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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 14:46

L'HUMAIN D'ABORDLa lecture de la réponse du parti communiste grec au parti communiste espagnol   qui produit une critique du programme d’"Izquierda Unida", le front de gauche espagnol, est édifiante et utile pour nous, militants communistes de France, et pour tous ceux qui aspirent à de véritables changements. Elle nous indique la convergence des démarches propulsées par le parti de la gauche européenne (PGE), ses liens avec la conception libérale qu’il articule en respect des orientations impulsées par les institutions européennes, tout en éclairant les concessions idéologiques faites par ce nouveau parti guide aux concepts de l’économisme, c’est à dire de la conception capitaliste des rapports sociaux de production.

Cette contribution critique mais néanmoins fraternelle, est claire. Elle contribue à reconstruire l’espoir, par la fermeté des perspectives qu’elle ouvre, en appelant la classe ouvrière en alliance avec les couches de la population victime des politiques faite au service du capital, à prendre ses affaires en main partout où elle se trouve, sur ses lieux de vie comme sur ses lieux de travail, et de mener les luttes qui s’imposent pour conquérir et assumer le pouvoir (son pouvoir).


Le "programme partagé" apparait avec cette lecture pour ce qu’il est, une déclinaison française du programme du parti de la gauche européen, c’est-à-dire une illusion réformiste qui ne saurait nous sortir de la situation pour laquelle "l’humain" est en crise, puisque nous en conserverions la matrice qui en est responsable.


En effet, proclamer "l’humain d’abord", n’est-ce pas acter la rupture qui nous reliait aux traditions du mouvement ouvrier et des luttes de classe, en faisant passer au second plan l’instance économique qui en détermine le contenu, c’est-à-dire la question cruciale de la propriété collective des rapports de production et d’échanges.


Dire "l’humain d’abord" participe d’une conception réductrice de la situation que prétend aborder la démarche politique qui s’en réclame. Oui ce mot d’ordre est réducteur. Il est le produit de la confusion théorique de ceux qui le portent. Il est destiné a nourrir d’avantage encore d’illusions dans une conjoncture qui en est surchargée depuis que la gauche a renoncé à toute critique radicale du mouvement historique qui depuis trente ans a enseveli l’humanité sous "une immense accumulation de marchandise" [1] (pour reprendre l’expression de Marx dans le capital).


Si Billancourt est désespéré, cela ne lui est pas arrivé de son fait ni par l’opération du Saint-Esprit. Si Billancourt est désespéré, c’est non seulement parce qu’elle a été vendue à l’encan, mais aussi parce qu’à l’instar de ces catégories sociales qui se détournent de la politique et gagnent les terres désolées de l’abstention, elle a été abandonnée depuis les années quatre vingt a son sort par cette gauche qui se veut réaliste et moderne et qui sous couvert de la modernité renoue avec les vieilles conceptions idéalistes de l’idéologie Bourgeoise.


Pourtant dans ces années (celles ou la gauche, PCF compris, amorçait son virage moderniste), Althusser, le théoricien de l’antihumanisme théorique, nous mettait en garde dans un recueil d’articles parus sous le titre "Positions" aux éditions sociales :

"Lorsque Marx a donné au Capital le sous titre "critique de l’économie politique", il ne voulait pas seulement dire qu’il se proposait de critiquer les économistes classiques, mais l’illusion économiste bourgeoise qui sépare soigneusement d’un coté l’activité de la production et de l’échange (économie) et de l’autre les classes sociales, les luttes politiques etc. Marx voulait montrer que toutes les conditions de la production, de la circulation et de la distribution capitalistes (donc toute la soit disant économie politique) sont dominées et pénétrées par l’existence des classes sociales et de la lutte des classes "autrement dit que tous ces phénomènes économiques sont des processus qui ont lieu sous des rapports sociaux qui sont en dernière instance, c’est-à-dire sous leurs apparences, des rapports de classe qui sont antagonistes" [2].

