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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 20:58

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Lu sur le site de l'UGICT-CGT

  1. 1- Aujourd’hui, le temps de travail moyen des salariés à temps complet est bien supérieur à 35h.
  2. 2- En faisant sauter la durée légale du temps de travail, on baisse les salaires
  3. 3- La baisse du temps de travail s'est accompagnée d'une hausse de la productivité
  4. 4- La baisse du temps de travail est un levier de création d'emploi
  5. 5- Si le patronat souhait faire travailler plus les salariés, qu’il s’attaque aux temps partiels…

1- Aujourd’hui, le temps de travail moyen des salariés à temps complet est bien supérieur à 35h.

En France, la durée moyenne hebdomadaire pour l’ensemble du salariat à temps complet est de 39,5 heures, comme l’a révélé la dernière enquête sur le temps de travail de la DARES.


Elle est donc supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 h (ou 1 600 h par an).

Entre 2003 et 2011, elle a augmenté pour toutes les catégories socioprofessionnelles : ouvriers (+2,3%), employés (+2,2%), profession intermédiaire (+4,3%), cadres (+5,8%).

Pour les cadres, l’horaire hebdomadaire est passé de 42,6 h en 2003 à 44,1 h en 2011.


Et l’horaire annuel passe pour les cadres de 1765 h (2003) à 1867 h (2011). Cette augmentation du temps de travail s’explique notamment par l’extension du forfait jour à l’ensemble des salariés introduite par les gouvernements Fillon. Ainsi, entre 2003 et 2011, le nombre de salariés en forfait jours est passé de 5 à 12,5%. Pour les seuls salariés en forfait jours l’horaire annuel est de 1 939 heures[1] !


Le travail de nuit augmente également.


3,5 millions de personnes, dont plus d’un million de femmes, travaillent régulièrement la nuit, selon la Dares[2], soit un million de plus qu’il y a 20 ans. Parmi les salariés amenés à travailler de nuit, il ne s’agit plus d’une modalité occasionnelle mais d’une organisation du travail régulière (la proportion de travailleurs nocturnes « habituels » a doublé en 20 ans).


L’intensification du travail générée notamment par les changements organisationnels incessants et un rythme de travail de plus en plus contraint est une réalité partagée par de plus en plus de salariés.


Ainsi, selon la DARES la part des salariés dont le rythme de travail est imposé par un contrôle ou un suivi informatique est passée de 25% en 2005 à 35% en 2013. Cette hausse est plus sensible pour les cadres (+12 points) et les professions intermédiaires (+13 points).

L’enjeu aujourd’hui est donc d’obtenir une effectivité de la réduction du temps de travail (en particulier pour les ingénieurs, cadres et techniciens).

2- En faisant sauter la durée légale du temps de travail, on baisse les salaires

Aujourd’hui, les employeurs disposent des souplesses nécessaires pour augmenter le temps de travail des salariés au-dessus de 35h, dans la limite de 48h par semaine ou de 44h sur une durée consécutive de 12 semaines.


Ces limites disparaissent même pour les salariés en forfait jours. Par contre, dès lors que l’on dépasse les 35h, les heures supplémentaires doivent être majorées.


En supprimant la référence aux 35h, le patronat veut obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires. 

3- La baisse du temps de travail s'est accompagnée d'une hausse de la productivité.

Selon l’INSEE, les 35h sont à l’origine de gains de productivité de 4 à 5% pour les entreprises.

Suite aux 35h, en 2004, la France se place au 2ème rang mondial pour la productivité horaire du travail (devant les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, le royaume Uni, l’Italie,…) et à 20% au-dessus de la moyenne Européenne.

4- La baisse du temps de travail est un levier de création d'emploi

Entre 1998 et 2002, la mise en place des 35 heures a permis la création d’environ 350 000 emplois supplémentaires[3]. Auxquels il faut ajouter près de 50 000 emplois indirects dans les secteurs du sport, des loisirs, et du tourisme.

« Les 35h n’ont pas eu d’impact négatif sur les coûts salariaux. Les coûts salariaux unitaires (masse salariale sur valeur ajoutée) ont baissé de 10% entre 1996 et 2002, liés aux allègements de charges et aux gains de productivité. »[4]

En ramenant la durée moyenne hebdomadaire du travail de 39,5 h (durée moyenne actuelle) à 35 h cela libèrerait l’équivalent de 2,7 millions d’emplois.

