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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:27

140624-fsc-logo.jpgAvant même la fin du conflit des cheminots* une campagne médiatique se développe pour accréditer l’idée que la grève aurait été fortement impopulaire et que la CGT pour avoir soutenu ce mouvement et celui des intermittents sortirait perdante.


Tandis que Pepy, le gouvernement et la CFDT sortiraient gagnants.Il s’agit là d’une entreprise d’intoxication dont le sondage du Parisien est un instrument.


Comment par exemple la CFDT et ses dirigeants qui se sont révélés encore plus brutalement qu’auparavant comme les porte-voix du MEDEF et de l’exécutif, qui ont osé reprendre les accusations de droite de « prise en otage des usagers » pourraient sortir renforcés suite à ce comportement auprès des salariés ? Quand on sait que leurs comportements antérieurs ont provoqué la quasi disparition de leur influence à la SNCF !


Comment par exemple prétendre que l’exécutif sort renforcé de cette confrontation en avançant l’idée que les Français seraient d’accord avec les réformes, alors que, par deux fois, il vient d’être sévèrement sanctionné par les classes populaires, précisément pour sa politique ?


En réalité il s’agit d’une campagne afin de peser sur le débat interne à la CGT pour accréditer l’idée qu’une attitude de lutte résolue contre le pouvoir socialiste, contre les entreprises de démantèlement des services publics sous la férule de l’Union européenne serait préjudiciable à la CGT.


Car, pour ce qui concerne la CGT, il y a bien eu d’un côté des bases combatives, une fédération pleinement engagée dans le combat pour empêcher l’adoption d’une loi de liquidation du service public du rail en faveur des intérêts privés au moyen de l’ouverture à la concurrence.


Et de l’autre, une tentative d’enfumage aux moyens d’amendements pour donner le sentiment d’une prise en compte de revendications des cheminots, MAIS cela sur la base d’une acceptation de la réforme.


Une tentative d’enfumage dans laquelle le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon a bel et bien été pleinement engagé.


L’action courageuse des cheminots constitue un premier et important moment de l’affrontement de classe avec la politique du gouvernement socialiste et les objectifs de l’Union européenne.


Elle constitue un exemple pour tous les travailleurs de la voie dans laquelle il convient de s’engager.


Et c’est la peur de cet engagement dans le TOUS ENSEMBLE dans lequel la CGT jouerait un rôle moteur qui explique ces campagnes mensongères contre les grévistes et contre la CGT.

Ne nous laissons donc pas impressionner par ces campagnes et comme y appelle le congrès de l’union départementale des Hauts de Seine, tenu en plein conflit des cheminots « préparons la confrontation sociale » pour bloquer les contre-réformes du pouvoir !


Et, les millions d’usagers qui, au quotidien, subissent les effets pénalisants des dysfonctionnements d’une entreprise qu’on prive des moyens nécessaires, auront la lucidité de ne pas se laisser prendre dans le piège visant à discréditer les cheminots qui se sont levés pour défendre le service public contre des dirigeants qui de fait sont les saboteurs de l’entreprise.



Le Front Syndical de Classe

23 juin 2014

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Eco-social
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:02

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Jeudi 19 juin 2014 – 12 heures – Les assemblées générales des cheminots ont décidé la reconduite de la grève demain vendredi 20 juin, continuant d’interpeller les députés pour qu’ils ne votent pas la loi exigée par Bruxelles, qui vise à ouvrir le "marché ferroviaire" à la concurrence du privé.

 

Le ministère de l’intérieur faisait fermer jeudi matin les stations de métro voisinant l’Assemblée nationale.

 

Le 18 juin, le Front de gauche avait fait voter un amendement accepté par le gouvernement visant à rajouter un Etablissement public industriel et commercial (EPIC) "chapeau" (censé représenter l’unité de la SNCF) au dessus des trois EPIC prévus par le projet de loi – en lieu et place de la Société Nationale des Chemins de Fer.

 

À Paris les cheminots ont manifesté à plusieurs milliers derrière les banderoles de leurs assemblées générales, centre par centre, et derrière les banderoles générales des union régionales CGT, FO et SUD d’Ile de France affichant un grand "non au pacte d’austérité."

 

source : POI

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 21:05

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Le projet de ferme-usine des Milles-Vaches en Picardie, conçu par un entrepreneur du BTP, continue de diviser. Fermement opposée à ce modèle agro-industriel, Dominique Henry, institutrice et agricultrice à la retraite, a participé le 28 mai aux côtés d’une soixantaine de paysans et de militants, à une action de démontage de la salle de traite. Interpellée, elle a passé plus de 48h en garde à vue et sera jugée, ainsi que quatre autres paysans, le 1er juillet prochain pour dégradation et vol en réunion. Elle témoigne des conditions de sa détention et de ses motivations demeurées intactes. « On est tous citoyens du monde et responsables ! »


Quand j’ai entendu parler de cette action à l’usine des 1000 vaches, je n’ai pas hésité. Cet endroit où 1000 vaches et 750 veaux et génisses seront enfermés en permanence me donne la nausée. Le projet imaginé par M. Ramery (entrepreneur en BTP déjà patron de 3 500 salariés) prévoit de produire de l’électricité à partir d’un immense méthaniseur alimenté par le lisier, le fumier, des résidus de céréales et autres végétaux. Le méthane libéré par la fermentation alimente un générateur électrique d’une puissance équivalente à 25 éoliennes. Le courant sera racheté par EDF. Encouragé par les primes, le méthane agricole est un nouvel agro-business. Le lait n’est qu’un sous-produit du lisier, du lait « low cost », vendu à moins 20 % du prix du marché.

 

Un projet démesuré, aux conséquences environnementales et sociales inadmissibles, pour le profit d’une seule personne (M. Ramery fait partie des 350 personnes les plus riches de France). Antidémocratique. Le maire de Drucat, le village concerné, est contre ; les villageois ont monté une association pour défendre leur cadre de vie (Novissen). Les villageois ne peuvent se faire entendre ; les agriculteurs, prônant une agriculture paysanne créatrice d’emplois et fournissant des produits de qualité, sont mis au rebut. Il est temps de provoquer un débat public sur l’orientation de l’agriculture dans notre pays.

Démonter, dévisser, déboulonner, ne rien casser

Mercredi 28 mai au petit matin, nous sommes une soixantaine motivés à nous approcher des immenses bâtiments. Démonter, dévisser, déboulonner, ne rien casser bien sûr. Tout reste sur place sauf une partie du matériel qui doit être remis à Stéphane Le Foll qui déjeune le jour même à la Villette (Paris) avec Ségolène Royal. Un groupe part assez rapidement dans ce but. Un ouvrier arrive, agressif. Bien sûr, c’est son outil de travail. Certains essaient en vain de discuter.

