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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 22:59

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Manifestation des employés de la CPAM de Quimper

 

 

On savait que les gouvernements de Monsieur Hollande n'avaient rien changé par rapport aux politiques précédentes, en matière de suppressions d'emplois chez les fonctionnaires. Des dizaines de milliers d'emplois ont donc été supprimés depuis son élection dans ce secteur.


On  savait aussi qu'ils n'avaient absolument rien demandé en la matière aux entreprises et aux grands groupes où l'État détient une majorité du capital ou une minorité de blogage (Orange, La Poste, EDF, la SNCF, etc.). Ces grands groupes ont donc continué à détruire massivement des emplois (Lire notre article: En un an Orange a supprimé 3751 emplois en France).


Aujourd'hui, sous prétexte d'économiser 1,2 milliard d’euros, le gouvernement Valls a demandé à l'assurance maladie de supprimer 6 % des effectifs des caisses d’assurance-maladie. Comme dans le reste de la fonction publique, et dans les entreprises, un départ à la retraite sur deux n'y sera pas remplacé d’ici à 2017. Des suppressions de postes sont également programmées dans les caisses de retraite et les Urssaf.

La convention que l’État et la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) viennent de faire valiter par le conseil d'administration de la CNAM demande donc aux caisses d’assurance-maladie de supprimer près de 4.500 emplois en quatre ans. Bel exemple de lutte pour l'emploi !

A l’Assurance-maladie, entre 2.300 et 2.500 départs à la retraite sont prévus chaque année entre 2014 et 2017, soit un total de 9.600 sur la période. Le taux de remplacement de 53 % prévu dans la convention correspond à 5.110 recrutements et 4.490 départs non remplacés. Les effectifs passeraient donc de 69.900 cette année à 66.600 à la fin du quinquennat.


En fait l’Assurance-maladie supprime régulièrement des postes depuis des années grâce à des gains de productivité réguliers dont le personnel ne bénéficie aucunement: l'intégralité des gains de productivité sont absorbés par la gestion, au bénéfice de la finance.

  • > La dématérialisation des feuilles de soins, avec la carte Vitale, a permis de réduire le nombre de salariés affecté au traitement des documents, et ceux qui restent ont vu leurs conditions de travail se dégrader.
  • > De plus en plus de démarches sont désormais orientée vers le téléphone ou Internet, ce qui dégrade la relation avec les usagers, car les usagers subissent le désagrément de la généralisation de l'accueil robotisé: "tapez 1", "tapez 2".
  • > L'industrialisation des processus, et la spécialisation des sites géographiques provoque de la souffrance au travail, à l'image des restructurations chez Orange (ex-France Telecom); cela provoque aussi la dégradation de la relation avec les usagers (relation "client") dont les dossiers ne sont plus suivis par la même personne.

> Résultat, depuis 2005, les effectifs ont fondu de 12 %. 

  • > D’ici à 2017, les caisses devront mettre en œuvre le tiers payant généralisé chez le médecin dans une logique de suppression d'emplois, qui dispensera les patients de l’avance des frais lors des consultations.
  • > La CNAM pilotera également le déploiement du dossier médical partagé, dans une logique de suppression d'emplois, qui permettra de centraliser toutes les informations médicales des assurés.

Mais rassurez-vous, "question communication", les ministres vont continuer à se lamenter sur la hausse du chômage, et vous assurer la "main sur le coeur" (et "droit dans les yeux") que cette question est leur priorité,... alors qu'ils font le contraire.

Dans cette affaire, le gouvernement vise des économies de l'ordre 1,2 milliard d’euros dans l’ensemble des branches de la protection sociale d’ici à la fin du quinquennat, au seul bénéfice du patronat.


Les suppressions de postes annoncées passent très mal auprès des salariés, si bien que le 31 juillet 2014, si les texte a été validé par quinze administrateurs (dont les patrons:  Medef et la CGPME),  treize ont voté contre (dont la CGT, FO, la CFE-CGC) et sept se sont abstenus (dont la CFDT et la CFTC).

