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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 12:00

PCF-faucille-marteau.gifVous trouverez ci dessous deux textes relatant une rencontre de militants, organisée en Languedoc-Roussillon par le réseau “Faire vivre et renforcer le PCF”. L’un est une synthèse, l’autre forcément plus long, essaie d’expliciter les questions débattues, les différentes problématiques posées. Il a été revu avant publication par tous les participants ayant laissé leur adresse Internet. La question de la présence communiste, de leurs apports spécifiques dans les luttes et de la préparation du congrès de 2012 a dominé les débats. Comment fédérer des communistes qui ont des opinions parfois différentes mais qui estiment nécessaire l’existence d’un parti communiste de masse sur des positions de classe ? Les élections étant ramenées à ce qu’elles sont, un moment important des luttes idéologiques et politiques.


Paul Barbazange

Une initiative heureuse

On la doit à Paul Barbazange et elle a consisté à programmer une rencontre de divers communistes qui ne partagent pas l’orientation réformiste que poursuit la direction du PCF et l’opération de liquidation qui en résulte.


Elle a réuni dix sept militants venus de Sète, Béziers, Magalas, Sauvian, Cazouls et Vendres. Elle a permis un échange très riche sur la situation vécue dans différents secteurs.


Un rapport introductif a été présenté par Paul qui a mis en exergue l’approfondissement de la crise qui affecte la France, l’Europe, le monde. Référence a été faite, au cours du débat, à la manière dont le capitalisme a résolu les précédentes crises qu’il a connues : par le recours à la guerre, que ce soit celle de 14 / 18 ou celle de 39 / 45.


Évidemment, une guerre aujourd’hui aurait, avec l’armement atomique à la disposition des militaires, une toute autre dimension que celles, pourtant suffisamment douloureuses, qui ont eu lieu jusqu’ici. L’apocalypse nucléaire signifierait la disparition de toute forme de civilisation à la surface de la Terre. Cela renvoie à la nécessité d’une structure révolutionnaire internationale qui permette de coordonner les analyses et les actions à ce niveau.


Mais déjà, sans que la guerre éclate, le vécu des peuples est dramatique, empirant de jour en jour. Les recherches de réponses qui ne mettent pas en question la rupture avec un système en fin de courses sont sans espoir. C’est pourtant ce qui est proposé avec le Front de Gauche et une candidature aux présidentielles qui ne correspond pas aux exigences de l’heure.


Avec l’orientation qui est suivie par la direction du parti communiste on assiste à l’affaiblissement de celui-ci : affaiblissement en organisation et au plan idéologique, avec en conséquence l’affaiblissement de son potentiel militant et de son influence électorale. L’absence de perspective crédible éloigne de l’engagement dans l’action les forces les plus concernées par la nécessité de changement. C’est notamment le cas des jeunes, mais aussi des salariés qui cherchent ailleurs, y compris du côté du Front National, de manière illusoire certes, une solution à leurs problèmes.


Qu’est-ce qui est en cause dans cette incapacité du parti communiste à faire face à la situation à laquelle nous sommes confrontés ? Sans aucun doute son impuissance à analyser qu’il n’y a plus de marge de manœuvre dans le cadre d’un capitalisme qui a fait son temps. Les alliances du type programme commun, gauche plurielle ne sont pas, l’expérience nous l’enseigne, de nature à améliorer les choses. Le programme partagé présentement à l’ordre du jour, n’est qu’un avatar de ce qui a déjà échoué.


Alors que faire ? Ne plus subir les carences constatées à tous les niveaux de l’organisation communiste. Agir avec détermination pour combler les lacunes et définir avec les travailleurs ce qui est nécessaire et possible. Il faudra bien remplacer, à tous les échelons, les responsables défaillants, il n’y a pas d’autre issue que de reconstruire un parti révolutionnaire qui prenne la mesure de l’ampleur de la crise, de ses racines et de ce qui est à mettre en œuvre pour en sortir.


