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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 14:10

1410056budget-2015-hollande-aust.jpg

 

Dans le projet de loi de finances 2015 présenté par le gouvernement le 1er octobre, un plan d’économies de 7,7 milliards d’euros est programmé sur l’ensemble des dépenses de l’État pour l’année 2015, dont 1,4 milliard sur la masse salariale. En conséquence “Le point d’indice de la fonction publique n’est pas revalorisé.”

 

La masse salariale de la fonction publique ne progresserait au maximum que de 0,6% alors que l’inflation prévue pour 2015 est de 0,9%. Le point d’indice, qui sert de base au calcul du traitement des agents publics, est gelé depuis 2010 et le restera jusqu’en 2017.


Par ailleurs, les enveloppes consacrées aux mesures catégorielles seront de 245 millions d’euros en 2015 puis de 143 millions en 2016 et 2017. Ces mêmes enveloppes pour la période 2007 à 2012 s’élevaient à plus de 500 millions par an. Les mesures catégorielles permettent à chaque ministère d’augmenter les indemnités de leurs agents ou de reconnaître l’évolution d’un emploi. 


Les syndicats condamnent ce budget. Pour la CGT, le budget 2015 plaît «surtout aux patrons et aux technocrates de Bruxelles». Force ouvrière estime que ce budget va «à contre sens» et que «cette politique d’austérité conduit à la récession et à une croissance quasi nulle». Pour la FSU «les fonctionnaires, les femmes et les retraités paient la facture». 


C’est dans ce contexte que le ministère de la Fonction publique ouvrira le 8 octobre des négociations avec les syndicats de fonctionnaires sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations des agents publics.

 

source:http://parti-ouvrier-independant.fr [03/10/14]

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Eco-social
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:27

141002-CGT-aidez-secu.jpg

 

 

La sécurité sociale mérite autre chose qu’une journée d’action pour « le communiqué ». Elle réclame une action de longue durée, qui affirme : « nous établissons ensemble une ligne infranchissable autour de notre protection sociale » . Parce que la Sécurité sociale est fondée sur les besoins collectifs, elle est incompatible avec l’austérité. Elle incarne l’appropriation collective des moyens d’assurance sur nos conditions de vie. Minée de l’intérieur par l’austérité, elle menace ruine du fait de la politique de chômage de masse. Et du fait de l’appétit du patronat pour la privatiser. Les technocrates du pacte de responsabilité veut l’extirper du contrôle des salariés. Comme s’il fallait l’asservir au désastre économique du libéralisme. Le 16 octobre 2014 aura un sens s’il contribue à provoquer une tempête sociale au service de la défense de la Sécurité sociale. Tel est le but de la Filpac CGT.

 

****

Ce gouvernement ouvre la porte à la droite et au FN par sa politique d’austérité conforme à la coalition libérale des gouvernements aux commandes de l’Union européenne. Sa reddition devant un patronat qu’il confond sciemment avec l’entreprise encouragent le Medef et la CGPME à organiser une insurrection froide contre le système social pour le privatiser.

 

Une « provocation », le programme de fin du monde social de Gattaz ? Si Berger de la CFDT le nomme ainsi, c’est qu’il espère encore des contreparties à son pacte de responsabilité dont le Medef se moque.

 

Non, Gattaz ne provoque pas. Il monte à l’assaut. Son objectif, c’est notre Waterloo. Une défaite définitive pour que la sauvegarde des profits d’aujourd’hui garantisse les profits de demain. Au prix d’un chômage qui enfle sans fin.

 

La ligne que nous devons déclarer infranchissable est celle de la Sécurité sociale.

 

Le système de protection sociale a été imposé malgré le marché privé. Il est fondé sur les besoins collectifs contre les profits particuliers. La crise aiguise les appétits patronaux, qui entreprennent la récupération des cotisations, 17% du PIB, pour les réorienter vers l’assurance privée. Les besoins de santé ? Non, le compte d’exploitation de la santé.