 

 

source: http://www.cgt-dieppe.fr/

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 22:50
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 21:50

140814-res-telecom.jpgLe secteur des télécommunica-cations illustre à lui seul le fonctionnement du libéralisme : alors que le volume d’activité a explosé (voix, data...) et que les nouveaux produits (tablette, Smartphone) inondent le marché, les entreprises du secteur suppriment des milliers d’emplois.

Sur un an, dans le monde, Orange a supprimé 6426 emplois (en ETP = "Équivalents Temps Pleins", en "Novlangue") dont 3751 en France, 1897 en Pologne et 779 dans les autres pays, révèle la CGT FAPT. Pourtant Orange (ex-France Telecom) est l'une des entreprise les plus rentables.


Au 1er trimestre 2014, le chiffre d’affaires d'Orange a été de 19,6 Milliards d'€, et son nombre de clients s'est accru... mais la direction du groupe agite le spectre de la concurrence féroce pour justifier les suppressions d’emplois.


Sur l’exercice 2013 Orange aura reversé 2 Milliards d'€ de dividendes à ses actionnaires (un tiers est allé à Bercy), et s’apprête à en verser 546 Millions d'€ de dividendes nouveaux le 9 décembre 2014, soit plus de la moitié du résultat net du 1er semestre.


Cet argent n’ira donc ni à la consommation, ni à la croissance, ni à la modernisation du réseau numérique qui est en panne, ni à l'emploi qui est parait-il une "priorité", mais majoritairement à la spéculation qui est pourtant responsable des crises financières et de la dette des États.

Les habitants des zones en panne de modernisation numérique, et souffrant de "bas-débit" Internet — comme la commune du président de l'Agglo de Dieppe, Hautot-sur-mer, ou les quartiers du Vieux -Neuville et du Val Druel à Dieppe — devront encore attendre pour entrer dans le 21e siècle. (Rappelons qu'en frontière de Varengeville-sur-mer, les habitants d'Hautot-sur-Mer n'ont accès ni à l'ADSL, ni à la 3G Orange; ils ne peuvent encore utiliser que le modem 56 bauds sur la ligne téléphonique... et tout le monde s'en fout !)


La régulation actuelle du secteur des télécoms, entièrement au service des marchés et de la concurrence, a montré sa nocivité, en provoquant une inégalité croissante dans l'aménagement du territoire et l'accès au numérique.


Il est temps, comme le propose la CGT, de se poser la question d'une réappropriation publique des activités de télécommunications et d'une autre régulation au service du droit à la communication pour tous, pour relancer l'emploi et la modernisation numérique dont notre pays a besoin.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 21:34

140811-conseil_constitutionnel-copie-1.jpg

 

 

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer ce mercredi l’allègement dégressif des cotisations sociales salariées inscrites dans le PLRFSS (pacte dit de solidarité). Les Juges ont estimé que la mesure créait une inégalité de traitement entre les assurés sociaux, car le droit à prestation sociale retraite et maladie aurait été équivalent entre les assurés sociaux alors même que leurs efforts contributifs auraient été différents.


Cette décision met un coup d’arrêt à la stratégie gouvernementale d’augmentation du pouvoir d’achat des salariés les plus modestes par un allègement des cotisations sociales. L’UFAL avait cependant rappelé dans un article précédent que l’allègement de cotisations salariales constituait une mesure d’augmentation en trompe-l’œil du pouvoir d’achat des salariés qui se serait traduite par une fiscalisation accrue du financement de la Sécurité sociale et donc, en définitive par une augmentation des impôts pour compenser le manque à gagner.


La décision du Conseil Constitutionnel ne change toutefois rien au problème de fond, car l’enjeu principal du pacte de responsabilité de F. Hollande porte sur l’allègement massif des cotisations patronales qui financent la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises.


