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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 22:26

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France 5 a diffuser le mardi 17 février, un documentaire de propagande intitulé « Bey Bey l’euro » . Dans cette fiction, les inconditionnel de l’euro comme l’économiste jacques Attali, ont tenu un rôle prépondérant, alors que les partisans de la sortie de l’euro était très peu représentés. Le plus grave a été la volonté consciente et délibérée des réalisateurs de provoquer une peur, voire une panique dans l’opinion.


L’hypothèse présentée dans cette fiction, la sortie de l’euro de l’Italie suite à une crise bancaire, est absurde. Aucun pays ne sortira de l’euro en raison d’une crise bancaire. L’union européenne a été confronté à cette situation par le passé et il ne fut jamais question d’une sortie de l’euro. Une telle crise financière peut être gérée par la BCE ou par la Banque centrale du pays en question. Les seules raisons qui peuvent provoquer une sortie de l’euro sont la question des dettes nationales et des difficultés économiques de compétitivité insurmontables rendant impératives une dépréciation de la monnaie. Le ton de cette fiction  est volontairement alarmiste et même catastrophiste. On a senti la volonté délibérée de faire peur au téléspectateur qui regarde. De la part d’une chaîne publique, c’est une attitude scandaleuse et honteuse.


Avant de poursuivre, il nécessaire de rappeler que l’Union Européenne n’est pas l’Europe. L’Europe a existé culturellement et politiquement avant la CEE (l’ancêtre de l’UE). L’UE a figé les relations entre les pays Européens et n’a pas été une « force de paix » à l’échelle du continent européen. De plus la politique économique menée par l’UE depuis les années 2000 dans la zone euro est la cause de la faible croissance européenne et de la montée vertigineuse du chômage en Grèce, en Espagne, au Portugal mais aussi en Italie. En France malgré les milliards injectés dans les poches des entreprises du CAC 40 ce sont presque 5 millions de nos concitoyens qui vont pointer à Pôle Emploi où qui sont à la recherche d’un travail. Loin d’améliorer la vie des populations, l’UE à accentué les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres.


Contrairement aux affirmations d’économistes de droite et de « gauche » et d’une certaine « gauche de la gauche » et des médias, une sortie de l’euro aurait de nombreux avantages. Tout d’abord, une dépréciation du franc retrouvé de 20% à 30% cela reconstituerait immédiatement la compétitivité des entreprises française, tant à l’export que sur le marché intérieur français. Cela donnerait un formidable élan à l’économie, entraînant une croissance de l’ordre de 15% à 20% sur une durée de 4 à 5 ans. De plus, l’industrie serait la grande bénéficiaire de cette dépréciation. Son effet bénéfique se ferait aussi sentir dans les services associés à l’industrie et dans les branches sensibles aux mouvements de taux de change, comme le tourisme, l’hôtellerie et la restauration.


Autre avantage, serait une forte réduction du poids de la dette, allègement du fardeau fiscal qui pèse énormément sur les ménages, financé par une rentrée des recettes fiscales engendrées par cette croissance.


Dernier avantage important, serait de faire reculer massivement le chômage, et de créer massivement des emplois dans l’industrie, estimé – sur la base des demandeurs d’emploi de catégorie A – l’on aurait une création nette d’emplois de 1,5 à 2,2 millions en trois ans.


C’est pourquoi, En nous appuyant sur les luttes actuelles et celles en devenir, le PRCF propose aux militant(e)s et aux organisations communistes, aux syndicats, aux progressistes et patriotes antiracistes et antifascistes, à tous ceux qui s’opposent à cette guerre de classe européenne et qui ont milité pour la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen en 2005, d’organiser ensemble une grande manifestation unitaire le 30 mai à Paris.


Ce sera la meilleure réponse à ce gouvernement de « gauche » qui mène une politique de droite, en imposant par le « tous ensemble et en même temps » la seule issue à la crise qui engraisse toujours plus les milliardaires et appauvris toujours plus les travailleurs : la sortie de l’Euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme est la condition minimale pour que notre pays retrouve sa liberté et puisse mettre en œuvre une politique sociale et économique favorable aux travailleurs qui créent toutes les richesses de notre pays.


Nous pouvons populariser cette manifestation en distribuant massivement le 4 pages généralistes de janvier février 2015  intitulé : “Brisons l’étau du parti maastrichtien unique et de la fascisation en cours”


Source chiffrée: site atlantico – rubrique « pieds dans le plat – Article « sortir de l’euro voire de l’Europe ». Par les économistes : Jacques Sapir – Philippe Martin et Nicolas Goetzmann, conseiller en stratégie d’investissement et analyste macroéconomique.

 

 

source: http://www.initiative-communiste.fr

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 11:07

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Déclaration du Bureau politique

du CC du Parti communiste de Grèce

 

 

· Aucune tolérance pour le nouvel accord gouvernemental avec l’UE prorogeant le Mémorandum.

· Abrogation immédiate des décrets d’application des Memoranda

· Récupération des pertes

· Rupture avec l’Union européenne, le capital et leur pouvoir

· Tous au rassemblement à la place de la Constitution [Syntagma]

Vendredi, 27 février à 19 heures où interviendra le SG du CC Dimitris Koutsoumbas

 

 

 

Le nouvel accord, signé par la coalition SYRIZA-ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, dans son essence et sa forme est la prorogation du Mémorandum et des engagements qu’il prévoyait ; c’est la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de la Nouvelle Démocratie (ND) et du PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» englobent toutes les mesures négatives contre les travailleurs prises par le capital et son gouvernement avec l'UE dans des conditions de crise économique, des mesures qui contribuent à la reprise de la profitabilité capitaliste. Tout ce pour quoi le peuple grec a au cours des années précédentes saigné et combattu: la stricte surveillance, l'évaluation par la Troïka - que l’on appelle maintenant « les trois institutions » - le maintien et l'extension des orientations anti-ouvrières et antipopulaires.


Cet accord confirme que les négociations, même soi-disant « dures », menées dans les murs de l'UE visent le redressement capitaliste, et ont un résultat fermement antipopulaire. La dite « fière » négociation n’est que de la publicité mensongère.


Toute révision du programme précédent, comme par exemple la diminution des excédents primaires, ne se fera non pour soulager le peuple, augmenter les salaires, les retraites, les avantages sociaux, mais pour économiser les ressources gouvernementales de manière à soutenir le capital et les investissements pour sa profitabilité, ainsi que celle les prêteurs. Les salariés, les chômeurs, les artisans, les agriculteurs pauvres, les retraités, continueront à payer la « note » de tout redressement par la continuation de l'austérité, que le gouvernement nomme « vie frugale ».


Même les miettes, en direction particulièrement de l'extrême pauvreté, promises par le gouvernement dans son programme « flottent en l’air » et dépendront de l'accord avec les « Partenaires », et à condition que ne soit pas compromise la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la profitabilité des grandes entreprises.


C’est pour cela que la ND, le PASOK et les autres partis, centres du système, tels que la SEV [Association des entreprises et industries - NdT], qui les années précédentes avaient soutenu la politique impopulaire, accueillent positivement l'accord du gouvernement.


Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à sa politique. Il cherche à tromper et à charger le peuple des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, de transformer le peuple en claque gouvernementale, le convaincre qu'il doit poursuivre ses sacrifices et se suffire de miettes.


Aucun soutien ni tolérance pour le gouvernement qui poursuit le même chemin des engagements envers l’UE et la profitabilité des monopoles. C’est pour cela qu’elle nomme « nationale » la question des besoins du capital, pour servir cette orientation, qui n’est pas de l'intérêt du peuple. Par ailleurs le peuple a de l'expérience et doit s’en servir et reconnaitre qu’à chaque fois les «objectifs nationaux» du gouvernement et du capital aboutissent à de grands sacrifices pour les droits ouvriers-populaires.


Tous ceux qui avaient un l’espoir d’amélioration, ne devraient pas être déçus, mais doivent réagir. De plus ils ne doivent pas abandonner l’objectif qu’est l’abolition effective des Memoranda, de leurs décrets d'application, des restructurations antipopulaires et le recouvrement des pertes.


La volonté du peuple de se débarrasser de la politique antipopulaire des Memoranda, des mesures et des leurs surveillants, peut acquérir un réel contenu quand le peuple exigera par la lutte ce qu’il a perdu, là et maintenant:

• La prise de mesures immédiates pour secourir les familles populaires et la protection des chômeurs.

• Le rétablissement du 13ème et 14ème mois de salaire, l'application obligatoire des conventions collectives et de l'élimination des mesures anti-ouvrières qui frappent le droit du travail

• Le rétablissement réel, maintenant et par une loi, du salaire minimum à 751 euros pour tous, sans exception, ni astérisques, comme base pour les augmentations de salaire.

• Rétablissement de la 13ème et 14ème mois de retraite et l'abolition des mesures antipopulaires, qui ont réduit les retraites et repoussé l'âge de départ à la retraite, tout en exigeant le retour des sommes qui ont été «volées» des réserves des fonds de pension et le règlement des obligations de la ploutocratie et de l'État.

• Décharger les familles populaires des impôts et l'abrogation de ENFIA [Impôt unifié sur la propriété foncière - NdT], de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur la consommation populaire, TVA et de ΕΦΚ [impôt spécial à la consommation] sur le mazout de chauffage et le gaz naturel, augmentation de franchise d'impôt à 40,000€ pour chaque la famille, tout en augmentant la taxation du capital.