Il convient d’en déduire que ces rapports, de par leurs contenus antagonistes, sont la source d’une lutte de classe et de ce point de vue qui est une évidence pourtant, tout le monde n’est pas du même côté de la barre. L’homme, l’humain qui en est l’essence ne peut s’appréhender en dehors de cette loi, c’est pourquoi, dire "l’humain d’abord" comme le proclame le programme du Front de Gauche est une ineptie vide de sens. Il n’y a pas d’un côté les hommes, toutes origines confondues, et de l’autre "les marché financiers", créations monstrueuses qui telle Frankenstein échappant a son concepteur, leurs seraient opposés et les menaceraient !


Que l’on s’entende, il ne s’agit pas ici de dire qu’il faudrait revenir à une conception inhumaine sur la façon de promouvoir la transformation du monde et de revenir par exemple à une conception totalitaire qui ne tiendrait pas compte de la dimension de chacun dans ces transformations, mais de dénoncer l’opération de communication qui dernière le mot d’ordre "l’humain d’abord", cache derrière une apparence de fait racoleuse, un compromis, voir même un ralliement aux thèses libérales qui jugent impossible le choix d’une autre alternative politique et économique sous peine de renouer avec l’empire du mal. Ainsi posé, l’humain deviendrait l’enveloppe qui contient les hommes, tous les hommes, dans un même ensemble, dont ne se distinguent plus les riches des pauvres. Dans cette conception, le programme et son titre deviennent la fiction qui permet tout en déployant une activité autour de questions de sociétés d’essence libérale, de ne pas remettre en cause ce qui fondamentalement détermine le mode de production capitaliste et empêche de percevoir où se trouve l’antagonisme principal. La meilleure preuve de tout cela est cette comédie mise en scène a l’occasion de la fête de l’humanité où le Front de gauche et son candidat au présidentielles ont cherché à se montrer être le centre fédérateur d’une nouvelle gauche plurielle. Où est la rupture avec le libéralisme ?

Ainsi accompagné, "l’humain d’abord" n’est que le premier temps d’un retour dans le giron d’une telle configuration (celle d’une gauche plurielle bis) qui empêche de penser la rupture nécessaire avec les structures productives et étatiques causes de cette "crise" que le capital fait payer aux travailleurs. Nous trouvons d’ailleurs les mêmes ambiguïtés sur la question européenne, les mêmes attitudes qui contribuent à masquer les mécanismes de dominations mis en place par le capital, pour contourner les législations favorables aux peuples où pour en annuler les dispositions arrachées par ses luttes, quand, au contraire, la voie qui devrait s’imposer devrait être celle de la rupture et de la sortie des dispositifs mis en place pour intégrer les peuples aux politiques néolibérales et militaristes qui accélèrent et aggravent leur exploitation tout en les engageant d’avantage dans les guerres impérialistes menées contre ceux qui ne veulent pas se soumettre.

Dans un autre texte, "La soutenance d’Amiens", Althusser poursuivait :

"Marx montre dans le Capital que ce qui "détermine en dernière instance une formation sociale (mais le programme partagé sait-il encore ce que c’est), et ce qui en donne connaissance, ce n’est pas le fantôme d’une essence ou nature humaine, ce n’est pas l’homme, ce ne sont pas les hommes, mais un rapport, le rapport de production, qui fait un avec la base, l’infrastructure, et contre tout humanisme, Marx montre que ce rapport n’est pas un rapport entre les hommes, un rapport intersubjectif, ni psychologique, ni anthropologique, mais un double rapport : un rapport entre des groupes d’hommes et des choses, les moyens de production" or "le rapport de production (dit Marx) est un rapport de distribution, il distribue les hommes en classe en même temps et selon qu’il attribue les moyens de production à une classe" [3].

