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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 19:13
CABESTANY (66) : MONUMENT Á LA RÉSISTANCE ET A LA DÉPORTATION, allée André TOURNÉ, oeuvre du sculpteur MOREELS

CABESTANY (66) : MONUMENT Á LA RÉSISTANCE ET A LA DÉPORTATION, allée André TOURNÉ, oeuvre du sculpteur MOREELS

MISE AU POINT

Le maire PCF, Jean VILA, et les élus de CABESTANY ont décidé de "ne pas autoriser" (ou plutôt ont décidé d’interdire) le PRCF 66 à déposer une gerbe au monument de la Résistance et de la Déportation, allée André TOURNÉ, le samedi 9 mai à 11h, « en hommage à l’Armée Rouge, aux partisans soviétiques et à leurs 26 millions de morts, tombés pour délivrer l'Europe de la barbarie nazie ».

Le prétexte est que l’annonce de l'hommage est parue dimanche 3 mai dans le journal l'INDÉPENDANT, avant que la demande officielle au maire de CABESTANY, envoyée jeudi 30 avril, ne lui parvienne le mardi 5 mai.

C’est un fâcheux concours de circonstances : habituellement, les communiqués paraissent peu avant l’évènement et celui-ci a été publié de suite ; de surcroît, la Poste -qui n’est plus un service public- ne remplit plus ses missions correctement. Il faut rappeler que le centre de Tri de Perpignan a été fermé et que le courrier part d’abord à MONTPELLIER pour y être trié, avant de revenir dans les Pyrénées Orientales. Si je reconnais que c'est une erreur de coordination de notre part, je veux souligner qu’il ne s’agit pas d’un problème de forme non respectée, mais bien d’une décision politique contre ceux que le maire PCF de CABESTANY a désignés comme un « groupuscule ».

L’affirmation de Jean VILA selon laquelle « la mairie n’a jamais fait l’objet d’une demande officielle » parue dans l’INDÉPENDANT est tout simplement un mensonge, puisque c’est le Directeur de Cabinet du maire de CABESTANY, M. BRACQ, qui nous a avertis mardi 5 mai après-midi, après avoir reçu notre demande officielle, que le maire et les élus avaient décidé de "ne pas nous autoriser" à déposer une gerbe au monument à la Résistance et à la Déportation de CABESTANY.

 

SURPRENANT ...

Le 7 mai, une jeune journaliste de FRANCE BLEU ROUSSILLON appelle pour obtenir une entrevue au sujet de l'interdiction du maire PCF de CABESTANY. Elle doit interviewer le maire et aimerait avoir quelques précisions du PRCF 66, notamment pourquoi une demande officiellle n'a pas été envoyée.

Je lui explique ce qui s'est passé. Est-ce politique, dit-elle ? ... je réponds à ses questons. La journaliste m'annoce que le sujet sera diffusé à la radio le 8 mai, dans la matinale (entre 6 et 9h). 

Il n'a pas été diffusé, ni le 8 mai, ni le 9 mai, ni ....

Je me suis informée : on n'a pas pu le passer, il y avait trop de sujets d'actualité ....

Cabestany, 9 mai 2015 : interdiction de la cérémonie ... Mise au point
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 10:32

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DIMANCHE 8 MARS A 17h30
               au Huelgoat (Arthus Cine)                                           
Projection du documentaire
La lettre à Gabrielle

d'Alain Gallet (56 minutes)
     
 La projection sera suivie d'un débat
avec Gabrielle Garcia  au  Café Librairie L' Autre Rive
*
***
*
 
Le livre, fil rouge du documentaire d' Alain Gallet, Pour entrer dans Grenade, Gabrielle Garcia, Ed. Mare Nostrum, 2013, et Plaza de los republicanos españoles, testimonios de exiliados en Bretaña, Ed.Comuniter, 2014, seront en vente avec la possibilité de les faire dédicacer par l'auteure.

Pour se rendre à l'Autre Rive, en partant du centre de Huelgoat : prendre la route D 769 A qui serpente la rivière d'argent vers Locmaria Berrien, puis la première à gauche. Une pancarte indique la direction. A trois minutes de Huelgoat, au cœur de la forêt.



SEANCE DOCUMENTAIRE - 4€ : DIMANCHE 8 MARS-17h30
SEANCE SUIVIE D'UN DEBAT AU CAFE LIBRAIRIE L'AUTRE RIVE-BERRIEN

 

150306-la-lettre-a-gabrielle--3-.jpgD'Alain Gallet
2013, Documentaire, 56 minutes.