 

Les journalistes arrivent, plusieurs d’entre nous sont interviewés. Les forces de l’ordre ne tardent pas et vont directement vers quatre personnes pour relever leur identité. Tous les militants présents s’étonnent et donnent leur carte d’identité, pour cette action revendiquée collectivement. Dès que tous les journalistes attendus sont venus, nous décidons de lever le camp.

 

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En arrivant aux véhicules, on aperçoit les fourgons qui déchargent les CRS. J’ai à peine le temps de comprendre qu’ils sont sur moi pour m’embarquer. Des militants s’interposent, montrent leurs outils, demandent à être arrêtés mais rien n’y fait. Je me retrouve embarquée avec trois gendarmes dans un fourgon qui roule à vive allure vers Hallencourt.

 

Le temps est suspendu.

 

9H30. Je suis placée en garde à vue. Interrogatoire : qu’est-ce que je faisais là ? Dans quel but ? Comment ? Etc, etc... Une seule réponse : le silence ! L’adjudant tape plein de choses sur son ordi, me réinterroge, retape... Vu mon refus de répondre, les questions se font plus rares.

 

12H. Je demande si j’ai le droit de manger, ce n’est visiblement pas prévu, j’ai quand même droit à une barquette réchauffée d’une bouillie indéfinissable. Pour les toilettes je suis accompagnée, porte ouverte, super !

 

13H. Transfert à Abbeville à un train d’enfer avec 3 gendarmes. J’aperçois quelques manifestants à l’arrivée de la gendarmerie, ça réchauffe le cœur. Je ne sais pas combien ont été arrêtés. L’interrogatoire recommence. On me dit que si je ne dis rien la garde à vue va durer. On me laisse mon sac pour l’instant, je peux dessiner entre les questions. Je peux voir mon avocat. Il m’explique que la garde à vue peut durer 24h. Je commence à comprendre que je dois m’armer de patience.

 

18H. On m’emmène à une confrontation avec un ouvrier du site qui a photographié quatre personnes en action. C’est comme ça qu’ils ont choisi.

 

19H30. Convocation devant le substitut du procureur qui me reproche dégradation et vol en réunion. Ma garde à vue est prolongée jusqu’à 9h30 le jeudi. On me transfère à Hallencourt pour la nuit. On m’ouvre la porte d’un « cachot » (comment appeler ça autrement ?) où je réalise que je vais devoir passer la nuit. Un sommier en béton, un « matelas » en plastique de 5 cm d’épaisseur, des couvertures de l’armée, un trou au fond pour les besoins (sans chasse d’eau). On me retire toutes mes affaires. On m’explique que je pourrais me suicider ; j’ai beau expliquer que je ne suis pas du tout suicidaire, que j’ai 4 enfants et 6 petits-enfants, rien n’y fait.

 

Quand la lourde porte se referme sur moi (combien de verrous ? 4 au moins) je suis sous le choc.

 

Je ressens une telle inhumanité. J’aime écrire, lire, mais on ne me laisse rien. Je suis face à quatre murs sales et à un trou. J’ai quelques instants le sentiment que je ne suis plus rien. Il ne s’agit pas seulement de privation de liberté, c’est autre chose ; dans quel but agissent-ils ainsi ? Je pleure un bon coup puis je m’organise pour gérer mon temps : quelques mouvements de yoga pour que ce temps se déroule au mieux. Je réussis à dormir. Le lendemain matin je demande à faire ma toilette ; ce n’est visiblement pas prévu non plus, on me trouve deux lingettes minuscules. Pas d’eau.

 

Jeudi 29 mai 

 
9h. Retransfert à Abbeville. Je comprends que la garde à vue est prolongée de 24h. Je suis blasée. Mais les manifestants sont là, je les entends et je les aperçois même par la fenêtre, ça fait vraiment chaud au cœur. Ils ne désarment pas. Je vois sur les journaux laissés sur le bureau que le porte-parole de la Conf a été arrêté en revenant pour nous soutenir (j’apprendrai plus tard comment il a été plaqué au sol par les gardes du corps de M. Le Foll et la violence de son arrestation). Les médias sont bien présents. Entre les questions je dessine : notre ferme, les champs, les vaches, chacune avec son nom et son caractère. Les militants me font porter des sandwichs, trop bien.

 

Puis c’est la douche froide : ils parlent de me remettre en cellule d’isolement. Je me jette sur la fenêtre et je hurle qu’on va m’enfermer. Les potes en-dessous font le bazar. Ils me ramènent dans ce cachot, je vois les militants postés à la grille. Courage ! 4 heures dans ce cachot, avec rien, enfermée par 2 gendarmes qui ont l’âge de mes enfants. On ne me laisse pas un gobelet d’eau sous prétexte que je pourrais le découper et l’avaler... ? Ils disent qu’ils ne sont pas psychologues, dommage. Je vais chanter, ma France de Ferrat, des chansons d’amour et de lutte, ça résonne pas si mal ; le temps passe.

 

Retransfert. Je demande à voir mon avocat qui m’annonce que je serai présentée au juge d’Amiens le lendemain. Le retour en cellule est une horreur. Je sais que ça ne durera pas, que ce n’est rien comparé à d’autres. Ma tête raisonne mais les larmes coulent toutes seules. Je réussis à gérer. Je m’endors mais un abruti me réveille en pleine nuit pour savoir si je vis toujours.

 

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Vendredi 30 mai 

 
Transfert à Amiens. Avant de partir j’offre à certains gendarmes mes dessins, ils ne paraissent pas insensibles. Je comprends qu’on va me menotter. Ils sont sur les dents. Départ donc menottée encadrée de trois gendarmes armés jusqu’aux dents avec des gilets pare-balles. On part en convoi, sirènes hurlantes, avec deux motards qui ouvrent la route, ils ont ordre de ne pas s’arrêter. Que doivent penser les personnes qu’on croise ? Que j’ai commis un infanticide ou découpé mon amant en morceaux ? J’essaie d’avoir de l’humour pour prendre du recul !

 

Arrivée à Amiens je vois mes potes et je lève les poignets dans leur direction ; on me tire à une telle allure dans le palais de justice que je manque tomber à terre. On attend les cinq dans des « cages ». Les gendarmes se marrent entre eux. Je chante !

 

Verdict : je suis placée sous contrôle judiciaire jusqu’au procès qui doit avoir lieu le 1er juillet avec interdiction de rencontrer mes « complices » sinon c’est la prison immédiatement m’a dit le juge. En clair on nous empêche de préparer notre défense ensemble. Ils ne connaissent pas (et n’aiment pas) l’action collective.