 

Un monde sans Sécurité sociale ?  Quelle régression ! Décrétons la ligne de la Sécurité sociale comme infranchissable. Et sa survie alternative à l’austérité libérale. La solidarité sociale contre le profit privé, voilà le sens de notre action.

 

C’est notre solidarité d’aujourd’hui qui permettra de préserver la Sécurité sociale de leur entreprise de privatisation.

-----

 

Gouvernement et patronat veulent faire dérailler la Sécurité sociale. Par les exonérations des cotisations sociales accordées aux patrons. Par la réduction permanente des prestations au nom du « trou ». Par le creusement du « trou » au moyen d’une politique de chômage de masse, qui détruit les emplois, les salaires et donc les cotisations. Empêchons leur sabotage !

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« Notre modèle social a vécu » ? Menteurs !

 

Le Medef et le gouvernement veulent-ils « réformer » notre « modèle social » ? Le Medef déclare qu’« il a vécu », le gouvernement le mine à chaque budget. Ils l’ont condamné au nom de l’austérité. Ils appellent « réformes » ce qu’il faut appeler « privatisation ». Dans son rapport de septembre 2014 sur la Sécurité sociale, la Cour des Comptes l’explique. Les cotisations sociales représentent plus de la moitié des ressources de la protection sociale. Soit 346,2 milliards, 17% du PIB.

 

L’offensive du Medef vise une seule chose. Que les cotisations patronales soient effacées et prises en charge par les salariés. Pas seulement par égoïsme glacé et défense de leurs profits. Aussi parce que le patronat veut privatiser la Sécurité sociale, et rétrocéder son budget colossal aux assurances privées. L’offensive sur les complémentaires en témoigne. Le gouvernement Hollande-Valls n’a de cesse d’accorder aux patrons des exonérations de cotisations et d’impôts. Dans la lignée de ce que faisaient les gouvernements précédents (Chirac, Sarkozy…).

 

En plus des exonérations colossales, la fraude est de mise ! Par l’évasion fiscale dans les paradis prévus à cet effet, par cette fraude notamment, dénoncée par la Cour des Comptes (20 milliards) : « Ainsi, à côté des « anciennes pratiques » notamment de sous-déclaration d’activité, se développent des fraudes liées au statut de travailleur indépendant (détournement du statut d’auto-entrepreneur, dissimulation de l’emploi salarié sous l’apparence d’une relation commerciale etc…) et au statut de travailleurs détachés à l’étranger. »

 

Ce que nous revendiquons ?L’arrêt des mesures de sabotage (exonérations des cotisations patronales, baisse des prestations), le soutien au budget de la Sécurité sociale par un prélèvement supérieur sur le PIB, récupération des fonds de l’évasion fiscale, réorientation des fonds offerts au patronat (CICE et « pacte ») vers la protection sociale, politique d’emplois massifs en CDI qui génèrent la cotisation sociale, taxation des profits financiers et spéculatifs.


Pour gagner, le mouvement du 16 octobre 2014 ne doit s’arrêter qu’après satisfaction.

 

 

lu sur le Blog d'Eldiablo

source: http://www.filpac-cgt.fr

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 20:59

 

141002-baisse-des-prestations-familiales-gouvernement-holla.jpg

 

 

Les mesures envisagées par le gouvernement pour réduire de 700 millions d’euros les dépenses de la branche famille de la Sécurité sociale dans le cadre du Pacte de Responsabilité suscitent un tollé général. Les ministres du budget et de la santé ont en effet annoncé lundi que plusieurs prestations allaient subir ce que l’AFP a appelé « un large coup de rabot ».