C’est depuis cette répartition que s’organise la production des objets dans l’activité économiques pour aller se distribuer et se réaliser en valeurs dans un dispositif d’échange ou plus exactement commercial, appelé le marché, lieu fictif où se transforme contre de l’argent, les produits du travail. En somme comme nous l’expose Jean-Claude Michéa :

"A l’image du roi Mildas qui transformait en or tout ce qu’il touchait, jusqu’à mettre en péril les conditions de sa propre survie, la dynamique du marché libéral (..) conduit inexorablement à soumettre à ses lois l’ensemble des activités humaines, et à les vider ainsi de tout sens autre qu’économique ou juridique (..). Comme l’écrivait Marx, la bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu’on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages" [4].

Nous sommes d’ailleurs en train de vivre pleinement et de constater cette analyse au stade actuel des politiques de concentration et de dérégulation qui entrainent les services publics dans une servitude totale aux exigences du profit et à la nécessaire transformation qu’ils exigent de toute activité en marchandises évaluables et commercialisables selon les règles de la libre concurrence. Chacun peut constater qu’il est en train de subir le déclin et la destruction de ces métiers selon cette prédiction et voir qu’ils perdent leurs valeurs propres et le savoir qu’ils tiraient des enseignements de leurs exercices pour se conformer aux normes exigées par les impératifs de la bourse et du profit.


Pourtant, face a cela, Jean-Claude Michéa nous met en garde :

"Ce processus historique ne peut connaître aucune limite interne, puisque, pour réguler le vampirisme transcendantal du marché, il faudrait faire appel à des critères moraux, esthétiques ou religieux" [5].

De toute façon, le libéralisme l’exclut par principe au nom de la liberté individuelle. Le capitalisme moralisé est une idée aussi saugrenue et improbable qu’un nazisme a visage humain ! L’économie ne sait que produire de l’économie. Les questions humaines ou anthropologiques ne sont pas de son ressort, et ce n’est pas le juridique, c’est-à-dire la voie législative, autre création du libéralisme, qui pourra en contraindre les effets sur la vie des peuples. Ce sont les peuples eux-mêmes, qui par leurs interventions conscientes et donc politiques pourront reprendre l’initiative sur une mécanique déshumanisante, à condition toutefois de s’attaquer a sa structure.


Une telle posture suppose de savoir identifier les forces que représente l’adversaire. Ceux qui font partie du système et le défendront dans une lutte acharnée, ainsi qu’il en a chaque fois été quand leur privilèges étaient en cause. Il ne s’agit pas d’un combat sans sujet, comme nous le laissent penser ceux qui nous expliquent qu’il faut "affronter la finance" [6] pour retrouver un avenir. Ce ne sont pas "les marchés" qui sont cause des politiques qui étranglent les peuples mais des hommes qui appartiennent à une classe bien déterminée. Ce n’est pas le méchant capital financier qui sape le gentil capital industriel. L’un est indispensable à l’autre pour qu’il se réalise et surtout il est dans la nature du capitalisme de produire de l’excédent et de rechercher à s’enfler au détriment de l’humain, ce que Marx, lui, nommait le travail vivant.


Ce n’est donc pas contre la finance qu’il faut nous opposer, mais bien à la classe capitaliste qui la produit à partir d’une marchandise qu’elle exploite, la force de travail. Pour cela, il nous faut des outils, il nous faut un parti qui coordonne, il nous faut des armes théoriques qui nous permettent de lire et comprendre le réel, il nous faut enfin des objectifs concrets, un programme à mettre en œuvre dans le quotidien des luttes et une détermination au changement pour engager une dynamique, un mouvement révolutionnaire, et non pas s’en remettre à une nouvelle majorité de gauche qui, l’histoire nous l’a montré, restera toujours dans les limites imposées par les intérêts du capital et les instruments institutionnels qu’il s’est donné pour maintenir sa domination.