 

5- Si le patronat souhait faire travailler plus les salariés, qu’il s’attaque aux temps partiels imposés…


Le gouvernement et le patronat feraient mieux de s'attaquer aux temps partiels imposés qui explosent et concernent maintenant 18% des salarié-e-s (dont 80% de femmes !).

Les temps partiels sont aujourd’hui le 1er facteur d’inégalité salariale entre les femmes et les hommes.

Pourtant, les emplois à temps partiels bénéficient à plein des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.

Les emplois à temps partiels sont donc subventionnés par les pouvoirs publics.

***

[1] Ces chiffres tiennent compte des jours RTT supplémentaires accordés aux cadres en forfait jours

[2] DARES, 21 août 2014

[3] DARES N° 123 d’avril 2007.

[4] Martine Aubry, Alternatives économique n° 225 mai 2004.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 20:49

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Le journal de TF1 notait le 2 septembre 2014 que le prix de l’essence est 20 centimes plus élevé sur les autoroutes que dans le reste des stations-services, et que le prix de tous les produits vendus dans les stations services, de l’eau minérale aux sandwiches, est aussi bien supérieur au prix des supermarchés.

Ce qui est dommage, c’est que le reportage n’ait pas fait le parallèle avec les profits extravagants réalisés par les entreprises qui ont les concessions autoroutières; mais n'oublions pas que TF1 est une chaîne privée,... au service de ses actionnaires, les mêmes... que ceux des sociétés d'autoroutes.


Vinci, par exemple, réalise 13,9% de son chiffre d’affaire avec les concessions et 58,8% de son résultat opérationnel. En clair, les concessions affichent une rentabilité 9,4 fois supérieure à celle des contrats de construction classique, dont il n’a jamais semblé qu’ils étaient mal payés par l’État ou les collectivités territoriales. Et que penser des tunnels et autres parkings ?


De plus, cette année, grâce au CICE versé généreusement par le gouvernement aux entreprises, l’acompte sur les dividendes versées aux actionnaires de Vinci double quasiment par rapport à l’année 2013 (1€ en 2014, dont 0,45€ « à titre exceptionnel ; contre 0,55€ en 2013).

Une défaite pour la collectivité nationale

Premièrement, l’État s’est privée de la manne des péages, en privatisant, d’abord partiellement sous Jospin (2002), puis totalement sous Chirac (2006), à des conditions trop favorables aux financiers acheteurs les concessions des autoroutes.


En conséquence la collectivité nationale y a perdu triplement ; en plus d’être obligés de compenser les pertes de revenus de l’État par les impôts et les taxes, les usagers paient des prix encore plus élevés qu’avant dans les stations services et aux péages, et l’emploi s’est effondré dans le secteur autoroutier. En recoupant les différents bilans de ces sociétés, on peut, en effet, évaluer la perte d’emploi à plus de 2000 postes équivalents temps plein entre 2001 et 2011. Des suppressions qui ont porté essentiellement sur les péages et les services associés, pour un gain de masse salariale approximativement évalué à 600 millions d’euros. La majeure partie de ces emplois a été perdue par la société mère (ASF), conséquence de sa politique d’automatisation massive des péages engagée dès 2004.

Le service public des routes doit rester public.

Au moment où l'on annonce la privatisation de nouveaux kilomètres d'autoroutes (l'autoroute A75 qui relie Clermont-Ferrand au Sud de la France) dans le cadre du prétendu "Plan de Relance Autoroutier", — l’État veut se séparer de 20 tronçons en France  au profit des sociétés autoroutières privées !!! —, ce bilan désastreux devrait faire réfléchir !


Cet exemple, qui est un exemple parmi d’autres, montre combien il est totalement aberrant de privatiser, car cela revient à accorder des rentes fabuleusement juteuses à des spéculateurs, au détriment de l’ensemble des Français.