C’est l’histoire d’une petite bretonne – Gabrielle – qui se construit très tôt un imaginaire à travers les silences d’un père, quelques allusions furtives à un passé mystérieux et un pays lointain … l’Espagne ! C’est l’histoire de Gabrielle-Rosita Garcia. L’histoire d’une relation forte entre un père – réfugié républicain espagnol – et sa fille, qui, devenue femme, chercheà retracer patiemment son parcours et à le réhabiliter, lui et ses camarades de combat.
Co-auteure d’un premier ouvrage "La Mémoire retrouvée des républicains espagnols", salué par la critique, Gabrielle Garcia s’apprête à faire paraître Pour entrer dans Grenade , un récit plus personnel tout en souvenirs, dont le film intègre de courts extraits, comme autant de moments intimes partagés.
De la Bretagne à l’Andalousie, nous suivons Gabrielle Garcia sur les traces de ce père aimé, qui, Franco au pouvoir, jamais ne pourra ni ne voudra retourner en Espagne et se fixera définitivement en Bretagne, à St Malo. Et Gabrielle Garcia se confie, au gré des lieux …
Etroitement lié à l’histoire individuelle racontée, le film met en lumière l’exil méconnu des réfugiés espagnols en Bretagne et en souligne certains traits originaux, comme leur arrivée importante par la mer.

De la Bretagne à l'Andalousie, nous suivons Gabrielle Garcia sur les traces de ce père aimé, qui jamais ne pourra ni ne voudra retourner en Espagne et se fixera définitivement en Bretagne, à St Malo.
Gabrielle Garcia se confie, au gré des lieux. Nous la retrouvons ainsi à Cijuela, dans la peupleraie où celui-ci se cacha lors du Coup d'Etat de juillet 1936, à Moraleda dans une grotte semblable à celle où son grand-père dut vivre pendant vingt ans l'humiliation des vaincus, dans les arènes de Grenade où le cousin Paco venait vendre de l'eau aux vainqueurs pour quelques pesetas … ou encore sur le lieu de la célèbre bataille de Jarama, objet des cauchemars futurs de José Garcia.
En chemin, Gabrielle rencontre à Grenade l'historien espagnol Miguel Del Arco Blanco, un des historiens contemporains soucieux de réhabiliter ces milliers d'exilés dont l'Espagne sait finalement peu de choses. En Bretagne, elle retrouve aussi le peintre Mariano Otéro et l'écrivain Ricardo Montserrat, tous les deux fils de réfugiés républicains espagnols. Et dans la maison natale de St Malo patiemment restaurée, elle évoque la truelle et l'établi avec lesquels José Garcia construisit lui-même sa maison dans les années cinquante, étape ultime de ses rêves espagnols brisés.
Etroitement lié à l'histoire individuelle racontée, le film met en lumière l'exil méconnu des réfugiés espagnols en Bretagne et en souligne certains traits originaux, comme leur arrivée importante par la mer. Il intègre aussi plusieurs témoignages de réfugiés républicains vivant en Bretagne, filmés par Gabrielle Garcia elle-même. Petite et grande histoire se mêlent à chaque instant en un film d'émotions qui culmine par une lettre et une rencontre inattendues. L'ancien professeur d'espagnol – fils d'une riche famille espagnole franquiste – retrouve dans sa classe en Bretagne son ancienne élève, une fille de « rouge ».

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:40

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LETTRE OUVERTE

 

Madame Liliane MARCHAIS


à

Monsieur LE BOHELLEC

Maire de Villeljuif

 

 

Objet: Parvis Georges MARCHAIS à Villejuif

 

 

Monsieur le Maire,

 

Je vous demande une nouvelle fois de reconsidérer votre délibération visant à changer le nom du parvis Georges Marchais.


Inauguré en 2013, ce lieu rappelle simplement qu'il fut député durant 24 ans, élu à 6 reprises, engagé au service de l'intérêt général, un élu représentant l'ensemble des populations.


Depuis l'annonce de votre décision, des citoyens, des élu(e)s, des personnalités, dans une grande diversité d'opinions, vous demandent de revoir cette délibération, qualifiée même dans votre propre majorité "d'insultante", "d'inutilement provocatrice et arrogante" (JF Harel, UDI, 21/12/2014).


Alors que nos concitoyens demandent à leurs élu(e)s de créer les conditions du "vivre ensemble", de trouver des solutions rapides à la crise, d'améliorer leur quotidien, vous semblez persister à vous acharner sur un homme, une histoire, qui ne vous conviennent pas.