• Aucune vente par adjudication de la première ou de la seconde résidence des familles populaires. Suppression des intérêts sur les dettes, et la réduction drastique des dettes des ménages populaires.

• Augmentation des dépenses pour l'éducation, la santé et prestations sociales exclusivement gratuites.


La classe ouvrière, le peuple, peuvent réussir, en s’organisant et en s’alliant, dans la lutte pour une autre voie de développement qui servira les besoins populaires modernes en se détachant de l'UE, en annulant unilatéralement la dette, en socialisant les monopoles et par l’accession du peuple au pouvoir.


Voilà le cheminement fier et une attitude vraiment digne pour le peuple grec.


Le KKE appelle le peuple d'Athènes et du Pirée, de la région d’Attique à un rassemblement vendredi 27 février à 19 heures place de la Constitution [Syntagma], avec comme intervenant le Secrétaire général du CC du KKE Dimitris Koutsoumbas.

 

Le Bureau politique

du CC du KKE

24 février 2015

 

 

[Traduction Alexandre MOUMBARIS - relu Marie-José MOUMBARIS]

 

 

source:les dossiers du BIP

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:55
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Plus dure sera la chute. La colère grande à SYRIZA, où certains dénoncent une trahison, une capitulation face à la Troïka. Qu'en est-il ? Le projet de réformes structurelles envoyé par le Ministre de l'Economie grec donne une réponse : les Grecs vont encore souffrir


Répondre à d'immenses aspirations populaires, satisfaire de maigres promesses sociales se chiffrant néanmoins en milliards, le tout sans toucher aux privilèges des armateurs, du clergé, de l'armée, en respectant les engagements européens et en payant toute la dette. Comment faire ?


La réponse : en s'engageant non seulement à continuer les plans d'austérité précédents mais à aller plus loin dans les « réformes structurelles » exigées par l'UE.

De l'engagement auprès du peuple grec à celui auprès des dirigeants européens

Un petit jeu pour mesurer, en quelques jours, l'ampleur des reculs. Le 11 janvier, le ministre de l'Economie Varoufakis déclare devant l'Eurogroupe : « le peuple grec nous a donné un mandat fort pour mettre un terme au cycle de l'austérité qui a causé d'immenses dégâts sociaux et économiques.

Le nouveau gouvernement s'est engagé à ramener l'espoir, la dignité et la fierté aux citoyens grecs et à mettre en place un programme général pour traiter les racines de la piètre performance socio-économique de la Grèce ».

Le 16 janvier, les mandataires ne sont plus les mêmes : « la tâche du gouvernement est de mettre en place les réforme profondes dont la Grèce a besoin pour stopper les forces combinées de la déflation et de la spirale négative de la dette, de retrouver une croissance portée par l'investissement et de maximiser la valeur actuelle nette des remboursements de la dette à nos créanciers ».

« Notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque »

Dès le 11 janvier, Varoufakis mettait les choses au clair : « son gouvernement a été élu pour stabiliser, réformer, ramener la croissance en Grèce », réaffirmait ses engagements : « garder des finances publiques saines », « réaliser des réformes structurelles », « favoriser l'investissement ».


Il allait plus loin : « notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque moderne, parmi les plus enthousiastes réformateurs d'Europe ». De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.


Dans ce document, point par point, Varoufakis rassurait les dirigeants européens : les privatisations ? « Notre gouvernement est tout sauf dogmatique, nous allons évaluer chaque projet au cas par cas. Tout ce qui a été dit dans les médias sur la privatisation du port du Pirée est très loin de la réalité. En fait, c'est tout le contraire, l'investissement étranger sera favorisé ».


Le salaire minimum ? « Ce sera progressif après septembre, avec consultation du patronat et des syndicats … pour ne pas pénaliser la compétitivité en échange le gouvernement s'engage à des réformes, ainsi dans la sécurité sociale avec la réduction des cotisations salariales ».

La ré-embauche de fonctionnaires ? « Elle sera limitée à 2 013 cas .. et se paiera par des économies dans d'autres postes de dépenses publiques ».

Trois promesses : respecter les engagements, rigueur budgétaire, payer la dette

On pourrait continuer. Le 16 février, Varoufakis affirme à la Troika ses trois engagements : « (1) réaffirmation de notre engagement à respecter les termes de notre accord de prêt avec tous les créanciers ; (2) aucune action qui ne menace de grever le budget actuel, ou a des implications sur la stabilité financière ; (3) aucune action visant à diminuer la valeur des prêts contractés ».


L'accord conclu avec l'Europe pour étendre les prêts européens sur 6 mois prévoyait en contre-partie l'adoption de « réformes structurelles » à proposer du côté du gouvernement grec. Poursuite des plans d'austérité de la Troïka, sous un autre nom, en somme.


A quoi ressemblent alors les « réformes structurelles » proposées par le gouvernement grec ? 7 pages très denses, 66 points dans 14 domaines. Quand le gouvernement Tsipras annonce qu'il sera « le plus réformateur de l'histoire grecque », cela se vérifie.


La plupart des engagements restent encore très vagues dans la « réforme fiscale structurelle », la « stabilité financière », « les politiques de croissance », et la « réponse à la crise humanitaire ».


Cela ne dit pas tout mais les réformes fiscales et les politiques de croissance occupent 2 pages, celles sur la stabilité financière 1 page … la réponse à la crise humanitaire, quelques lignes !


Sur quels engagements concrets le gouvernement grec va partir pour les prochains mois ? Le gouvernement multiplie les déclarations – y compris dans son plan – sur la lutte contre la corruption, l'évasion fiscale, les trafics, cela reste hypothétique.

25 réformes structurelles (sans nuance) promises par le gouvernement grec

Sur le concret, on peut résumer en 25 points :


1 – AUGMENTATION CIBLEE de la TVA ? : La « rationalisation de la TVA » dit Varoufakis, avec refonte des taux de façon « à maximiser les revenus sans pénaliser la justice sociale ». Le gouvernement souhaite « limiter les exemptions » (pas les supprimer) et « éliminer les décomptes non-raisonnables » (quels sont ceux raisonnables?) ;


2 – SPENDING REVIEW dans le PUBLIC : « Révision et contrôle des dépenses publiques » (spending review) : dans l'éducation, la santé, le transport, l'administration locale, les aides sociales. Le « spending review » a été l'instrument utilisé par le gouvernement social-libéral italien actuel pour imposer une « austérité juste » (sic).


3 – AMELIORER l'EFFICACITE des ADMINISTRATIONS : « Améliorer drastiquement l'efficacité des administrations locale et centrale en ciblant les promesses budgétaires, par des restructurations de la gestion et la ré-allocation des ressources mal distribuées ». Réforme de l’État, économies budgétaires, restructurations rationnelles, on connaît..


4 – COUPER DANS les DEPENSES PUBLIQUES : « Identifier des mesures par une spending review dans chaque ministère et la rationalisation des dépenses non salariales ». Soit couper désormais dans les dépenses publiques, des ministères, sans toucher directement les salaires


5 – LIMITER les DEPENSES de SANTE : « Contrôler les dépenses de santé tout en améliorant la livraison, la qualité des services médicaux, et en garantissant un accès universel ». Pour réaliser cette mission impossible, faire plus en dépensant moins, le gouvernement sera « aidé par l'OCDE », connu pour pester contre les systèmes de santé publics trop coûteux …


6 – LUTTER contre les RETRAITES ANTICIPEES : Travailler à « l'unification du système de retraites, en éliminant les failles dans le système, les incitations qui conduisent à une augmentation excessive des retraites anticipées, en particulier dans les banques et le secteur public ». En pointant les abus réels, au nom de l' « égalité » et de la lutte contre les privilèges cela signifie faire accepter un recul de l'âge de départ à la retraite.


7 – REALISER DES ECONOMIES sur les CAISSES de RETRAITE : « Consolider les caisses de retraite de façon à réaliser des économies ». Comment, sans toucher aux pensions, ni aux personnels des caisses ?


8 – Un REVENU (très) MINIMIMUM GARANTI … contre les RETRAITES avant 65 ANS : « aider les employés entre 50 et 65 ans y compris par un revenu minimum garanti, afin de lever les incitations à prendre des retraites anticipées ». Autrement dit, plutôt un revenu minimum pour tous à 500 € qu'une retraite à 1 000 € !


9 – HAUSSE DE LA PRODUCTIVITÉ dans le PUBLIC sans HAUSSE SALARIALE : « Réformer la grille des salaires dans le secteur public, avec pour but de 'décomprimer la distribution des salaires' via des gains de productivité et des politiques de recrutement appropriés sans réduire les paliers salariaux actuels, mais en s'assurant que la facture des salaires dans le secteur public n'augmente pas ». Cela signifie, travailler plus (intensément), embaucher guère plus (voire moins), sans gagner plus !


10 – REDUIRE les AVANTAGE SOCIAUX Dans le PUBLIC : « Rationaliser les avantages non-salariaux, pour réduire la dépense globale dans le secteur public, sans mettre en péril le fonctionnement du secteur public, en accord avec les pratiques de l'UE ». Réduire les dépenses dans les services publics, comment, sans dégrader le service ?


11 – MAXIMISER la MOBILITE dans le SECTEUR PUBLIC : Promouvoir des mesures comme « l'amélioration des mécanismes de recrutement, encourager les nominations managériales au mérite, processus juste pour maximiser la mobilité des ressources humaines et autres dans le secteur public ».