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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 20:34

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Thierry LEPAON, Secrétaire général de la CGT

 

 

La CGT ne négociera "rien" sur les seuils sociaux, que le gouvernement veut faire débattre entre syndicats et patronat (et modifier par voie d'ordonnance s'il n'y a pas d'accord !), a averti le secrétaire général de la confédération Thierry Lepaon dans un entretien dimanche à L'Opinion.


"Nous ne négocierons rien sur les seuils sociaux", qui actuellement fixent des obligations légales aux employeurs en matière de représentation des salariés, a-t-il réaffirmé.


"Il y a contradiction : d'un côté, le gouvernement prône la démocratie sociale, la négociation collective, et de l'autre il veut remettre en cause le droit à la représentation des salariés", explique-t-il. Le secrétaire général de la CGT s'interroge par ailleurs sur "le rapport entre le fait de supprimer des droits de représentation des salariés, et la création d'emplois".


"S'il fallait en trouver un, il n'y a qu'à regarder l'Allemagne: à partir de 5 salariés, on a un délégué du personnel. A partir de 10, un comité d'entreprise, et l'emploi se porte bien !", assure le dirigeant syndical.


Dans l'entretien à L'Opinion, Thierry Lepaon revient aussi sur "le séisme politique" provoqué par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon et "le changement de cap du gouvernement" dont la politique est "en contradiction avec la campagne électorale".


"Dans l'histoire de France, c'est la première fois qu'un exécutif met autant d'énergie à gâcher la confiance que le peuple lui a accordée", juge Thierry Lepaon, rappelant que "quand Hollande prend le pouvoir, le Sénat, l'Assemblée nationale, 21 régions sur 22 sont à gauche et avant les municipales, la majorité des grandes villes sont à gauche".


Thierry Lepaon a annoncé aussi que la CGT allait proposer et préparer une journée d’action mi-octobre 2014, lors du vote du budget de la Sécurité sociale.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:48

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Saisie par la Corsica Ferries (bien joué le nom en anglais, cela aurait manqué !), la cour de justice européenne vient  d’exiger le remboursement de 205 millions d’euro d’aides publiques reçues par la SNCM au moment de sa privatisation par N. Sarkosy en 2006.


Si l’on ajoute à cela la précédente tranche de remboursement exigée par l’U.E , cela porte à 440 millions d’euro le remboursement du à l’Etat par la SNCM… Déjà mise en difficulté par une privatisation en forme de dépeçage et de guerre aux syndicalistes (Où sont passées les N.G.V ?), la compagnie française se voit ainsi « suicidée » de quatre balles dans la tête tirées à bouts portants par les cerbères européens non élus, garants de la Main invisible du Marché et de la Concurrence « libre » et « non-faussée » inscrite dans le marbre des traités européens avec lesquels les différents dirigeants français asservissent leur propre pays depuis soixante ans.


Dans ce jeu de dupe l’U.E ne fait qu’avancer des pions permettant de pousser un peu plus la S.NC.M vers une liquidation ou un redressement judiciaire que l’actionnaire principal transdev (ex Veolia ex compagnie générale des eaux…le serpents des privatisations est décidemment bien long !) et Manuels Valls, l’homme des Marchés et de la Finance mondialisée appelaient de leurs vœux mais n’avaient pu obtenir face à la combativité des marins S.N.C.M.


Pourtant c’est de la continuité du territoire français et de la sécurité des passagers qu’il est question.


En effet, est-il préférable d’effectuer la traversée sur un bateau dans lequel on est accueilli par un marin sous pavillon français avec les garantis de formation et de sécurité qui vont avec ce pavillon plutôt que sur un navire à l’équipage précaire et multinational ne parlant pas la langue des passagers qu’il est censé être capable d’évacuer?


Est-il préférable de faire la traversée avec une compagnie qui bénéficie d’une délégation de service public, et d’aides publiques pour garantir la continuité territoriale, ou de traverser sur une compagnie qui n’hésite pas à poursuivre les rotations d’un bateau qui prend l’eau suite à un talonnage ? (Mega express five à la sortie de l’Ile Rousse) pour ne pas nuire à sa rentabilité.


Poser ces question c’est déjà y répondre.


