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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 17:50

140529-ptb-go_supersocial_pos_rgb.pngTrois élections se tenaient simultanément en Belgique ce 25 mai : élections fédérales (nationales), régionales et européennes. Le Parti du travail de Belgique (PTB), marxiste et critique envers le PGE, continue à progresser et intègre le Parlement national.

 

Le PTB (Parti du travail de Belgique) était attendu comme une des possibles surprises du scrutin du 25 mai marqué en Europe par la montée des extrêmes-droite. Le résultat est à la hauteur des attentes, il ancre une force de gauche radicale, marxiste dans le paysage politique belge.

 

Certes, le PTB ne parvient pas à élire de député au niveau européen. Il pâtit du mode de scrutin qui répartit les élus en trois collèges linguistiques (12 néérlandophones, 8 francophone, 1 germanophone).

 

Avec un très bon score de 5,5 % ( + 4,4 points par rapport à 2009) dans le collège francophone, le PTB ne peut élire de premier député sur une liste menée par la jeune Aurélie Decoene. Dans le collège néérlandophone, le PTB passe également de 0,9 à 2,4 %.

 

Les deux premiers députés nationaux du PTB !

 

Pour ce qui est des élections nationales, des résultats tout aussi encourageants pour le PTB vont payer. Comme le fait remarquer le soir du scrutin le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw :

 

« Pour la première fois, depuis 25 ans, une nouvelle famille politique de la vraie gauche, représentée en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, fait son entrée dans les parlements régionaux et au fédéral. Nous envoyons deux députés au fédéral, probablement deux élus au parlement wallon et sans doute quatre au parlement bruxellois. »

 

En effet, lors des élections fédérales, le PTB va entrer au Parlement fédéral : avec un score de 3,8 %, le Parti du Travail fait plus que doubler son score de 2010 (1,5 %), il gagne surtout ses deux premiers sièges.

 

Ses premiers mandataires seront Raoul Hedebouw élu à Liège, et Marco van Hees élu dans le Hainaut, deux places fortes du mouvement ouvrier en Wallonie.

 

Les meilleurs scores dans les bastions ouvriers de Wallonie

 

Les meilleurs scores du PTB, parti pourtant originairement implanté plutôt du côté flamand, sont les plus remarquables en Wallonie, avec 4,9 % à Namur, 5,1 % dans le Hainaut, et 8,1 % à Liège.

 

Dans la région flamande, les résultats sont généralement plus modestes dans un climat hostile, avec l'hégémonie du parti nationaliste flamand N-VA et du parti fasciste Vlaams Belang. Il obtient toutefois un score de 4,5 % dans la province d'Anvers (et 8,9 % dans la ville), échouant de peu à faire élire son président Peter Mertens.

 

Des résultats reflétés par ailleurs lors des élections régionales, le PTB réussit à obtenir 5,76 % aux élections au Parlement wallon, 3,86 % à Bruxelles et 2,5 % au Parlement flamand. Il gagne 2 élus au Parlement wallon, et 4 à Bruxelles.

 

Le président du PTB en a profité le soir des élections pour clarifier le sens de cette victoire électorale :

 

« Le soir des élections, Peter Mertens a déclaré aux militants rassemblés à Anvers : « Il y a 120 ans, le premier socialiste, Edouard Anseele, originaire de la ville flamande de Gand, était élu dans la ville wallonne de Liège. Anseele parlait la langue de toute la classe ouvrière. Aujourd’hui, Raoul Hedebouw est aussi élu à Liège et il parle la langue de l’ensemble de la classe des travailleurs. Nous sommes un parti national qui ne se laisse pas diviser par le lieu où l’on est né ou par la langue que l’on parle à la table de la cuisine. Pour nous, c’est l’intérêt social qui prime, l’intérêt social de tous dans ce pays. »

 

Il a ajouté : « Durant cette longue campagne, nous avons jeté les fondations d’un courant social de fond, dont nous aurons absolument besoin ces prochaines années. Notre engagement est celui de défendre les intérêts la classe des travailleurs, dans toute sa diversité ; des jeunes dans toute leur dynamique ; des sans-voix, de ceux qui, dans cette société, sont considérés comme des numéros ; de tous ceux qui vivent des temps difficiles. »



Faire payer les riches, défendre les services publics, créer des emplois stables : un programme qui touche les travailleurs

 

Le PTB avait fait lors de ces élections le pari du rassemblement. Rassemblement des travailleurs, des citoyens avant tout. Ouverture également à d'autres partis de gauche, avant tout une alliance historique avec le Parti communiste dans les listes « PTB-GO » (Gauche d'ouverture).

 

La campagne du PTB s'est axée sur des axes forts qui ont su toucher les travailleurs belges :

 

  • faire payer les riches, par une profonde réforme fiscale (taxe sur les millionnaires, baisse de la TVA) ;

  • défendre les services publics, en commençant par la nationalisation des banques, la reconquête d'une Poste 100 % publique ;

  • créer des emplois stables, dans la fonction publique, l'industrie, en luttant contre le travail précaire, favorisant les départs à la retraite après 38 ans de carrière, rendant plus difficile les licenciements ;

 

Le PTB est aussi un des rares partis réellement « national », refusant les divisions linguistiques, les fractures régionales alimentant les haines xénophobes, les séparatismes. Le PTB a toujours lié bataille pour l'unité nationale, intégration des immigrés et défense de tous les travailleurs.

 

Un parti critique envers la ligne « euro-compatible » du PGE : cela paie !

 

Enfin, en ces temps de confusionnisme européen, où certains tentent de créer la confusion entre d'un côté la gauche communiste, de rupture avec l'UE du capital, visant à l'abolition du capitalisme ; de l'autre une « gauche euro-compatible », d'accompagnement du capitalisme, d'humanisation du système, il est bon de rappeler le parti-pris du PTB.

 

Le PTB a manifesté une critique ferme du PGE (Parti de la gauche européenne) créé en 2004, avec des financements de la Commission européenne, pour favoriser l'idée d'intégration européenne au sein de la gauche radicale, transformer les partis communistes en formations de gauche inoffensives pour le système capitaliste.

 

Depuis, le PGE a servi à alimenter la transformation des partis communistes (ou ce qu'il en restait déjà) en Allemagne, Italie, France vers des mouvements de gauche pro-européens, avec des réussites électorales très mitigées, et des conséquences sociales catastrophiques.

 

Et le PTB n'a pas changé son analyse, partenaire privilégié du KKE grec et des autres partis communistes (AKEL chypriote, PC portugais et ses voisins les PC néerlandais, allemand et luxembourgeois) avec lesquels il anime les Rencontres des Partis communistes.

 

Au moment où les communistes italiens sombrent dans leurs choix du reniement (passant de 8 % en 2006 à moins de 3 % aujourd'hui), que les communistes français s'empêtrent dans leurs choix de mutation-transformation dans le Front de gauche, le Parti du travail belge relève la tête.

 

En 2003, le PTB réalisait 0,5 %. Aujourd'hui, il est à 3,7 % et obtient ses premiers députés nationaux. Plus qu'en Italie (0 communiste), guère moins qu'en France.

 

A noter qu'en Belgique, le Parti communiste belge s'est rallié à la ligne et aux listes du PTB, après avoir tenté une expérience de « Front des gauches » avec la LCR à la fin des années 2000 qui s'est révélé être un fiasco, le calcul politicien du Front des gauches se révélant moins rassembleur que la ligne de masse du PTB.

 

Bravo en tout cas à nos camarades belges du PTB … même si ce n'est qu'un début !

 

 

source: solidarite-internationale-pcf

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Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.E.
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

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Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

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