12 – S'ENGAGER auprès des BANQUES BIEN GEREES : La Grèce est engagée « auprès des banques qui sont gérées sur des principes commerciaux/bancaires sains »


13 – ASSURER la STABILITE du SECTEUR BANCAIRE avec la BCE : « Utiliser le Fonds de stabilité financière héllénique et s'assurer, en collaboration avec la BCE, la Commission européenne et le SSM, pour s'assurer qu'il joue son rôle consistant à assurer la stabilité du secteur bancaire et ses prêts aux banques commerciales, tout en respectant les règles européennes de concurrence ».


14 – RESPECT des PRIVATISATIONS déjà réalisées : S'engager à « ne pas revenir sur les privatisations déjà actées. Là où le processus de contrat a été lancé, le gouvernement respectera le processus, conformément à la loi »


15 – MISSIONS de SERVICE PUBLIC dans les FIRMES PRIVATISEES : Préserver la « fourniture de biens publics fondamentaux par les firmes/industries privatisées » en conformité avec la « législation européenne » ;


16 – ENCORE PLUS DE PRIVATISATIONS : « Analyser les privatisations qui n'ont pas encore été lancées, avec en vue d'améliorer ses termes afin de maximiser les revenus à en tirer par l’État, améliorer la concurrence dans les économies locales, promouvoir la reprise économique nationale et stimuler les perspectives de croissance ;


17 – PLUS de PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE : Adopter une approche « au cas par cas, avec l'accent mis sur les concessions sur le long terme, les partenariats public-privé et les contrats qui maximisent non seulement les revenus gouvernementaux mais aussi les perspectives d'investissement privé ».


18 – De l'EMPLOI TEMPORAIRE bon marché sur le dos des CHOMEURS : « Etendre et développer le schéma actuel qui accorde des emplois temporaires aux chômeurs »


19 – HAUSSE graduelle du SMIC … contre FLEXIBILITE : Lancer une « nouvelle approche intelligente des négociations salariales collectives qui balance besoins de flexibilité et justice. Cela inclut l'ambition d'augmenter les salaires minimum tout en préservant la compétitivité et les perspectives d'emploi .. l'ampleur et le timing des changements sur le salaire minimum sera fait en consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales »


20 – DEVELOPPER la CONCURRENCE LIBRE et non-FAUSSEE : Supprimer les « barrières à la concurrence »,


21 – LUTTER contre la BUREAUCRATIE : Introduire des actions pour « réduire le fardeau administratif de la bureaucratie », dont « une législation qui interdit les administrations publiques de demander des documents que l'Etat possède déjà ».


22 – DEMANTELER les PROFESSIONS REGLEMENTEES : « Poursuivre les efforts pour lever les restrictions disproportionnées et injustifiées dans les professions réglementées, dans le cadre de la stratégie générale pour frapper les intérêts corporatistes » ;


23 – LIBERALISER le MARCHE de l'ENERGIE, respect des DIRECTIVES de l'UE : « Aligner la législation du marché du gaz et de l'électricité avec les bonnes pratiques et la législation de l'UE ».


24 – DEVELOPPER les BONS ALIMENTAIRES : Répondre aux besoins … « nés de la montée de la pauvreté absolue par des mesures non-pécuniaires fortement ciblées (ex : bons alimentaires) »


25 – UN REVENU MINIMUM GARANTI pour TOUS … sans DEPENSES SUPPLEMENTAIRES : Évaluer « le schéma de Revenu minimum garanti en vue de l'étendre nationalement », ce qui doit se faire « sans aucun impact fiscal négatif »


Les dirigeants européens n'ont pas sauté au plafond, ils ont considéré le document comme « un bon point de départ ». Un bon point de départ pour continuer à faire payer plus le peuple grec jusqu'à l'agonie, les faire payer une dette indue pour soutenir l'Euro de la misère.


Combien de temps va encore durer l'agonie du peuple grec, sa duperie fondamentale ? Combien de temps avant de poser la seule et vraie question : remettre en cause l'euro et l'UE, refuser de payer la dette, faire payer les riches en Grèce comme ailleurs.

 

source: http://www.solidarite-internationale-pcf.fr

le 26/02/2015

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 22:53

15O24-+LOGO-PRCF+INIL’accord entre l’UE et le gouvernement grec de Syriza démontre mieux que mille discours combien il est impossible de « s’en sortir » sans sortir sortir de l’UE ce carcan mortel pour les travailleurs et les peuples.

 

Tsipras et son gouvernement, salué comme le sauveur par le PGE (parti de la gauche européenne), capitule devant le diktat du grand capital et de ses créatures politiques, l’UE, la BCE et le FMI.


Le KKE avait prévenu : sans sortie de l’UE rien n’est possible. Cassandre ne fut pas entendue à Troie, le PCG davantage mais insuffisamment.


Reste que démontrer avec une violence, une arrogance pareille combien l’UE, dirigée d’une main de fer par l’Allemagne impérialiste, viole la souveraineté et la volonté d’un peuple est une leçon que chacun devra méditer.


Le gouvernement français a joué un rôle totalement anti-populaire dans le drame qui s’est joué depuis la victoire de Syriza, ajoutant l’hypocrisie à l’attitude anti-démocratique de l’UE.


150225-nous-sommes-tous-grecs-297x300.pngCeci dit le peuple grec n’a pas dit son dernier mot: si Syriza a cédé à la pression de l’UE il sera pris en tenaille avec la pression que les travailleurs et les masses populaires grecques vont exercer sur lui, le KKE et le PAME devant ressortir renforcés de cet épisode qui démontre la validité de leur position.


Le PRCF quant à lui tire la leçon que nous devons absolument montrer ici et maintenant que la véritable alternative existe. C’est pourquoi le PRCF construit avec ses partenaires communistes et républicains une manifestation porteuse d’une alternative progressiste pour le 30 mai 2015, une manifestation qui dira la nécessité de la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ouvrant ainsi un processus vers le socialisme.


Sans l’affirmation forte de cette perspective populaire et progressiste  les forces obscures du Front National et d’Aube Dorée alliées à la droite pourraient représenter un danger mortel pour la République que la fascisation en cours, en France comme dans toute l’Europe, ébranle dans sa dimension sociale, anti-fasciste et patriotique.

 

Pôle de Renaissance Communiste en France – 21 février 2015
 

 

 

source: http://www.initiative-communiste.fr

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 22:34

150225-BRISONS-LES-CHAINES-DE-L-UNION-EUROPEENNE-212x300.jpgLe portail d’information francophone sur la grèce Oaknews publie une traduction de l’article du député européen Manolis Glezos. Manolis Glezos – héros de la résistance grec (lire ici) – devant l’évidence des faits reconnait ce que disent les communistes : « la seule solution c’est la liberté » , l’impossible réforme de l’UE du capital est une dangereuse illusion.


Réformer l’UE ? l’illusion de l’Europe sociale de la gauche du déni mène à la catastrophe. Pas plus qu’on ne rendra jamais un crocodile végétarien on ne fera de cette prison des peuples qu’est l’UE une europe des peuples.

Oui il faut briser les chaines de l’Union Européenne, en sortir par la gauche pour s’en sortir.


Glezos : « Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion »

150225-Michalis-Famelis-Manolis Glezos 2007-2-300x225Manolis Glezos – Photo M Famelis source wikipedia


Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle qu’ »entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté »


Par un article qu’il signe depuis Bruxelles où il se trouve, le député européen SYRIZA, Manolis Glezos, critique de manière particulièrement acerbe les manœuvres gouvernementales.


« Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure« , écrit le cadre historique de la Gauche qui apparaît déçu des derniers développements entre la Grèce et ses créanciers.


« Plus d’un mois est passé et la promesse n’est toujours pas transformée en acte. Dommage et encore dommage. Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner pour avoir contribué à cette illusion« , écrit-il en invitant les amis de SYRIZA à participer dans les plus brefs délais à un dialogue sur le parcours du parti et les manœuvres en cause.


L’article de Manolis Glezos a été publié aujourd’hui sur le site du Mouvement ‘Citoyens Actifs’  :

Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.

L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.

Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.

Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.

Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.

Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.

Dommage et encore dommage.

Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.

Mais, avant que le mal ne progresse.

Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.

Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.

D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.

Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.

 

Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015


source : http://news247.gr/eidiseis/politiki/glezos-zhtw-syggnwmh-apo-ton-ellhniko-lao-poy-synhrghsa-ston-symvivasmo.3319824.html

et http://www.okeanews.fr/20150222-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-pardonner-davoir-contribue-cette-illusion

 

 

source: http://www.initiative-communiste.fr

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 22:36

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C'est la gueule de bois. La décision de nommer Prokopis Pavlopoulos comme Président passe mal, un personnage que l'extrême-gauche a adoré détester, comme le symbole du pire de la classe dirigeante, de sa droite corrompue et encore marquée par l'héritage de la dictature.

 

C'est l'Union sacrée ou presque. Le candidat proposé par SYRIZA pour la Présidence a obtenu une majorité écrasante, bien au-delà du gouvernement Tsipras, avec 233 voix sur 300. Ls partis de droite ANEL (Grecs indépendants) et surtout la « Nouvelle démocratie » ont soutenu le choix de SYRIZA.

 

M.Prokopis Pavlopoulos jouit d'une certaine respectabilité, destinée à rassurer l'oligarchie grecque et les bailleurs de fonds : ancien ministre de l'Intérieur d'un gouvernement conservateur, juriste formé à Assas et professeur d'université en droit. Pour le premier président nommé par un « gouvernement de ('la vraie') gauche », difficile de faire plus droitier.


