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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 18:38

PAPARIGA-Aleka--sg-pcg-2-.jpgLe résultat des élections du 17 juin est le suivant : Parti communiste de Grèce 4,5%, Nouvelle Démocratie-ND (parti libéral) 29,6%, SYRIZA (alliance de forces opportunistes et de forces issues du PASOK) 26,9, PASOK (sociaux-démocrates) 12,3%, Grecs indépendants 7,55%, Aube dorée (parti nationaliste, raciste) 6,9% et Gauche démocratique (scission de Syriza qui a fusionné avec certaines forces du PASOK) 6,3%, LAOS (ancienne scission de la ND, parti nationaliste) 1,6%. Selon ces résultats, le KKE recevra 12 sièges.

 

Après l’annonce des résultats, la Secrétaire générale du CC du KKE a fait la déclaration suivante:

 

« Le résultat des élections est négatif pour le peuple qui est lourdement frappé par la crise économique et par les mesures qui ont suivi, les mémorandums, les contrat de prêt, les lois appliquées. Le peuple devra affronter de sérieux problèmes et évolutions et, quelque soit le gouvernement formé, celui-ci ne répondra pas à ses attentes, bien au contraire. Notre appréciation du caractère négatif du résultat est basée sur les éléments suivants :

 

Premier élément: l'augmentation de la Nouvelle Démocratie, un parti connu pour être anti-ouvrier et anti-populaire et qui n’a pas changé. Le pire n’est pas passé pour le peuple, contrairement à ce que prétend M. Samaras, il est juste en route. Et le gouvernement qui sera formé, apparemment autour de la ND, ne va résoudre aucun des problèmes du peuple, il va au contraire les compliquer.

 

Deuxième élément: L'augmentation de SYRIZA aux secondes élections, qui enregistre une augmentation significative par rapport aux élections de mai. Cette fois SYRIZA a obtenu un grand nombre de voix et son pourcentage a considérablement augmenté, mais il a mis bien davantage d’eau dans son vin par rapport à ses slogans sur le mémorandum, les accords de prêts, l’application des lois, et a clairement annoncé que sa politique au gouvernement se mènerait dans le cadre de la « voie unique européenne ». Il a donné des assurances à la classe dominante et aux puissances étrangères qu’à tout prix la Grèce resterait dans l'euro. Et dans ce sens, nous considérons ce changement de position comme un élément négatif, indépendamment du fait que nous pensons qu’il n’aurait pas mis en œuvre les positions qu’il avait défendues lors des élections du 6 mai.

 

Troisième élément négatif: les pertes incontestablement grandes du Parti communiste pèseront d’autant plus sur la capacité d’intervention populaire face à l’intensification des problèmes causés par la crise en Grèce et surtout parce que la crise s’approfondit dans la zone euro. Cela confirme ce que nous disions depuis le 7 mai dernier, que cette bataille électorale est la plus difficile et la plus complexe qu’ait menée le KKE au cours de ces 40 dernières années. Nous savions que les obstacles immenses auquel le Parti devait faire face seraient beaucoup plus importants que ceux que nous avions rencontrées jusqu'aux élections du 6 mai, particulièrement le dilemme du nouveau système bipolaire, ND et SYRIZA. Ils ont tous deux mené leurs batailles électorales pour ces résultats, l’un par des intimidations et l'autre par des illusions. Bien sûr, ce résultat électoral fera l’objet d’une analyse globale et d’une évaluation approfondie, comme cela se fait pour toutes les élections, de par l’ensemble du Parti, de la Jeunesse communiste et des amis et sympathisants du Parti.

 

Quatrième élément négatif: les voix et le pourcentage de l’« Aube dorée », malgré le fait qu’après le 6 mai, il y a eu davantage de preuves de sa nature fasciste et criminelle.

 

Le Parti communiste a choisi de dire aux gens la vérité sur le caractère de la crise et les possibles évolutions négatives dans la zone euro, sur le caractère de l’Union européenne, sur la nécessité d'une annulation unilatérale de la dette, sur la nécessité d’un désengagement de l’UE et sur la lutte pour le pouvoir populaire. Nous avons dit cela en toute connaissance de cause.

 

L’éventuelle participation du KKE dans un gouvernement de gestion de la crise dans une telle phase critique, alors qu’il aurait fallu une ligne de rupture et de contre-attaque, aurait tôt ou tard conduit à une défaite majeure du mouvement, alors que la participation éventuelle du KKE dans un gouvernement sans issue, avec deux visages, l’un intérieur et l’autre extérieur, aurait pu être utilisée comme un prétexte pour concilier le peuple avec la politique du gouvernement et l’aligner sur les intérêts des monopoles.

 

Nous saluons les membres du Parti et de la Jeunesse communiste (KNE), les amis et sympathisants du Parti qui ont mené cette dure bataille, tous ceux qui ont résisté à la pression et ont voté pour le KKE. Nous déclarons que le KKE restera debout malgré la réduction de ses sièges au parlement, qu’il poursuivra son intense activité dans le mouvement et soutiendra et renforcera chaque tremplin de combat et d’espoir.

 

Il est certain que le peuple, au cours des événements, se souviendra des questions que nous avons posées lors des deux batailles électorales, de nos prévisions, de nos avertissements au sujet de l'évolution dans la zone euro, de l'implication possible de la Grèce dans une guerre, en particulier après les élections aux Etats-Unis. Et nous croyons que les gens qui n’ont pas voté pour le parti, bien qu’ils en apprécient les positions et le rôle, en comprendront aussi les conséquences dans l’éventualité d’un gouvernement anti-mémorandum de coalition.

 

Nous vous assurons que nous maintenons tout ce que nous avons dit au peuple avant les élections. Nous serons à l'avant-garde dans chaque lutte, nous soutiendrons chaque initiative militante concernant les problèmes directs aigus en cours, et nous allons nous préparer, dans la mesure où cela dépend de nous, le peuple, à faire face aux nouveaux tourments à venir. Nous espérons que ce recul de l’orientation radicale, qui s’est manifesté en particulier dans la deuxième bataille électorale, ne va pas durer longtemps, car objectivement il ne peut y avoir de temps de retraite, alors que les évolutions négatives se déroulent à grande vitesse.

 

Le KKE considère que la base de la contre-attaque populaire doit être les lieux de travail, les secteurs et les quartiers. Et par-dessus tout, le plus important est de regrouper le mouvement ouvrier et populaire, l'alliance sociale, l’alliance socio-politique qui va lutter pour les problèmes immédiats et pressants, et réunira les forces pour le renversement radical nécessaire. »

 

Athènes, 17/06/2012, Bureau de Presse du CC du KKE.

 

 

source: le site du PC de Grèce en langue française

 http://fr.kke.gr/news/news2012/2012-06-18-dilosi-gg

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Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.I.
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

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