 

140612-1000-vaches-4.jpgAinsi l’objectif est clair :
-faire passer individuellement les 5 personnes interpellées pour de dangereux illuminés ;
-éviter tout débat démocratique et museler les opposants au projet ;
 -orienter l’agriculture vers une industrialisation avec des coûts les plus bas possible. Des campagnes vidées de leurs paysans, sans vaches dans les champs, parsemées de grands bâtiments-usines ! Des scandales sanitaires à répétition, l’eau et le sol irrémédiablement pollués (comme c’est le cas pour les rivières de Franche-Comté). Mais attention : trop de citoyens conscients vivent dans les campagnes pour qu’un tel projet passe. On est bien dans une action collective et pour un enfermé, dix le remplacent.

 

Que faire ?
- vous pouvez diffuser mon témoignage dans vos réseaux
- adhérez à Novissen, aux amis de la Conf
- vous pouvez envoyer un soutien financier à la Conf pour payer le procès.

 

Gardez votre liberté de penser et d’agir sans vous laisser influencer par les médias dominants. Il faut s’informer au quotidien dès que l’on consomme. On est tous citoyens du monde et responsables !

 

Dominique Henry,

Institutrice et paysanne en retraite.

 

source: comite-pour-une-nouvelle-resistance

 

 

Plus d’informations sur les sites de Novissen, de la Confédération Paysanne et desAmis de la Conf’.

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Eco-social
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 07:00

Il y a un an, les employés apprenaient la fermeture de l'usine Marine Harvest de Poullaouen. Vendredi, la production a cessé. Le dernier jour. Vers 17 h, ils se sont retrouvés pour dire au revoir et afficher leur colère.

 

140528-MARVINe-HARVEST.jpg 

Il y a quatre décennies, ils étaient 1 000 ouvriers en pleine saison. Pour entrer « dans la maison », il fallait faire la queue sur plusieurs centaines de mètres dès 6 h du matin. « De ce temps-là, on était bien payés. Il n'y avait pas encore les machines, les supermarchés... » se souvient un salarié. C'était du temps de Pierre Chevance, le fondateur. Hier, l'usine de transformation de saumon de Poullaouen, propriété du groupe Marine Harvest, a fermé. La production a cessé. 130 personnes se retrouvent sans emploi.


Denis était là en 1974. Amer, il lance : « Si j'avais su que j'ouvrirais l'usine et la fermerais... » Vendredi, encore une cinquantaine de personnes étaient à Poullaouen. Beaucoup ont soldé leurs congés et d'autres, plus tôt dans la semaine, mardi, avaient déjà connu la fin avec l'arrêt de la P1, l'atelier de filetage du saumon. Vendredi, c'est l'atelier de conditionnement du poisson qui a fermé. Toutes les machines ont été arrêtées à 12 h.

« Il y a tant de gâchis »

« Cela remue les tripes. Je pense aux gens. Qui, dans les environs de Carhaix, n'a pas travaillé à l'usine de Poullaouen ? Je pense aussi à Pierre Chevance, c'est le créateur du saumon fumé en Europe. J'espère que de là où il est, il ne verra pas cela, assure Denis Castel, élu du personnel, 27 ans de service, quatre plans sociaux vécus. Il travaillait hier. Demain, ce sont les familles qui seront touchées. C'est important d'être auprès des gens pour trouver une solution et surtout ne pas les lâcher. » Le quinquagénaire va continuer à Marine Harvest jusqu'à la fin décembre 2015 à Poullaouen, au service des expéditions.


« On a beaucoup pleuré. Cela nous pesait depuis un an, cette semaine a été terrible », témoigne Évelyne Le Guern, 13 ans d'usine de saumon au compteur. Elle a longtemps milité pour une intervention de l'État dans ce dossier.


À côté d'elle, une autre ouvrière ajoute : « Aujourd'hui, on s'est retrouvés livrés à nous-mêmes. J'ai eu ce sentiment : hop, allez-y. » Évelyne Le Guern poursuit : « On a été virés comme des chiens. C'est trop dur de partir comme cela. » Pour cela et d'autres revendications, elle a organisé hier soir un dernier rassemblement devant le site. Là où durant neuf jours, en novembre 2013, les employés avaient fait le blocus. Ils étaient une centaine à venir brûler leur tee-shirt et le cercueil qui les a accompagnés durant leur lutte.


Marie-Hélène Stone est venue en tant qu'ex-intérimaire et Bonnet rouge. « Tous les ans, je venais bosser de mai à décembre. Je suis inquiète pour les enfants du coin. Ils venaient travailler ici pendant les saisons. Maintenant, il n'y a plus rien en Centre-Bretagne. » Jean-Claude, 54 ans, a aussi du mal à tourner la page, même s'il a retrouvé un travail. « J'ai la haine. Il y a tant de gâchis. Regardez tous ces jeunes avec des gamins. Ils sont piégés. L'immobiliser a baissé de 25 % à Carhaix. »


Michel Crespin, élu du personnel, délégué CGT, a retrouvé les salariés dans l'après-midi pour un dernier discours. Il a travaillé 36 ans dans cette usine. Au coeur du conflit depuis un an, il revient dessus. « On a été dignes, il ne faut pas se laisser aller. On a fait ce qu'on a pu. Je suis soulagé. » Plus virulent que d'habitude, il évoque son « ressentiment fort contre les actionnaires. J'espère qu'ils souffriront autant que nous ».


Mickaël, 27 ans, a anticipé « l'après ». Il va intégrer une cellule du Centre de formation technique par alternance (CFTA) pour devenir conducteur de train. Quarante ont postulé, il y avait quatre places. Il rebondit.

 

Rosemary BERTHOLOM

source: ouest-france.fr

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:25

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Le pacte de stabilité du Premier ministre Valls est une fuite en avant vers le moins-disant social du carcan néolibéral européen aux conséquences dramatiques pour les familles. L’Union des Familles Laïques ne peut l’accepter !


Le gouvernement français a renoncé à peser dans l’Union Européenne en demandant un délai supplémentaire pour ramener le déficit public sous la barre des 3 % imposés par le carcan budgétaire des traités européens. L’économie française se retrouve en concurrence avec les économies des pays européens qui ont baissé leurs coûts salariaux et restreint ainsi fortement leur demande intérieure. La course au moins-disant social engagée chez nos voisins a exercé une forte pression à la baisse sur les prix industriels, d’où une diminution des marges des entreprises françaises. C’est ce double constat qui avait conduit à la décision d’accorder un cadeau fiscal historique de 20 milliards avec le CICE, devenus 30 milliards avec le pacte de responsabilité qui repose sur la suppression de la cotisation sociale affectée à la branche famille. L’UFAL a eu l’occasion d’exprimer son opposition à cette mesure qui s’apparente à une baisse des salaires et menace l’existence même de la branche famille de la Sécurité sociale.