La décision des Sages a néanmoins le mérite de rappeler que la cotisation sociale n’a pas du tout la même nature que l’impôt. Contrairement à ce dernier, elle constitue en effet le fait générateur d’une ouverture d’un droit à des prestations sociales contributives : droit à retraite et droit à l’assurance maladie.


Cette décision comporte néanmoins deux faiblesses de taille.


Premièrement, le Conseil Constitutionnel ne semble reconnaître un caractère contributif qu’aux seules cotisations salariales (versées par le salarié) alors même qu’il existe d’ores et déjà une inégalité de traitement considérable entre salariés en termes de versement de cotisations patronales pourtant identiquement adossées à leur salaire, bien qu’acquittées par l’employeur. Rappelons qu’il existe actuellement une exonération généralisée sur les bas salaires dégressive jusqu’à 1,6 SMIC, soit l’équivalent de 30 milliards d’euros de prestations sociales. Or, l’UFAL n’a de cesse de répéter que l’ensemble des cotisations sociales, qu’elles soient salariales ou patronales ont la même valeur de salaire indirect pour les travailleurs à qui elles confèrent un droit inaliénable à des prestations sociales.


Deuxième faiblesse et pas la moindre, en faisant reposer sa décision sur la seule notion d’égalité contributive, le Conseil Constitutionnel emboîte le pas des idéologues néo-libéraux de stricte contrepartie individuelle entre cotisation sociale et ouverture d’un droit à prestation sociale. Or, cette analyse est contraire à la philosophie même du droit de la Sécurité sociale qui a historiquement mis en œuvre un double mouvement d’extension du caractère contributif de la cotisation sociale.


A la famille d’une part, car les ayants droit d’un assuré social bénéficient de l’assurance maladie au même titre que l’assuré social lui même. La pension de réversion au conjoint survivant opère le même mouvement d’extension familiale des pensions de retraite.


D’autre part, la cotisation sociale est indissociable d’un mouvement de socialisation (ou d’universalisation) de l’ouverture des droits sociaux à l’ensemble de la population, lui conférant une dimension de salaire socialisé. Ainsi, les allocations familiales encore financées majoritairement par la cotisation sociale sont accordées à l’ensemble des familles de 2 enfants et plus. Citons également l’affiliation dérogatoire à l’assurance maladie sur critère de résidence via la CMU de base pour les assurés sociaux les plus modestes qui ne cotisent pas directement à la Sécurité sociale.


Cette décision vise par conséquent à rigidifier la frontière entre les prestations sociales dites contributives financées par la cotisation sociale (retraites, prestations en espèce de l’assurance maladie ou AT/MP, les allocations de chômage) et les prestations dites universelles (allocations familiales, prestations en nature de l’assurance maladie) qui ont vocation, selon cette logique, à n’être plus financées que par l’impôt. Les premières tendent désormais à n’être versées qu’au seul travailleur inscrit à titre personnel dans une situation d’emploi salarié. Les secondes sortent en revanche de l’orbite du salaire et ressortissent du champ de la solidarité nationale et de l’impôt redistributif.


 

Olivier NOBILE

 

source: http://www.ufal.org/sante-protection-sociale [11/08/2014]

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 10:18

Communiqué commun

Union Départementale CGT-Paris, Union Locale CGT du 18ème ,

Syndicat CGT BNP

 

 

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Alain POJOLAT militant CGT, mais aussi politique, qui avait déposé au nom de l’ensemble des organisateurs la déclaration en Préfecture des manifestations de soutien au peuple palestinien qui ont finalement été interdites, a été convoqué pour se voir notifier sa mise en examen et devrait comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre 2014.

 

L'UD CGT Paris a déjà désapprouvé la décision prise par les autorités françaises d'interdire certaines manifestations de solidarité avec le peuple palestinien.

Il faut remonter à la fin de la guerre d’Algérie pour retrouver de telles interdictions.