Vous avez tenté, par votre délibération, d'opposer deux personnalités villejuifoises, en renommant ce parvis du nom du Professeur Mathé, précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l'immunothérapie et de la chimiothérapie des années 50 aux années 80 à Villejuif. Cette opposition n'a aucun sens et les deux familles la refusent.


Malgré leurs convictions politiques différentes, l'un gaulliste, l'autre communiste, Catherine Gaston-Mathé a rappelé que son père "avait coopéré activement avec Georges Marchais pour développer la recherche médicale contre le cancer à Villejuif" et "qu'elle souhaitait qu'une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises".


Malgré nos courriers, nos différentes relances, vous refusez de me répondre, de me recevoir.

Votre mépris ne concerne pas simplement mon mari.


J'ai donc saisi, avec ses enfants, le tribunal administratif le 17/02/2015. Je me suis également adressé au Préfet du Val de Marne, par courrier.


Dans sa réponse, il m'indique "avoir saisi votre municipalité par courrier le 6/02/2015, en rappelant la nécessité d'agir pour l'intérêt général", et en vous invitant à "mettre à profit le délai de 2 mois couvrant sa lettre d'observations, datée du 06/02/2015, pour trouver un compromis acceptable avec les deux familles", et "reconsidérer, par là même, sa position." (Monsieur Leleu Thierry, Préfet du Val de Marne, Créteil le 20/02/2015)


Compte tenu de tous ces éléments, je n'ose imaginer une mise en œuvre imminente de votre délibération.


Je crois savoir que des projets sont à l’étude afin d’honorer le Professeur Mathé. Sachez que nous y sommes, bien entendu, favorables.


Me tenant toujours à votre entière disposition, recevez Monsieur le Maire, l'expression de mes salutations distinguées.

 

Liliane Marchais

 

 

source: http://www.communcommune.com

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 16:21

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Le 8 février 1962 à Paris est organisée à l’appel des syndicats CGT, CFTC, FEN, SNI, UNEF et le soutien du Parti Communiste Français et de la Jeunesse communiste une manifestation pour dire « Paix en Algérie », « OAS assassin » et « Union sans exclusive contre le fascisme »

 
Il y a environ 60.000 manifestants en plusieurs cortèges car la manifestation est interdite (Maurice Papon est alors préfet de police et le gaulliste Roger Frey ministre de l’intérieur).
 
Quand la manifestation arrive au niveau du métro Charonne, ses organisateurs appellent à la dislocation. Néanmoins, au même moment, les policiers chargent avec leurs longues matraques noires (« les bidules »), ils cognent sans retenue et s’acharnent contre des manifestants sans défense. Il y a des centaines de blessés. Neufs manifestants sont littéralement massacrés dans les escaliers du métro Charonne, écrasés par des projectiles de toutes sortes lancés par des policiers ivres de rage.
 
Les 9 martyrs du métro CHARONNE
 
Jean-Pierre Bernard
Trente ans. Dessinateur à la direction des Télécommunications. Secrétaire de la section du PCF dans le 15e arrondissement de Paris. Père de trois enfants.
Fanny Dewerpe
Trente et un ans. Secrétaire. Famille décimée par les nazis. Mère d’un garçon de neuf ans. Partie à la manifestation du 8 février en souvenir de son mari, mort des suites de violences policières subies en 1952. Elle est morte à son arrivée à l’hôpital Saint-Louis.
Daniel Féry
Quinze ans et demi. Apprenti à la SERP, la société qui assurait le routage de "l’Humanité". Il était membre des Jeunesses communistes et de la CGT. Ce soir-là, il avait décidé de ne pas aller à son entraînement de boxe pour manifester. " Dans cinq ans, je partirais en Algérie si notre action à tous ne parvient pas à imposer la paix ", expliquait-il.
Anne Godeau
Vingt-quatre ans. Employée des PTT. Communiste. Nantes, ses parents reçoivent, le 9 février, sa dernière lettre : " Ce soir, je vais à une manifestation à la Bastille, encore interdite par le préfet de police. Vraiment, on fait tout pour protéger l’OAS. "
Édouard Lemarchand
Quarante ans. Artisan menuisier, il venait d’entrer à l’Humanité comme vendeur organisateur.
Suzanne Martorell
Trente-six ans. Mère de trois enfants. Travaillait au service routage de "l’Humanité".
Hippolyte Pina
Cinquante-huit ans. Maçon. Ce communiste avait fui le fascisme italien. Il a succombé à ses blessures le 9 février 1962 à l’hôpital Saint-Antoine.
Raymond Wintgens
Quarante-quatre ans. Typographe. Militant de la CGT. Sur la table de sa cuisine, il a laissé un dossier avant de partir à la manifestation. à l’intérieur, des tracts de la CGT sur lesquels on pouvait lire : " Pour que 1962 soit une bonne année, s’unir, s’organiser, lutter... "
Maurice Pochard
Quarante-huit ans. Deux enfants. Durement matraqué, il parvient cependant à rentrer chez lui. Puis il est hospitalisé d’urgence. Coma. Quatre opérations. Il meurt après deux mois et demi de souffrances.
 