C’est ainsi que la prime à la naissance serait divisée par trois dès la deuxième naissance. Les ministres ont justifié cette mesure en expliquant que les parents achètent l’essentiel du matériel lors de la naissance du premier bébé et que les achats à l’arrivée du deuxième enfant sont donc plus limités…


Le congé parental ne pourrait atteindre trois ans qu’à la condition qu’il soit partagé entre les deux parents. Cela au nom de « l’égalité entre les hommes et les femmes ». Mais, grâce à cette réduction de la durée du congé pour les femmes, le gouvernement compte bien réaliser des économies en espérant que les hommes renoncent à utiliser le leur.


D’autre part, les aides à la garde d’enfant pour « les familles les plus aisées » subiraient une baisse de 20 %. Enfin, la majoration des allocations familiales versées aux familles à partir deux enfants quand ces derniers atteignent l’âge de 14 enfants ne serait accordée qu’à partir de leurs 16 ans.


Les critiques contre ces mesures d’économie se sont multipliées mardi, venant aussi bien des associations familiales que des syndicats et des organisations politiques. Tandis que le Parti communiste, par exemple, conteste les « choix austéritaires » du gouvernement « qui vont frapper de plein fouet les familles et singulièrement les femmes », la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, voit elle dans ces critiques un signe de l’attachement des Français à la famille…

 

source: http://parti-ouvrier-independant.fr [1/10/2014]

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:30

Lorient (56). Retraités : 200 retraités manifestent devant la sous-préfecture

140930-retraites-200-LorientIls étaient 200 ce mardi matin à manifester devant la sous-préfecture. Blocage des retraites, alourdissement de la fiscalité... Ils défilent actuellement dans les rues.

Blocage des retraites, alourdissement de la fiscalité, inquiétudes sur la prise en charge de la perte d'autonomie par l'assurance maladie...

La manifestation des retraités a rassemblé ce mardi matin environ deux cents personnes devant la sous-préfecture à Lorient. Et ce, à l'appel de la CGT, la FSU et le FGR-FP (retraités de la fonction publique). Après une prise de parole, ils ont ensuite défilé dans les rues.

Une délégation devait être reçue peu avant 16 h par le directeur de cabinet du préfet pour lui déposer en main propre leurs revendications.

 

Brest (29 N). Une centaine de retraités dans la rue

140930-brest-retraites.JPGUne centaine de retraités a manifesté ce mardi matin dans les rues de Brest pour demander la revalorisation de leur pension. A l'appel de plusieurs syndicats, les manifestants se sont retrouvés devant la permanence de la députée Patricia Adam avant de remettre une motion en
sous-préfecture.
L'augmentation des impôts et la perte d'une demi-part dans son calcul étaient évidemment au centre des discussion

 

 

 

Quimper (29S). 200 retraités devant la permanence du député J.J. URVOAS

140930-les-retraites-devant-la-permanence-du-depute.jpgCe mardi matin, environ 200 retraités étaient réunis devant la permanence du député Jean-Jacques Urvoas pour "interpeller" le parlementaire mais aussi l'Etat sur leur statut.

Les retraités sont en colère. Alors qu'un mouvement national se déroule aujourd'hui partout en France, environ 200 retraités se sont réunis devant la permanence du député PS de Quimper, Jean-Jacques Urvoas. Par ce rassemblement, ils souhaitaient « interpeller » le parlementaire sur leur statut mais aussi, plus généralement, l'Etat sur leur « situation précaire » et leur baisse du pouvoir d'achat.

