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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 20:30

 

 

 

 

Quinze jours après une première action sur le site de Kério, une partie des personnels de l'hôpital, rejoints par des usagers et des élus, ont manifesté hier après-midi sur la Plaine. L'entrevue avec le sous-préfet n'a pas permis la moindre avancée qu'ils espéraient. À 14 h, hier, sur le parking Aristide-Briand, plus communément appelé la Plaine. Quelque 200 personnes sont rassemblées face aux grilles de la sous-préfecture-mairie, un effectif qui a doublé au fil des minutes. La sono diffuse le tube de Stromae, « Formidable », une douce ironie compte tenu du contexte tendu. « Le temps est incertain, à l'image de la situation de l'hôpital. Nous sommes rassemblés aujourd'hui car nous n'avons pas été entendus lors du mouvement du 23 septembre dernier », lance, en guise d'accueil, Olivier Le Roux, l'un des porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT.

« Le mercredi n'est pas un bon jour »

Le choix de se réunir dans le centre-ville a été décidé pour inciter les usagers à se mobiliser aux côtés du personnel de l'hôpital. Avec quelque 400 manifestants, dont plusieurs élus de Pontivy et des communes du territoire, la mobilisation est jugée « correcte » par les syndicats. « On pouvait espérer plus d'hospitaliers, mais le mercredi n'est pas un bon jour. Ce n'est pas si mal, surtout qu'on n'est pas au bout du combat. Il va falloir tenir dans le temps, ce n'est pas facile de faire grève à chaque fois », indique Jocelyne Lecoq, de la CFDT. Les chiffres le démontrent : 316 grévistes ont été comptabilisés à 13 h, auxquels il faut ajouter les 111 assignés, mobilisés pour assurer le service minimum, sur un total de 1.155 personnes inscrites sur le planning du jour. Le taux de participation est donc de 37 %, en baisse de huit points par rapport à la première mobilisation. Reste que les difficultés financières du centre hospitalier (déficit structurel de 3 M€ par an) inquiètent. Dans le cadre du plan de retour à l'équilibre, les syndicats craignent la suppression de 70 emplois d'ici la fin 2016, par le non-remplacement de 47 départs à la retraite et la suppression de contrats à durée déterminée. « Dès le début, expliquent ces derniers, nous avons alerté l'ARS, qui misait uniquement sur une augmentation irréaliste de l'activité pour couvrir les surcoûts. Pour combler le déficit, elle exige de supprimer ces emplois. Nous ne pouvons pas accepter de voir se dégrader encore les conditions de travail dans les services, qui sont déjà très difficiles ».

« Le personnel ne doit pas être pris en otage »

Parmi les élus présents dans le cortège des manifestants, Marc Kerrien, le maire de Noyal-Pontivy. « J'ai tenu à venir soutenir les salariés et, en tant que citoyen, à défendre la santé dans le Centre Bretagne. Je n'ai pas envie d'aller à Lorient ou Saint-Brieuc pour me faire soigner ». Pour sortir de cette impasse, la solution passe, selon lui, par un geste de l'ARS. « Il faut que l'État reconnaisse qu'il s'est trompé dans l'évaluation du remboursement de l'emprunt. Il doit mettre la main à la poche. Il n'y aura alors plus besoin de manifester, et les personnels pourront s'occuper de leurs malades ». Une position que partage Jean-Luc Oliviéro, l'ancien président de la communauté de communes, venu en tant que « simple citoyen » pour défendre un service public. « Il faut voir ce qui peut être fait comme économies, mais en regardant à deux fois avant de trancher car la priorité, c'est la santé. À mon avis, l'ARS doit pouvoir apporter une dotation complémentaire ». À 15 h, une délégation syndicale ressortait la tête basse d'un entretien avec le sous-préfet, Bernard Le Menn. « On va faire court, on n'a rien obtenu. Il y a deux semaines, le directeur de l'hôpital a fait quelques efforts. Lui, il nous a juste écoutés poliment et fera remonter nos revendications au préfet et à l'ARS ». Sans la moindre avancée obtenue, de nouvelles actions sont envisagées. Elles seront décidées lors d'une prochaine assemblée générale. Les manifestants restent déterminés, car « le personnel ne doit pas être pris en otage dans un plan de financement mal évalué ».
Emmanuel NEN
A lire également
-Santé Pontivy (56)-Manifestation de soutien au personnel de l'Hôpital (ouest-france.fr
8/10/2014 );
-Pontivy (56)-Tempête financière sur le Centre Hospitalier du Centre-Bretagne (ouest-france.fr  16/09/2014);
-« Il y a des fuites des patients vers Lorient et Vannes »  (ouest-france.fr-17/09/2014.)

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Bretagne
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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consacrée au dossier Renault

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