Nous ne les oublierons pas !
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 22:43

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Le 31 janvier 1943 c’est l’ultime jour de la bataille de Stalingrad, le 3 février 1943, une annonce de radio spéciale a informé le peuple allemand qu’ils avaient perdu la Bataille de Stalingrad. Les nouvelles ont eu un impact dévastateur sur le moral du peuple allemand, lançant une ombre indéniable de doute sur le Führer lui-même et l’avenir de l’Allemagne nazie elle-même. Une enquête d’opinion secrète menée par les services secrets nazis et consignée dans un rapport, dit  : « le peuple demande, par dessus tout, pourquoi Stalingrad n’a pas été évacuée ou délivrée, et en commentaire il s’interroge sur une telle défaite, comment cela était-il possible, alors qu’il y a seulement quelques mois, la situation militaire était décrite comme sûre ? Craignant désormais une issue défavorable à la guerre, beaucoup de compatriotes pensent sérieusement aux conséquences de la défaite  »


Pouvons-nous toujours dire : jamais le peuple français ne fera la guerre au peuple russe… par amitié mais aussi parce que nous nous souvenons de la Berezina et de Stalingrad qui nous a libéré… Ecoutez plutôt ce splendide morceau de Rachmaninov, cette percée dans l’âme russe… Ne laissons pas des criminels nous entraîner dans un massacre de masse de plus…

 

 

   
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 16:30

 

150202-_liberation-camp.pngAuschwitz libéré par l’armée rouge

 

« Il faut aujourd’hui se souvenir que sans les efforts de l’Armée rouge, les nazis auraient pu mener a terme leur tentative de génocide des Juifs d’Europe. »

Par Geoffrey Roberts


Avec l’accord de Geoffrey Roberts, une traduction de son article de l’Irish Examiner telle que  Danielle BLEITRACH l'a publiée sur son blog "histoire et société".

 

 

La commémoration du 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge a été entachée d’une controverse. Lors de la commémoration du 60e anniversaire, il y a une décennie, le président russe Vladimir Poutine avait été le conférencier-vedette des cérémonies qui eurent lieu à l’ancien camp d’extermination nazi en Pologne. Cette année, il n’était pas le bienvenu. Alors que les dirigeants mondiaux se sont réunis à Auschwitz, Poutine a présidé une cérémonie dans le musée juif de Moscou, où il a dénoncé ceux qui tentent d’exclure l’Armée rouge de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.


En 2005, les relations de la Russie avec l’Europe et les Etats-Unis étaient relativement bonnes. Aujourd’hui, ces relations sont obérées par le parrainage russe du séparatisme ukrainien, en particulier son soutien à la sécession de la Crimée de l’ancienne république soviétique.


De fait, le président Polonais a tourné son discours lors de la commémoration d’Auschwitz, mardi dernier, en sorte de présenter l’occupation de son pays par deux totalitarismes : le nazisme et le communisme1. Ainsi, pour ce genre de critique extrémiste, Poutine est un nouvel Hitler, un leader autoritaire guidé par les ambitions expansionnistes de la puissance russe et de son territoire. Pourtant, du point de vue de ses partisans, les actions de Poutine en rapport avec l’Ukraine ont été simplement défensives et réactives.


En dépit de ces controverses contemporaines, le fait établi est que c’est bel et bien l’armée soviétique qui a mis fin à l’holocauste à Auschwitz, comme elle l’a fait dans la plupart des autres camps de concentration allemands.


L’exclusion de Poutine de cette commémoration importante était donc d’autant plus amèrement inconvenante que son homologue ukrainien, Petro Porochenko2, fut invité et présent à la cérémonie.


