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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:35

logo-FSC.jpgQue se passe-t-il donc au Ministère de l’Éducation Nationale, depuis qu’un ministre « de gauche » prétend y « refonder l’École » ?


Alors que la réforme des rythmes scolaires a déclenché contre elle une mobilisation massive des enseignants du primaire, avec le soutien des élus et parents d’élèves, un autre projet voit le jour, concernant le statut des enseignants du Second degré, et, à son tour, se voit fortement contesté par un nombre croissant de professeurs.


S’agissant d’une réécriture du fameux « statut de 50 », qui fixe notamment le temps de service des enseignants, on pouvait craindre le pire, dans le contexte d’austérité budgétaire mise en œuvre par l’actuel gouvernement : une charge de travail accrue et/ou une nouvelle baisse du pouvoir d’achat.


Dans la foulée des décrets Pécresse-Fioraso, Le pire n’est sans doute pas loin, avec des propositions ministérielles qui

-          ouvrent la porte à l’annualisation du temps de travail (le temps de service étant qualifié d’« horaire hebdomadaire de référence »),

-          égrènent une liste d’une quinzaine de missions (« le bloc 2 ») qui, toutes, deviennent des « obligations de service », c’est-à-dire imposables et non rémunérées, allongeant sensiblement le temps de présence dans l’établissement en plus des heures de cours,

-          soumettent certaines missions complémentaires et leur rémunération indemnitaire au bon vouloir managérial du Chef d’établissement,

-          organisent la division entre professeurs (par ex : décharge de service en ZEP contre augmentation du temps de service en classes préparatoires).

 

Face à cela, le SNES, principal syndicat du Second degré, a usé d’une stratégie de communication qui est apparue de plus en plus suspecte aux yeux des bases militantes :

-          pas de protestation forte contre les modalités de ces discussions (calendrier hallucinant : projet transmis le 18/11 et discussions achevées à la mi-décembre ; aucune consultation des personnels) ;

-          l’acceptation de « l’entrée par les missions » (donc de la liste du bloc 2), sous prétexte de « rendre visible la réalité du travail enseignant » ;

-          des modifications qualifiées « d’avancées importantes » (par exemple le fait de remplacer « 1607 heures » par « le temps de travail applicable à l’ensemble de la Fonction publique »), alors qu’elles laissent en l’état les mesures les plus dangereuses ;

-          pas de contestation ferme du pouvoir renforcé des chefs d’établissement par rapport à l’attribution de missions rémunérées ;

-          pas de rejet clairement exprimé du redéploiement opéré entre catégories de professeurs (ceux qui bénéficient d’une diminution de leur temps de service, grâce à une « pondération » / ceux qui voient le leur s’allonger, parce qu’ils perdent leur décharge statutaire ou la prise en compte des effectifs lourds de leurs classes).

 

Face au tollé déclenché par ce projet chez les professeurs de classes préparatoires (dont la plupart verraient leur temps de service en CPGE augmenter de 10 à 20%), le SNES a lancé un appel à la grève pour le lundi 9/12, mais en le limitant aux seuls professeurs de CPGE, laissant le reste de la profession dans une position d’attente du résultat de « discussions en bilatérale » avec le ministre.


Absence de critique ouverte et ferme contre le projet ministériel, priorité donnée à une démarche de lobbying, tendance à l’attentisme…, un positionnement syndical est à l’œuvre, qui nous éloigne un peu plus du syndicalisme de lutte pourtant revendiqué par le SNES dans son dernier Congrès, et qui désarme les bases militantes dans leur volonté de construire les mobilisations convergentes indispensables pour gagner la revalorisation nécessaire (augmentation des salaires – reconnus parmi les plus bas d’Europe -,  et diminution du temps de travail – inchangé depuis 63 ans… -).


Le FSC exprime son soutien aux professeurs en lutte, du primaire à l’université, en passant par les classes prépas. Il appelle l’ensemble de ces travailleurs de l’Éducation nationale à s’unir dans une mobilisation d’ampleur contre les réformes inacceptables du ministre Peillon, pour la défense des acquis statutaires et pour une véritable démocratisation de notre système éducatif.

 

source: frontsyndical-classe

9décembre 2013

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Publié par L'Hermine Rouge - dans France
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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