoires, ou l’on amuse les habitants par des diversions sur des sujets de second ordre comme les identités et les communautés. Il n’y aura plus de Français mais des Franciliens, des Normands, des Nordistes, des Lorrains et Alsaciens, des Pyrénéens, des Provençaux, des Alpins… L’exaltation des identités régionales et des régionalismes, du nationalisme à cette petite échelle, le renforcement des communautarismes seront le prix à payer.

 

Nous aimons nos traditions locales, nos langues et dialectes, nos chants, nos arts et notre artisanat régional. Mais dans le cadre national ! Cette vaste entreprise de division du peuple est favorable au principe néolibéral de la concurrence libre et non faussée, qui passe par la concurrence entre territoires et salariés. En effet, les Régions sous la coupe de Bruxelles s’emploieront à établir des règles qui leur seront propres et qui répondront aux exigences des grandes entreprises pour un moins-disant social, environnemental, fiscal (médecine du travail, SMIC, horaires de travail…). Ces dispositions mettront un coup d’arrêt au principe républicain d’égalité de traitement sur le territoire national (logement, santé, transports, école…) déjà très mal en point. Les firmes multinationales, l’Union européenne et les dirigeants politiques qui cautionnent la réforme territoriale veulent imposer une organisation administrative gravant dans le marbre les politiques néolibérales. En 2005, c’était déjà le projet de l’Union européenne avec le traité constitutionnel européen. Si le peuple français, lors du référendum du 29 mai 2005, a majoritairement voté « non », il faudra aussi voter « non » en 2015 à tous ceux qui soutiennent cette politique.

 

La réforme territoriale est un projet d’Ancien Régime. Elle vise à reconstruire des féodalités à la tête desquelles se trouveront les nouveaux seigneurs du XXIe siècle. Ce sera affaiblir l’Etat, le vider au profit de super-régions qui seront autant de petits Etats. Ils seront dirigés par des politiciens professionnels, à la solde des firmes multinationales, entourés de techniciens de la politique allergiques à la participation populaire. Le gigantisme des euro-régions et des euro-métropoles génèrera bureaucratie et gaspillages. Chaque région sera spécialisée sur quelques niches, la force de travail devra circuler entre les territoires à la recherche des emplois, les régions seront en concurrence, par des aides aux entreprises pour en faciliter l’attractivité, au détriment des politiques sociales. Les impôts seront affectés aux grandes entreprises qui détruiront petit et moyen commerce, petite et moyenne industrie, petite et moyenne agriculture. Les euro-métropoles assècheront toutes les villes moyennes autour d’elles, les activités industrielles, les grands commerces, les emplois fuiront pour s’agglutiner dans les euro-métropoles. La ségrégation spatiale accompagnera la ségrégation sociale : les pauvres seront concentrés dans des zones bien délimitées, vides d’emplois et de services publics.

 

La réforme territoriale va éloigner les décisions des citoyens par la disparition programmée en 2020 des départements et, dans la foulée, des communes. Chacun doit être conscient que la réforme territoriale vise la destruction des communes. Les communes sont pourtant la principale structure de proximité et d’efficacité de l’action locale, de bénévolat, d’engagement au service de l’intérêt général. C’est le contraire de la professionnalisation de la vie politique. C’est un lieu unique et irremplaçable de démocratie directe, de participation citoyenne. Les départements et les Conseils départementaux doivent également être supprimés. Ainsi, la « clause de compétence générale » disparaitra (toute collectivité peut se saisir de tout problème sur son territoire). La gestion du foncier, du logement, de l’eau, de l’assainissement, des ordures ménagères seront retirés aux communes. A ce jour elles ont encore le choix mais avec la réforme territoriale elles ne l’auront plus. Cela permettra d’ouvrir ces réservoirs de profits aux grands groupes capitalistes. Communes et départements seront remplacés par de nouveaux Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI) contrôlés par les euro-régions.

 

Le M’PEP revendique de rester à l’organisation administrative héritée de la Révolution de 1789 : commune, département, Etat. Car s’il s’agit vraiment de supprimer les gabegies et le prétendu mille-feuilles institutionnel, nous proposons d’éliminer les nouvelles institutions qui ont toutes pour caractéristique d’être les plus antidémocratique : les régions et l’Union européenne.