Auschwitz (en polonais, Oswiecim) fut reprise par Premier Front ukrainien du maréchal Koniev à la fin de Janvier 1945. De nombreux Ukrainiens ont servi dans les armées de Konev – y compris certains de ceux qui ont été parmi les premiers à entrer Auschwitz – mais la majorité de ces troupes étaient russes. Cette unité fut intitulée « Front ukrainien » du nom de sa principale zone d’opérations avant qu’elle eut à combattre dans le sud de la Pologne au début de 1945. Auparavant, elle avait été appelée le « Front de Voronej ». Après la libération d’Auschwitz, les troupes de Konev continuèrent vers Prague et participèrent à la bataille de Berlin en Avril 1945.


Auschwitz ne fut pas le premier camp de la mort libéré par l’Armée rouge. Cette douteuse distinction revient à Maidenak en Pologne de l’Est, qui a été investie lors de l’avancée des forces soviétiques en Juillet 1944. La «libération» de Maidenak a été suivie par celle des camps de Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka – terrains de massacre où plus de deux millions de victimes furent exterminées – pour la plupart d’entre elles des Juifs des ghettos créés par les nazis pour concentrer et contenir les populations juives de Pologne et l’Allemagne.


De même les missions de libération accomplies par l’Armée rouge ne furent pas obtenues sans sacrifices : des milliers de soldats soviétiques sont morts dans les combats lors de l’approche de ces divers camps de concentration.


Les relations de meurtres de masse, de ravages et de destructions causés par les nazis étaient un des thèmes de base des reportages de guerre soviétiques. Mais, quand il en vint à décrire Maidenak, l’écrivain et journaliste soviétique, Konstantin Simonov, dut avertir ses lecteurs que ces horreurs étaient au-delà de l’imagination humaine et de la compréhension; non pas simplement le théâtre de nouvelles atrocités, mais le lieu de l’assassinat systématique à une échelle de masse.


Lorsque les soldats soviétiques arrivèrent sur Auschwitz ils s’attendaient à investir un grand camp de prisonniers et à être accueillis comme des libérateurs. Ce qu’ils ont découvert a bouleversé leurs sensibilités pourtant déjà bien aguerries. Peu parmi les 8000 survivants ont pu parler ou simplement bouger et encore moins accueillir les Soviétiques. En fait ils étaient même terrifiés à l’idée de voir arriver de nouveaux bourreaux.


Le colonel Anatoly Shapiro se souvient : «J’avais déjà vu beaucoup d’innocents tués. J’avais vu des gens pendus. J’avais vu des gens brûlés. Mais je n’étais pas encore préparé à Auschwitz ».


Shapiro se souvient aussi des premiers indices probants des assassinats de masse « Nous avons découvert des montagnes de dents artificielles, de lunettes et de cheveux humains ».
Dans la caserne des enfants, il y avait seulement deux survivants, le reste gazés ou morts comme des sujets d’expériences médicales horribles. Un autre officier soviétique a rappelé que lorsque les équipes de nettoyage sont allées inspecter les cheminées des crématoires, ils ont trouvé des dépôts de graisse humaine sur les murs 45in (115cm) d’épaisseur.


Ce que l’Armée rouge avait découvert à Auschwitz ce n’était pas un camp, mais un complexe de camps occupant une superficie de 20 km2. Beaucoup de soldats soviétiques furent étonnés par ces dimensions qui attestent de l’ampleur de l’extermination de masse et du fait qu’Auschwitz était à l’origine un site industriel de travail d’esclaves géré par les SS.


Les premiers prisonniers furent des polonais et des prisonniers de guerre soviétiques. La plupart d’entre eux sont morts du fait des conditions dans lesquelles les nazis les firent travailler à la production de caoutchouc synthétique pour la machine de guerre allemande, tandis que d’autres furent victimes des premières expériences d’assassinat de masse par gazage.


C’est à Auschwitz que les Allemands ont perfectionné leur méthode de gazage de masse dans des pièces déguisées en douches. Les massacres précédents avaient été menés par fusillade, ou avec de explosifs, ou en intoxiquant au monoxyde de carbone, dans des camions spécialement conçus. Mais les nazis avaient trouvé ces méthodes à la fois inefficaces et trop pénibles pour les bourreaux.


Environ 1million de personnes sont mortes à Auschwitz. La grande majorité étaient juives mais de nombreux Tsiganes, des homosexuels et des communistes allemands furent également au nombre des victimes. Après 1945, Auschwitz en vint à symboliser ce qui allait être reconnu comme l’Holocauste – l’assassinat en masse par les nazis de la communauté juive européenne, 80% d’entre eux ont été tués pendant la guerre. Auschwitz était le seul parmi les camps à être la destination finale des Juifs qui avaient été déportés de toute l’Europe: parmi eux 25 000 Belges, 75 000 Français, 100 000 Néerlandais, Hongrois et 300.000-400.000 Hongrois.


