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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 15:34

 

150208-pame-png.jpgTraduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr



Dans la perspective des élections en Grèce le 25 janvier 2015, nous assistons au déploiement, dans les médias et dans d'autres organismes, d'une campagne pour soutenir le parti SYRIZA en Grèce. Cette campagne a créé une fausse image de SYRIZA, comme représentant de la gauche et des travailleurs de Grèce, ce qui est un cas extrême de science-fiction. Dans l'esprit de cette campagne, le Trade Union Network of Europe (TUNE) a récemment invité ses membres à signer une résolution pour soutenir SYRIZA.



Le PAME, qui représente le mouvement syndical de classe de Grèce, et affronte chaque jour les forces du patronat et du capital, développant une riche activité internationale, a le devoir d'informer les forces syndicales sur les développements politiques en Grèce et le rôle de SYRIZA dans le mouvement syndical de Grèce.



Ce qui est la preuve du rôle que joue toute organisation, politique ou syndicale, ce sont ses positions et la cohérence de ses paroles avec ses actes. SYRIZA, bien qu'il se présente en tant que parti politique sans « péché gouvernemental », fait des efforts pour obtenir le soutien des capitalistes, adoptant des positions tout à fait réactionnaires. Dans le même temps, déjà en pratique, ses petites forces dans le mouvement syndical et les syndicats que SYRIZA contrôle, ont une sale histoire forgée dans leurs liens avec le patronat, et de capitulation des droits sociaux des salariés. Ici, nous allons vous en donner quelques exemples précis.



Les positions de SYRIZA et son rôle dans le mouvement syndical

 

Dans le mouvement syndical européen

 

Les forces de SYRIZA dans les syndicats sont les promoteurs de la CES (Confédération européenne des syndicats) qui est l'appareil de l'Union européenne et du Capital dans le mouvement syndical, et la branche européenne de la CSI. Les forces de SYRIZA, participant à la CES et aux autres organisations internationales, n'a pas fait la moindre critique au soutien de la CES aux réformes anti-ouvrières de l'UE, son soutien aux interventions impérialistes en Syrie, Ukraine, Libye pour ses positions contre la juste lutte du peuple palestinien. C'est pourquoi ce n'est pas un hasard si SYRIZA jouit du soutien des syndicalistes et de leurs organisations européennes, qui ces dernières années ont mené l'attaque contre les droits des travailleurs dans leur pays, telles les Commissions ouvrières (CC.OO) en Espagne.



Dans le mouvement syndical grec

 

Les syndicats contrôlés par SYRIZA en Grèce sont les protagonistes de la collaboration de classe, la subordination des travailleurs aux exigences du patronat. Il est emblématique que le plus grand syndicat que contrôle SYRIZA (le Syndicat des travailleurs des super-marchés d'Athènes) est très connu pour être un syndicat sous influence patronale. Il agit sous contrôle des gérants de super-marchés qui l'utilise pour terroriser et soumettre les travailleurs. Il n'a pas fait la moindre mobilisation, ni publier la moindre déclaration, ni fait la plus minime action.

 

Dans les branches où SYRIZA ont signé des conventions collectives, les travailleurs ont subi des coupes salariales massives. Quelques exemples de ces coupes convenues :

 

Employés du commerce de détail : - 6,7 %

Pétrole grec (ELPE) : - 10 % (avec une augmentation du temps de travail)

Employés des super-marchés : - 12 %

Travailleurs dans les chemins de fer : - 35 %

Les marins : - 15 %

 

L'opposition de SYRIZA aux luttes ouvrières s'est exprimée à de nombreuses reprises dans la dernière période. Rien de plus typique que les déclarations du président de SYRIZA contre la grève des marins, qu'il a qualifié de « scandaleuse ». Dans le même temps, les syndicalistes de SYRIZA agissent souvent comme des briseurs de grève, avec de nombreux exemples dans les banques, les hôpitaux, l'éducation, les super-marchés, et dabs bien d'autres cas encore.

 

Le rôle pro-patronal des forces de SYRIZA s'exprime aussi par son alliance déclarée dans un certain nombre de syndicats, avec les syndicalistes du PASOK social-démocrate et des néo-conservateurs de Nouvelle Démocratie (que bien sûr au moment des élections SYRIZA condamne, afin de prendre le pouvoir). Nous mentionnons seulement quelques syndicats où il y a une coalition déclarée de forces entre SYRIZA, le PASOK et la Nouvelle démocratie, car la liste est très longue :

 

La Fédération des travailleurs de l'industrie pharmaceutique

La Fédération des travailleurs de l'agro-alimentaire

La Fédération des travailleurs de l'entreprise DEYA (Fournisseur en eau)

Les travailleurs des compagnies d'assurance OASE

Le syndicat régional de Laconia

Le syndicat régional de Mesologi

 

Dans sa tentative de faire barrage au syndicat sur des positions de classe, les forces de SYRIZA coopèrent même avec les néo-nazis de l'Aube dorée (c'est le cas dans le Syndicat des employés municipaux de Perama, le Syndicat des employés municipaux de Leivadia et d'autres encore).