La manifestation s'est déroulée à l'appel des syndicats CGT, FSU, FGR-Fonction publique, Unirs et LSR. Dans une motion commune, ils affichent leur colère. « Les retraités ne sont pas des privilégiés, la retraite n'est pas une aumône, elle est un dû que les salarié(e)s et les retraité(e)s ont gagné de haute lutte. »

 

 


 

Saint-Brieuc (22)-400 retraités manifestent pour le pouvoir d'achat

 

 

 

Ce matin, à l'appel des organisations syndicales des Côtes d'Armor, environ 400 retraités se sont rassemblés sur le parvis des droits de l'homme à Saint-Brieuc pour dénoncer le gel des pensions, défendre le pouvoir d'achat.
Sources:  Le Télégramme & Ouest- France                                                                                          
Les retraités sont en colère. Alors qu'un mouvement national se déroule aujourd'hui partout en France, environ 200 retraités se sont réunis devant la permanence du député PS de Quimper, Jean-Jacques Urvoas. Par ce rassemblement, ils souhaitaient « interpeller » le parlementaire sur leur statut mais aussi, plus généralement, l'Etat sur leur « situation précaire » et leur baisse du pouvoir d'achat.La manifestation s'est déroulée à l'appel des syndicats CGT, FSU, FGR-Fonction publique, Unirs et LSR. Dans une motion commune, ils affichent leur colère. « Les retraités ne sont pas des privilégiés, la retraite n'est pas une aumône, elle est un dû que les salarié(e)s et les retraité(e)s ont gagné de haute lutte. »
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 21:37
140929-Echos.jpg 
Pour diminuer le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement prévoit de baisser des allocations
pour la naissance, la garde d’enfants, les adolescents.
 

Pour diminuer le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement prévoit de baisser des allocations pour la naissance, la garde d’enfants, les adolescents. Le congé parental sera réduit pour les mères.

Les familles vont de nouveau être mises à contribution pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Celui-ci (régime général et Fonds de solidarité vieillesse) ne va pas fondre cette année, mais se stabiliser à 15,4 milliards d’euros . Pour le faire refluer à 13,4 milliards l’an prochain, le gouvernement a notamment prévu de faire des économies sur la branche famille, à hauteur de 700 millions d’euros. Cela permettra de ramener le déficit de la branche de 2,9 milliards d’euros à 2,3 milliards, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté lundi. Si les économies sur l’assurance-maladie sont plus importantes (lire page 3), à 3,2 milliards, ce sont les coups de rabot sur la politique familiale qui font le plus réagir.


En avril, le Premier ministre avait annoncé des économies de 800 millions d’euros sur trois ans dans la branche famille, sans entrer dans le détail. Finalement, il n’y aura pas de gel des prestations familiales en 2015, comme décidé cet été, car la mesure n’aurait pas été suffisamment « rentable » .

Congé parental : la part réservée aux pères augmente

En revanche, le congé parental revient sur le métier à peine réformé. A partir du deuxième enfant, les mères n’auront plus droit à deux ans et demi de congé comme aujourd’hui. La loi sur l’égalité de Najat Vallaud-Belkacem, votée en juillet, avait déjà prévu d’instaurer six mois de congé ­consacrés aux pères, pris sur l’enveloppe de trois ans qui est jusqu’à présent attribuée indifféremment aux deux parents – mais qui est ­consommée à 96 % par les mères. Comme il n’est plus permis de rétrocéder ce congé parental à la mère, la plupart des hommes devraient y renoncer. Et c’est cette part réservée aux hommes qui va à nouveau être relevée, à un niveau fixé par décret et non encore déterminé. Ce qui va permettre d’économiser plusieurs centaines de millions d’euros. Mais le gouvernement la présente comme une façon d’aider les femmes à revenir dans la vie active. « Trois ans, c’est trop long pour le retour à l’emploi », explique-t-on au sein de l’exécutif. De plus, ces restrictions lui paraissent d’autant plus supportables qu’il s’est engagé à créer 275.000 places pour l’accueil des jeunes enfants d’ici à 2017. Même si cela reste théorique, puisque ce programme a pris du retard. La réforme du congé parental, qui devait intervenir au 1er octobre, sera probablement effective en janvier.