Au delà de la question de ces aides publiques, c’est la question de la renationalisation de la S.N.C.M qui doit être posée. La continuité territoriale, le maintien du pavillon français et des garanties tant sociales pour les marins que de sécurité pour les passagers sont à ce prix. Alors c’est sur, soit on baisse le nez devant les exigences de la Finance et de la dérégulation dont la commission européenne est le bras armé, soit on (re)construit une compagnie de navigation qui répond aux vrais besoins de la population française, qu’elle soit corse ou continentale.


Non au diktat des pantins qui de Baroso à Valls en passant par Tucs qui chantent TINA (There is no alternative) sur tous les tons. Exigeons la renationalisation de la SNCM, et la remise à niveau de sa flotte.

 

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source: http://www.initiative-communiste.fr [04/09/2014]

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:51

Manuel Valls s’est fait huer, hier, lors de son arrivée à La Rochelle

 

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Les manifestants ont été tenus très éloignés de l’université d’été du PS, à La Rochelle. © Photo romuald augé

 

 

À croire que le Premier ministre avait envie de se faire huer. Sinon, pourquoi Manuel Valls aurait-il marché depuis la gare jusqu'à son hôtel lors de son arrivée, hier après-midi, à La Rochelle ? Ce n'était pas nécessaire. Cela revenait quasiment à faire le tour des manifestants, pourtant cantonnés loin de l'université du PS.

Un adhérent de l'association Sauvons nos entreprises a été interpellé et conduit au commissariat pour avoir voulu s'approcher du Premier ministre…

Fumigènes, bruit et fureur. CRS partout. Beaucoup de policiers en civil. Les manifestants de plusieurs organisations, comme celle qui réclame la régularisation des sans-papiers, le collectif Palestine et surtout la CGT (spectacle, cheminots, retraités…) étaient quelque 500 le matin. Beaucoup moins nombreux l'après-midi. Nombre d'entre eux avaient levé le camp, las de ne susciter qu'indifférence auprès des militants, élus et ministres quand ils passaient à proximité.

« Valls-Hollande, ça suffit ! »

Il faut dire que l'accueil réservé par quelques-uns, dès le matin, à Jérôme Guedj, ex-député (suppléant de François Lamy) et président du Conseil général de l'Essonne, n'était guère engageant. Ils lui avaient en effet expliqué que son attitude « ne servait à rien ».

Quelques militants socialistes étaient cependant dans la manifestation. C'était la première fois que la CGT organisait un tel événement à l'occasion de l'université du Parti socialiste. Avec une grande pancarte « Non à l'austérité » et de plus petites portant des slogans comme « Valls-Hollande, ça suffit, assez de cadeaux au patronat, le Medef ne fera pas la loi ». Ou cette photo d'un couteau déchirant un Code du travail et légendée « Meurtre avec préméditation ». Et un slogan sans cesse scandé : « Les jeunes dans la misère, les vieux dans la galère, on n'en veut pas ! » Grand podium, musique, distribution de tracts…

Site barricadé

Malgré tout, ce n'était qu'une manifestation périphérique en ce sens que personne n'a pu s'approcher de l'Espace Encan, où se déroulent les travaux du PS. L'université était devenue un bunker. Inaccessible : tous ceux qui n'avaient pas le droit d'entrer étaient tenus très éloignés. Au grand dam des manifestants, de ceux qui auraient voulu pouvoir parler avec des élus et aussi des commerçants du site, qui n'ont plus vu de touristes. Le site était barricadé.

La préfecture avait pris des mesures en fonction des manifestations déclarées. Un millier de personnes étaient annoncées.


Dans l'histoire de l'Université du PS, c'était une première. C'est révélateur.

 

 

 

 

source: http://www.sudouest.fr [01/09/2014]

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:28

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"Hors de question » de changer de politique, répètent Valls et Hollande, droits dans leurs bottes et repris en chœur par tous les médias aux ordres.


Le remaniement ministériel consécutif à l'éviction de Montebourg et de deux autres ministres confirme cette volonté non seulement de ne rien changer à la politique menée, malgré ses résultats catastrophiques, mais de l'aggraver.


Et ils annoncent clairement la couleur comme jamais : chasse ouverte aux droits conquis!

Objectif à marche forcée : le modèle allemand avec ses 5 millions de mini-jobs à 3 euros de l'heure!