Les juifs Danois ont survécu uniquement parce qu’ils ont été secrètement évacués à travers la Baltique vers la Suède neutre. Ce qui est arrivé à Auschwitz et d’autres camps était horrible delà de l’exprimable, mais la clé de la compréhension de l’Holocauste c’est de savoir qu’il a commencé en Juin 1941, sur le front de l’Est après l’invasion allemande de l’Union soviétique. Hitler voyait l’Union soviétique comme un État judéo-bolchevique, une combinaison tout à fait répugnante à ses yeux, parce que le führer nazi était aussi anti-communiste qu’il était antisémite.


Ainsi, les Allemands ont consciemment mené une guerre d’anéantissement en Russie, massacrant indistinctement tous les Juifs et les communistes qui dirigeaient l’État soviétique3.
Dans un premier temps, les pelotons d’exécution SS ont exécuté des hommes valides, capturés sur le soupçon d’être juifs ou communistes.


Mais bientôt la SS se mit à perpétrer le massacre de communautés juives entières. La plus célèbre atrocité a eu lieu en Septembre 1941 : le massacre de Babi Yar, où 30 000 juifs, hommes, femmes et enfants ont été tués dans un ravin tout juste à l’extérieur de Kiev – un acte de représailles pour punir un attentat à la bombe qui avait tué un certain nombre des soldats allemands dans la capitale ukrainienne .


On estime que 1 million de Juifs soviétiques ont été exécutés en 1941-1942, une tâche énorme pour laquelle la SS dut être secondée par l’armée allemande et par les antisémites et anti-communistes locaux, un bon nombre d’entre eux étaient des ultra-nationalistes ukrainiens.4


Cette extermination en masse sur le front de l’Est devait fournir le modèle de la soi-disant « solution finale » que les nazis apportaient à « la question juive en Europe ».


Dès 1933, lorsque les Nazis parvinrent au pouvoir en Allemagne, ils persécutèrent les Juifs en forçant beaucoup à émigrer. Après la déclaration de guerre en 1939, les nazis raflèrent juifs polonais et allemands, les parquèrent dans des ghettos urbains ceinturés, et envisagèrent de les déporter en Afrique ou les refouler profondément en Russie – un plan contrarié par leur échec à conquérir l’Union soviétique.


Finalement, les nazis résolurent de faire travailler à mort les Juifs qui en étaient capables et de tuer les autres. D’où la tristement célèbre séparation des prisonniers arrivant à Auschwitz entre ceux jugés aptes au travail et les femmes, les enfants, les malades et les personnes âgées envoyés directement dans les chambres à gaz. Auschwitz et l’Holocauste ont eu lieu dans un concours extraordinaire de circonstances de guerre, mais à leur racine il y avait une idéologie raciste et un leader fanatique dirigeant un régime barbare.


Le régime hitlérien a été en grande partie détruit par l’Armée rouge, qui pour cela a du supporter des millions et des millions de morts pendant la guerre. Sans l’Armée rouge et les sacrifices du peuple soviétique, surtout les Russes, les nazis auraient été en mesure de réaliser et d’achever leur tentative de génocide des Juifs d’Europe.

 

Geoffrey Roberts


1 NdT : à l’instar des idées fausses désormais diffusées par les nouveaux « manuels scolaires » français.

2 NdT : Allié aux néo-nazis ukrainiens de Svoboda et Pravy Sektor

3 NdT : pour cette idéologie nazie se revendiquant déjà « européenne » (et « occidentale »), les bolchéviques cumulaient 3 tares conçues comme congénitales : être slaves (donc juste bons à l’esclavage par les « aryens »), en plus d’être communistes (donc totalitaires et ennemis des libertés individuelles) et plus encore juifs (donc sous-race/religion à éliminer par souci de pureté ethnique et spirituelle).