Cette rencontre du 26 novembre aura permis à des militants isolés ou en butte à l’incompréhension de dirigeants entêtés de faire le point. On ne va pas présenter ici tous les éléments qui ont été apportés au cours de la discussion mais à l’évidence on percevait de la satisfaction à l’issue d’une réunion constructive qui a donné le ton sur la direction qu’il faut prendre. Sans vouloir imposer quoi que ce soit à quiconque il nous a paru intéressant de témoigner de ce qu’avait produit l’initiative qu’avait proposée Paul Barbazange. De l’avis des participants elle mérite d’être renouvelée.


Synthèse de la réunion rédigée par J Cros

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Compte rendu détaillé de la réunion du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" AUDE/ HERAULT/ GARD. 

Béziers, le samedi 26 novembre 2011.


17 présents, ce qui est un bon résultat, absents excusés de l’Aude (Narbonne, Carcassonne, haute vallée de l’Aude et du Gard : Nîmes, Alès).


Brève introduction en trois points.

Nous entrons dans une séquence électorale importante, présidentielles puis législatives (dans 6 mois). Ensuite viendra le congrès du PCF en octobre 2012 (dans 10 mois). Le tout étant complétement surdéterminé par ce que sera l’évolution de la crise systémique du capitalisme. Chaque jour apporte de nouvelles secousses. C’est la crise la plus grave depuis celle de 29. Une nouvelle guerre mondiale est donc possible. Nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si les élections auront lieu dans 6 mois ? Dans le même temps mesurons que la bourgeoisie cherche à nous intimider, annihiler toute velléité de lutte, à angoisser les citoyens, veillons à ne pas contribuer à ces pressions. La question de l’apport spécifique des communistes aux luttes avant, pendant et après le vote est centrale. Les solutions sont avant tout nationales (choix politiques, sociaux et économiques), dans chaque pays, contrairement à ceux qui renvoient les solutions ailleurs (Europe, mondialisation). Pour autant, l’espace international et les luttes dans ce domaine ne sont pas à négliger.


Un débat très riche se développe deux heures durant :


Gravité de la crise du capitalisme mondialisé, violences des exploiteurs, risque de guerre(s) nucléaire(s). Rappel est fait des trois grandes crises qu’a rencontré l’impérialisme : 1870-1914 ; 1929- 1945 ; 2008- ?... Le risque de guerre(s) se décline en : guerres locales de "faible intensité" pour reprendre le langage militaire (demain Iran, Syrie...), risques de conflagration nucléaire (mondiale) ; violences des destructions de capital constant (machines, biens de production, hommes opérées sous couvert de redéploiement capitaliste). Dégâts irréparables à l’environnement planétaire.

Pensée et pratique communistes sont indispensables à la lutte pour la paix, pour la survie de la civilisation humaine.


Pourquoi un tel déclin de la pensée, de l’idéologie et de la pratique communiste ? depuis quand ?

Vaste sujet sur lequel communistes et chercheurs ont à travailler, ce qui était quasi impossible de 1990 à 2008, sous les coups de l’idéologie réactionnaire de "fin de l’histoire" mais qui redevient possible et même urgent avec la crise systémique et les besoins parfois exprimé par les citoyens.

Conjugaison de plusieurs phénomènes : échec (relatif) de la construction du bloc communiste, échec des voies social démocrates en Europe, échec en France des pratiques d’Union de la gauche et de programme commun (ou actuellement "partagé").

De nombreux militants, une grande partie des dirigeants communistes européens ont été saisis de désespoir, de perte totale de confiance dans leurs repères, dans leurs connaissances théoriques et pratiques antérieures. Déclarations de Gayssot et de Marie Georges Buffet : "le communisme, c’est fini". Un philosophe communiste italien a qualifié cette conduite "d’autophobie", bien qu’un peu savant ce concept décrit leur démission.

Peu de partis communistes ont majoritairement résisté dans le monde. Pour les plus importants:le PC d’Afrique du sud, PC de Cuba, le PC Japonais, les PC grecs et portugais, le PC de Moravie.... D’autres ont complètement disparu : PC Italien et PC Espagnol. Le PC français est au milieu du gué, il existe toujours, garde un rôle politique, joue sur l’imaginaire mais est dirigé par une équipe qui dans sa majorité a renoncé. La question de la reconstitution d’un travail cohérent international des communistes est posée, la direction du PCF engluée dans les séquelles de l’eurocommunisme et l’orientation du PGE n’est d’aucune aide. Bien au contraire.