 

La souveraineté du peuple, organisée dans la Nation, est ainsi confisquée par en haut (l’Union européenne et l’euro), et par en bas (la réforme territoriale). C’est donc bien contre ces deux jougs qu’il faut se dresser à l’occasion des élections départementales.

2.- Infliger une défaite historique au Parti socialiste et à ses alliés, Europe-Ecologie-Les-Verts, pour avoir conduit notre pays à la déliquescence

Tout ou presque a été dit sur les effets catastrophiques des politiques menées par le gouvernement. On doit à François Hollande 600.000 chômeurs de plus qu’au moment de son élection. Les instituts de prévisions annoncent encore au moins 100.000 chômeurs de plus en 2015. Cette crise semble sans fin, et l’enfermement de la France dans le carcan européen et de l’euro interdit toute solution positive à la crise. Tout doit donc être fait pour balayer le PS et EELV à l’occasion de cette élection départementale. EELV, cependant, après avoir quitté récemment le gouvernement, tient des propos parfois critiques vis-à-vis du gouvernement. Ce n’est que posture et imposture ! EELV, en réalité, est en accord avec le PS sur les grandes questions stratégiques : le maintien de la France dans l’Union européenne et l’euro, l’affaiblissement de la Nation et de l’Etat, par en haut et par en bas, en donnant davantage de pouvoirs à l’Union européenne et aux euro-régions et euro-métropoles. Membre du groupe ALE au parlement européen, EELV est même la formation qui œuvre de la façon la plus fervente à l’éclatement de la République en soutenant les projets les plus rétrogrades de nouvelles Nations découpées sur des critères ethnolinguistiques.

 

3.- Sanctionner la droite, l’extrême-droite et le Front de gauche qui, pour des raisons différentes, portent une très lourde responsabilité dans l’impasse politique actuelle

La débâcle que nous souhaitons au PS et à EELV ne doit pas se traduire par une victoire de la droite, de l’extrême-droite ou du Front de gauche. La droite a mené la même politique que François Hollande, son projet actuel ne se distingue en rien de celui du PS sur les questions importantes. Il y a donc lieu, de la même manière, de sanctionner la droite en ne votant pas pour ses candidats. Quant au Front national, la politique de haine de l’autre, de xénophobie, de discrimination qu’il préconise donnerait des résultats encore plus effroyables que ceux que nous connaissons aujourd’hui. Il ne faut pas se laisser tromper, le Front national et Marine Le Pen font semblant de vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne. Dès lors, aucune sortie de crise n’est possible avec le FN, le discours de Marine Le Pen n’est que du racolage électoraliste, elle ne met aucunement en cause la mondialisation néolibérale ni le capitalisme. Concernant le Front de gauche, la lutte contre l’austérité qu’il prétend mener n’est que posture. Car la cause principale des politiques d’austérité se trouve dans le système de l’Union européenne et de l’euro. Or le Front de gauche refuse avec acharnement d’engager la lutte pour la sortie de l’Union européenne et de l’euro, pourtant seuls moyens de créer les conditions d’une sortie de crise. Le Front de gauche porte une très lourde responsabilité dans l’impasse politique actuelle. 

4.- Faire émerger les forces politiques nouvelles qui, à l’instar du M’PEP, veulent reconquérir la souveraineté de la France, sortir de l’Union européenne et de l’euro, pour donner le pouvoir au peuple afin de s’attaquer sans plus tarder à la crise, principalement par la suppression du chômage et de la précarité 

L’assainissement politique et le coup de balais doivent emporter d’un même élan le PS, EELV (et leurs filiales comme Nouvelle Donne), l’UMP, l’UDI, le FN, le Front de gauche. Leur chance doit être donnée aux petits partis qui, comme le M’PEP, sont porteurs d’un profond renouvellement de notre pays. Des candidats hors-système, à titre individuel ou au nom de petites organisations, peuvent se présenter dans certains cantons. Ils peuvent préfigurer les forces politiques nouvelles qui reconstruiront la France. Le M’PEP appelle tous ceux qui se retrouvent dans cette analyse à se mettre en contact avec lui.

 

source : mpep

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Publié par L'Hermine Rouge - dans France
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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