Le droit de manifester fait partie des libertés démocratiques. La France est le seul pays  où ces manifestations ont été interdites.

 

Au moment où la population de Gaza, toujours frappée par le blocus imposé par l'Etat d'Israël subit un véritable déluge de bombes, qui a fait plus  de 2000 morts, des milliers de blessés, dans leur immense majorité civils, et 250 000 sans abri et déplacés, il est inacceptable que le gouvernement nous prive du droit de dénoncer ces massacres dans la rue. Par cette interdiction provocatrice, il est le premier responsable des incidents. Incidents qui ont d’ailleurs été déformés et démesurément grossis, avec la complicité des médias, pour tenter de justifier cette atteinte aux libertés élémentaires.

 

Dans le même temps, ces autorités n'ont eu aucune volonté de prendre la moindre initiative politique répondant à la gravité du drame qui se déroule à Gaza comme la dénonciation des violences perpétrées contres les civils, soutenir les droits du peuple palestinien et mobiliser la communauté internationale en faveur de la paix. 

 

En s'en  prenant à un militant qu'il soit syndical  ou politique, mais aussi à de simples manifestants, le pouvoir continue à entretenir l'amalgame qui a été fait entre certains "casseurs" et ceux qui souhaitent simplement manifester de façon pacifique leur soutien à la cause du peuple palestinien.

Le pouvoir tente une nouvelle fois de criminaliser le mouvement de solidarité et  continue d'affirmer ainsi  son soutien à la politique criminelle de l'Etat d'Israël.


Manifester, n'en déplaise au gouvernement est un droit constitutionnel garanti par la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont la France est signataire. 

Pour la CGT cette nouvelle atteinte au droit de manifester et de pouvoir exprimer librement sa solidarité avec le peuple palestinien massacré par l'Etat d'Israël est inadmissible.


La CGT Paris, l'UL CGT du 18ème et le syndicat BNP expriment toute leur solidarité à Alain POJOLAT et s'associeront aux différentes initiatives qui iront dans ce sens. 

Elles appellent d'ores et déjà  à signer massivement la pétition de soutien à notre camarade Alain POJOLAT et exigent qu'il soit relaxé. 

 

POUR SIGNER LA PETITION EN LIGNE-CLIQUER CI-DESSOUS

 

http://www.petitions24.net/nous

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 10:46


140818-LT-GAD.jpgPour les quelque 1.000 salariés de Josselin demeure l'espoir qu'aboutissent les négociations

engagées récemment avec SVA Vitré.

 

Fermer l'usine de Lampaul-Guimiliau (29) n'aura pas suffi. La direction de Gad SAS envisage désormais une liquidation judiciaire de son abattoir de porcs de Josselin (56). Les salariés, qui ont manifesté, hier, à Lorient, espèrent que le salut viendra d'Intermarché et de son projet de reprise.


Un peu pris de court par l'annonce-choc de leur direction lors du comité central d'entreprise (CCE) de mercredi dernier, les salariés de Josselin ont organisé, dans l'urgence, hier, à l'appel de la CFDT, une manifestation à Lorient.


Ils ont voulu profiter de la caisse de résonance du Festival interceltique de Lorient pour alerter la population et exprimer toute leur inquiétude. « Nous voulons alerter tous les gens qui peuvent avoir une influence dans ce dossier », a indiqué Patrick Piguel, représentant CFDT, alors qu'environ 200 salariés ont défilé dans les rues de la ville en fête, derrière une banderole intitulée, non sans humour « Le bas Gad de Josselin ».

Des problèmes de trésorerie

C'est donc à l'occasion d'un CCE extraordinaire, mercredi dernier, que la direction a informé les représentants du personnel de son intention de solliciter le tribunal de commerce de Rennes pour l'arrêt du plan de redressement en cours et l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire. « La direction nous a présenté un projet de requête où il est dit que l'entreprise ne peut pas faire face aux objectifs du plan de continuation », a expliqué Patrick Piguel.