Par ailleurs, une série de prestations vont être révisées à la baisse, sans briser le tabou de l’universalité des allocations familiales. Le complément de mode de garde offert aux ménages qui emploient une assistante maternelle ou bien une nounou à domicile va dépendre un peu plus des revenus. La prise en charge des cotisations sociales par la caisse d’allocations familiales ne varie pas. En revanche, l’allocation mensuelle versée aux familles sera plus progressive, avec la création d’une quatrième tranche qui ­concernera 20 % des familles ayant un enfant de moins de six ans (ils percevront moitié moins qu’avant). Pour le gouvernement, il s’agit de recibler les aides en direction des ménages les plus modestes.


Cette modulation fait l’objet d’une mesure réglementaire, tout comme la fin de la majoration des allocations à 14 ans. Aujourd’hui, quand l’un des enfants atteint cet âge, la famille touche 64 euros de plus chaque mois, par rapport à une prestation de base qui s’élève à 129 euros pour deux enfants ou 295 euros pour trois. Cette majoration va progressivement être décalée à 16 ans.


La modification de la prime de naissance, elle, nécessite une loi. Son montant est de 923 euros par enfant aujourd’hui. Elle va être divisée par trois à partir du deuxième enfant, car, d’une part, d’autres allocations se déclenchent à ce stade et, d’autre part, les familles ont déjà acheté poussette et lit à barreaux, fait-on valoir au gouvernement. Ce qui devrait générer une économie de 250 millions d’euros. Un ensemble des mesures dénoncées de manière virulente lundi par les associations familiales, qui se sont dites « abasourdies » et par l’opposition. Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a dénoncé « un matraquage sans précédent de la famille ». Pour lui, ces mesures sont « révélatrices d’un manque de courage complet pour porter des réformes de structure. »

 

 

Solveig GODELUCK

 

source: http://www.lesechos.fr[29/09/2014]

 



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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 21:04

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140927-lepaon-berger1.jpg

 

Ce n'est pas une première mais c'est une démarche rarissime dans l'histoire des relations entre la CGT et la CFDT dont l'initiative revient à Laurent Berger, qui a fait la proposition à la mi-août. Mercredi 8 octobre, les deux instances dirigeantes des deux principales confédérations - la commission exécutive de la CFDT et le bureau confédéral de la CGT - se rencontreront sur un ordre du jour qui n'est pas encore tout à fait fixé. Ce sommet est d'autant plus inattendu qu'à peu près tout oppose actuellement la centrale de Laurent Berger à celle de Thierry Lepaon. La CFDT soutient toujours le pacte de responsabilité tout en mettant la pression sur le patronat pour qu'il accélère les négociations dans les branches sur les contreparties en termes d'emplois et d'investissements. A contrario, la CGT - qui a prévu une nouvelle journée d'action interprofessionnelle le 16 octobre contre la politique d'austérité, notamment à la Sécurité sociale - combat de plus en plus vivement le pacte de responsabilité et ne manque pas une occasion de manifester son opposition croissante à la politique de François Hollande.

 

On ne voit pas bien ce qui pourrait sortir de ce sommet, à moins de deux mois des élections du 4 décembre dans les trois fonctions publiques, en dehors d'une opposition commune au gel du point d'indice des fonctionnaires et d'une tentative pour tenter de rapprocher leurs vues sur la négociation sur la modernisation du dialogue social qu'elles abordent différemment. Elles pourraient toutefois afficher leur détermination commune  à défendre le Code du travail et les 35 heures après les dernières déclarations de Pierre Gattaz, le président du Medef, dans lesquelles elles ont vu l'une et l'autre des "provocations". Ce sommet vise en tout cas à illustrer la volonté de Laurent Berger, partagée par Thierry Lepaon, que les nombreuses divergences entre la CFDT et la CGT ne doivent pas conduire à une rupture.

