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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 08:41

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Trop occupée à déstabiliser l’Ukraine post-soviétique en soutenant les néo-nazis du parti Svoboda, la France officielle était quasi-absente à l’hommage à un ancien combattant du bataillon aérien français Normandie-Niémen, qui combattit les nazis aux côtés de l’Armée rouge.


Le PRCF, lui, n’oublie pas. Et publier sur son site l’éloge sincère qui est décerné à Roland de la Poype ci-dessous ne signifie pas rallier tous les termes de cet hommage mais célébrer sans sectarisme, comme doivent le faire de vrais communistes, le patriote, le héros, le grand résistant. Et se souvenir par la même occasion que, si ces grands Français ont beaucoup donné à l’Union soviétique en lutte, « les Français savent bien que la Russie soviétique a payé le prix principal pour leur libération » (C. De Gaulle, Moscou, 1966).

Un exemple de plus de la  » discrétion « de nos gouvernants, quand cela ne leur apporte rien !

 

Malgré les très nombreuses années écoulées, on se devait de ne pas oublier cet homme exceptionnel qui est parti dans la discrétion. Comme indiqué en conclusion “ honte à nos gouvernants”.


L’ÉLOGE FUNÈBRE DE ROLAND DE LA POYPE. LES OBSÈQUES DE L’ANCIEN DU NORMANDIE-NIÉMEN ONT EU LIEU MARDI AUX INVALIDES. LES CHŒURS DE L’ARMÉE ROUGE AVAIENT FAIT LE DÉPLACEMENT
AUCUN MINISTRE FRANÇAIS N’ÉTAIT PRÉSENT !


VOICI L’ÉLOGE FUNÈBRE DE ROLAND DE LA POYPE, ANCIEN DU NORMANDIE-NIÉMEN, PRONONCÉE HIER PAR MAX ARMANET LORS DE SES OBSÈQUES À SAINT-LOUIS DES INVALIDES.


SI LES CHŒURS DE L’ARMÉE ROUGE AVAIENT FAIT LE DÉPLACEMENT,ON NE PEUT PAS EN DIRE AUTANT DES AUTORITÉS POLITIQUES DE NOTRE PAYS. ROLAND DE LA POYPE ÉTAIT SIMPLEMENT COMPAGNON DE LA LIBÉRATION, HÉROS DE L’UNION SOVIÉTIQUE, GRAND-CROIX DE LA LÉGION D’HONNEUR.

 

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Il est des hommes qui nous marquent.

Il est des hommes qui nous entraînent.

Il est des hommes qui nous illuminent.


Nous sommes tous là, aujourd’hui, pour répondre à l’invitation de Roland de la Poype.


Compagnon de la Libération, héros de l’Union soviétique, grand-croix de la Légion d’honneur, ils sont deux dans notre histoire à avoir réuni ces distinctions exceptionnelles. Roland de la Poype, Marcel Albert.


Deux frères d’armes qui furent l’honneur de la France d’avoir traversé le monde pour se retrouver aux côtés de leur frères russes et résisterà la barbarie nazie.

Deux preux dont l’amitié incarnait le tissu recousu de la France.


Marcel Albert, le titi métallo de Billancourt et Roland de la Poype, l’aristo lunaire d’Anjou.


C’est l’épopée du Normandie-Niémen, voulu par le Général de Gaulle, contre l’avis des alliés anglo-saxons,Groupe de chasse numéro 3, quatorze pilotes, cinquante mécanos, débarqués sur la terre russe en novembre 1942 alors que la Bataille de Stalingrad bat son plein.


De ce premier contingent, quatre pilotes revinrent vivants.


Pendant trois années, cette poignée de Français libres va arpenter l’immensité russe pour témoigner de la fraternité de la France face à l’ennemi fasciste.


Au final, le meilleur score de la chasse française avec 273 victoires homologuées.

Quatorze d’entre elles furent le fait de Roland de la Poype.


Roland de Roncevaux avait entre ses mains Durandal, Roland de la Poype a un Yak, le n°24 sur lequel son mécano a peint une gueule de requin.


Il appartient au 18ème régiment de la Garde commandé par le colonel Goboulov,unité de la prestigieuse 303ème division aérienne sous les ordres du général Zakharov.


Mais le résultat de la présence du Normandie aux côtés des Russes ne se réduit pas à un score,elle refonde les bases légendaires d’une amitié entre les peuples qui dure encore.


Pour résumer cette épopée, Roland citait un exploit de pure fraternité qui, lorsqu’il l’évoquait, soixante ans après, lui nouait encore la gorge :le sacrifice de Maurice de Seynes.


