Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 00:18

111127-CP.fr-Somme-Fiodor-RILOV.jpg

 

 

Fiodor Rilov, avocat des salariés de Goodyear d'Amiens et des Conti de Compiègne, veut succéder à Maxime Gremetz comme député communiste de la Somme.


Comment vous êtes-vous spécialisé dans la lutte aux côtés des salariés?

C'est par conviction, un engagement politique communiste que je ne cache pas. Ma pratique professionnelle, mes capacités techniques et mon savoir-faire d'avocat, je veux les mettre à la disposition de ceux qui luttent pour sauver leur emploi, et aussi modifier les orientations de gestion dans les grandes multinationales, où on sacrifie des milliers de vies sur l'autel des profits.


En quoi vos dossiers se ressemblent-ils?

Toutes ces affaires se ressemblent parce qu'en définitive les salariés sont toujours victimes de la même logique. Quand ils obtiennent gain de cause, ce n'est pas seulement parce qu'ils luttent avec détermination, mais parce qu'ils sont licenciés par des structures qui font du bénéfice, le but étant de permettre aux actionnaires de faire davantage de profits.

Il y en a une autre, moins évidente: dans toutes ces affaires, le décideur n'était pas connu des salariés. Ce n'est qu'avec la lutte qu'on a progressivement découvert qu'il était situé parfois à des milliers de kilomètres, souvent à la tête d'une société-mère du groupe, laquelle est parfois éloignée de plusieurs dizaines de sous-sociétés de celle où il va licencier.

L'objectif de ces groupes est de se réfugier derrière cette opacité juridique, ces sociétés en cascade, pour que la sous-sous filiale soit la seule mise en cause.


Le droit français nous protège plutôt bien, pourquoi ces luttes sont-elles si âpres?

Depuis un siècle, on a obtenu des avancées significatives. Mais dans la période récente, il y a eu aussi un mouvement inverse de démantèlement.

La poussée libérale qui conduit aux dérives que l'on connaît, on l'a ressentie dans le démantèlement de garanties que le droit du travail offrait aux salariés du pays.

Mais il y a cependant dans le droit du travail français, un potentiel singulier, celui de pouvoir mettre en cause des sociétés étrangères à l'intérieur desquelles se trouvent les décideurs des licenciements.


Ces licenciements ne sont-ils pas dus à la crise financière?

J'essaie justement de démontrer que la crise est un prétexte pour justifier les licenciements et augmenter les bénéfices. Des restructurations étaient prévues depuis bien longtemps et la crise leur a permis de les mettre en place. Il suffit de regarder leur comptabilité pour voir que les multinationales n'ont jamais autant prospéré.


Votre but est-il de faire évoluer les jurisprudences ?

Les actions judiciaires ne sont pas une manière de transformer la société. Pour changer de politique, 1000 actions judiciaires gagnées n'y suffiront pas.

Pour changer la manière avec laquelle les multinationales gèrent leurs entreprises, il faut que les forces politiques transforment la réalité économique, juridique et sociale.

 

Comptez-vous vous y atteler?

Je suis engagé dans une démarche pour poursuivre le combat de Maxime Gremetz en tant que député, d'un peuple très particulier, celui de la 1ère circonscription de la Somme, un peuple de lutte, de résistance, qui se singularise par sa détermination à ne pas se laisser faire.

 

Vous êtes donc candidat aux prochaines législatives?

Oui. J'ai envie de poursuivre ce combat. Mes objectifs sont les mêmes que ceux de Maxime Gremetz. Plusieurs forces politiques me soutiendront, ainsi que des gens qui ont joué des rôles majeurs dans les combats judiciaires que je mène.


Vous habitez à Paris. Qu'est-ce qui vous rattache à la Picardie ?

Cela fait presque 10 ans que j'arpente la région, que j'y mène des combats avec les travailleurs.


Marine Le Pen veut faire d'Hénin-Beaumont (Nord), son bastion. Vous y avez mené, et gagné des luttes...

Je ne crois pas du tout que les salariés votent en faveur de Le Pen. J'ai eu des débats avec eux sur ce que propose le FN, du fait qu'il cherche à instrumentaliser un certain nombre de luttes sociales. Leur réaction est surprenante de maturité politique.


Propos recueillis par GAUTIER LECARDONNEL

 

source: courrier-picard.fr

dimanche 27/11/2011

Partager cet article

Repost 0
Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.F.
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : L'Hermine Rouge
  •  L'Hermine Rouge
  • : blog franchement communiste
  • Contact

Pétitions

Recherche

BILLET ROUGE

La grève qui nous sèvre!

par Floréal

150406-radio-france-en-greve-

 

...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

Pétition

Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

pour signer la pétition

cliquer ici

140812-CISC-copie-1

Billets

A lire ....

150406_ic-155-avril2015-copie-1.jpg

Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

Pour recevoir ce numéro ou vous abonner

Contactez le journal -Initiative Communiste

BP 30111-62802 LIEVIN

ou adressez-vous à un militant du PRCF
 

 

http://services.supportduweb.com/cpt_global/88792-20.png

 

A voir et écouter...

Les cons ça ose tout !
L'âge de la retraite
La grève surprise

A voir et écouter

L'Internationale en breton
L'internationale en français
L'affiche rouge-l'armée du crime
Le chant des partisans (Marc Ogeret)
sortir de l'euro.....
Frédéric LORDON-Médiapart
Frédéric LORDON/France-Culturel/ 26-11-2013
Jacques SAPIR-10/12/2013 (blog)
La Guerre Sacrée

Radio Libertaire 89.4

ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

Pour écouter sur internet cliquez ici !