Les problèmes de trésorerie de la filiale de la coopérative Cecab ne sont pas nouveaux. À cela s'ajoute l'embargo russe en cours depuis le mois de février et qui risque de s'aggraver en raison des récentes décisions de Vladimir Poutine. Sans compter, enfin, les difficultés de la filière porcine liées à une baisse de la production et à la compétitivité allemande.
Selon les salariés morbihannais, le fait qu'une grande partie des équipes commerciales a quitté l'entreprise, refusant une mutation de Lampaul vers Josselin, n'a pas arrangé non plus les affaires de la société.


Patrick Piguel ajoute qu'à court terme, l'entreprise faisait face au remboursement d'une échéance d'une dette s'élevant à 4,5 millions d'euros à payer le 10 octobre.

L'espoir d'une reprise par Intermarché

Pour les quelque 1.000 salariés de Josselin demeure cependant l'espoir qu'aboutissent les négociations engagées récemment avec SVA Vitré, la filiale du groupe Intermarché. C'est le seul acteur, à ce jour, à s'être manifesté pour la reprise de l'abattoir. Selon la CFDT, les négociations seraient toujours en cours. « Mais nous serons vraiment rassurés quand il y aura une offre écrite », insiste Annick Le Guével, déléguée.

 
Le dossier de liquidation judiciaire devrait être déposé au tribunal de commerce, fin août-début septembre. Deux options sont possibles : soit la juridiction rennaise se prononce pour une liquidation judiciaire immédiate, ce qui constituerait un drame pour les salariés, ou alors elle prononce la liquidation avec continuité de l'activité pendant deux mois, si un repreneur a déposé un dossier de reprise. « Mais il faudra aussi que la Cecab puisse assurer la trésorerie », notent les représentants syndicaux. Cette liquidation devrait permettre, en tout cas, à l'éventuel repreneur d'acquérir les actifs de la société sans en assumer le passif.


Pour Patrick Piguel, quoi qu'il en soit, « il est nécessaire qu'Intermarché sorte du bois au plus vite ». Car, dit-il, « le temps joue contre nous ». Une nouvelle réunion du CCE est prévue le 22 août.


En complément

 

 

Paroles de manifestants

« Montrer qu'on est là »
Aurélie, 30 ans, de La Chapelle-Caro, a 11 ans d'ancienneté chez Gad Josselin (découpe). « Je suis là pour manifester et essayer de garder nos emplois. On nous a annoncé que notre entreprise allait fermer fin août. C'est pour ça qu'on est venu à Lorient, pour montrer qu'on est là. Évidemment, comme tout le monde, on est inquiet, on a des enfants, une maison à rembourser. Ça fait un moment qu'on se doutait de l'issue mais pas à ce point-là. Et pourtant, les salariés ont toujours été présents, on a toujours fait ce qu'on nous demandait ».

« On attendait notre tour »
Nathalie, 38 ans, de Mauron, 16 ans d'ancienneté chez Gad Josselin (découpe) : « La crainte qu'on a, c'est que tout finisse à la fin de l'été. On se plaît ici. Je n'ai jamais été déçue par l'entreprise. Mais, comme mes collègues, je commence à avoir la trouille. Du coup, ça donne envie de baisser les bras, de décrocher. On se doutait que ça allait être notre tour. Ils n'auraient jamais dû monter les salariés de Josselin contre ceux de Lampaul. On est quand même tous dans la même galère. Aujourd'hui, on préfère se dire que tout est fini plutôt que d'y croire encore... ».

« Il nous faut un repreneur »
Pascal, 46 ans, de Ploërmel, salarié de Gad Josselin depuis 24 ans : « Nous sommes ici pour réveiller la population et les acteurs de la filière agroalimentaire. On a tous la trouille : être licencié comme une vieille chaussette, sans même un merci, au bout de 24 ans, c'est dur à digérer. L'avenir s'annonce assez gris. La stratégie du groupe a été très mauvaise. Il fallait trouver des débouchés. Il faut que la filière et notre gouvernement se bougent un peu. Le problème, c'est qu'on est livré à notre sort. On attend un repreneur ».

