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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 21:03

Avant et après le débarquement du 6 juin 1944, les FFI et les FTP font tout pour dérégler la machine de guerre allemande : il faut retarder l'envoi de troupes vers la Normandie. Le 3 août 1944, la BBC lance l'appel tant attendu au soulèvement général. Le message codé diffusé est : « Le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec ? ».


La forteresse brestoise


L'objectif des Allemands est de tenir Brest. Ils établissent une ligne de défense qui encercle la ville du Conquet, Saint-Renan, Gouesnou jusqu'à Guipavas. Le 8 août 1944, Les Allemands font faire demi-tour à la 266e division qui avançait dans les Côtes du Nord, vers le front normand. La 2e division SS parachutiste du général Ramcke, située en centre Finistère, entre Carhaix et Châteaulin, remonte aussi vers Brest. Le reflux s'accompagne de combats et d'atrocités.


De Morlaix à Gouesnou


Des combats ont lieu à partir du 4 août pour défendre les viaducs du Ponthou, de Guimiliau, à Lanmeur, et aussi à Plougasnou et à Plouigneau. La Résistance sauvegarde le viaduc de Morlaix. La ville est libérée le 8 août tandis que les troupes allemandes empruntent la voie de chemin de fer vers l'ouest. À Saint-Pol-de-Léon, le 3 août, les Russes blancs fusillent des otages. À Cléder, le 8 août, ils tuent cinq otages, violent et pillent à Plouescat... À la Roche-Maurice, les habitants déterrent six résistants de Douarnenez et des hommes du pays, méconnaissables, aux corps torturés. À Plounevez-Lochrist, Tréflez, Guissény, les occupants ont la même rage de tuer tandis qu'à Lesneven, le 7 août, les FFI et les Américains mettent l'ennemi en déroute. Plouvien se croyait libérée le 7 août : une colonne allemande revient et entame des représailles qui font 24 victimes civiles. Le bourg est bombardé par les alliés. Trois nouveaux otages sont fusillés. Les massacres continuent : à Gouesnou, 38 otages sont exécutés le 6 août. C'est seulement le 19 septembre, que la commune de Gouesnou peut veiller ses morts : 42 fusillés et 34 tués sur une population de 1 550 habitants.


La bataille de Brest : 45 jours de siège


Guissény, Lannilis, Ploudalmézeau, Plabennec, Landerneau, Guipavas, au début du mois d'août les résistants attaquent les positions allemandes. Peu à peu, les FFI et les FTP se concentrent devant Brest avec les troupes américaines. Face à eux, les « meilleures défenses que les Allemands aient construites » disent les rapports de guerre américains : 50 000 hommes et quatre ceintures de forts et bastions. En face, trois divisions américaines, des forces aériennes et une trentaine de compagnies de FFI et FTP. La première offensive contre la ville est lancée le 21 août. L'attaque principale, par les trois divisions débute le 25 août. La progression est difficile, rue par rue, souvent au corps à corps.

 

Fuite dans la presqu'île de Crozon


Le 1er septembre, le Menez Hom qui domine la presqu'île de Crozon est enlevé. Mais les Allemands tiennent toujours la Presqu'île. Ce n'est qu'à partir du 7 et 8 septembre que les alliés gagnent du terrain. Le 9 septembre, la 2e Division atteint les abords de Brest. Le 15 septembre, une offensive sur la presqu'île ne perce pas. Le 16, des combats ont lieu pour la première fois à l'intérieur de Brest. Le 17, un pont sur la Penfeld est conquis, l'extérieur des remparts est dégagé. Le 19 septembre l'infanterie prend le rempart de Quelern dans la presqu'île de Crozon. Le commandant en chef de la forteresse de Brest, le général Ramcke et le reste des forces sont faits prisonniers dans la presqu'île où le général s'est enfui depuis la veille. Brest et son port sont totalement détruits, l'arsenal est intact, mais les alliés se disent que son usage n'est plus essentiel.

 

Dans le Poher


Le 29 juillet, les alliés ont bombardé le bourg de Scrignac. Les paras de Ramcke, stationnés dans les Monts d'Arrée, à Commana, à Sizun, à Châteaulin et Landivisiau, font route fin-juillet vers la Normandie, puis reçoivent l'ordre de remonter vers Brest alors que certains sont arrivés près de Mûr-de-Bretagne. Le gros des troupes se trouve alors à Landeleau et Huelgoat : une colonne de plusieurs kilomètres... Des accrochages, incendies de fermes, exécutions et carnages, vont jalonner leur chemin vers le nord-Finistère : à Cléden-Poher, Châteauneuf, à Pleyben. 15 résistants et 17 civils meurent le 3 août à Landeleau. L'avant-garde américaine arrive à la Feuillée, en haut des Monts d'Arrée, le 5 août tard dans la nuit. Huelgoat est libérée les 5 et 6 août 1944 par les troupes américaines et une vingtaine de résistants.

 

Les combats autour de Quimper


Les Allemands se hâtent de quitter la ville le 4 août. Des FFI et FTP descendent de Langolen en soirée et s'accrochent avec des Allemands : ils ne sont pas tous partis. Le 5 août, des combats ont lieu à Gourvily. Une colonne de Russes qui vient de Pont-l'Abbé et file vers Brest arrive dans Quimper. Ils mettent le feu à la préfecture, au prétexte que des tirs en partaient. Ils prennent des otages. Le 6 et 7, les combats se poursuivent. Le 8 août, un convoi allemand qui tente de remonter vers Brest est stoppé par la compagnie FFI de Briec, à la hauteur de Tréqueffelec. Le 8 au soir, Quimper est libérée. Mais, la ville ne verra réellement les Américains que le 22 septembre après la reddition des Allemands dans la presqu'île de Crozon, lorsque l'armée la traversera pour rejoindre la poche de Lorient.

 

La Cornouaille au combat


Plogastel-Saint-Germain, Plozévet, les otages de Rosporden et les combats des FTP à Rohantic du 4 au 7 août, Kernével, Bannalec, Coray, Langolen, Elliant, toutes les communes du sud vivent des escarmouches, ou de violents accrochages contre l'occupant. En Pays bigouden, en Pays fouesnantais, dans le Cap Sizun, les résistants paient le prix fort de la Libération. Le 4 août, c'est quasiment tout le sud Finistère qui en état d'insurrection. Douarnenez et Concarneau se libèrent. Mais, il faudra attendre la chute du bastion de Lézongar, près d'Audierne, dans le Cap Sizun, le 20 septembre 1944 (après la reddition le 19 septembre de Ramcke à la pointe des Espagnols) pour que l'ensemble du Finistère soit libéré. 500 à 600 FFI et FTP y ont participé : les Allemands n'ont voulu se rendre que devant les Américains.

 

 

source: http://www.ouest-france.fr [27/05/2014]

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Histoire-Mémoire
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

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