 

Pour Thierry Lepaon, qui a du mal à mettre en oeuvre "le syndicalisme rassemblé" et qui a inventé le concept de... "reconnexion syndicale", cette rencontre arrive à un moment où la centrale, et en particulier son secrétaire général, est toujours dans une zone de hautes turbulences. "Le climat est lourd en interne, confie un dirigeant. Tout est verrouillé, l'organisation se replie sur son bunker. Thierry Lepaon est de plus en plus contesté et la CGT est inaudible à l'extérieur, hors jeu". Le secrétaire général, élu au congrès de Toulouse en mars 2013, s'interroge de plus en plus sur sa capacité à faire un second mandat, une hypothèse qui parait d'autant plus improbable que certains syndicats n'hésitent pas à poser la question de savoir s'il pourra terminer son actuel mandat qui s'achève théoriquement en mars 2016.

 

Thierry Lepaon aurait été tenté de repousser le congrès en 2017 mais cela est vite apparu impossible. En 2017, il y aura non seulement l'élection présidentielle et les élections législatives mais, au printemps, un nouveau verdict sur la représentativité syndicale, au terme d'un cycle d'élections professionnelles de quatre ans ouvert en 2013, sera rendu. Et la probabilité est forte, au vue des élections professionnelles dans lesquelles la centrale perd du terrain - en particulier dans les entreprises publiques - qu'elle se retrouve cette fois derrière la CFDT... Ce qui provoquerait un séisme au sein de la CGT. En définitive, le congrès devrait avoir lieu en octobre 2016 à Marseille..., l'idée de le déplacer à Lyon ayant été abandonnée. En attendant, Thierry Lepaon renforce sa garde rapprochée. Marie-Laurence Bertrand, qui fait de plus en plus figure de numéro deux, a été nommée "coordinatrice de l'action revendicative", un poste qui n'existait pas jusqu'à présent. Et la question de créer un autre nouveau poste de "porte-parole de la CGT", qui reviendrait à Agnès Naton, candidate malheureuse à la succession de Bernard Thibault qui a déjà en charge l'ensemble de la communication interne et externe, est posée. Le dernier carré?

 

 

source: http://social.blog.lemonde.fr [26/09/2014]

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 10:03

140925-usa-bergeron-300x168.jpgMichel Etievent, spécialiste du CNR et de l’oeuvre d’A Croizat, revient sur le rôle de Bergeron et de la CIA dans la division et l’affaiblissement du mouvement syndical au sortir de la seconde guerre mondiale.


Décidément les médias manipulent, occultent sans cesse. Par exemple à propos de la mort d’André Bergeron, un des fondateurs de FO, L’occasion leur était donnée de raconter avec objectivité la naissance de FO et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et la première casse de nos acquis.


Qu’ai-je entendu: « Bergeron, un des créateurs de FO était partisan d’un« syndicalisme indépendant »« indépendant des patrons et de de toute politique ». Voilà comment ils résument l’histoire…. aucun mot sur la naissance de FO et son pourquoi. Alors racontons: Nous sommes en 1947, nous venons de vivre (45-47) une période de conquis sociaux extraordinaires dans le sillage du CNR avec les ministres communistes, (sécu, statuts et avancées de toutes sortes, nationalisations, services publics). Il fallait évidemment briser cette formidable invention sociale, D’autant plus que la guerre froide pointe son nez. Comment? Et bien en divisant le mouvement ouvrier. Et d’où va venir cette inspiration à la scission… des USA évidemment. Inspirée de Bruxelles par Irving Brown, le 18 décembre 1947, décision est prise par Jouhaux, Bothereau, Delamarre…de démissionner du bureau confédéral de la CGT.