Alexis Tsipras présente ce choix celui comme d'une personne qui a montré sa « haute sensibilité démocratique, un sens aigu de la conscience nationale et qui bénéficie d'un très large soutien dans la société et dans le Parlement ».

 

Malgré les dires de leur leader, certains soulignent à SYRIZA que Pavlopulos n'a pas pris ouvertement et clairement position contre les plans d'austérité. Il bénéficie surtout de la réputation d'être un européiste convaincu.

 

Pour l'aile-gauche du mouvement, la décision reste en travers de la gorge. Et c'est surtout son passage au Ministère de l'Intérieur de 2004 à 2009 qui suscite le plus de controverses, écornant le « vaste soutien » que Tsipras pense reconnaître à Pavlopoulos au sein la société grecque.

 

Premièrement, parce qu'il est connu pour avoir été une des figures marquantes du clientélisme grec. Il a embauché à l'Intérieur plus de 80 000 fonctionnaires, dont beaucoup d'amis et partisans de droite, du parti traditionnel de la Nouvelle Démocratie.

 

Si la pratique était courante, elle atteignait des proportions inédites, prétexte facile pour les plans d'austérité et licenciements ultérieurs enclenchés par ses successeurs. Loin d'être un pourfendeur de l'austérité, Pavlopoulos a surtout été le pilier d'un système corrompu que Tsipras dit combattre.

 

Ensuite, M.Pavlopoulos avait été au cœur de la polémique qui avait frappé la en Grèce, en 2008 étant un des éléments déclencheurs des manifestations des années suivantes : l'assassinat par les forces de police du jeune de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos.

 

Le Ministre de l'Intérieur avait alors été critiqué pour avoir couvert le rôle de la police dans cet assassinat, qui avait déclenché une série d'émeutes urbaines durement réprimées par une police encore héritière sur bien des aspects des pratiques brutales de celle de la dictature.

 

Enfin, plus récemment, bien que ce soit plus anecdotique, la population grecque avait été choquée en 2012 par l'agression sur un plateau télévisé du porte-parole du parti néo-nazi Aube dorée, Ilias Kasidiaris, contre la députée communiste Liana Kanelli, sous les yeux de Pavlopoulos.

 

Accusé par Rena Dorou, de Syriza, le responsable néo-nazi lui avait jeté un verre d'eau au visage avant de s'en prendre à sa voisine communiste et de la frapper trois fois en plein visage.

 

M.Pavlopoulos n'était alors pas intervenu, restant stoïque face à l'agression dont étaient victimes les deux femmes politiques de gauche mais en particulier la députée du KKE, suscitant une polémique dans les médias, bien que Pavlopoulos ait reconnu par la suite avoir été choqué par le comportement du cadre de la formation néo-nazie.



Le plus inquiétant est que Prokopis Pavlopoulos n'était peut-être pas le premier choix de Tsipras.

 

Selon certaines sources, il aurait envisagé d'accorder la place à Kostas Karamanlis, le cacique de la Nouvelle démocratie, ancien premier ministre de 2004 à 2009, issu de la dynastie de droite des Karamanlis, dont l'oncle fut à plusieurs reprises Premier ministre de 1955 à 1981. Et il aurait été écarté pour ses relations jugées trop cordiales avec la Russie de Poutine.

 

Ce qui est certain, c'est que le poste avait été ouvert d'abord pour Dimitris Avramopoulos, une des figures les plus établies de la droite grecque: ancien maire d'Athènes, il fut surtout entre 2011 et 2013 ministre des Affaires étrangères et deux fois Ministre de la Défense.

 

Il représentait une option plus sûre par ses positions et ses relations au niveau de l'Union européenne comme de l'OTAN – et un appel du pied décisif vers le compromis européen de la part de Tsipras – mais Jean-Claude Juncker aurait mis son veto, ne voulant pas se séparer de celui qui était devenu le Comissaire européen à l'Intérieur depuis 2014.

 

L'illusion lyrique n'aura décidément pas duré longtemps. Les vieux renards (de droite) de la politique grecque gardent les postes de pouvoir, l'Etat clientaire se recompose doucement avec un nouveau pôle de gauche. Gare à la désillusion, et à la déception des attentes du peuple grec.

 

source:  http://www.solidarite-internationale-pcf.fr

(23/02/2015)

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:15

Face à l’enthousiasme béat de la section française du Parti de la Gauche Européenne (PGE), le PRCF expliquait que la victoire de Syriza sans intervention populaire, sans mobilisation des travailleurs aboutirait à une grave désillusion. Voire à la capitulation de Syriza devant la Troïka (UE,BCE et FMI).


Le KKE (parti communiste grec) avait mis en garde le peuple grec: sans sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, la Grèce resterait soumise au diktat de l’UE et du grand capital, verrait sa souveraineté nationale humiliée, la volonté démocratiquement exprimée aux élections de janvier  du refus de l’austérité bafouée par l’UE.


Force est de constater que les événements récents confirment les pires craintes quant à la capacité de résistance de Syriza. Pourtant l’état d’esprit du peuple grec est clair : dans les derniers sondages 80% des Grecs refusent le diktat de l’UE et de son chef, l’impérialisme allemand, qui par la voix de Schauble, son ministre des finances, a déclaré « La demande grecque (…) est un « cheval de Troie » qui laisse une « immense liberté d’interprétation (à Athènes)».


Tsipras rejoindra la longue cohorte des « gérants loyaux du capitalisme » si la classe ouvrière grecque, le peuple hellène n’impose pas à la fois ses intérêts sociaux et sa dignité nationale.

 

www.initiative-communiste.fr vous propose de lire ci-après, deux communiqués du KKE et du front syndical PAME.www.initiative-communiste.fr publie également la traduction in extenso de la lettre du ministre des finances du gouvernement Y Varoufakis à l’eurogroupe, à la suite duquel vous trouverez des extraits d’articles articles des échos et du journal Le Monde célébrant a victoire de l’UE et de la BCE.

 La Troika est morte vive la Troika :

La lettre de Varoufakis à l’Eurogroupe :

traduction par nos soins




">Athènes 18 Février 2015




">Monsieur le Président de l’Eurogroupe,

 

Au cours des cinq dernières années, le Peuple de la Grèce a fait des efforts considérable liés aux ajustements économiques.

">Le nouveau gouvernement s’est engagé dans un processus de réforme plus large et plus profond visant à améliorer durablement les perspectives de croissance et d’emploi, assurer la viabilité de la dette et la stabilité financière, à améliorer l’équité sociale et à atténuer le coût social important de la crise actuelle.

Les autorités grecques reconnaissent que les procédures convenues par les gouvernements précédents ont été interrompues par les dernières élections présidentielles et législatives et que, par conséquent, plusieurs des dispositions techniques ont été invalidées. Les autorités grecques honorent les obligations financières de la Grèce à tous ses créanciers et  déclare leur intention de coopérer avec nos partenaires afin d’éviter les obstacles techniques dans le cadre de l’accord MFA (Master Facility Agreement) auquel nous reconnaissons être engagés vis-à-vis de ses volets financiers et procédural>.

Dans ce contexte, les autorités grecques sont désormais candidates à l’extension de l’accord de MFA pour une période de six mois à compter de son expiration, période pendant laquelle nous allons procéder conjointement, et en faisant le meilleur usage de la flexibilité donnée dans l’arrangement actuel, vers sa mise en oeuvre et  à son bilan sur la base des propositions, d’une part, le gouvernement grec et, d’autre part, des institutions [NdT : la Troika].

 

">Le but de la prolongation de six mois demandé de la durée de l’accord est:

(A) de convenir des termes financiers et administratifs mutuellement acceptables dont la réalisation, en collaboration avec les institutions, permettra de stabiliser la situation financière de la Grèce, d’atteindre des excédents budgétaires primaires appropriées, de garantir la stabilité de la dette et d’aider à la réalisation des objectifs budgétaires pour 2015 qui tiennent compte de la situation économique actuelle.

 

">(B) Pour assurer, en étroite collaboration avec nos partenaires européens et internationaux, que les nouvelles mesures soient entièrement financées tout en s’abstenant de toute action unilatérale qui pourrait compromettre les objectifs budgétaires, la reprise économique et la stabilité financière.

 

">(C) Pour permettre à la Banque centrale européenne de réintroduire la dérogation conformément à ses procédures et règlements.

 

">(D) Pour étendre la disponibilité des obligations du FESF (NdT, mécanisme de stabilité) détenus par le HFSF pour la durée de l’accord.

 

">(E) de commencer les travaux entre les équipes techniques sur un éventuel nouveau contrat pour le redressement et la croissance que les autorités grecques envisagent entre la Grèce, l’Europe et le Fonds monétaire international à la suite de l’accord actuel.

 

">(F) Pour se mettre d’accord sur le contrôle dans le cadre de l’UE et de la BCE et, dans le même esprit, avec le Fonds monétaire international pour la durée de l’accord étendu.

 

">(G) pour discuter des moyens de promulguer la décision Novembre 2012 Eurogroupe concernant d’éventuelles nouvelles mesures et l’assistance pour la mise en œuvre après l’achèvement de l’accord étendu et dans le cadre du contrat de suivi dette.


Avec ce qui précède à l’esprit, le gouvernement grec exprime sa détermination à coopérer étroitement avec les institutions de l’Union européenne et avec le Fonds monétaire international dans l’ordre: (a) d’atteindre la stabilité budgétaire et financière et (b) pour permettre au gouvernement grec de mener les importantes et profondes réformes qui sont nécessaires pour rétablir le niveau de vie de millions de citoyens grecs grâce à une croissance économique durable, l’emploi rémunéré et la cohésion sociale.