À peine nommé, le nouveau Premier ministre Manuel Valls, s’empresse d’annoncer une cure d’austérité inédite dans le cadre d’un pacte de stabilité, reposant sur un vaste plan d’économies de 50 milliards d’euros.

Ce nouveau plan va avoir pour effet de fragiliser durement les familles et les salariés de notre pays, car ce plan prévoit :

  • 18 milliards d’économies à réaliser par l’État essentiellement par la baisse des dépenses de fonctionnement dont la poursuite du gel du point d’indice des salaires des fonctionnaires déjà bloqués depuis 2010 ;
  • 11 milliards d’euros d’économies à réaliser par les collectivités territoriales en organisant des fusions d’entités visant à réduire le nombre de fonctionnaires territoriaux ;
  • 10 milliards de baisse des dépenses de santé qui fait peser de graves menaces en termes d’accès aux soins. Cette mesure, d’une ampleur inédite, intervient après dix années ininterrompues de déremboursements et d’augmentation du reste à charge des assurés sociaux. Le gouvernement assure certes qu’il n’envisage pas de nouveaux déremboursements des soins et des médicaments. Les pistes d’économies invoquées passeraient notamment par un renforcement des substitutions de médicaments génériques, par une meilleure utilisation du parcours de soins coordonnés et par une meilleure organisation hospitalière. Nous doutons toutefois que ces mesures soient suffisantes pour permettre d’atteindre le niveau considérable des économies attendues. Contrairement aux propos lénifiants contenus dans le document gouvernemental, nous pouvons légitimement craindre que cette mesure d’économie se traduise par le basculement massif de la couverture des frais de santé vers les assurances complémentaires et par une nouvelle cure de réduction des effectifs hospitaliers. Le tout au détriment de l’accès aux soins et de l’état de santé de l’ensemble des familles ;
  • 11 milliards sur l’ensemble des branches de la Sécurité sociale avec le gel des prestations familiales, des allocations logement jusqu’au 1er octobre 2015, du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation adulte handicapé, des pensions de retraite, mais aussi une coupe démentielle de 1,2 milliard dans les frais de fonctionnement des organismes de Sécurité sociale, soit 10 % du Fonds national de gestion administrative. Ce sont près de 15 000 postes qui sont pourraient être supprimés au sein des organismes de sécurité sociale sur 160 000 salariés (sachant que les effectifs étaient de 180 000 au début des années 2000).

 

Alors qu’en 2010, la France était un des pays de la zone euro qui avait le moins souffert de la crise parce que sa demande intérieure, soutenue par notre système de protection sociale qui représente 33 % du revenu disponible des ménages, s’était maintenue contribuant de façon déterminante à éviter que la zone euro ne s’effondre. Le Pacte de stabilité en organisant la fragilisation de la population française risque au contraire d’aggraver la crise avec des conséquences dramatiques sur tous les pays européens.


Pour l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), la croissance aurait pu repartir en France pour les deux prochaines années. Mais ce redémarrage est contrarié par la politique d’austérité qui, selon l’organisme, coûtera 0,9 point de croissance en 2014 et 0,7 point en 2015. Après six années de crise, c’est le plus lent redémarrage économique de ces quarante dernières années. Il aura fallu six années au PIB pour renouer avec les niveaux de 2008. En cause donc, les politiques d’austérité qui ont atteint « un niveau inégalé depuis l’après-guerre, soit presque 5 points de PIB en cumul de 2010 à 2013 ».


Ne nous y trompons pas, ce plan d’économie est le plus violent dispositif de réduction des dépenses sociales et de baisse de revenus des salariés que la France a connu depuis l’après-guerre. Il menace directement notre système de protection sociale et dégradera encore plus la demande intérieure tout en accroissant les inégalités sociales.


La mauvaise potion du Premier ministre Valls est un pur produit des doctrines néolibérales qui ont toutes échoué partout où elles ont été appliquées. Les « pactes » de responsabilité et de stabilité auront pour effet de précariser durablement les familles et de faire tomber les économies de la zone euro dans une récession terrible. L’UFAL ne peut accepter une telle politique.

 

l'Union des Familles Laîques-7/05/2014

 

source:http://www.ufal.info/sante-protection-sociale/pacte-stabilite-valls-consequences-dramatiques-les-familles/9048

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Eco-social
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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 12:46

En 2006, C’était l’opération a priori parfaite. En rachetant pour 2 milliards d’euros les 21% d’Alstom détenus par l’Etat, Bouygues initiait une nouvelle diversification dans l’énergie à la satisfaction quasi générale.

2006, la très bonne affaire de Bouygues et les diktats de la Commission Européenne

Celle du gouvernement, tout d’abord, qui est sorti du capital d’Alstom, deux ans après l’avoir sauvé de la faillite, et deux ans avant la date limite imposée par Bruxelles en échange de l’acceptation du plan de sauvetage. Il faut rappeler que l’Etat avait dû intervenir en raison d’une crise financière du groupe largement causée par le versement de dividendes colossaux à ses actionnaires (Marconi 230 M€, Alcatel 230 M€). L’Etat a empoché au passage une soit disant plus-value de 1,26  milliard d’euros bien utile en ces temps d’endettement public record. Par cette opération de vente des bijoux de famille, l’Etat français a surtout satisfait l’actionnariat d’un des fleurons de notre industrie ainsi que la famille Bouygues, en appliquant une fois de plus le principe de nationalisation des pertes et de privatisation des profits. Depuis 2006, Alstom a en effet dégagé un résultat net cumulé de plus de 5 milliard d’euros….


Celle de Bouygues, donc, qui se voyait ainsi se développer dans le nucléaire (voir les chantiers des EPR…) et qui pourrait revendre sans aucune perte et probablement même au vu des chiffres qui circulent plutôt une plus-value sa participation dans Alstom, après avoir profité de confortables dividendes. D’après le site tradingsat.com entre 2008 et 2012 c’est un dividende moyen de 0.92€ qui a été versé par action soit une rentabilité de près de 3,5%. Entre 2008 et 2012 c’est donc près de 1,43 milliard d’euros de dividendes qui ont été versés aux actionnaires, soit environ 413 millions d’euros pour Bouygues. 30% des bénéfices…


Celle d’Alstom, ensuite, qui a clos avantageusement une restructuration difficile à laquelle Bruxelles (vive l’Europe !) avait posé des conditions drastiques. Outre la cession d’actifs à hauteur de 10% du chiffre d’affaires – un objectif bien engagé avec la vente des chantiers navals de l’Atlantique -, il a trouvé en Bouygues le partenaire industriel privé également exigé par la Commission de Bruxelles. En mai 2006, le groupe annonçait un bénéfice net de plus de 150 millions d’euros qui aurait pu aller dans les poches de l’Etat. Mais, pour éponger la dette, il vaut mieux piocher dans les poches des travailleurs et des retraités.


