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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:57

140925-Marialsase-web-234x3001.jpgEn Alsace, deux projets « territoriaux » s’opposent à l’heure de l’euro-länderisation de la France et de plusieurs pays européens (Espagne, Belgique, Italie…).


Le projet Hollande consiste grosso modo à regrouper l’Alsace et la Lorraine pour faire une grande région Est. Le projet de la droite alsacienne, soutenue par le MEDEF local et fort peu combattu par le PS, consiste à fusionner les deux départements et la région, en clair, à supprimer les départements et à jeter les bases d’une grande région transfrontalière où le français reculerait devant l’anglais et l’allemand (cf la récente délibération scandaleuse du conseil municipal de Saverne !).


Les deux projets sont également anti- patriotiques, antisociaux et antidémocratiques.

Le projet des deux conseils généraux alsaciens à majorité UMP bafoue grossièrement le référendum local qui avait vu le rejet de la fusion par la majorité des électeurs du Haut-Rhin. Le PRCF avait milité contre cette fusion qui avait deux objectifs réels, derrière le verbiage sur la « simplification administrative » (tu parles !) et le « moins-disant fiscal », cette fable pour enfants sages. La réalité est qu’une partie considérable de la bourgeoisie alsacienne veut se tourner vers le Bade-Würtemberg allemand voisin et former avec lui une région transfrontalière. Outre l’aspect grossièrement antinational de cette entreprise, les travailleurs alsaciens n’ont rien de bon à espérer de cela car, derrière le masque de la « grande réussite allemande » se cache le féroce démontage des acquis sociaux par Merkel et ses complices du SPD (travailleurs alsaciens, voulez-vous le SMIC à 3 euros et la retraite à 69 ans ?). Certains même, à Strasbourg, rêvent d’une déterritorialisation du chef-lieu du Bas-Rhin pour en faire une sorte de capitale européenne sur le modèle de Mexico-Ciudad ou de Washington-DC : rude sera la concurrence avec Bruxelles pour devenir la capitale a-nationale de l’Europe fédérale, en clair, du nouvel Empire romain germanique piloté par l’Axe Washington-Berlin. Et dire que des millions de gens et d’Alsaciens se sont battus pour que l’Alsace, province patriote s’il en fut jamais, revienne à la France après son arrachage à la nation de Kellermann par Bismarck !


Hollande préfèrerait une méga-région Est, non moins recentrée sur la Mitteleuropa, mais mieux armée pour mener la compétition entre les deux rapaces collaborateurs que restent l’impérialisme français et l’impérialisme allemand. Là le projet s’inscrit dans le partage général du pays dans le cadre de l’euro-balkanisation de l’Europe des régions, de l’Union transatlantique et du démontage général des acquis du CNR et de la Révolution française. Tout cela s’inscrit dans le processus d’adoption de la Charte européenne des langues minoritaires et régionale, qui vise à désétablir le français en tant que langue fondamentale de la République tout en « ethnicisant » la citoyenneté française : en fait de « modernité », une belle plongée contre-révolutionnaire dans un nouveau Moyen Âge !


Notre réponse reste la même ; contre la centrifugeuse européenne qui détruit notre pays et ses acquis sociaux originaux, résistons tous ensemble et en même temps, construisons un nouveau CNR, abattons le capitalisme et son UE de malheur pour reconstruire une France républicaine unie en marche vers le socialisme : c’est seulement dans ce cadre fraternel que les légitimes revendications régionales pour faire valoir les cultures régionales – éléments de la construction nationale – pourront être autre chose qu’un prétexte à briser la nation et à promouvoir les intérêts du grand capital prédateur.

L’Alsace veut relancer son projet de collectivité unique pour mieux contrer la fusion à trois

Plus d’un an après l’échec du référendum pour une fusion des collectivités en Alsace, les deux conseils généraux alsaciens et le conseil régional ont demandé le 22 septembre une relance du projet de collectivité unique pour mieux contrer le projet gouvernemental fusionnant l’Alsace avec les régions Lorraine et Champagne-Ardenne.


Les assemblées des trois collectivités alsaciennes (départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et la région Alsace) ont adopté le 22 septembre des motions identiques qui demandent au chef de l’Etat, au gouvernement et au Parlement d’« abandonner la création d’une grande région » Champagne-Ardenne-Alsace-Lorraine, un « périmètre inacceptable » selon eux, et de « créer » une collectivité territoriale unique en Alsace, issue de la fusion de leurs trois collectivités.


« Un seul exécutif et un seul budget »


« Conscients que le statu quo n’est pas possible, les Alsaciens souhaitent une collectivité unique mettant en commun les moyens du conseil régional et des deux conseils généraux avec une seule assemblée, un seul exécutif et un seul budget », plaide la délibération votée à une large majorité dans chacune des trois collectivités :

  • au conseil régional d’Alsace, 38 élus ont voté pour, 3 contre, un s’est abstenu et cinq élus PS n’ont pas participé au vote ;
  • au conseil général du Haut-Rhin, le texte a été approuvé par 27 voix pour (essentiellement UMP, UDI, et indépendants), 1 abstention, 1 voix contre, deux élus PS n’ayant pas participé au vote ;
  • au conseil général du Bas-Rhin, huit conseillers généraux PS n’ont pas participé au vote et les 36 autres ont voté pour.

L’annonce d’une fusion de l’Alsace avec la Champagne-Ardenne et la Lorraine avait convaincu plusieurs élus, encore opposés il y a 18 mois à une fusion des collectivités alsaciennes, de se rallier à ce projet de conseil unique d’Alsace, rejeté par référendum en avril 2013 et dont l’idée a été relancée récemment par Philippe Richert, président (UMP) de l’exécutif régional.


Atteindre une participation suffisante


Lors de ce référendum organisé le 7 avril 2013, l’abstention avait été telle que le « oui », bien que majoritaire dans les suffrages exprimés au niveau régional, n’avait pas dépassé le seuil requis de 25% des inscrits. Et une majorité d’électeurs avait rejeté le projet dans le département du Haut-Rhin, encouragée par une fronde d’élus locaux.

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Publié par L'Hermine Rouge - dans France
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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Frédéric LORDON/France-Culturel/ 26-11-2013
Jacques SAPIR-10/12/2013 (blog)
La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

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