A la question du quand a commencé ce renoncement ? Au moins trois pistes de réponse ont été avancée :

 très tôt après le congrès de Tours par acceptation électoraliste,
 au milieu des années 60 avec le la stratégie de programme commun,
 après la mort de Georges Marchais pour simplifier... le débat est à mener.


Face aux renoncements, comment agir en communistes ?

Au plan idéologique : mesurer combien la crise du système est une crise du capitalisme. Quels qu’aient été les aléas du siècle précédent, le marxisme, le léninisme, le travail des militants et des penseurs qui les perpétuent est un outil formidable d’émancipation. Au moment où il revient à la mode, aux communistes de savoir travailler. L’échec des pratiques idéologiques sociétales est patent. A nous de savoir revenir à l’analyse de l’exploitation : économie, idéologie, luttes politiques.

Au plan des luttes revendicatives : les luttes au jour le jour... N’ont elles pas besoin d’un fort éclairage communiste ? Comment aujourd’hui comprendre quelque chose à l’utilisation de l’Euro, de la BCE, de la supranationalité sans éclairages marxistes ? Le 13 décembre prendra toute son efficacité si des milliers de salariés s’en emparent, arrivent chaque fois que possible à la grève, travaillent la question du rassemblement des exploités dans les processus de lutte.

Le renoncement du conseil départemental du PCF 34 à organiser avant le début de la campagne électorale une manifestation à l’appel des communistes contre la pauvreté, la misère, l’exploitation capitaliste doit nous faire réfléchir. Nous avons avancé dans ce département jusqu’à un certain point, nous n’avons pas su aller au bout : la lutte à l’appel des communistes. Comment dans chaque section prendre toutes les initiatives rendues nécessaires par cette carence ?

Les attitudes électorales : la question "Comment vais-je voter aux présidentielles ?" préoccupe beaucoup de communistes. La réponse proposée votons communiste ne suffit pas, il n’y a pas de candidat communiste à la présidentielle. Aux législatives, en accordant 33% des circonscriptions au PG la direction fédérale nous mets en état de faiblesse dans toutes les circonscriptions (Attention depuis samedi de nouvelles informations : aucun accord n’est à ce jour conclu, le PG réclamant la 5ème circo. de Bédarieux !). Selon l’état du PCF, il sera plus ou moins possible d’avoir un comportement communiste compris ces six prochains mois, pendant le vote et après les élections... Cette question est particulièrement préoccupante à Montpellier où se concentrent les trois circonscriptions attribuées au PG : 1 (non inscrite sympathisante enregistrée PG), 2, 9.

Dans la vie du parti : s’attacher d’abord à maintenir ou recréer une vie du parti au plus près : cellules, cellules d’entreprises... Ce n’est pas pour rien que les partisans de la disparition du PCF ont fait voter les statuts actuels à Martigues.

Être présent, chaque fois que possible dans chaque activité du PCF pour défendre un point de vue de rassemblement communiste. Prendre garde aux violences verbales, aux pièges que certains n’hésitent pas à nous tendre pour nous rejeter dans un ghetto. Nous en sommes sortis par la lutte à Béziers, la vigilance politique de chaque instant.

Un camarade a particulièrement insisté sur la nécessité d’être présents sur tous les grands dossiers politiques, pour la section de Béziers il a cité : l’école, la pauvreté, les manifestations revendicatives, les luttes pour la paix, la viticulture, la question culturelle régionale ; la tenue régulière chaque premier vendredi du mois de débats politiques et idéologiques ciblés.


Des questions sur lesquelles les présents voudraient un travail d’expression communiste :

La question du produire en France, de la réindustrialisation : exemple FRALIB, la production viticole abandonnée... le grand marché mondial contre des productions localisées au plus prêts des besoins des consommateurs.

La question du nucléaire civil : pourquoi une telle démission de la direction laissant à Sarkozy toute la place de défenseur de la production d’électricité nucléaire et de technologie, plus un terrible affaiblissement des réflexions sur la sécurité (Depuis ce débat, l’Humanité a publié une très intéressante prise de position du PCF).