Huit ans après, Bouygues met en vente Alstom avec les conséquences que cela va engendrer pour les salariés et pour notre industrie, puisque le géant américain General Electric compte acheter les actifs d’Alstom liés à l’énergie (équipements pour centrales thermiques, lignes à haute tension, énergies renouvelables, soit les divisions «Power» et «Grid»), qui représentent plus de 70% de l’activité de ce groupe français…


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Soulignons que les travailleurs d’Alstom sont à la pointe dans le domaine du ferroviaire lourd (train, TGV) et léger (métro, tramway). Qu’ils sont à la pointe dans le domaine des turbines, en particuliers les turbines hydroélectriques, où Alstom est le leader mondial ainsi que pour le nucléaire. Alstom ne travaille donc principalement que pour des commandes publiques, que ce soit en France où à l’international. Le développement d’hydroliennes en France a ainsi fait l’objet d’un appel à projet de l’Etat, avec un investissement massif d’argent public. Le développement du TGV, des métros, des turbines hydroélectriques ou pour le nucléaire est aussi le résultat des investissements publics.


Cette technologie largement financée par la Nation appartient donc à la Nation…L’énergie et les transports, il s’agit là de deux domaines qui avaient été nationalisés sous forme de monopoles publics, notamment pour EDF à la libération par le ministre communiste PCF du CNR Marcel Paul. Il s’agit là de domaines stratégiques qui engagent l’avenir de la Nation, car un pays incapable de construire ses propres infrastructures, incapable de produire son énergie ne peut être indépendant et ne peut décider de sa politique. Cela importe peu bien sûr à notre classe capitaliste qui fait le choix de la mise en coupe réglée du pays pour construire l’UE après avoir fait celui de la collaboration. Pour les capitalistes, seuls comptent les profits !


Rappelons qu’Alstom vient d’annoncer un vaste plan social touchant l’activité ferroviaire. Sans doute pour rendre la mariée plus profitable aux yeux des actionnaires. Et c’est les travailleurs qui payent l’addition !


Les déclarations et transactions vont bon train et c’est à qui trouvera des solutions pour toujours plus de concentration industrielle. Il n’y pas besoin d’être sorti de l’ENA ou de Polytechnique pour comprendre que la vente d’Alstom va avoir pour conséquence à terme la suppression de centaines, voire de milliers d’emplois dans notre pays, le départ aux Etats-Unis (ou une fois de plus vers l’Allemagne et son hinterland d’europe de l’est) de notre industrie et bien sur l’augmentation du chômage en France. Il n’est pas non plus besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que le rachat par le géant Siemens de la division énergie – outre qu’elle implique le transfert à l’Allemagne d’un de nos domaines de technologie de pointe, domaine stratégique s’il en est qui est celui de la production d’énergie et notamment d’énergie nucléaire – et le transfert par ce groupe d’une partie de son activité transport à Alstom ne peut également se traduire que par la suppression de milliers d’emplois : les activités des deux groupes ne sont en effet pas du tout complémentaires. C’est ce qui avait d’ailleurs conduit l’État justement à intervenir en 2006 pour empêcher Alstom de se faire dépecer par Siemens. « Les solutions européennes ont déjà été recherchées et il y a eu beaucoup de contacts avec Siemens depuis deux ans, elles sont très destructrices d’emplois. ; les solutions miracle n’existent pas », estime une source gouvernementale qui trouve de meilleures complémentarités avec GE, rapporte d’ailleurs le très patronal journal les Echos.

Le bal des hypocrites : tout en faisant semblant de refuser de danser avec les USA, faisant la grimace à Général Electric, l’UE prépare le Grand Marché Transatlantique avec les USA, avec le traité de libre échange UE / USA (TTIP / TAFTA)

Sur le plan politique, il est assez piquant de voir tous les eurolâtres faire mine de monter sur leurs grands chevaux pour dénoncer le départ vers les USA d’Alstom et l’offre de Général Electric. On ne les a pourtant pas entendus quand GE a déjà racheté une partie des activités d’Alstom. Alors, ils prétextent qu’il faut construire un géant européen, avec des accents de nationalisme européen, ce nationalisme de l’impérialisme capitaliste. De fait, ils ne parlent au fond que de renforcer le géant allemand Siemens…. Dans les deux cas, ce qui est sûr, c’est que ce seront les travailleurs et les citoyens français qui paieront la note, et que si l’opération doit être profitable cela sera uniquement pour les actionnaires. L’intérêt des travailleurs, l’intérêt de la Nation n’est pas celui de la classe capitaliste, de ses multinationales et de son Union Européenne.


Faire de la mousse et ainsi faire diversion, n’est ce pas là le seul but de ce gouvernement Valls et de François Hollande, serviteurs zélés du CAC 40 et de l’oligarchie capitaliste? Car dans le même temps, l’UE – dont la France – en fidèle roquet, agit de concert avec les USA pour déstabiliser l’Ukraine. Dans le même temps, la Commission Européenne – dans le plus grand secret – est en train de négocier un nouveau traité de libre échange (le fameux TAFTA /TTIP ou Grand Marché Transatlantique) …. avec les USA. Et n’est ce pas le but d’un grand marché transatlantique que de permettre aux multinationales américaines telles GE que de pouvoir venir faire leurs courses en Europe et réciproquement, cela bien évidemment toujours sur le dos des travailleurs ? Assez d’hypocrisie !

Il n’est pas possible de mener une politique de gauche sans sortir de l’UE, sans sortir de l’Euro !

Le NPA, JL Mélenchon ou des organisations syndicales comme FO demandent une nationalisation partielle d’Alstom, oubliant au passage que cela est impossible sans sortir de l’UE. L’expérience de 2005-2006 à Alstom l’a bien prouvé ! Pourtant, ce sont bien le NPA et M Mélenchon qui refusent d’appeler à sortir de l’UE et de l’Euro. Leur discours ne peut donc être compris par les travailleurs que comme ce qu’il est : de belles promesses absolument pas crédibles.