Au menu donc, puisqu’on ne changera pas, l’accélération de la politique menée depuis 2012 qui poursuivait celle de Sarkozy-Fillon qui succédait elle-même à celles des gouvernements Fillon-Villepin-Chirac : chômage de masse, flexi-précarité, salaires en berne, étranglement des services publics, désossage de la Sécu, casse de la santé publique, des pensions, des conventions collectives, et politique étrangère de guerres impérialistes ouvertes ou dissimulées et de soutien à toutes les forces réactionnaires et coloniales du monde,….


Depuis plus de 20 ans maintenant, le peuple et les travailleurs trinquent, au nom d’une même politique euro-formatée, des mêmes « diagnostics partagés » et des mêmes problèmes qui s’aggravent à mesure qu’on prétend les résoudre : compétitivité, déficits,… Mais si les travailleurs trinquent, d’autres sablent le champagne régulièrement.


Pour les grands capitalistes et les gros actionnaires, tout ceci une vraie réussite : enrichissement fabuleux, destruction des acquis que le petit peuple avait réussi à imposer par le rapport de forces, subvention publique des profits privés, casse des cadres politiques de souveraineté populaire… Hors de question de changer vous dit-on : durant le deuxième trimestre de cette année « de crise », la rémunération des actionnaires des entreprises du CAC 40 a augmenté de 30 % avec 40,7 milliards de dollars distribués pour le seul premier semestre 2014.


Pourtant, s’ils se croient obligés de réaffirmer que le changement est « hors de question », c’est que, malgré tous les brouillages, toutes les manipulations, tous les mensonges, les pièges et les diversions, ils savent que le mécontentement bouillonne. Ils savent qu’au niveau national et international, les peuples essaient de résister comme ils peuvent au talon de fer qui les écrase. Ils savent qu’il continuera à y avoir des luttes et des espoirs de changement.


Alors comme à leur habitude en temps de crise, ils ne se contentent plus de soutenir et soudoyer ceux qui, comme à la direction de la CFDT, accompagnent et justifient les régressions par le « dialogue social entre partenaires sociaux ». Ils en sont comme dans les années 30 au soutien actif des partis d’extrême-droite (de Marine Le Pen sur toutes les ondes aux néo-nazis au pouvoir en Ukraine, en Hongrie ou dans les pays Baltes), l’UE jouant un rôle décisif dans la guerre livrée par le capital aux peuples : elle fournit la matrice de toutes les régressions sociales et organise la privation des peuples de leurs droits et de leur souveraineté (voir aujourd’hui par exemple ses négociations secrètes avec le capital nord-américain).


 

Ce système à bout de souffle, ces quelques milliers de personnes qui mettent le peuple à genoux pour leurs intérêts égoïstes, ne renonceront pas à leur pouvoir et à leurs privilèges. Pour eux, il est effectivement hors de question qu’ils changent de politique à moins qu’on leur impose… ou qu’on les démettent


Malheureusement, du côté des directions syndicales et plus largement des organisations progressistes, on ne voit ni l’analyse ni la volonté d’agir contre cette guerre de classe menée contre les travailleurs de manière conséquente.


Il faut en effet en finir avec les illusions sur le dialogue et la concertation comme sur l'Europe sociale.


Ne pouvant compter que sur eux-mêmes, les travailleurs ont besoin que leurs organisations les aident à éclairer les enjeux réels, surmontent les divisions pour travailler inlassablement à l’unité vraie en bas à l'opposé du " syndicalisme rassemblé".


En visant la construction d'un mouvement d'ensemble bloquant les contre-réformes et permettant la contre-offensive du monde du travail.


En pleine crise des années 1930, le Front Populaire sut ouvrir une parenthèse de progrès à partir de la base et de sa volonté unitaire. Certes, les conditions ont changé depuis 1936, 1945 ou 1968. Mais le moteur demeure : la lutte des classes et la nécessité de la mener consciemment. Il est nécessaire de s’inspirer de ces grandes victoires du mouvement ouvrier, pour construire le rapport de force capable de vaincre. Aujourd’hui comme hier, le peuple va devoir entrer en résistance sous peine de tout perdre. Travailleurs du public et du privé, jeunes et retraités, chômeurs et précarisés, préparons la riposte en soutenant toutes les luttes et en construisant leurs convergence dans un grand tous ensemble en même temps pour gagner.