 

">Cordialement,

">Yanis Varoufakis
">Ministre des Finances
République hellénique

 

De fait, le ministre de l’économie du gouvernement Syriza – au-delà du vocabulaire – accepte le plein contrôle de la troïka. www.initiative-communiste.fr publie ci-après différents communiqués de nos camarades communistes du KKE, ainsi que du syndicat grec de combat (PAME)

Communiqués du KKE et du PAME


KKE


SYRIZA: Quand ils veulent faire passer de la viande pour du poisson "

Nous nous souvenons encore l’image des moines du Moyen Age, qui disait que la viande était en fait du poisson afin de surmonter les difficultés de jeûne sans fin. Cette image synthétise parfaitement les développements qui se sont déroulés en Grèce ces derniers jours sous le gouvernement SYRIZA-ANEL.


">Voici quelques données pour illustrer cela :

  • SYRIZA, comme un parti d’opposition, avait promis de déchirer les accords, que les gouvernements précédents avaient signé avec les prêteurs étrangers (l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international), et qui contenait les mesures de anti-populaires, contre les travailleurs. SYRIZA installés en tant que parti de gouvernement a révélé qu’il est d’accord avec 70% des «réformes» inclus dans les mémorandums et en désaccord avec 30%, qu’il décrit comme «toxique».

    ">En effet, il affirme que ce ne sera pas agir unilatéralement, mais cherche un nouvel accord avec les prêteurs qui cette fois ne sera pas appelé un mémorandum, mais un programme, un accord ou une passerelle.

  • SYRIZA, comme parti d’opposition, avait déclaré la guerre à la troïka des bailleurs de fonds étrangers et a dit qu’il mettrait un terme à cela. SYRIZA parti au pouvoir affirme qu’elle va parler et répondre aux « institutions ». Lesquels? L’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

    ">En effet exactement les mêmes personnes qui constituent la troïka participent aux pourparlers à Bruxelles au nom des « institutions ».

  • SYRIZA comme parti d’opposition tenait une cinglante critique du gouvernement ND-PASOK, qui a soutenu et participé à des sanctions de l’UE contre la Russie et les a accusés d’être serviles à cause de cette attitude.

    ">SYRIZA comme parti de gouvernement a appuyé les mêmes sanctions de l’UE et même leur aggravation, se félicitant de la position de son gouvernement comme étant un «succès significatif».

  • SYRIZA comme parti d’opposition a pris une position contre les privatisations. Or, comme le gouvernement, selon la déclaration du ministre des Finances, Y. Varoufakis, le déclare «Nous voulons passer de la logique des ventes à des prix bradés à la logique d’un développement en partenariat avec le secteur privé et les investisseurs étrangers « !

    ">Donc, il adopte deux privatisations afin de renforcer le secteur privé et il tente également de présenter d’autres méthodes de privatisations, comme les partenariats public-privé et des concessions aux groupes d’entreprises etc comme étant bénéfique.

  • SYRIZA comme parti d’opposition  décrivait l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) comme étant le «livre noir du néo-libéralisme ». SYRIZA parti au pouvoir a reçu à Athènes, dans les premiers jours de son mandat, Ángel Gurría, Président de l’OCDE, qui a eu une réunion avec le Premier ministre A. Tsipras. L’OCDE, selon le gouvernement de coalition SYRIZA-ANEL, est l’organisation qui aidera dresser une liste de mesures en vue de sauvegarder le développement (capitaliste) en Grèce.

    ">Mesures qui vont remplacer la partie «toxique» du Mémorandum, le fameux 30%.

  • SYRIZA comme parti d’opposition avait dénoncé la décision du gouvernement précédent à payer « des dizaines de millions d’euros aux entreprises fournissant des services juridiques et des conseils financiers ». Le gouvernement SYRIZA-ANEL a embauché la banque « Lazard » en tant que consultant sur les questions de la dette publique et la gestion budgétaire, appréciant visiblement l’expertise qu’elle a fourni aux gouvernements précédents du PASOK sous G. Papandreou. Ce n’est pas par hasard! Outre que le nouveau ministre des Finances, Y. Varoufakis qui a été un consultant de G. Papandreou) recourt aux services des anciens conseillers de G. Papandreou, J. Galbraith et Elena Panariti, ancien député du PASOK. Le premier est un économiste américain, professeur à l’Université du Texas, un fonctionnaire de l’Institut Levy, un apologiste bien connu du capitalisme et un partisan d’une formule plus expansionniste de la gestion de la crise. Ce dernier a travaillé pour la Banque mondiale.

    ">En d’autres termes, tous servent à la fois le système et ses mécanismes

Nous pourrions ajouter en rajouter bien plus à cette liste des renoncements de SYRIZA et de son gouvernement soit disant de gauche, comme le fait que d’une série de promesses faites avant les élections par exemple l’augmentation du salaire minimum, sont reportées à un avenir lointain. De même, nous pourrions citer d’autres exemples les plus frappants de fonctionnaires et conseillers du PASOK social-démocrates qui sont maintenant au service du gouvernement de «gauche».


">Cependant, la question la plus cruciale est de clarifier ce genre de négociations, le gouvernement grec mène actuellement avec l’UE et les autres créanciers.

Les négociations ont un contenu concret qui n’est pas lié à la « prétendue fin de l’austérité » en Grèce et en Europe, contrairement à ce que SYRIZA et les autres partis du Parti de la Gauche Européenne clament. En outre, Y. Varoufakis a clairement indiqué que, dans les années à venir, sous le gouvernement de SYRIZA les gens qui travaillent doivent continuer à vivre « frugalement ».


">Les négociations sont liées aux besoins des groupes d’affaires qui découlent des conséquences de la crise capitaliste profonde ainsi que du cours incertain de la reprise capitaliste en Grèce et dans la zone euro dans son ensemble.

Ces négociations se déroulent sur un terrain hostile au peuple. Ceci est prouvé par l’alignement du gouvernement grec avec les pays comme la France, l’Italie et surtout aux Etats-Unis, avec toutes les conséquences négatives que cela implique comme position.


">Ces pays peuvent exercer une pression sur l’Allemagne pour leurs propres intérêts, mais continuer la même ligne politique dure contre le peuple.




">Malgré sa propagande bruyante sur les négociations avec l’UE et les créanciers, SYRIZA affirme en même temps que ses actions beaucoup avec eux et qu’il poursuivra les engagements anti-populaires du pays vis-à-vis de l’UE et de l’OTAN.

Ainsi, le peuple grec et les autres peuples ne doivent pas tomber dans le piège d’être séparé en «merkelistes » et « obamistes » et divisé dans une lutte sous de mauvaises bannières. Ils doivent organiser leur lutte et exiger la récupération des pertes en ce qui concerne leurs revenus et de leurs droits. Ils devraient exiger la solution et les problèmes des gens, de tous les travailleurs en fonction de leurs besoins contemporains. Ils doivent lutter pour en sortir, pour cette sortie qui va apporter de l’espoir: la socialisation des monopoles, le désengagement des syndicats impérialistes de l’UE et de l’OTAN avec les personnes détenant les rênes du pouvoir. Cela ouvrira la voie au seul chemin possible et réaliste qui mène à la véritable émancipation du peuple: la construction d’une nouvelle société Socialiste.

Il ne peut pas y avoir une politique en faveur du peuple avec les capitalistes au pouvoir!

 

Les trois journées de discussion à la session plénière du parlement sur les déclarations programmatiques du nouveau gouvernement se sont achevées le 10 février 2015 avec le vote de confiance accordé par les parlementaires de SYRIZA ET ANEL  au nouveau gouvernement (162 voix en sa faveur).


La servilité à la stratégie antipopulaire du capital et de l’UE et aux objectifs des groupes d’affaires intérieurs a dominé la discussion. Ceci fut vrai pour le gouvernement et aussi pour les autres partis de la gestion bourgeoise. Les  éventuels désaccords concernaient la façon de renforcer la rentabilité des monopoles et de sauvegarder la récupération du capital.


La voix de la classe ouvrière, du peuple a été entendue seulement quand les députés du KKE ont été à la tribune, parlant des divers aspects de la politique étrangère et intérieure. Ils ont exprimé l’essence des déclarations programmatiques du gouvernement SYRIZA-ANEL, le caractère des négociations antipopulaires que le gouvernement mène avec l’UE et les créanciers, les engagements qu’il a pris en relation avec les organisations impérialistes de l’UE et de l’OTAN. Les députés du KKE ont révélé que le peuple ne peut pas attendre une orientation politique en faveur du peuple  aussi longtemps que les capitalistes sont au pouvoir. Ils ont rendu clair que la ligne de démarcation est la suivante: « soit avec les monopoles et leurs unions, l’UE, l’OTAN, l’OCDE, soit avec la classe ouvrière et les couches populaires qui lui sont alliées ».