4 NdT : aujourd’hui alliés du gouvernement de Porochenko, voir les Einsatzguppen

 

Traduction de l’article de l’Irish Examiner.
© Irish Examiner Ltd. Tous droits réservés


Geoffrey Roberts est membre de la Royal Historical Society, professeur d’histoire moderne à l’Université de Cork en Irlande il est actuellement à la tête de l’École d’histoire à l’UCC. Il a remporté de nombreux prix et distinctions universitaires, y compris une bourse Fulbright à l’Université de Harvard et tituliare de l’Irlande Senior Research Fellowship. Il est un des commentateurs les plus notoires et les plus autorisés de l’histoire et de l’actualité des journaux britanniques et irlandais. Il est contributeur au « History News Service », qui syndique des articles des médias américains. Très présent sur les médias anglo-saxons, il y est conseiller historique de séries documentaires. Spécialiste de l’histoire diplomatique et militaire soviétique de la Seconde Guerre mondiale.


Son dernier livre traduit en français : « les guerres de Staline » (éditions Delga 2014) est depuis sa parution (en 2005) le livre de référence des universités du monde entier sur l’URSS et Staline dans la seconde guerre mondiale.

 

 

source: histoire et societe

2/02/2015

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 14:31

Guennadi Ziouganov et Ivan Melnikov, Président et Premier vice-président du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPRF) ont été attaqué par les fascistes ukrainiens alors que ces derniers se rendaient à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg - article et traduction Nico Maury

150127-ZIOUGANOV---.jpgDmytro Linko, député ukrainien à la Rada (membre du parti du néonazi Lyashko, le Parti radical) et membre d'un bataillon de la garde nationale, se vante d'avoir, avec ses copains fascistes ukrainiens attaqué les députés communistes russes Guennadi Ziouganov et Ivan Melnikov.

Des partisans de la junte fasciste de Kiev protestaient contre la présence des députés russes à Strasbourg. Dirigé par le député nationaliste, ils se sont attaqués, sans entrave, aux députés communistes. Guennadi Ziouganov a été aspergé de faux sang sous les cris de "Gloire à l'Ukraine !" (cri de ralliement des nationalistes ukrainiens).

Ou était la police française ? accuse Ivan Melnikov

«C'était une attaque contre Gennadi Andreyevich (Ziouganov) et moi même" déclare Ivan Melnikov aux journalistes. "Il y avait des armes et des matraques" dit-il. Le député rajoute que l'attaque a été mené par des partisans du gouvernement ukrainien. Il exprime aussi sa perplexité face à l'absence de mesures pour assurer la sécurité des lieux par la police.

 

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source: Le Blog de Nicolas MAURY

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 17:10

En ce 70e anniversaire de la libération par l’armée soviétique du camp d’Auschwitz, n’oublions pas. N’oublions pas qu’il est encore fécond le ventre de la bête immonde. 70 ans plus tard, la fascisation est en marche. L’Axe euro-atlantique pousse à la guerre et l’eurofascisme déploie déjà – ouvertement – ses armées, tel en Ukraine ses hommes de main se réclamant les héritiers des massacreurs et génocidaires collaborateurs des nazis et de leur plan d’extermination. Du génocide des juifs, des roms et tziganes, des homosexuels, des communistes, des résistants…

« Celui qui ne connait pas l’histoire est condamné à la revivre » alors n’oublions pas.

Camps de concentration de Natzweiler Struthof :

Le 1er mai 1941 l’Allemagne nazie ouvre les camps de concentration KL-Natzweiler sur le lieu dit « Struthof », sur un site de l’Alsace française récemment annexée.
Le camp principal est situé non loin d’un filon de granit rose dont l’exploitation va constituer le supplice de nombreux déportés.


De nombreux camps annexes sont ouverts des deux côtés du Rhin. 52 000 humains seront déportés dans ces différents camps dont 27 000 dans le camp du « Struthof ».


De 1941 à 1945, 22 000  êtres humains sont assassinés à petit feu (durée moyenne de vie : 3 mois) dans le KL-Natzweiler ce qui en fait un des camps les plus meurtrier du système nazi. Il faut dire que parmi les camps nazis, celui-ci a une place particulière.


L’ouverture du front Est contre l’Union soviétique contraint l’armée allemande à faire face à deux fronts, l’un à l’Est lui demande un immense effort de mobilisation, l’autre à l’ouest combat les résistances menées principalement, et souvent, exclusivement, par les communistes plongés dans la clandestinité.


Aussi, constatant que la répression féroce (exécutions sommaires, tortures …) des Résistants reste sans effet, le régime nazi décide d’adopter de nouvelles mesures encore plus barbares, ce seront les décrets Nacht un Nebel dits décrets NN signé par Hitler pour le premier le 7 septembre 1941, et par le maréchal Keitel le 12 décembre de la même année.