 

Le Front Syndical de Classe

30/08/2014

 

 

source:http://www.frontsyndical-classe.org

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 20:11

Le Conseil Constitutionnel a validé en juillet la loi votée par le parlement qui protège les banques contre les recours des collectivités territoriales à propos des emprunts dits toxiques.


De nombreux départements, communes, hôpitaux avaient souscrit des emprunts présentés par les banques comme très avantageux. Leurs taux d’intérêt, faibles au début, étaient indexés sur le cours du franc suisse, ou d’autres devises. Lors de la crise financière de 2007 ces taux se sont envolés et ont représenté des charges considérables pour les collectivités. Les financiers ont appelé « toxiques » ces emprunts car intégrés dans des paquets de titres que se revendaient les banques, ils sont devenus des pièges pour ceux qui les avaient souscrits naïvement.


Le département de la Seine Saint Denis avait obtenu de la Justice l’annulation des intérêts variables car le contrat ne donnait pas le taux effectif global, ce qui est obligatoire. Beaucoup de collectivités se sont engagées dans des poursuites contre la banque Dexia grand fournisseur de ce type de crédit pour les collectivités publiques. Dexia ayant été renflouée par l’Etat, elle risquait une perte de 17 milliards d’Euros supplémentaires qui aurait été financés par l’Etat, d’où le vote d’une loi qui rend impossible ces recours en échange d’une aide de l’Etat aux collectivités de 1,5 milliards.


Selon les estimations des agences financières, ces emprunts peuvent représenter 36 milliards de pertes. L’Etat a donc rendu impossible les recours juridiques contre les banques responsables du désastre et ne voulant pas assurer la charge, oblige les collectivités à la supporter. Ce que le Conseil Constitutionnel a validé.

 

 

source: http://parti-ouvrier-independant.fr

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 18:18

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Lors du Conseil des ministres du 27 août, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, a présenté les thèmes des négociations qu’elle va engager avec les représentants syndicaux sur l’avenir de la fonction publique. Ces négociations démarreront dès le 9 septembre et se prolongeront jusqu’en mars 2015.


Les discussions tourneront autour de trois thèmes centraux : “la simplification de la gestion des ressources humaines de l’État”,“le développement de la mobilité entre fonctions publiques” et “le renforcement de l’attractivité de la fonction publique”.


Alors que les salaires des agents sont gelés depuis l’été 2010, les mécanismes d’avancement à l’ancienneté seraient revus “pour mieux reconnaître les mérites des agents”, et "les échelles de rémunération desserrées en intégrant une partie des primes dans la rémunération indiciaire”.


Serait également revues l’évolution des catégories statutaires (A, B et C) et les exigences en terme de niveau de diplôme.


La proposition de doter d’un même cadre certains métiers communs à l’Etat et aux collectivités territoriales, serait avancée. S’appuyant sur la mobilité “transfonction publique” la ministre entend ainsi “donner un même cadre aux métiers communs entre l’État et les collectivités”.


Marylise Lebranchu souhaite “mettre en place des dispositifs d’accompagnement personnalisés des agents” subissant l’impact de la réforme territoriale. Le gouvernement veut pour cela créer “une instance spécifique de dialogue social auprès du Conseil commun de la fonction publique”.


Enfin, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification a déclaré le 27 août sur Acteurs Publics TV qu’il y a "un tri à faire dans les missions de l’Etat" et s’interroge: "est ce que des choses ne doivent pas être transférées aux collectivités territoriales, aux acteurs privés, aux associations, peut être même parfois à des groupes de citoyens". Il prévoit un "séminaire interministériel décisionnel" début février.


La défense du statut général des fonctionnaires devient une question majeure.

 

 

 source: http://parti-ouvrier-independant.fr[29/08/2014]

 

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 18:38

140829-Sanofi.jpgLes salariées de Sanofi l'expriment à leur façon: l'entreprise c'est nous !

Mais, comment est-il possible d’en arriver-là  ? C’est la question que nombre de salariés sont en droit de se poser !