 

Prenant la parole le 9 janvier 2015, Dimitris Koutsoumpas, le Secrétaire général du CC de KKE, a appelé le peuple, la jeunesse, le mouvement ouvrier-populaire radical à tracer leur propre orientation de lutte dans le but de récupérer les pertes dont ils ont souffert dans la période de crise. Comme il l’a dit  » Le peuple doit organiser sa contre-attaque pour le chemin qui apportera l’espoir: la socialisation des monopoles, le désengagement de l’UE et de l’OTAN, avec le peuple à la barre du pouvoir, afin de paver le chemin pour la seule et actuelle perspective, pour la réelle libération de l’homme  qui est la construction d’une nouvelle société socialiste. » 


Lors de sa deuxième intervention du 10 février, D.Koutsoumpas a souligné que le nouvel accord que le nouveau gouvernement veut signer avec les créanciers aura des anciennes et nouvelles conditions antipopulaires. Quel que  soit  le  nom de ce nouvel accord, pour le moment, la majorité des mesures du mémorandum restera en vigueur et le reste sera couvert par d’autres mesures équivalentes à caractère structurel, sur la base de l’OCDE, ou sa «boîte à outils», ou ses réformes notoires.

Le Secrétaire général du CC de KKE a souligné que les références à la « fierté  du peuple grec » sont effectuées dans le but de dissimuler les engagements du gouvernement à l’UE et à ses règles, son compromis avec la pauvreté et les miettes qu’il promet ».


D.Koutsoumpas a fait référence au fait que la controverse entre les « Merkelists » et les « Obamistes » n’a rien à faire avec les intérêts du peuple. Personne ne peut et ne doit se sentir fier de simplement choisir comment et quand ses droits seront détruits et il a souligné que  le drapeau des luttes historiques du peuple et du mouvement ne peut pas être placé sous les drapeaux de l’UE, l’OTAN, des monopoles et du mémorandum. Il a appelé le peuple  à ne pas demeurer passif ou devenir un supporter des différents défilés en faveur des choix du gouvernement. Il doit organiser sa lutte maintenant, sous ses propres bannières et non pas sous de faux drapeaux.


PAME

On ne joue plus, la ploutocratie doit payer maintenant pour la crise.Abattons les mesures anti-populaire, aussi bien les anciennes que les nouvelles

">Le Comité national de coordination du Front militant de tous les travailleurs (PAME) a ​​discuté des développements du le plan d’action pour la prochaine période lors de sa réunion tenue le samedi 14/2/2015.


Le PAME, qui réunit dans ses rangs des centaines de syndicats, des dizaines de fédérations et centres de travail, a souligné la nécessité de renforcer encore plus loin à l’intérieur de la classe ouvrière, de la jeunesse et du mouvement social la ligne de contre-attaque et de rupture en opposition à la voie de développement capitaliste,à l’UE et la ligne politique qui soutient cette voie et favorise la passivité et la résignation. Pour renforcer la lutte pour une autre voie de développement qui est dans l’intérêt de la classe ouvrière, du peuple. Giorgos Perros, membre du Secrétariat exécutif de PAME, a souligné ces différents points dans le rapport principal de travail et a ajouté: « Le gouvernement, en utilisant les espoirs et les attentes des travailleurs, essaye de mettre en œuvre ses plans plus facilement, promouvant un nouvel accord avec le » partenaires « . Il tente d’y parvenir en appelant le nouveau « memorandum » un « accord » et la « troïka » un « mécanisme institutionnel de suivi et de supervision ». Le gouvernement de coalition a entamé des négociations pour un nouveau programme avec quelques variations.

">Il semble que ce sera un compromis, ce qui signifie de nouvelles mesures au détriment des travailleurs « .

 

">Giorgos Perros souligné que la classe ouvrière et son mouvement doivent rejeter les faux slogans d’unité et de fierté nationale.


« Pour nous, le patriotisme c’est les droits du peuple et non les intérêts de la ploutocratie. Notre critère est la satisfaction des besoins actuels du peuple et non la rentabilité des entreprises capitalistes.

">Nous parlons de deux mondes complètement différents.

Le peuple, le mouvement social des travailleurs ne doivent pas être un spectateur ou des pom-pom girl assistant passivement aux négociations en cours menées parmi les patrons et ne doivent pas être pris au piège dans le cadre des plans de la classe capitaliste pour de nouveaux memorandums et de nouvelles négociations.

">Au contraire, ils doivent être les protagonistes et doivent lutter pour leurs droits, pour le recouvrement de leurs pertes et la satisfaction de leurs besoins actuels, des changements et des bouleversements, pour une autre voie de développement.

La classe ouvrière et son mouvement n’ont aucun intérêt à soutenir la ligne politique du gouvernement. Nous parlons ici d’une ligne politique qui leur apportera de nouveaux memorandums, indépendamment du fait qu’ils le gouvernement leur donnent des noms par exemple Fierté.

">Il n’y a aucune perspective, il n’y a pas d’espoir sans mettre la pression pour satisfaire nos exigences et sans la lutte de classe.


Ainsi, la ligne de contre-attaque suivante a été définie conformément aux décisions de la base: la récupération des pertes et des droits, la lutte pour la satisfaction des besoins actuels de la classe ouvrière et du peuple, le développement pour le peuple. Quelques miettes et la charité ne nous satisfont pas. Nous exigeons, nous luttons pour tout ce qu’ils nous ont volés, pour tout ce que nous sommes en droit d’avoir « .

Revue de presse – 21 février 2015

L’Eurogroupe parvient à un accord avec la Grèce – Le Monde

« Il aura donc fallu un drame en trois actes, trois Eurogroupes, pour accoucher d’un compromis entre la Grèce et l’Eurozone, et éviter le scénario du pire, celui d’une « Grexit », la sortie du pays de l’union monétaire. Athènes a finalement obtenu une extension de quatre mois du programme d’assistance financière dont elle bénéficie depuis 2012, qui arrivait à échéance le 28 février. Mais au prix de concessions importantes pour le nouveau gouvernement Tsipras, qui avait promis aux Grecs « la fin de l’austérité ».  »


« Athènes s’engage à achever le travail du précédent gouvernement, celui du conservateur Antonis Samaras, en mettant en œuvre les réformes imposées par la troïka des créanciers – FMI, Banque centrale européenne (BCE) et Commission de Bruxelles –, pas encore toutes sur les rails. »


« le chef du gouvernement grec, Alexis Tsipras, pourra modifier la liste des réformes à accomplir, à condition qu’elles préservent l’équilibre des finances publiques.Pour que l’extension de quatre mois soit validée, les Grecs devront soumettre leur liste de réformes, d’ici au lundi 23 février, pour validation par « feu » la « troïka » »


« Lapplication [des reformes] sera dûment vérifiée, sur place, par « les institutions » (ndlr : le nouveau nom de la troika…]. Celles-ci opéreront des missions de contrôle, comme la « troïka » auparavant. Ces contrôles étaient aussi une exigence forte du ministre Schäuble. »


« « M. Varoufakis et M. Tsipras auraient dû signer le premier texte de compromis qui a été mis sur la table, le 11 février. Il était plus vague, donc plus avantageux pour eux », assure une source européenne. « Mais à ce moment-là, ce n’était peut-être pas possible, politiquement, de céder aussi vite face à Bruxelles », analyse une autre source. »

La tension atteint son paroxysme entre l’Allemagne et la Grèce – Les Echos

 "Berlin veut la mise en œuvre des réformes prônées depuis 5 ans. « La lettre en provenance d’Athènes n’est pas une proposition substantielle de solution», a ainsi réagi le ministère des Finances allemand, pour qui « en réalité la Grèce s’oriente vers un financement relais, sans remplir les exigences du programme  ». Sur les réformes, la soutenabilité de la dette, la situation budgétaire du pays, Berlin a besoin d’être rassuré. D’autant plus que la décision du gouvernement grec de faire voter, dès aujourd’hui, des réformes sociales à Athènes, ressemble à un pied de nez. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est néanmoins entretenu au téléphone cinquante minutes, jeudi, avec Angela Merkel, « dans un bon climat » pour « trouver une solution mutuellement utile pour Athènes et l’Europe », indique l’exécutif grec.

 


Et vendredi, Athènes a une chance de percer le front uni qui lui a jusqu’ici fait face. En Allemagne même, le leader du SPD Sigmar Gabriel a évoqué un « premier pas dans la bonne direction ». A Paris, le Premier ministre français Manuel Valls évoque « un signe très encourageant », tandis que le ministre de l’économie italien Pier Carlo Padoan a réaffirmé son opposition à la sortie de la Grèce de la zone euro « Nous devons envoyer un signal montrant que l’euro est irréversible », a -t-il déclaré. Un rappel utile, alors que la tentation du « Grexit » revient en force. Loin des craintes de contagion de 2012, plusieurs pays sont tentés d’arrêter les frais avec Athènes, notamment les plus pauvres d’entre eux, les Baltes, les Slovaques, les Slovènes.


Officiellement, tous les Etats veulent un compromis, la solution la plus probable. Mais l’Europe n’est pas à l’abri d’un choc ultime entre la Grèce et les plus intransigeants des Européens. « Ce n’est qu’en fin de partie qu’on saura si certains veulent réellement le Grexit », prédit un officiel européen de haut rang. »

La capitulation grecque – Slate

« Contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. »


« Le quotidien allemand Bild raconte cette histoire inouïe. Le gouvernement grec a envoyé une lettre à Bruxelles, jeudi 19 février, qui énumérait ses nouvelles propositions dans la difficile négociation avec ses partenaires, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. La fameuse troïka dont le gouvernement grec ne voulait plus entendre parler! Une lettre de capitulation sous conditions: Athènes accepte de se plier à l’intégralité de ce que demandent la troïka mais que c’est provisoire, il y aura «des inflexions à venir». L’Allemagne sitôt cette missive connue a répondu sèchement: c’est «nein». Encore du flou cet «à venir». Berlin ne signera qu’une accord ultra-précis. Le ministre des finances Wolfgang Schaüble, insulté par son homologue grec, Yanis Varoufakis qu’il ne supporte plus, campe alors sur une position inflexible. La Grèce doit revenir à la situation d’avant l’élection législative, au programme d’aide signé par son prédécesseur. Point. Et c’est l’accord qui a été finalement conclu vendredi 20 février en dépit des tentatives de comunication d’Athènes pour sauver la face. »

 

 

source: http://www.initiative-communiste.fr

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 11:44

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Dès l’hiver 2013, le PRCF et ses médias sont mobilisés pour informer et agir pour contribuer à la solidarité internationaliste et antifasciste avec les travailleurs ukrainiens, avec nos camarades d’Ukraine. Lançant rapidement une pétition, participant de la déclaration unitaire avec les organisations des Assises du communisme, et lançant un jour de mobilisation le 24 avril 2014, sans compter la participation continue à différentes manifestations et actions depuis.


