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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 23:48

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Dans le cadre de la 1ère Rencontre des correspondants sud-américains, qui s'est tenue à Santiago du Chili, nous avons pu avoir un échange avec Camila Vallejo, présidente de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili (FECH), Karol Cariola, secrétaire générale des Jeunesses communistes du Chili (JCC) et Camilo Ballestero, président de la Fédération des étudiants de l'Université de Santiago du Chili (USACH).

 

Les jeunes dirigeants communistes ont répondu franchement à la presse internationale, en exposant les raisons de la révolte étudiante que connaît leur pays.

 

« Il ne s'agit pas de quelque chose de spontané, cela vient d'un processus de maturation qui a accumulé toute une expérience depuis les années 1980, lorsque a été lancée la réforme de l'éducation supérieure puis celle du secondaire »,affirme Camila.

 

Les trois ont convenu du fait que c'est à partir de ce moment-là qu'a été mis en place le « modèle chilien » dans l'éducation, qui fait passer la « liberté d'enseignement » avant le droit à l'éducation.

 

« Nous voulons comme peuple chilien, comme peuple mapuche, la démocratisation de nos institutions, réaliser notre bien-être social, le bonheur, l'égalité des chances, notre liberté et dépasser les inégalités », a déclaré l'emblématique dirigeante étudiante.

 

Pour Camila,« le programme porté historiquement par le Parti communiste chilien (PCCh) met en avant les besoins du peuple chilien, ses revendications, et les gens se sont rendus compte qu'il faut avancer dans cette direction, qui n'est rien d'autre que la construction d'une société plus juste ».

 

En ce sens, elle affirme que « être communiste a encore plus de sens actuellement que dans le passé. Ce n'est pas que les propositions communistes se sont renouvelées en raison d'un changement générationnel, les idées des communistes plus âgés ou jeunes prennent aujourd'hui tout leur sens car elles permettent la prise de conscience des inégalités sociales et incitent à les combattre de manière organisée ».

 

Vallejo, Ballesteros et Cariola assurent qu'au-delà d'un mouvement conjoncturel, le mouvement étudiant qu'ils représentent va faire irruption dans la politique, et cela se verra lors des prochaines élections : « Il est indéniable que toute candidature au niveau municipal ou national devra incorporer les revendications du mouvement étudiant chilien. A moins qu'elle soit de droite », a défendu Vallejo.

 

« Nous devons faire converger les revendications des étudiants avec celles des couches qui souffrent également des inégalités, il faut entretenir le lien avec la classe ouvrière et avec les syndicats », a-t-elle souligné.

 

L'éveil des consciences

 

De son côté, Cariola a affirmé que, grâce au mouvement étudiant: « l'ensemble de la population chilienne a une conscience différente des choses. Désormais, nous nous autorisons à penser à nous donner l'opportunité d'une éducation gratuite, de qualité, juste et égalitaire. Les chiliens remettent en cause le système éducatif et refusent qu'il réponde de la logique du profit. C'est déjà une réussite, cette prise de conscience. »

 

« Nombreux sont ceux parmi les dirigeants étudiants, et pas seulement les plus connus, sont militants de la JC mais aussi d'autres organisations. Nous avons réussi à créer le lien entre les organisations de jeunesse, liées au parti ou non, avec le mouvement social », s'est exprimée Cariola.

 

Criminalisation et anti-communisme

 

Tout juste élue secrétaire-générale de la JC Chilienne, elle a à son tour dénoncé la criminalisation du mouvement et des dirigeants par le gouvernement fasciste de Sebastián Piñera: « La police chilienne s'est mise à réaliser des coups montés afin de salir notre image. Les Jeunesses communistes ont apporté et appris beaucoup avec ce mouvement, et nous sommes clairs sur le fait qu'il ne s'agit pas du travail d'une seule organisation. Il y a des volontés anti-communistes de dénaturer notre rôle au sein du mouvement, et nous avons également subi des attaques matérielles contre nos locaux. Et nous croyons que cela rentre dans un terrorisme d'Etat qui s'exerce contre nous. »

 

Ballesteros, de son côté, a indiqué que selon lui ce qui se passe actuellement n'est pas une lutte générationnelle, des jeunes contre les adultes plus âgés, mais il s'agit de comprendre que chaque groupe joue un rôle dans la société. « Avant, ils critiquaient la jeunesse qui ne partcipait pas à la politique. Désormais, nous y participons », souligne-t-il.

 

Il a également indiqué que le mouvement étudiant chilien reflète la bataille que livrent les étudiants d'Uruguay, d'Equateur, de Colombie, contre le modèle néo-libéral qui fait passer le profit avant le droit à l'éducation et dont le Chili est à l'avant-garde dans la région.

 

 

source : solidarité internationale PCF (traduction du 17/12/2011 d'un article de Modaira Rubio, pour Tribuna Popular, organe du PC du  Vénézuela)

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Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.I.
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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consacrée au dossier Renault

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