Depuis longtemps, le PRCF dénonce la privatisation totale ou partielle de notre industrie qui est imposée à marche forcée par l’Union Européenne  au nom de la « concurrence libre et non faussée », dogme fondateur de l’UE, présent dès le traité de Rome en 1957. Les vagues de libéralisations et de privatisations, la mise en concurrence des travailleurs d’Europe ont eu pour conséquence de mettre en place dans notre pays un véritable désert industriel, et pour les entreprises du service public SNCF, EDF, Poste, Télécommunications, Hôpitaux etc., des conséquences désastreuses pour la sécurité et la santé des Françaises et des Français sans compter le service rendu à la population.

Nationalisation d’Alstom : sortir de l’UE pour créer un pôle public de l’industrie et réindustrialiser le pays

Dans l’intérêt de la Nation, de la classe des travailleurs, c’est la nationalisation pleine et entière d’Alstom qu’il faut exiger, tout comme nous avions exigé la nationalisation de ses aciéries, de ses raffineries etc… que la classe capitaliste ne sait pas conserver.


Ce serait là le moyen de construire un grand pôle public de l’industrie pour réindustrialiser le pays et produire en France, dans le respect des droits des travailleurs et de notre environnement.


Ce serait là le moyen de faire baisser le chômage, de donner des débouchés à notre recherche, le moyen de continuer à garantir l’indépendance énergique du pays, sa capacité à construire des infrastructures performantes.


Alstom, nous dit-on, éprouve des difficultés à l’international car trop petite ne donne pas de garantie suffisantes à ses clients. Cela n’est pas tout à fait juste, c’est surtout les dividendes versés qui pèsent sur les capacités financières du groupe. Mais quelle meilleure garantie que celle d’une entreprise publique adossée donc à la 6e puissance mondiale peut-on offrir? Il est vrai que la condamnation de la France a été récemment confirmée par l’Union Européenne, lui interdisant d’apporter de telles garanties à ses entreprises publiques…


Pour un grand pôle public de l’industrie et réindustrialiser le pays et produire en France, il faut sortir de l’UE et sortir de l’Euro !


Commission Luttes du PRCF – 28/04/2014

 

source: initiative-communiste.fr (28/04/2014)

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:58

FRONT COMMUN DES SALARIES ET DE LA JEUNESSE POUR DEFENDRE LE SMIC, le POUVOIR D’ACHAT, LE DROIT DU TRAVAIL POUR TOUS !

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Alors que les salaires sont en berne et que le pouvoir d’achat des ménages diminue, Pierre Gattaz, président du M.E.D.E.F., a annoncé ce mardi vouloir l’instauration d’un salaire inférieur au SMIC, notamment pour les jeunes C’est une décision qui va nuire gravement  au pouvoir d’achat et à la croissance. Qui va appauvrir davantage et jusqu’à l’intolérable les ménages déjà terriblement malmenés par la politique d’austérité imposé par Bruxelles. Et surtout, c’est une décision qui tend à discriminer les jeunes, à les sortir du droit du travail ordinaire, à les sous-payer, à les habituer à être traités comme des salariés de seconde zone. Son effet principal ne sera pas de favoriser l’emploi des jeunes, mais de mettre ceux-ci en concurrence avec les anciens, qui sont déjà écartés de plus en plus tôt de l’emploi par le patronat. En réalité, la « gauche » hollandaise a tellement reculé devant le M.E.D.E.F., les états-majors syndicaux ont tellement étalé leur complaisance envers les accords Hollande-M.E.D.E.F., que Gattaz croit le moment venu de faire passer le « S.M.I.C. – Jeune » de Balladur, et pourquoi pas dans la foulée, le Contrat Première Embauche, que la mobilisation massive de la jeunesse scolaire et universitaire avait fait échouer en 2006.  


L’évolution du Produit Intérieur Brut dépend de la consommation et des salaires. L’augmentation générale du S.M.I.C. pourrait être un levier, à la disposition d’un véritable gouvernement progressiste, non seulement pour augmenter le salaire minimum actuellement très en-deçà de ce qui est nécessaire pour assurer les besoins minimaux des salariés et de leur famille, mais aussi pour favoriser les dynamiques salariales via les grilles de salaires dans les entreprises.


Il est compréhensible que ce gouvernement de la fausse gauche à genoux devant l’U.E. néolibérale et devant le grand patronat, se refuse à utiliser ce levier. Il s’enferme dans les préconisations du groupe expert sur le SMIC, celui-ci reprenant les thèses patronales qui font des salaires une « charge » nuisant à l’emploi alors que le travail est, avec la nature, la seule source de la richesse sociale. C’est pourtant par la reconnaissance des qualifications et par leur juste rémunération, associée à une politique de ré-industrialisation du pays gagée sur la nationalisation des entreprises stratégiques et des banques, que l’on relancera la consommation et la croissance.


Pour couronner le tout, Hollande qui doit être en mal d’idée social-libérales (sociales en paroles, libérales en fait) vient de déjeuner avec trois « économistes », MM. Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen, récents auteurs de l’ouvrage Changer de modèle, de nouvelles idées pour une nouvelle croissance, (éditions Odile Jacob) ouvrages très critiques contre la politique économique conduite par Hollande depuis 2012. Il est certain qu’à la sortie de cette rencontre, le Président de la République qui a l’oreille droite grande ouverte pour les patrons et l’oreille gauche bouchée pour les salariés, va non seulement poursuivre son cap sur la réduction de la « dette » et le sauvetage de l’euro sur le dos des travailleurs, mais va demander à son nouveau premier ministre Manuel Valls d’amplifier les mesures antisociales accompagnées du démantèlement de notre pays et de la fonction publique (territoriale et d’Etat) avec la création des grandes métropoles et la disparition des départements.

 Pour endormir la vigilance des jeunes et des salariés, la ministre Najat Vallaut-Belkacem prétend aujourd’hui que l’idée d’un S.M.I.C. jeunes n’est pas à l’ordre du jour. Elle « préfère » le développement de l’apprentissage à l’allemande. Bien entendu, l’apprentissage bien encadré a toute sa valeur, mais il n’est que de regarder le prétendu « modèle » allemand pour constater que cette « voie » consiste surtout à retirer prématurément les enfants de l’école tout en payant des rémunérations très inférieures au S.M.I.C., qui est d’ailleurs à un niveau dérisoire, pour ne pas dire misérable, en Allemagne. La prétendue « gauche » du P.S. serait-elle capable de faire encore pire que les blairistes déchaînés de Matignon et de l’Elysée ?

 L’avertissement donné par les Françaises et les Français à l’occasion des élections municipales n’ayant pas été entendu par Hollande et par sa clique du PS, une nouvelle occasion est donnée au peuple de sanctionner la politique menée dans notre pays sous injonction de l’Union Européenne et de Hollande-M.E.D.E.F. aiguillonné par l’U.M.P. thatchérienne.