Deux ans après l’arrivée d’une nouvelle majorité aux élections présidentielles et législatives, le patronat applaudit debout le Premier ministre, le jour-même de la publication des catastrophiques chiffres du chômage.

Le patronat jubile.

Au même moment, dans le pays le désespoir l’emporte sur l’espoir de pouvoir vivre mieux demain, de retrouver les chemins du progrès, du développement et de l’emploi.

Pourtant le pays tout entier a envoyé des signaux très clairs lors des élections municipales et européennes. Les records d’abstentions, la démobilisation des électeurs désabusés, les votes eux-mêmes étaient des messages envoyés pour un changement des conditions de vie et de travail.

Pendant combien de temps encore le pouvoir politique va-t-il repasser les plats au patronat et aux actionnaires déjà gavés  ?

Jusqu’où vont-ils aller  ?

Pouvons-nous accepter plus longtemps une croissance nulle, le chômage de masse, le recul des droits, le manque d’embauches dans toutes les professions  ?

Comment s’en sortir  ? :

  • - Prenons nous-mêmes nos affaires en main  !
  • - Choisissons de ne pas subir mais de nous unir.
  • - Ne laissons pas le Medef diriger le pays et gagner toujours plus à chaque changement de gouvernement.

La question de la répartition des richesses dans notre pays et du contrôle des aides publiques par les salariés et leurs représentants est posée avec force. Cet argent, c’est le nôtre !

Il faut vraiment être ringard pour dire que l’entreprise ce sont les patrons et les actionnaires  !

  • > Nous produisons.
  • > Nous créons la richesse.
  • > L’entreprise, c’est aussi nous  !

Débattons entre syndiqués, militants, salariés pour ne pas baisser la tête et refuser l’inacceptable, pour nous opposer résolument à la mise en route de la machine à remonter le temps  !

Le chacun pour soi n’est pas la solution, c’est l’arme des patrons. La nôtre, c’est notre union, le syndicat pour être plus forts et gagner.

Les entreprises viennent de recevoir le versement de la première tranche du Crédit Impôt Compétitivité Emploi payé par nos impôts: à qui profite cet argent  ?

Aux actionnaires : en France, au deuxième trimestre 2014, la part des dividendes qui leur a été versée a augmenté de 30  %. Vendanges exceptionnelle pour eux, mais c’est autant qui ne va ni à l’investissement, ni à l’emploi, ni aux salaires.

Au secteur bancaire : il touchera, à terme, en année pleine, près d’1 milliard d’euros de l’enveloppe et fera preuve de la même générosité pour ses actionnaires au lieu de financer les entreprises sur le long terme.

41 milliards d’euros supplémentaires d’aides aux entreprises, en particulier avec le Pacte dit de responsabilité : joli cadeau au patronat ! Il s’ajoute aux 180 milliards déjà offerts. Pour quel résultat : + 5 % de chômeurs… Comment est-ce justifiable ?

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 17:38

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L'Union générale des ingénieurs cadres et techniciens (UGICT) de la CGT communique: Pas toutche aux 35 heures !

La déclaration provocatrice d’Emmanuel Macron, concoctée à un moment où il sait pertinemment qu’il va devenir ministre de l’Économie est dans le droit fil de l’orientation financière de baisse du prix de travail et de contre-productivité économique.


En heurtant ainsi les aspirations des salariés et singulièrement des cadres et techniciens, le ministre ne peut qu’amplifier leur démobilisation et leur désimplication dans le travail et l’entreprise.


A un moment où l’intensité du travail a explosé avec son cortège d’atteintes à la santé, de burn-out voire de suicides, toute mesure contraire à la réduction du temps de travail, dégradant encore la vie au travail, serait un acte de nouvel enfoncement dans la crise au service de la finance.

L’Ugict-CGT alerte l’ensemble de ses organisations pour :

  • > s’opposer à toute mesure régressive concernant la RTT,
  • > poursuivre les actions d’encadrement des forfaits-jours, d’obtention de décomptes-horaires en toute situation et de maîtrise des charges de travail,
  • > gagner le droit à la déconnexion pour obtenir une saine utilisation des nouveaux outils numériques et une maîtrise de l’équilibre vie professionnelle – vie privée

 

 

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Eco-social
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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consacrée au dossier Renault

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