Le 13 avril 1948, ils organisent le Congrès constitutif d’une nouvelle Confédération. La « CGT-Force ouvrière » est née. La scission est consommée…La responsabilité directe des syndicats américains dans la scission sera plus tard attestée par Georges Meany, nouveau secrétaire de l’AFL (American Federation of Labour). En 1953, lors d’un « Club de la Presse » à Washington, l’homme déclarera en substance aux journalistes ébahis : « Il n’y a pas de forces plus importantes aux USA que les Fédérations syndicales américaines. Oui, nous avons un grand rôle à jouer à l’étranger. Tout aussi important, sinon plus, parce que nous pouvons nous permettre de le révéler maintenant, c’est avec l’argent des ouvriers de Détroit et d’ailleurs qu’il m’a été possible d’opérer la scission, très importante pour nous, de la CGT, en créant le syndicat FO » .Dans une interview au « Los Angeles Times » en 1964, Thomas Braden confirmera, quant à lui, que la CIA, dont il fut l’un des dirigeants, avait largement contribué au financement de FO.


Les conséquences seront terribles pour le mouvement social: division ouvrière, obstacles aux nouvelles conquêtes sociales, affaiblissement de la CGT, reprise en main des patrons après leur période noire de libération, facilitation de toute la casse des conquis. Juste un exemple: la sécu.


En 1967 par ses ordonnances, De Gaulle casse le principal acquis de la Libérationen instaurant dans les CA des caisses de sécu le paritarisme. Sous Ambroise Croizat : 3/4 des sièges étaient aux ouvriers, 1/4 aux patrons; Avec de Gaulle ce sera, outre la suppression des élections, le rapport 50-50, Il suffira désormais d’un syndicat minoritaire (FO par exemple…) pour faire pencher la balance vers une gestion patronale et commencer le détricotage de l’œuvre du CNR et notre sécu….Voilà, c’était juste pour rétablir un peu de vérité historique.


Michel ETIEVENT via facebook

 

 


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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:58

140925-manif_pilotes-300x168.jpgMalgré le tapage médiatique visant à les calomnier et à les isoler, les pilotes d’Air-France, désormais soutenus par les personnels au sol, sont sur le point de remporter leur bras de fer avec l’arrogant M. de Jugnac et avec son mentor, le très patronal Manuel Valls.


Le PRCF, qui a d’emblée apporté son soutien aux grévistes, se réjouit de cette victoire à portée de main, qui encouragerait tous les salariés désireux de stopper l’offensive patronale et gouvernementale parrainée par l’UE.


Non les pilotes de ligne ne sont pas des « privilégiés » : leur salaire, ils ne le volent pas aux SMICARDS, dont l’ennemi n’est pas le salarié hautement qualifié qui assume chaque jour de lourdes responsabilités, mais les CAPITALISTES qui surexploitent les uns, précarisent, licencient et divisent les autres avec un seul mot d’ordre : DIVISER POUR REGNER.


Quelles que soient les conceptions politiques et syndicales qui sont les leurs, les pilotes grévistes d’Air-France ont à la fois défendu l’intérêt général de la classe travailleuse et l’intérêt national en empêchant la mise en place d’une filiale européenne à bas coût (et non pas « low coast », comme disent les journalistes américano-formatés !) qui visait à briser les salaires et les statuts de tous, à rogner sur la sécurité des vols et à exacerber l’odieuse « concurrence libre et non faussée » chère à l’UE maastrichtienne.


Les grévistes ont également défendu, rien de plus légitime, l’emploi en France et le pavillon aérien français : car laisser casser l’emploi hautement qualifié chez nous pour favoriser l’emploi précaire et à bas coût ailleurs aurait détruit in fine la compagnie nationale Air-France, tout en appauvrissant l’ensemble des travailleurs du transport aérien et de l’aéroportuaire de toute l’Europe. Rejetons l’argumentation ridicule du patronat public et privé qui, sous couvert de « sauver » telle société, tel acquis social, telle nation, ne cessent de les saigner à blanc, cassent leur identité et pour finir, les liquident après les avoir vampirisés !