 Le 25 mai, en boycottant les élections européennes, institution qui a apporté à l’Europe :

  1. 25 millions de chômeurs
  2. 54 millions de pauvres
  3. 50 millions de citoyens de l’UE qui vivent dans un foyer où personne ne travaille
  4. 43 millions qui ne peuvent se nourrir convenablement
  5. 4,1 millions qui sont sans abri
  6. Des milliers d’entreprises délocalisées au nom de l’article VI de Maastricht

 Vous refuserez le carcan de l’euro, arme mortelle pour nos salaires et pour l’emploi productif ; ce sera un acte citoyen pour rendre au peuple la souveraineté monétaire et budgétaire sans laquelle demeureront impossibles la ré-industrialisation de la France, la nationalisation des grandes sociétés capitalistes, le refus de rembourser la « dette » bancaire, la relance du progrès social, la sauvegarde des acquis sociaux et démocratiques du Conseil National de la Résistance, du Front populaire et de la Révolution française.

Il est par ailleurs nécessaire que, secouant la torpeur extrême des états-majors syndicaux euro-formatés et hollando-complaisants, les syndicalistes de lutte se concertent à tous niveaux, par branche, à l’inter-pro, à l’échelle nationale, sans négliger les contacts avec les lycéens et les étudiants, pour stopper net la grave offensive antisociale que le gouvernement Valls, plus populaire à droite qu’à gauche, a reçu mandat de mener contre le peuple.


La commission luttes du PRCF

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:39

140322-Licencieurs-licencies.jpgA Thierry Le Paon
Secrétaire général de la CGT


Le panorama de presse que la CGT envoie à ses organisations, nous apprend que tu as déclaré au Nouvel Economiste du 21 02 2014 [1] : « Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents - et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté. ».


Comment un dirigeant de la CGT, le syndicat qui dans ses statuts (c’est-à-dire le texte qui fait son identité) se réclame de la charte d’Amiens peut-il faire une telle déclaration en contradiction totale avec elle ?


Faut-il rappeler ce que cette charte déclare ? « La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat… : Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière ».


Non nous n’appartenons pas à la même communauté que celle de nos employeurs. Oui il y a « opposition de principe » entre le grand patronat et nous et cela s’appelle la lutte des classes. Celle-ci est plus que jamais d’actualité et elle est toujours moteur de l’histoire.


Que le syndicalisme, en tenant compte du rapport de forces, soit en permanence obligé de se poser la question de jusqu’où la lutte peut mener et quel compromis [2] il peut momentanément accepter, ça c’est le B-a Ba du syndicalisme. Mais ce compromis ne doit pas nous faire lâcher l’objectif – une société sans classe – ni être synonyme de compromission. Sinon nous ne sommes plus syndicat révolutionnaire.


De plus, de par le monde, quel exemple avons-nous de syndicat prônant la cogestion qui ait montré que celle-ci ait eu une quelconque efficacité face à un capitalisme toujours plus vorace et obsédé par le taux de profit, seul critère de gestion à ses yeux ?


Sans compter que le résultat de l’enquête publiée par Le Monde de ce jour et indiquant que 61% des jeunes de notre pays sont prêts à se révolter situe à lui seul l’ampleur du décalage entre ton propos et les attentes...


Il y a quelques années, Jean Christophe Le Duigou (membre du bureau confédéral de la CGT) avait, avec Jean Gandois (président d’honneur du MEDEF), préfacé et post-facé un livre intitulé « Changer le travail oui mais ensemble », hymne à la collaboration de classe. Nombre d’entre nous avions alors parlé de « dérive ». Ton propos d’aujourd’hui montre que tu assumes de passer de la dérive au changement d’orientation….tout seul ?


Car la dernière question que pose cet entretien est : où est-ce qu’un tel changement, à savoir passer de la notion de lutte des classes à celle de « communauté » d’intérêts, a-t-il été débattu ? Venant après l’initiative décidée on ne sait où, de rencontre de l’obscurantiste CRIF qui se « nourrit de l’antisémitisme » (comme le dit l’UJFP) et, fait aggravant, ton refus d’en débattre au CCN [3] cela commence à faire beaucoup.


La CGT est, elle, une véritable communauté où les débats doivent avoir lieu, au risque de provoquer en son sein des colères pouvant conduire à des fractures.

 

Charles Hoareau
Syndiqué CGT.


[1] Contactée, la journaliste nous a indiqué que Thierry Le Paon avait relu l’article avant parution. L’article est d’ailleurs publié en entier sur le site de la CGT

[2] titre du paragraphe d’où est extraite la citation

[3] Comité Confédéral National, parlement de la CGT

 

 

source: link

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:37

140127-arton8302-f605a.jpgNon seulement ce sont des centaines d’emplois qui sont sauvés, non seulement c’est du travail en plus pour les chantiers français de construction navale, mais aussi c’est un sérieux coup d’arrêt à la circulaire européenne de 1996 sur les travailleurs détachés que nous avons dénoncée ici même : un vrai et très grand pas en avant.


Cela conforte ceux qui comme nous veulent une abrogation de cette circulaire et pousser les organisations politiques et syndicales qui se disent progressistes à la demander...enfin !


Si les grands médias nationaux ont abondamment parlé de la grève des marins (quoique souvent avec quelques approximations – en "oubliant" ceux de la CMN – et oublis : le fond des revendications) ils ont curieusement peu parlé d’un des acquis de cette grève qui est pourtant au cœur du vote de reprise.
Curieusement ? Pas tant que cela quand on examine de près le protocole.

Plus ou moins confusément, on avait bien compris que dans ce conflit se jouait, dans une sorte de quitte ou double de la dernière chance, l’avenir même des compagnies maritimes françaises CMN et SNCM. A force de nous seriner partout que bon d’accord la Corsica ferries n’était peut-être pas bien propre mais le « low cost », dans le maritime comme dans l’aérien, était un mal nécessaire au regard des finances des clients, certains avaient fini par le croire [1]. Vous remarquerez d’ailleurs au passage que pour les François Lenglet (A2) ou les Dominique Seux (France Inter) à la manœuvre de ces justifications,la notion d’usager a disparu au profit de celle de client ce qui est paradoxal quand on pense qu’ils sont payés par le service public !


De plus, à la veille d’une grève bien annoncée par les médias nationaux le gouvernement annonçait lui, le déblocage d’une enveloppe conséquente, ce qui n’arrêtait pas les grévistes. Mais que voulaient-il donc alors ces cégétistes jamais satisfaits, se disait le bon peuple dont nos deux éditorialistes prétendaient se faire l’écho ?


Ce qu’ils voulaient et qu’ils veulent encore, au-delà de leur emploi et même de leur compagnie, c’est ne pas rentrer dans la spirale de la régression sociale par le biais de la mise en concurrence des salariés entre eux.