Initiative Communiste et www.initiative-communiste.fr se sont mobilisés pour informer – y compris au cœur de l’été au moment de la très violente offensive des forces de répression – face à la déferlante de propagande de guerre déversée par les médias du Capital. Tout comme ils se mobilisent pour défendre la liberté d’expression et défendre le droit à l’Histoire, pour combattre l’anticommunisme creuset du fascisme.


une déclaration courageuse de Jean-Luc Mélenchon
sur  son blog

Les divergences du PRCF avec le Parti de gauche sont connues, mais la justice implique de rendre à César ce qui lui revient.


Le fait que Jean-Luc Mélenchon ne se réclame pas du communisme ne rend que plus honorable la déclaration suivante que tous les véritables patriotes antifascistes ne peuvent que saluer, surtout à l’heure où la direction du PCF cultive l’équivoque sur la situation actuelle en Russie, renvoie dos à dos l’impérialisme euro-atlantique et la Russie en voie d’encerclement par l’OTAN et ne cesse de participer à la diabolisation du socialisme soviétique.


Tôt ou tard, les yeux s’ouvriront sur l’énorme entreprise de négationnisme antisoviétique et anticommuniste en cours qui sert de socle à la réhabilitation rampante ou assumée du nazisme en Ukraine et dans le reste de l’UE.

 

 

150211-ukraine-hollande-guerre.png« « Guerre totale » !? Je désapprouve totalement ces grands mots qui évoquent cette « guerre totale » en Ukraine : comme s’il était possible d’oublier qu’il s’agit de faire la guerre à la Russie, absurdité dévastatrice totale. À présent, le danger est extrême. Sans doute est-ce pourquoi les responsables français et allemands sont-ils allés à Moscou. Tant mieux. Il était temps. Les provocateurs ukrainiens n’ont pas chômé. Ce sont les mêmes qui font échouer tous les accords depuis le début de la crise. Si je m’avance autant, c’est parce que personne ne peut prouver quel est l’intérêt de Poutine à une telle escalade ! D’ailleurs, après des mois de bavardages, de promesses non tenues côté américain et européen, nous voici revenus au point de départ. C’est le plan franco-allemand. Il prévoit une plus large autonomie des régions rebelles. Il se fonde sur la ligne de front actuelle. Excellent ! C’est le plan proposé par les Russes dès le début du conflit : une Ukraine fédérale ! Il va de soi que le projet d’une zone démilitarisée de 50 à 70 kilomètres de large le long de cette ligne est excellent pour empêcher les exactions des milices d’extrême droite ukrainiennes avec ou sans uniformes de l’armée du président Porochenko. La qualité de ces avancées est évidente.


Mais elles ne peuvent faire oublier le harcèlement médiatique qui s’est prolongé comme un bruit de fond de pure propagande tout au long des semaines et encore à cette heure. On a retrouvé pendant des semaines les montages du style de ceux utilisés pour justifier les guerres d’Irak ou réclamer celle de Syrie. Les récitants des médias ont débordé d’irresponsabilité en prêchant la haine anti-Russe, en étouffant les crimes de guerre du gouvernement d’extrême droite Ukrainien, son président oligarque et en diabolisant d’une manière irresponsable la Russie et Vladimir Poutine. Rien de nouveau sous le soleil, dira-t-on. C’est vrai. Mais il est important que chacun de vous, mes chers lecteurs, en prenne pleinement conscience pour apprendre à penser librement. Tout dépend de cette liberté de penser informée, quand les évènements s’enflamment. On ne répète jamais assez cette mise en garde contre la machine à bourrer les crânes et sa propension à faire oublier ensuite ses turpitudes par des diversions. Je ne parle pas dans l’émotion de la machine incroyable à insulter et diaboliser qui s’est déchaînée contre moi au lendemain de la victoire de Tsipras. « Le Monde » a de nouveau battu quelques records inadmissibles en la matière. Non seulement à mon sujet, ce que je trouve toujours aussi consternant, mais contre la Grèce et, pire que tout, contre la Russie avec un appétit pour la guerre stupéfiant.


150211-dnieprpropetrovsk.est_.a.nous_.jpgdnieprpropetrovsk est à nous ! (*)

 

 

Pour ma part, je vais m’impliquer davantage dans le débat sur l’Ukraine et la Russie. Et surtout dans le combat contre la diabolisation de la Russie. L’insulte qu’a été le fait de ne pas inviter Poutine aux cérémonies de la Libération des camps ne peut se reproduire. C’est là un des instruments de la reconstruction d’une mémoire artificielle sous contrôle de la propagande qui voudrait faire des États-Unis les libérateurs exclusifs du continent. La vérité est tout autre. Sans l’Armée Rouge et le sacrifice de vingt millions de Russes, rien n’aurait eu lieu et il est même possible que les USA se soient accommodés de bien des choses, comme l’a montré leur soutien jusqu’à la dernière minute au régime de Vichy. La peur des rouges a accéléré le débarquement de Normandie. Il est frappant de voir comment, dans les enquêtes d’opinion, on constate qu’après-guerre une très large majorité, témoins directs des évènements pensaient que les Russes étaient les libérateurs essentiels. On voit alors comment cette proportion s’est inversée après l’absorption massive de drogues médiatiques. Pour ceux que cette mise au point rendrait nerveux, je voudrais rappeler que le général de Gaulle ne célébrait pas le 6 juin. Ses raisons ont été clairement énoncées. Voici ce qu’il en disait : « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne ! Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi. »


 

JL Mélenchon

(*) dnieprpropetrovsk est à nous. Affiche de l’armée rouge. Dniepropetrovsk est une ville du Donbass.

 

 

sources: http://www.initiative-communiste.fr 



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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 11:01

Dans beaucoup de régions de l’Ukraine les ukrainiens se révoltent contre la mobilisation. Pour mener cette guerre contre les populations du donbass, la junte pro UE continue de lancer de nouvelles vagues de mobilisation. Mais bon nombre d’entre eux refusent d’aller tuer leurs frères et de mourir pour les oligarques pro-UE et pro-OTAN.

On croit faire la guerre pour la patrie mais on meurt pour les monopoles » Anatole France L’Humanité 18 Juillet 1922

Pour mesurer la révolte des habitants il faut comprendre la situation terrible de vie de ces ukrainiens qui ont un salaire moyen de 80 € par mois alors qu’on les prive de services publics, que les prix ne cessent de grimper, et qui de surcroit ne voient pas leurs enfants revenir du combat. Le chiffre de 5000 morts de l’ONU est une pure fiction, un récent rapport des services de renseignements allemands parle de 50.000 morts.


Révolte à Zaporozhié

 

 

On rappelera qu’à Zaporozhié se trouve l’une des principales centrale nucléaire d’Ukraine et même d’europe. Cette dernière a été affecté par deux incidents ces derniers mois necessitant des arrêts d’urgences. Alors que l’Ukraine pour éviter d’acheter du gaz en provenance de Russie exploite son réseau électrique à plein, et que des test d’utilisation de combustible nucléaire d’origine américaine ont conduit à des incidents..

 

la même scène à  Kramatorsk:

 

 

 

Il y a depuis longtemps un mouvement des femmes qui s’oppose à l’envoi de leurs maris et enfants au frontet ceux y compris dans l’ouest en particulier dans les zone roumaines et hongroises qui estiment que l’on prend plus leurs enfants que les autres,  mais là il s’agit du sud et de l’est (voir la carte) et la revendication est nettement plus proche de celle de Lougansk et Donetsk. Le refus de la guerre est de plus en plus massif mais dans ces zones depuis toujours russes ça peut être le signe d’un embrasement qui exigerait la même autonomie…

 

A l’ouest aussi refus de la guerre et de la mobilisation. La Junte arrete un journaliste refusant la mobilisation

lire également notre article ici

Ruslan Kotsaba, le populaire journaliste ukrainien qui le 19 janvier avait déclaré publiquement qu’il n’accepterait pas d’être enrôlé dans l’armée pour aller dans le Donbass et y tuer d’autres Ukrainiens, a été arrêté par les services secrets ukrainiens… L’accusation est que le journaliste aurait violé l’art. 111, et pour sa  « trahison » il risque jusqu’à 15 ans de prison.