 

Certains points sur la position de SYRIZA vis-à-vis du PAME

 

Les forces de SYRIZA dans le mouvement syndical se caractérisent par leur fort anti-communisme, leur haine envers le mouvement de classe, contre le PAME. Ils ont attaqué la fondation du PAME comme « diviseuse », « sectaire », « sabotant l'unité du mouvement », etc. parce que le PAME s'est opposé et a dénoncé les relations des syndicats bureaucratiques avec le patronat. Un autre exemple est leur attaque contre les initiatives d'action du PAME. Le récent rassemblement national du PAME, qui a réuni 100 000 travailleurs et a été organisé par 1 000 syndicats et organisations sociales, a été durement attaqué par les syndicalistes de SYRIZA. L'attitude des syndicalistes de SYRIZA vis-à-vis de la grève héroïque de 9 mois des métallurgistes est aussi symptomatique, ils ont appelé les grévistes à arrêter leur mouvement et adopté comme revendications que le gouvernement fournisse de l'électricité à moindre coût à leur patron !



Une revendication que SYRIZA a ensuite élargi à tous les patrons de l’industrie !

 

Puisque le TUNE a affirmé sa conviction qu'un gouvernement SYRIZA « représenterait un feu vert pour le changement en Europe », nous sommes obligés de demander aux syndicats combatifs de bien réfléchir à si le mouvement syndical doit soutenir les positions suivantes de SYRIZA dans leurs pays respectifs, à savoir :

  • SYRIZA est pour le maintien de la Grèce dans l'OTAN et l'Union européenne ;

  • SYRIZA s'est engagé à ne pas abolir les mémorandums et les lois contre les travailleurs qui sont passées ;

  • SYRIZA a intégré dans ses candidats d'éminents anciens ministres, ainsi que d'anciens députés du PASOK qui ont voté des lois contre le monde du travail ;

Dans le cadre de son Alliance du Sud, SYRIZA exprime des avis positifs sur les gouvernements de guerre contre le monde de travail, ceux de Rajoy en Espagne, Renzi en Italie, Hollande en France. De façon plus caractéristique, le 12 janvier, le président de SYRIZA a déclaré que « Merkel n'avait rien à craindre d'un gouvernement SYRIZA. »

 

Est-ce que le mouvement syndical en Italie, France, Espagne croit que leurs gouvernements sont en faveur des travailleurs ? Est-ce que le mouvement syndical soutient l'UE, l'OTAN, le FMI ?

 

Sur les événements en :

  • Ukraine, SYRIZA a occulté le sale rôle de l'Union européenne dans le coup d'Etat qui a renversé le gouvernement élu en Ukraine, menant le pays à la guerre civile ;

  • Syrie, SYRIZA a soutenu les plans des Etats-unis pour déstabiliser la région et appelé à « un soutien politique et financier aux forces de l'opposition ». Un soutien qui a fini dans les poches de l'Etat islamique ;

Est-ce que le mouvement syndical international peut soutenir les interventions impérialistes, l'incitation aux guerres civiles, la déstabilisation de régions entières ?

 

 La position du PAME

 

Le mouvement syndical de classe est séparé par un abîme de la logique de collaboration de classe, du syndicalisme bureaucratique et patronal. Le PAME rejette comme une trahison de la classe ouvrière la position d'un gouvernement qui adoptera comme positions la compétitivité du capital, la participation dans des organisations impérialistes telles que l'OTAN et l'UE, des positions qui ne répondront pas aux besoins de la classe ouvrière. Les travailleurs du monde entier subiront la crise capitaliste et ses conséquences, les attaques contre les droits des travailleurs et leurs libertés, que ce soient sous des gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates.

 

Les syndicats rassemblés avec le PAME, le mouvement syndical de classe de Grèce, dans les élections du 25 janvier insiste sur le fait que quelque soit le gouvernement qui sera élu, il devra être faible afin qu'il ne puisse pas imposer son programme contraire au monde du travail. Le lendemain des élection, l'idée que l'Union européenne et le capitalisme sont la seule voie doit être la plus faible possible. L'opposition populaire et ouvrière doit être la plus forte possible. Le PAME assume le devoir, aux lendemains des élections d'être dans la rue, dans les usines, dans les lieux de travail, de défendre les droits des travailleurs pour lutter pour leursla réalisation de  besoins.

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Europe
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

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140812-CISC-copie-1

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150406_ic-155-avril2015-copie-1.jpg

Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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BP 30111-62802 LIEVIN

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La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

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consacrée au dossier Renault

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