Comprenons-nous bien. Vous avez d’un côté l’UE et sa circulaire de 1996 sur les travailleurs détachés qui consacre le fait que, quand des salariés se déplacent en Europe ce soit le droit du travail du pays d’origine qui s’applique, et de l’autre des marins en France (et pas forcément français), qui veulent que le droit du travail gagné ici après des décennies de lutte, s’applique à toutes et tous. Et si des polonais, plombiers ou marins, viennent travailler ici, qu’ils soient à égalité de droits et payés comme des salarié-e-s travaillant en France, protection sociale comprise. Autrement dit c’est circulaire Bolkestein d’un côté, contre progrès social et internationale de classe de l’autre.


De plus, les marins savaient que les 30 millions annoncés par le gouvernement ne pouvaient suffire mais qu’il fallait aussi un engagement sur les bateaux à renouveler dont la SNCM a besoin. Eh bien c’est sur ces deux points fondamentaux que les marins ont gagnés ! Sans parler du problème des subventions dont Rouge midi a parlé plusieurs fois, des plaintes enfin déposées à l’initiative de la CGT contre les subventions perçues par Corsica Ferries et de la table ronde avec les collectivités locales pour envisager aux côtés de l’État et la Caisse des dépôts, un retour à une compagnie 100% publique.

Sur les bateaux, la presse en a parlé, n’y revenons pas, le gouvernement prend l’engagement de la construction de deux bateaux supplémentaires d’ici juin ce qui devrait aussi fournir du travail aux chantiers de St Nazaire : très bien.

Sur la question du statut des travailleurs, ce qui pour les marins se traduit par la nature du pavillon (français ou non) et 1er registre. Derrière ces termes, les marins des deux compagnies françaises de Service Public se battaient pour que toute compagnie effectuant des missions de service public en France soit obligée, quel que soit le pavillon qu’elle arbore (la Corsica ferries navigue sous pavillon international italien) d’adopter le droit du travail français. Autrement dit d’aller totalement à l’encontre de la circulaire de 1996 dénoncée ici même et dont le récent aménagement a été, hélas, approuvé à l’unanimité par le sénat français.


Quand d’aucuns présentaient comme « un pas en avant » (sic !) des aménagements à la marge, les marins, eux, se battaient eux pour une véritable réglementation au lieu de cette circulaire et en tous cas sa non application à leur secteur. Aidés par leur avocate, Me Bonnefoi, ils ont à l’appui de leur grève historique sans laquelle il n’y aurait eu aucun gain, musclé leur dossier d’arguments juridiques sur le droit communautaire.


A l’arrivée ils obtiennent (voir document joint)que le droit du travail français s’applique non seulement à leur compagnie, mais soit étendu à l’activité régulière dans l’ensemble de la profession du transport maritime, et demain aux routiers !!


De plus, ils obtiennent aussi, en lieu et place des opérations de contrôle a postériori « justifiées et proportionnées » chères à Sapin, et dont tout le monde mesure l’inefficacité, l’établissement de contrôles avant la mise en place des contrats de travail selon le droit français !! Ce sont des années de lutte et une ténacité à toute épreuve qui trouvent là un aboutissement porteur d’avenir.

Le décret d’application de ces mesures a été présenté par le ministre Cuvillier aux syndicats jeudi 9 janvier et devrait être effectif dans les prochaines semaines. Dans un premier temps, l’état reconnait ainsi que dans les transports ou les secteurs non marchands, c’est à lui de fixer les règles, sans se cacher derrière « Bruxelles ».


A nous de faire en sorte de ne pas en rester là.


A l’issue de cette grève, les travailleurs de France possèdent un sacré levier pour faire évoluer la législation nationale, mettre enfin à bas la circulaire européenne de 1996 et démontrer par la lutte que la solidarité n’a pas de frontières.


L’exact contraire de la préférence nationale qui est tout sauf anticapitaliste et est, comme le dit Fred, [2] " à l’opposé de l’union des travailleurs et des valeurs de la CGT."


Merci à Fred pour ses remarques sur cet article.
Merci à Marc pour les documents qu’il nous a fournis.


[1] et avaler aussi nombre de sornettes qui agrémentaient l’argumentation : personnel trop nombreux, trop payé et fainéant…

[2] Fred Alpozzo, secrétaire du syndicat des marins CGT

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 21:22

140123-Goodyear.jpeg

 

 

Les salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, réunis en assemblée générale, ont approuvé ce mercredi l’accord de fin de conflit avec la direction. L’usine va bien fermer et les 1200 ouvriers sur le carreau vont toucher une indemnité supplémentaire.


Les salariés ont voté à main levée à l'unanimité ce "protocole de fin de conflit". L'occupation de l'usine d'Amiens-Nord devrait cesser, en échange du versement d'une indemnité aux 1200 salariés qui vont perdre leur emploi. C’était l’issue attendue, mais le montant de l’indemnité, resté secret, a fait débat toute la nuit. Le protocole d'accord a ainsi été signé ce mercredi matin à 5H25 sous l'égide du préfet de la Somme Jean-François Cordet, qui a fait office de médiateur entre la direction et la CGT, le syndicat ultra-majoritaire.


Samedi, les Goodyear s’étaient rassemblés en famille, après la première entre des représentants de la CGT et la direction du fabricant de pneumatiques. "Après bientôt sept ans de combat, on va vendre notre peau du mieux que l'on peut" avait prévenu Mickaël Wamen, secrétaire de la CGT. Le syndicat doit maintenant exiger que Goodyear paye les indemnités en une fois…  La création d’un "collectif des anciens salariés de Goodyear" pour "aider ceux qui seront dans la plus grande détresse" a également été annoncée.


La CGT avait décidé d'occuper l'usine pour maintenir la pression et négocier au mieux alors que Goodyear avait annoncé le 31 janvier 2013 la fermeture de l'usine.

 

 

source: humanite.fr

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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

Pétition

Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

pour signer la pétition

cliquer ici

140812-CISC-copie-1

Billets

A lire ....

150406_ic-155-avril2015-copie-1.jpg

Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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BP 30111-62802 LIEVIN

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A voir et écouter...

Les cons ça ose tout !
L'âge de la retraite
La grève surprise

A voir et écouter

L'Internationale en breton
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L'affiche rouge-l'armée du crime
Le chant des partisans (Marc Ogeret)
sortir de l'euro.....
Frédéric LORDON-Médiapart
Frédéric LORDON/France-Culturel/ 26-11-2013
Jacques SAPIR-10/12/2013 (blog)
La Guerre Sacrée

Radio Libertaire 89.4

ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

Pour écouter sur internet cliquez ici !