« Mauvaise gestion de nos dirigeants »
Didier, 45 ans, 22 ans d'ancienneté (conditionnement) : « Ce n'est pas la première fois qu'on se fait avoir mais, aujourd'hui, les choses se présentent plutôt mal. La faute à nos dirigeants et à leur mauvaise gestion. Après Lampaul, ça va être notre tour. On s'est quand même pris une bonne claque dans la figure quand on nous a annoncé la probable liquidation judiciaire de notre boîte. Une chose est sûre : elle va fermer et un repreneur va se présenter quand tout sera à zéro : il y aura du monde à attendre à la porte. Le problème est de savoir combien de salariés seront repris ».

 

« Chronique d'une mort annoncée »

Jean-Marc Detivelle, délégué FO du site Gad de Lampaul-Guimiliau : « C'est le scénario banal d'une chronique d'une mort annoncée. C'est certes triste pour les gars de Josselin mais c'est ce qui leur pendait au nez. Je ne pense pas qu'ils soient surpris ». (Photo d'archives Le Télégramme)

 

Frédérique Le GALL

 

 

source: letelegramme.fr

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 19:56

 

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200 salariés de l'usine Gad à Josselin (56), à l'appel de la CFDT, ont manifesté ce samedi à Lorient sur le site du FIL. L'objectif? Alerter les pouvoir publics, les politiques, les acteurs de la filière agroalimentaire ainsi que l'ensemble de la population, sur l'ouverture probable d'une procédure de liquidation judiciaire de l'entreprise

 

 

 

 

 


 

 

 

 

source: letelegramme.fr

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 12:02

L'entreprise Gad avait été placée en redressement judiciaire en février 2013. En octobre, le tribunal de commerce de Rennes avait validé son plan de continuation, entérinant la suppression de plus de 800 emplois.

140809-FTVINFO-Gad.jpg

 

 

Liquidation judiciaire en vue pour l'abattoir Gad de Josselin, dans le Morbihan. La direction de l'abattoir, qui emploie quelque 1 000 salariés, a annoncé son intention d'ouvrir une procédure de liquidation judiciaire lors d'un comité central d'entreprise (CCE), a indiqué samedi 9 août la CFDT dans un communiqué.

Négociations en cours avec Intermarché

"Lors d'un CCE extraordinaire le mercredi 6 août, la direction de la SAS GAD Josselin a informé les représentants du personnel de son intention de solliciter du tribunal de commerce l'arrêt du plan de redressement en cours et l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire", précise le communiqué de la CFDT.

 

Selon le syndicat, des négociations sont toujours en cours avec Intermarché pour la reprise de l'abattoir. L'entreprise Gad avait été placée en redressement judiciaire en février 2013. En octobre dernier, le tribunal de commerce de Rennes avait validé son plan de continuation, entérinant la suppression de plus de 800 emplois.

 

source: francetvinfo.fr

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 10:42

140808-CGT-Marins-GO.jpgCommuniqué

du Syndicat CGT des marins du grand Ouest

 

Par la présente, le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest est un peu choqué d’apprendre que lors du Comité d’Entreprise Extraordinaire de l’Association pour la Gestion des Institutions Sociales Maritimes (AGISM) que l’analyse des comptes est refusée par le Président, sous prétexte que la demande aurait été mal formulée sur l’Ordre du jour….


Depuis quelques mois, les Hôtels Restaurants des Gens de Mer rencontrent des difficultés et le naufrage est certain si le Ministère des Transports et de la Mer, les Affaires Maritimes et l’Etablissement National des Invalides de la Marines (ENIM) n’assument pas « plus » leurs responsabilités.