La tradition sur le front russe était d’emporter lors des vols de liaison, dans la soute du Yak, le mécano attitré de l’avion. L’affection qui se tissait entre le pilote français et le mécanicien russe sont des liens que seules les misères d’une pareille guerre permettent de tisser. Le 15 juillet 1943, lendemain de la fête nationale française, changement de terrain. Les quatre escadrilles décollent les unes après les autres du terrain de Doubrovka. Maurice de Seynes emmène Vladimir Bielozoub, coincé derrière le siège du pilote, dans la soute, sans parachute. Au bout de quelques instants, de Seynes revient, l’habitacle envahi de fumée. Aveuglé, tentative après tentative, de Seynes essaie de se poser… Vainement. Le commandement français puis russe, lui ordonne d’abandonner son avion et de sauter en parachute. La vie d’un pilote expérimenté est une denrée rare et précieuse. Seynes refuse. Sauter, c’est abandonner Bielozoub. Les camarades restés au sol entendent la respiration oppressée de leur camarade qui se mure dans le silence. Tous approuvent dans leur cœur le choix de Maurice. Ils feraient de même. Quelques instants plus tard, à l’issue d’une ultime tentative, l’avion percute le flanc d’une colline proche. Maurice de Seynes et Vladimir Bielozoub ont été enterrés côte à côte dans la terre de Doubrovka. A la fin de la cérémonie, les enfants du village sont venus déposer un bouquet tricolore de fleurs des champs sur les tombes des deux amis. Une semaine plus tard, à l’issue des féroces combats entourant le franchissement du fleuve Niémen, Staline accordait au groupe de chasse Normandie la dignité d’accoler à son nom celui de Niémen.


En Russie, le nom des deux héros et le nom de Normandie-Niémen sont toujours connus par tous les écoliers et toujours enseignés avec respect. Sans le Normandie-Niémen, sans les étoiles de Héros de l’Union soviétique accordés à quatre de ses aviateurs,sans le baiser à la Russe, sur la bouche, que Staline donna à Pouyade, le commandant du désormais célèbre Neu-Neu, selon son surnom familier, à la Noël 1944, les accords signés entre la France et l’Union soviétique la même nuit ne l’auraient pas été ; la France n’aurait sans doute pas été autorisé par Staline à figurer à la table des vainqueurs de Berlin, le 8 mai 1945.

L ‘épopée Normandie-Niémen nous enseigne qu’il n’est pas de grande politique durable sans humanité. Ces garçons de vingt ans qui firent sérieusement, la guerre dans l’honneur jusqu’à la victoire, aimaient rire, vivre, aimer. Ils faisaient juste leur devoir de Français, sans lequel il ne peut exister nulle prétention à l’exercice d’aucun droit. A côté de La Poype, Albert, le duo légendaire du Normandie, Marcel Lefèvre , Jean de Pange, Pierre Pouyade, Joseph Risso, les mécanos Georges Marcelin, Alexandre Kaprolov. Fraternité des gens de l’air…


Et puis les amis d’Angleterre Jean Maridor, Christian Martell, Charles Ingold, Henri de Bordas, Claude Raoul-Duval, Pierre Clostermann, Paddy Finucane, « We few, we happy few, we band of brothers », disait Shakespeare.


La France libérée, Roland de la Poype a quitté l’uniforme, pris un métier,épousé une femme, fondé une famille qu’il a profondément aimée.


Entrepreneur visionnaire, il réinvente l’industrie du plastique. Il créé le berlingot Dop, dessiné par Vasarely, ce conditionnement de shampoing commode et bon marché qui révolutionne l’hygiène en France. Ses emballages plastiques de l’agroalimentaire sont les plus présents en Afrique et en Amérique latine.


Maire de Champigné, membre actif de l’Aéro-Club de France, la maison des ailes françaises, plus ancienne institution aéronautique au monde et dont il reçu comme Guynemer la grande médaille d’or.


voiture économique, écologique, modulable, la Méhari, présente dans tous les musée de design. L’environnement pour lui est une passion avant qu’elle ne soit une mode. Il fonde le Marineland d’Antibes afin de permettre à ses contemporains de connaitre la vie des grands animaux marins. Mais au milieu de ce parc éblouissant, il dresse un magnifique musée de la marine ainsi qu’un autre rendant hommage au débarquement de Provence d’Août 1944. La distraction se conjugue alors à la connaissance, à l’histoire, à la culture. On n’en finirait pas d’évoquer les projets futuristes que Roland de La Poype, jusqu’au bout, ne cessaient d’imaginer. Au final, il aura fait plusieurs fois fortune, réinvestissant à chaque fois le gain accumulé afin d’entreprendre une nouvelle aventure. La preuve par trois, en des temps où la cupidité est louée par les petits et les grands, que l’on peut faire fortune et enrichir la collectivité.


Toujours léger, il refusait farouchement tout statut d’icône, moquait tous ceux qui l’abordaient avec componction et solennité. Il détestait les contraintes mais vouait une incroyable fidélité à la parole donnée.


Roland s’est éteint rempli des forces que donne l’amour en tenant la main de son épouse Marie-Noëlle, de cet amour plus fort que la mort, qui continue une fois la terre quittée.

 

Max Armanet


Aucun membre du gouvernement n’était présent : quelle HONTE !

 

 

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source: initiative-communiste.fr (15/01/2014)

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Histoire-Mémoire
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

Pétition

Halte à la fascisation en Ukraine

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Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

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