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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:33

♦L’agence de notation américaine Standard and Poor’s a dégradé d’un cran la note financière de la France qui passe de AAA à AA+. En pleine campagne présidentielle, l’opposition dénonce l’échec de Nicolas Sarkozy, tandis que l’exécutif défend son action, espérant éviter un nouveau plan de rigueur.

 

120116-La-perte-du-triple-A-menace-le-budget-2012.jpg      Le premier ministre, François Fillon, a pris la parole dès samedi 14 janvier pour réagir à l’annonce de la dégradation de la note financière de la France.

♦Le président de la République a annoncé, dimanche 15 janvier, qu’il interviendrait à la fin du mois pour annoncer des « décisions importantes ».

 

La nouvelle était redoutée. Son officialisation a fait l’effet d’un coup de tonnerre : depuis vendredi 13 janvier, la France ne fait plus partie du club restreint des pays notés AAA par les trois grandes agences de notation. Une nouvelle donne qui bouleverse la campagne électorale. 

La perte du triple A résonne d’abord comme un affront aux oreilles de Nicolas Sarkozy qui s’était posé en garant de ce « trésor national ». Pour y remédier, le chef de l’État doit donc désormais s’attacher à convaincre que la politique suivie était la seule possible. Que sa prolongation reste l’unique solution.

Réforme indispensable

« Le courage, c’est celui avec lequel, mes chers compatriotes, vous avez accepté les réformes difficiles, comme la réforme des retraites. On mesure aujourd’hui ce qu’il en serait advenu si nous n’avions pas mis en œuvre cette réforme indispensable », a-t-il commenté dimanche 15.

Face à ce coup dur, Nicolas Sarkozy n’entend donc nullement changer de stratégie. Décidé à se poser en président actif jusqu’au bout, prêt à faire les réformes douloureuses, il a prévu d’intervenir à la fin du mois devant les Français pour leur dire « les décisions importantes qu’il faut prendre sans perdre de temps ». 


Le gouvernement, de même, promet de tenir sa feuille de route de réduction progressive des déficits pour atteindre 3 % en 2013. La perte du triple A n’entraînera pas de troisième plan de rigueur, a redit samedi 14 janvier le premier ministre François Fillon : « Les mesures budgétaires que nous avons prises sont suffisantes à ce stade ».

Croissance

Malgré ces paroles rassurantes, deux inconnues planent sur les finances publiques. La première est celle du financement de la dette (près de 1 700 milliards d’euros). Cela nécessite d’emprunter cette année près de 180 milliards d’euros, le gouvernement ayant prévu de le faire à un taux moyen de 3,7 %. 


Jeudi 19 janvier aura lieu la prochaine émission d’emprunt par l’agence France Trésor. Si les taux augmentent, cela constituera la première conséquence sonnante et trébuchante de la perte du triple A. Vu les sommes en jeu, cela pourrait se traduire par un coût supplémentaire de plusieurs milliards d’euros chaque année.


Le deuxième danger est celui de la croissance. Dans le budget 2012, elle est prévue à 1 %. Mais plus personne n’y croit. « Si nous sommes autour de 0,5 %, il existe au sein du budget des marges pour combler le manque à gagner », assure-t-on toutefois à Bercy qui prévoit que 6 milliards d’euros de dépenses pourront être gelés.


Si d’aventure la croissance s’arrêtait ou reculait, comme le redoutent beaucoup d’économistes, alors de nouvelles mesures s’imposeront. François Fillon n’a d’ailleurs pas exclu des « ajustements » lorsque « nous aurons une meilleure visibilité sur notre croissance ». Avec le risque qu’une nouvelle cure d’austérité ne pénalise encore la consommation des ménages, entraînant alors une nouvelle chute de la croissance.

Bilan économique critiqué

La perte du triple A ravive évidemment la polémique sur le bilan économique du quinquennat. Pour l’opposition, cette dégradation signe l’échec de Nicolas Sarkozy. « Ce n’est pas la France qui a été dégradée, c’est une politique, c’est une stratégie, c’est une équipe, c’est un gouvernement, c’est un président », a martelé François Hollande. La gauche dénonce notamment les « cadeaux fiscaux » du début de mandat qui ont grevé les recettes. Quant à la gauche radicale ou le Front national, ils vont plus loin, estimant que c’est tout un système qu’il faut revoir, celui de la construction européenne actuelle.


Le gouvernement, de son côté, tente de replacer la sanction dans un contexte plus large. Les « décisions de Standard and Poor’s concernent 16 pays de la zone euro », a justifié François Fillon. Autrement dit, pas seulement la France. 


Elles sont d’abord motivées « par la situation de la zone euro », insiste le premier ministre. Autrement dit, pas par la politique menée dans l’Hexagone. Dimanche 15 janvier, dans Le Journal du dimanche , le premier ministre a aussi invité François Hollande à « soumettre son programme électoral à Standard and Poor’s » afin de mesurer s’il pouvait rassurer les marchés financiers. « C’est le peuple français » qui jugera le programme, a répliqué le socialiste Pierre Moscovici.


Pour Nicolas Sarkozy comme pour ses concurrents, la dernière ligne droite de l’élection présidentielle va donc se faire sous très haute contrainte. La moindre mauvaise nouvelle sur le champ économique risque en effet de mettre en péril l’objectif « intangible » de contenir le déficit à 4,5 % du PIB en 2012. Cela ne laisse guère de place pour multiplier les promesses. Un contexte inédit à cent jours d’un scrutin présidentiel.

 

MATHIEU CASTAGNET

 

source:la-croix.com

lundi 16/01/2012

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Publié par L'Hermine Rouge - dans France
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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