La question de la possibilité pour le FN d’occuper des espaces traditionnellement terrain d’expression et de luttes de notre parti : comble, hier Marine Le Pen parlait de nationalisation. Le même mouvement existe quand Sarkozy s’accapare d’autres thèmes.

Europe, Euro, protectionnisme : le sujet est immense.

Colonialisme : au nombre des reculs idéologiques, la bataille qui nous est imposée sur le colonialisme, ses objectifs, ses résultats. A un moment où la politique de la canonnière voudrait reprendre du service.

La question de la rupture avec le capitalisme : aménagements ou ruptures. Il n’existe plus aujourd’hui de marges d’aménagement comme ce que nous avions conquis au travers des municipalités, des luttes syndicales, des batailles associatives. C’est une des raisons de la difficulté actuelle du combat, de l’inutilité de reproduire des démarches d’union de la Gôche.

Nos grandes difficultés avec la jeunesse : le mouvement des indignés, à la fois premier moments de résistances et constat de l’inexistence d’une structure politique révolutionnaire influente.

La question des coopératives ouvrières, des reprises d’entreprises dans un cadre collectif coopératif. Questions du financement, question des secteurs d’activités tolérées par le capital dans des secteurs à faible taux de profit (services), férocement combattues dans l’industrie et les secteurs stratégiques comme le transports et l’énergie.

Sur ces questions n’attendons pas une brusque révélation illuminant notre direction. Travaillons en communistes, fédérons chaque fois que possible nos efforts.

La question du congrès d’octobre 2012 a été longuement discutée et préoccupe les présents.


L’examen des tracts proposés dans le cadre de la campagne des présidentielles indique que certains font comme s’ils avaient liquidé le PCF qui n’apparait plus. L’enjeu du congrès est bien celui de l’existence d’un parti communiste national et donc de sa direction. Un exemple a montré que rien n’est ficelé à l’avance ; lors du dernier congrès d’étape Marie Georges Buffet et P. Laurent sont montés à la tribune pour tenter de faire avaliser la décision "d’adhésion directe au FdG...". La forte opposition de la salle, y compris le vote de notre actuel secrétaire fédéral ont permis de bloquer l’opération. Gageons quelle réapparaîtra bientôt ! Agir donc pied à pied pour que la minorité soit justement représentée, qu’elle devienne chaque fois que possible une majorité ! Cela ne sera possible qu’en passant des alliances entre camarades d’opinions diverses. Un camarade a ainsi indiqué qu’à son avis le plan de clivage essentiel est aujourd’hui d’un côté les partisans de la disparition du PCF (dans un Front de gauche) et de l’autre les partisans de l’existence d’un PCF, entité politique construite avec les travailleurs dans les débats, les luttes, les élections. Tous les autres clivages comme sur l’Euro, la BCE, le positionnement tactique local par rapport au Front de Gauche étant second.


La question de la rédaction d’une plate forme communiste rassembleuse (à l’intérieur du parti) est déjà d’actualité, même si chacun sait que ce sont les pratiques et les idées réelles de tous les communistes qui feront la décision. On a aussi la politique et les dirigeants qu’on mérite !


Une attention particulière a été portée toute la réunion sur les communistes aujourd’hui hors parti en raison de leur histoire, la question de leur réadhésion a été posée, mais ce n’est pas l’unique chemin : comment contribuer à ce que chacun de ces communistes, isolé ou non (des regroupements existent, nous sommes parfois en contacts) trouve et valorise une position communiste qui ne pourra que nous aider fortement en retour.


En guise de conclusion, pour le moment.

Tous les présents se sont réjouis de l’initiative, ont souhaité la rédaction d’un compte rendu complet et d’un résumé analytique et leur large diffusion. D’autres initiatives de ce type sont à prendre. Tous les présents en particulier ceux qui sont relativement isolés dans leurs sections ont apprécié cette rencontre. Peut être faudrait-il la rééditer dans le Gard et dans l’Aude au plus près des camarades intéressés.


Rédigé par Paul Barbazange, revu et entériné par tous les présents avant publication.

 

 

source: site de Faire vivre le PCF (30/11/2011)

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Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.F.
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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consacrée au dossier Renault

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