La situation des Hôtels Restaurants des Gens de Mer et l’abandon de ces derniers par les Affaires Maritimes et l’ENIM nous a paru suffisamment grave pour que nous suggérions aux membres du Comité d’Entreprise d’organiser un CE Extraordinaire afin d’obtenir un audit sur la situation de l’AGISM.


Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest est choqué par le comportement les dirigeants de l’AGISM, qui dès que la demande d’audit a été simplement énoncée, le Président a menacé de déposer le bilan. Drôle de respect des textes en vigueur, drôle de comportement pour une association qui emploie 120 salariés, drôle de comportement pour un Président qui sort de l’Administration, drôle de comportement pour une Association qui refuse systématiquement le dialogue aux représentants des personnels.


Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest dénonce la décision unilatérale qui se profile et que nous n’acceptons « ni n’accepterons » pas, car inacceptable pour les 120 salariés de l’AGISM.


Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest en relation avec le Secrétaire du Comité d’Entreprise de l’AGISM et de plusieurs salariés de l’association réitère son soutien aux personnels. Nous demandons un vrai fonctionnement et une réelle reconnaissance du Comité d’Entreprise, ce refus de laisser expertiser les comptes de l’AGISM est un délit d’entrave que nous contestons et que nous dénonçons par ce communiqué.


Jean-Paul HELLEQUIN
Secrétaire Général Adjoint et Porte parole

 

source:link

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 08:29

140808-FNIC-CGT-FSM.jpgLa délégation française de la FNIC-CGT visite le Bureau Central de la FSM

 
11 juillet 2014

 

Afin de promouvoir et de formaliser les relations étroites de la FSM et FNIC-CGT, une délégation de haut niveau de l’Union française des industries chimiques a visité les bureaux centraux de la FSM à Athènes le 10 Juillet et a tenu une réunion officielle avec les dirigeants de la FSM.


Le Frère Carlos Moreira, Secrétaire général accompagné par Yves Peyrard et Emmanuel Lepine, secrétaires fédéraux ont rencontré le Secrétaire Général de la FSM George Mavrikos, le Secrétaire général adjoint Valentin Pacho, Mohammed Iqnaibi, représentant GUPW à la FSM et Apostolos Sotiropoulos, représentant de la FSM à l’UNESCO.


Dans un esprit fraternel les deux parties ont discuté et sont engagés dans la promotion de la coopération et les activités communes à l’échelon sectoriel et international, en particulier dans le domaine de la santé et de la sécurité.

 

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Une délégation du secrétariat de la FNIC-CGT, composée Carlos Moreira, Secrétaire général de la fédération et de deux secrétaires fédéraux Yves Peyrard et Emmanuel Lepine, a officiellement rencontré le 10 juillet 2014 à Athènes les dirigeants de la FSM, en particulier son Secrétaire Général, Georges Mavrikos, le Secrétaire général adjoint Valentin Pacho, Mohammed Iqnaibi, le représentant du syndicat palestinien GUPW à la FSM et Apostolos Sotiropoulos, le représentant de la FSM à l'UNESCO.

 

Selon le site de la FSM : "Dans un esprit fraternel les deux parties ont discuté et sont engagés dans la promotion de la coopération et les activités communes à l'échelon sectoriel et international, en particulier dans le domaine de la santé et de la sécurité."

 140808-FNIC-CGT-FSM-2.jpg

 

 

Le syndicat CGT des cheminots de Versailles, fier membre de la FSM, se félicite de la réussite de ce processus d'adhésion d'une grande fédération de la CGT, qui sera susceptible de reposer le débat sur nos orientations internationales : plus que jamais, il faut rompre avec le syndicalisme de collaboration de la classe incarné par la CES et la CSI et renouer avec nos traditions historiques du syndicalisme de lutte de classe et de masse, incarnée par la FSM au niveau international, qui ont fait notre force et la puissance de notre syndicalisme CGT.

 

source: El Diablo

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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

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