En outre, les pilotes n’ont eu cure des « conseils » désastreux des confédérations syndicales euro-formatées, qui ménagent le gouvernement PS et promeuvent le mensonge éhonté de l’introuvable « Europe sociale ». Contrairement aux directions confédérales qui, ces dernières décennies, ont promené les salariés de « journées de lutte » en « journée de témoignage » impuissantes, les grévistes d’Air-France ont engagé la lutte « pour GAGNER selon le vieux principe cher à Guevara et à tous les grévistes dignes de ce nom : « HASTA LA VICTORIA SIEMPRE ! ». C’est précisément ce qui n’a pas été fait en 2010 pour sauver la retraite à 60 ans, ou à d’autres occasions pour empêcher la casse des statuts, contrer les déremboursements médicaux, empêcher la dénationalisation rampante d’EDF, etc. Sans parler de la manière dont la grève des cheminots a été poignardée dans le dos par la CFDT, puis abandonnée à elle-même ou carrément dévoyée par d’autres confédérations.


Inspirons-nous des objectifs et méthodes des grévistes de l’Air pour les luttes à venir, notamment dans le secteur des transports où marins, dockers, travailleurs de l’aéroportuaire et du ferroviaire, sans parler des salariés et des petits patrons routiers, sont soumis à la même entreprise de déréglementation et de paupérisation : à quand, dans la France actuelle, où la classe ouvrière des transports constitue un des principaux secteurs du salariat productif, le « tous ensemble » des salariés de l’Air, de la Mer, de la Route et du Rail pour stopper l’offensive antisociale en bloquant les profits des vampires qui dominent l’UE du capital ?

*et non pas d’ « Airfrance », comme disent désormais, les patrons angliciseurs de cette entreprise où toute la « com » vire à l’anglais (« France is in the air » est désormais la devise pitoyable de la compagnie « française » : en réalité, grâce aux grévistes, la CASSE d’Air-France pique du nez au lieu de « prendre son envol » !).
PRCF-24/09/2014
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 20:08
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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 21:28

140921-CGT-UGICT-Air-France.jpgLa CGT Air France est pour le moins surprise de constater que des organisations syndicales s'opposent publiquement à ce conflit alors même qu'elles n'ont jamais cherché à mobiliser les salariés qu'elles représentent face aux injustices criantes du plan Transform'2015 qui a creusé les inégalités entre les 3 catégories de salariés (Sol, PNC, Pilotes).

En entérinant le plan Transform sans consulter les salariés, elles se sont lié les pieds et les poings, ce qui pourrait expliquer leur position actuelle de dénigrement du conflit des pilotes...

La CGT sera très attentive aux éventuelles avancées obtenues par la corporation des pilotes.

Si nous comprenons leurs inquiétudes sur la dangerosité en termes d'emplois de la nouvelle stratégie low-cost d'Air France, nous n'oublions pas que les salariés d'Air France forment, dans leur ensemble, une chaîne de sécurité qui fait la réputation de notre entreprise et qu'il convient de préserver

La CGT Air France, interrogée de toutes parts sur sa position quant au conflit initié par les pilotes d'Air France, tient à faire savoir qu'elle ne condamne pas ce mouvement de grève sans pour autant soutenir le contenu ultra‐corporatiste de ses revendications.

Les emplois de l’ensemble du personnel sont aujourd’hui en attrition. Développer une stratégie de « low‐costisation » met clairement en danger les emplois Air France.

Pour la CGT, il est inconcevable que la direction organise un dumping social au sein du Groupe Air France. Elle ne peut engager des discussions avec les seuls pilotes sur la pérennisation des emplois sous statut Air France. Cette problématique concerne l’ENSEMBLE des salariés Air France.

Quant à l’État, il ne peut décemment cautionner un tel dumping social, lui qui a déjà couvert la déstructuration de l’entreprise en soutenant ouvertement le plan Transform’2015.

Pour rappel, la CGT Air France est en lutte depuis le mois de novembre 2013 pour le maintien de l’emploi local sous statut Air France.

 

 Télécharger le tract de la CGT-Air-France

 

 

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Eco-social
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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