Le Front de gauche n’est pas l’organisation de cette volonté. Son programme économique refuse de nous engager dans la conquête des instruments dont nous avons besoin. Il utilise du bout des lèvres le mot nationalisation, préférant la formule libérale de pôle qui articule entreprises privés et entreprises publiques, comme s’il pouvait y avoir coexistence pacifique entre des entités juridiques à statuts et buts différents. Comment prétendre sortir de la logique financière en introduisant ainsi le loup des actionnaires dans la bergerie de l’intérêt général, et des pratiques solidaires ?


Nous n’avons rien à attendre de cet empire du moindre mal. Victor Considérant, un socialiste de l’époque où le socialisme était l’expression du mouvement ouvrier et non d’une gauche modernisée sous les couleurs du libéralisme, s’exprimait ainsi :

"Que pouvait-il résulter de cette liberté industrielle, sur laquelle on avait tant compté, de ce fameux principe de libre concurrence, que l’on croyait si fortement doué d’un caractère d’organisation démocratique ? Il n’en pouvait sortir que l’asservissement général, l’inféodation collective des masses dépourvues de capitaux, d’armes industrielles, d’instruments de travail, d’éducation enfin, à la classe industrielle pourvue et bien armée. On dit : "la lice est ouverte, tous les individus sont appelés au combat, les conditions sont égales pour tous les combattants. Fort bien, on n’oublie qu’une seule chose, c’est que sur ce champ de guerre, les uns sont instruits, aguerris, armés jusqu’aux dents, qu’ils ont en leur possession un grand train d’approvisionnement, de matériel, de munitions, de machines de guerre, qu’ils occupent toutes les positions, et que les autres, dépouillés, nus, ignorants, affamés, sont obligés, pour vivre au jour le jour et faire vivre leurs femmes et enfants, d’implorer de leurs adversaires eux-même, un travail quelconque et un maigre salaire" [7].

Ces propos étaient certes tenus en 1848, mais sur le fond, les choses ont-elles vraiment changées ? La description qui est faite là n’est-elle pas, hélas, la réalité que sont en train de vivre des couches de plus en plus nombreuses des classes populaires, celles-là que la gauche a abandonné et qui forment les gros bataillons des abstentionnistes. Il faudra plus qu’un programme partagé pour redresser cette situation. En effet ceux qui se sont accaparés les moyens de production mènent une guerre sans état d’âme. Ils ont des moyens, énormément de moyens, et nous, nous n’avons plus grand chose sinon ceci que Lénine rappelait inlassablement en forme d’avertissement et de morale : il ne faut jamais oublier la lutte des classes.


Gilbert Rémond


[1] "ainsi que Marx ne manque jamais de le rappeler, le capital n’est pas une chose à l’image d’un gâteau -c’est la comparaison préférée des économistes- dont l’augmentation régulière de la taille permettrait de garantir à chacun une part toujours plus grande), mais un rapport social. C’est ce qui explique que l’accumulation du capital, (puisque tel est le nom véritable de ce que les médias préfèrent célébrer sous celui de "croissance") ne puisse jamais tenir -du moins très longtemps- les promesses d’abondance infinie des économistes officiels. Comme chacun a eu mille fois l’occasion de le vérifier, l’accumulation du capital tend toujours, au contraire, à concentrer une part croissante de la richesse collectivement produite entre les mains de minorités privilégies, et donc à accroître mécaniquement les inégalités, aussi bien entre les nations qu’à l’intérieur même des nations", Jean-Claude Michea, "Le complexe d’Orphée" p.320-321, éd. Climats

[2] "Marxisme et lutte de classe" in "Positions".

[3] "La soutenance d’Amiens", p.166 in "Positions".

[4] "Le complexe d’Orphée", p.301, éd. Climats.

[5] "L’empire du moindre mal", JC Michéa, éd. Climats.

[6] "pour abolir les privilèges de notre temps, il faudra assumer puis remporter la confrontation avec la finance" p.10 et autre allusions aux marchés financiers, Programme Partagé, éd. Librio.

[7] "L’empire du moindre mal", p.48 et 49 éd. Climats.

 

 

source: Faire vivre le PCF   (Lundi 12 décembre 2011)

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Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.F.
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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