La vidéo dans laquelle il a fait savoir que Kotsaba refusait d’être recruté et avait appelé les Ukrainiens à  faire de même a fait sensation, d’abord à cause de la popularité du journaliste, ensuite parce qu’il est originaire de l’ouest de l’Ukraine, qui est la zone de plus grande mobilisation nationale-fasciste.
Source : http://glagol.su/2015/02/08/ukrainskiy-zhurnalist-kritikovavshiy-mobilizatsiyu-arestovan-za-gosizmenu/


d’après histoireetsociete.wordpress.com

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 15:34

 

150208-pame-png.jpgTraduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr



Dans la perspective des élections en Grèce le 25 janvier 2015, nous assistons au déploiement, dans les médias et dans d'autres organismes, d'une campagne pour soutenir le parti SYRIZA en Grèce. Cette campagne a créé une fausse image de SYRIZA, comme représentant de la gauche et des travailleurs de Grèce, ce qui est un cas extrême de science-fiction. Dans l'esprit de cette campagne, le Trade Union Network of Europe (TUNE) a récemment invité ses membres à signer une résolution pour soutenir SYRIZA.



Le PAME, qui représente le mouvement syndical de classe de Grèce, et affronte chaque jour les forces du patronat et du capital, développant une riche activité internationale, a le devoir d'informer les forces syndicales sur les développements politiques en Grèce et le rôle de SYRIZA dans le mouvement syndical de Grèce.



Ce qui est la preuve du rôle que joue toute organisation, politique ou syndicale, ce sont ses positions et la cohérence de ses paroles avec ses actes. SYRIZA, bien qu'il se présente en tant que parti politique sans « péché gouvernemental », fait des efforts pour obtenir le soutien des capitalistes, adoptant des positions tout à fait réactionnaires. Dans le même temps, déjà en pratique, ses petites forces dans le mouvement syndical et les syndicats que SYRIZA contrôle, ont une sale histoire forgée dans leurs liens avec le patronat, et de capitulation des droits sociaux des salariés. Ici, nous allons vous en donner quelques exemples précis.



Les positions de SYRIZA et son rôle dans le mouvement syndical

 

Dans le mouvement syndical européen

 

Les forces de SYRIZA dans les syndicats sont les promoteurs de la CES (Confédération européenne des syndicats) qui est l'appareil de l'Union européenne et du Capital dans le mouvement syndical, et la branche européenne de la CSI. Les forces de SYRIZA, participant à la CES et aux autres organisations internationales, n'a pas fait la moindre critique au soutien de la CES aux réformes anti-ouvrières de l'UE, son soutien aux interventions impérialistes en Syrie, Ukraine, Libye pour ses positions contre la juste lutte du peuple palestinien. C'est pourquoi ce n'est pas un hasard si SYRIZA jouit du soutien des syndicalistes et de leurs organisations européennes, qui ces dernières années ont mené l'attaque contre les droits des travailleurs dans leur pays, telles les Commissions ouvrières (CC.OO) en Espagne.



Dans le mouvement syndical grec

 

Les syndicats contrôlés par SYRIZA en Grèce sont les protagonistes de la collaboration de classe, la subordination des travailleurs aux exigences du patronat. Il est emblématique que le plus grand syndicat que contrôle SYRIZA (le Syndicat des travailleurs des super-marchés d'Athènes) est très connu pour être un syndicat sous influence patronale. Il agit sous contrôle des gérants de super-marchés qui l'utilise pour terroriser et soumettre les travailleurs. Il n'a pas fait la moindre mobilisation, ni publier la moindre déclaration, ni fait la plus minime action.

 

Dans les branches où SYRIZA ont signé des conventions collectives, les travailleurs ont subi des coupes salariales massives. Quelques exemples de ces coupes convenues :

 

Employés du commerce de détail : - 6,7 %

Pétrole grec (ELPE) : - 10 % (avec une augmentation du temps de travail)

Employés des super-marchés : - 12 %

Travailleurs dans les chemins de fer : - 35 %

Les marins : - 15 %

 

L'opposition de SYRIZA aux luttes ouvrières s'est exprimée à de nombreuses reprises dans la dernière période. Rien de plus typique que les déclarations du président de SYRIZA contre la grève des marins, qu'il a qualifié de « scandaleuse ». Dans le même temps, les syndicalistes de SYRIZA agissent souvent comme des briseurs de grève, avec de nombreux exemples dans les banques, les hôpitaux, l'éducation, les super-marchés, et dabs bien d'autres cas encore.

 

Le rôle pro-patronal des forces de SYRIZA s'exprime aussi par son alliance déclarée dans un certain nombre de syndicats, avec les syndicalistes du PASOK social-démocrate et des néo-conservateurs de Nouvelle Démocratie (que bien sûr au moment des élections SYRIZA condamne, afin de prendre le pouvoir). Nous mentionnons seulement quelques syndicats où il y a une coalition déclarée de forces entre SYRIZA, le PASOK et la Nouvelle démocratie, car la liste est très longue :

 

La Fédération des travailleurs de l'industrie pharmaceutique

La Fédération des travailleurs de l'agro-alimentaire

La Fédération des travailleurs de l'entreprise DEYA (Fournisseur en eau)

Les travailleurs des compagnies d'assurance OASE

Le syndicat régional de Laconia

Le syndicat régional de Mesologi

 

Dans sa tentative de faire barrage au syndicat sur des positions de classe, les forces de SYRIZA coopèrent même avec les néo-nazis de l'Aube dorée (c'est le cas dans le Syndicat des employés municipaux de Perama, le Syndicat des employés municipaux de Leivadia et d'autres encore).

 

Certains points sur la position de SYRIZA vis-à-vis du PAME

 

Les forces de SYRIZA dans le mouvement syndical se caractérisent par leur fort anti-communisme, leur haine envers le mouvement de classe, contre le PAME. Ils ont attaqué la fondation du PAME comme « diviseuse », « sectaire », « sabotant l'unité du mouvement », etc. parce que le PAME s'est opposé et a dénoncé les relations des syndicats bureaucratiques avec le patronat. Un autre exemple est leur attaque contre les initiatives d'action du PAME. Le récent rassemblement national du PAME, qui a réuni 100 000 travailleurs et a été organisé par 1 000 syndicats et organisations sociales, a été durement attaqué par les syndicalistes de SYRIZA. L'attitude des syndicalistes de SYRIZA vis-à-vis de la grève héroïque de 9 mois des métallurgistes est aussi symptomatique, ils ont appelé les grévistes à arrêter leur mouvement et adopté comme revendications que le gouvernement fournisse de l'électricité à moindre coût à leur patron !



Une revendication que SYRIZA a ensuite élargi à tous les patrons de l’industrie !

 

Puisque le TUNE a affirmé sa conviction qu'un gouvernement SYRIZA « représenterait un feu vert pour le changement en Europe », nous sommes obligés de demander aux syndicats combatifs de bien réfléchir à si le mouvement syndical doit soutenir les positions suivantes de SYRIZA dans leurs pays respectifs, à savoir :

  • SYRIZA est pour le maintien de la Grèce dans l'OTAN et l'Union européenne ;

  • SYRIZA s'est engagé à ne pas abolir les mémorandums et les lois contre les travailleurs qui sont passées ;

  • SYRIZA a intégré dans ses candidats d'éminents anciens ministres, ainsi que d'anciens députés du PASOK qui ont voté des lois contre le monde du travail ;

Dans le cadre de son Alliance du Sud, SYRIZA exprime des avis positifs sur les gouvernements de guerre contre le monde de travail, ceux de Rajoy en Espagne, Renzi en Italie, Hollande en France. De façon plus caractéristique, le 12 janvier, le président de SYRIZA a déclaré que « Merkel n'avait rien à craindre d'un gouvernement SYRIZA. »

 

Est-ce que le mouvement syndical en Italie, France, Espagne croit que leurs gouvernements sont en faveur des travailleurs ? Est-ce que le mouvement syndical soutient l'UE, l'OTAN, le FMI ?

 

Sur les événements en :

  • Ukraine, SYRIZA a occulté le sale rôle de l'Union européenne dans le coup d'Etat qui a renversé le gouvernement élu en Ukraine, menant le pays à la guerre civile ;

  • Syrie, SYRIZA a soutenu les plans des Etats-unis pour déstabiliser la région et appelé à « un soutien politique et financier aux forces de l'opposition ». Un soutien qui a fini dans les poches de l'Etat islamique ;

Est-ce que le mouvement syndical international peut soutenir les interventions impérialistes, l'incitation aux guerres civiles, la déstabilisation de régions entières ?

 

 La position du PAME

 

Le mouvement syndical de classe est séparé par un abîme de la logique de collaboration de classe, du syndicalisme bureaucratique et patronal. Le PAME rejette comme une trahison de la classe ouvrière la position d'un gouvernement qui adoptera comme positions la compétitivité du capital, la participation dans des organisations impérialistes telles que l'OTAN et l'UE, des positions qui ne répondront pas aux besoins de la classe ouvrière. Les travailleurs du monde entier subiront la crise capitaliste et ses conséquences, les attaques contre les droits des travailleurs et leurs libertés, que ce soient sous des gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates.

 

Les syndicats rassemblés avec le PAME, le mouvement syndical de classe de Grèce, dans les élections du 25 janvier insiste sur le fait que quelque soit le gouvernement qui sera élu, il devra être faible afin qu'il ne puisse pas imposer son programme contraire au monde du travail. Le lendemain des élection, l'idée que l'Union européenne et le capitalisme sont la seule voie doit être la plus faible possible. L'opposition populaire et ouvrière doit être la plus forte possible. Le PAME assume le devoir, aux lendemains des élections d'être dans la rue, dans les usines, dans les lieux de travail, de défendre les droits des travailleurs pour lutter pour leursla réalisation de  besoins.

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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

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