Le premier décret NN est sans équivoque :

« Avec le début de la campagne de Russie, des éléments communistes et d’autres milieux germanophobes ont intensifié leurs attaques contre le Reich et contre la puissance occupante. L’étendue et le caractère dangereux de ces menées imposent, pour des raisons d’intimidation, les mesures les plus rigoureuses à l’égard de leurs auteurs »

Les décrets NN sont donc l’expression de la politique barbare de répression la plus féroce à l’égard des résistants et spécialement des « menées communistes ».

Le traitement des déportés NN destiné à semer la terreur est tout particulièrement inhumain : isolés de tout et de tous, les déportés NN sont condamnés à mourir d’épuisement par le travail, la dénutrition et les mauvais traitements de toutes sortes. A leur mort, il est expressément demandé que leur famille ne soit pas prévenue.


Les déportés politiques sont condamnés à disparaitre dans la nuit et le brouillard…


A partir de juin  1943, le KL-Natzweiler Struthof devient le camp principal d’internement des déportés NN, en particulier tous les déportés d’origine germanique, pour l’essentiel des communistes allemands et autrichiens, y sont transférés.


Prés de 7000 déportés NN seront exterminés au KL-Natzweiler-Struthof.

 

150127-1.jpgKL-Natzweiler: mémorial


Aujourd’hui, à la visite de ce camp on est glacé d’effroi. La vision des plateformes, du « ravin de la mort », des barbelés électrifiés et des miradors, des cellules minuscules, du four crématoire, du gibet en plein centre du camp, ne permet que d’entrevoir l’inimaginable. Pour autant, on y voit la volonté féroce est ignoble d’exterminer par le travail et par l’exploitation la plus inhumaine en recourant du côté SS aux pires vices de l’humanité : la cruauté et le sadisme sans bornes.


150127-2.jpgLes plateformes est l’un des baraquements restants 

 

 

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Le gibet (visible de l’ensemble des plateformes).

 


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L’emplacement d’un des baraquements où étaient entassés les déportés.

En fond le « ravin de la mort ».

 


150127-5-copie-1.jpgLe « ravin de la mort » dans lequel les SS poussaient les déportés

sur le grillage électrifié. 

 

 

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Bâtiment « disciplinaire »


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Pour autant, lorsque l’on visite le musée ou le centre « européen » de la « mémoire », (pourtant financé par la République Française), il faut chercher pour trouver le mot « communiste » ou même le mot « politique », alors que le KL-Natzweiler-Struthof fut un des instruments principaux du massacre des Hommes qui voulaient vivre Debout et Dignes parmi lesquels de nombreux communistes.


Alors, à l’heure où les impérialismes occidentaux au premier rang duquel l’impérialisme allemand mènent dans la violence et l’austérité un repartage du monde dans lequel la guerre contre les peuples est de moins en moins larvée – il n’est que de voir la junte fasciste à pied d’œuvre en Ukraine – il est terrifiant de voir que dans le sillage du Film d’Alain Resnais, c’est tout un pan de notre mémoire résistante qui est ignorée et cachée, pendant que non loin du Struthof, un détachement de l’armée allemande stationne benoîtement sur notre sol. Rappelons que des généraux de la Wehrmacht ont tranquillement continué leur carrière dans la Bundeswehr après 1945 (notre camarade Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, a même subi la répression pour avoir refusé naguère de servir sous les ordres d’un général allemand devenu officier supérieur de l’OTAN : continuité et complicité des différents impérialismes unis sous la bannière antisoviétique…


De nombreux Hommes, parce qu’ils ne voulaient pas plier sous l’ignoble joug nazi, ont été massacrés au Struthof. Le vert des prairies et le blanc des pistes de ski sont à jamais inondés de leur sang et de leurs cris de souffrance et de lutte. Il est heureux que les républicains patriotes d’Alsace aient fait échouer le projet de fusion des deux départements alsaciens qui eût annoncé le rattachement de facto de l’Alsace au riche Land allemand du Bade-Würtemberg…


Nous ne devons jamais l’oublier, nous devons nous souvenir de leur lutte pour que reviennent les jours heureux et nous devons continuer leur combat pour que l’hydre fasciste, que les impérialismes occidentaux nourrissent dans leur sein, jamais ne puisse revenir.

 

 

source: initiative-communiste.fr

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:19

Jusqu’où l’Europe ira-t-elle dans le négationnisme, il est vrai qu’il existe désormais des « juifs-bandéristes » comme les appellent en se moquant les Odessites, des juifs comme BHL qui n’ont pas craint de glorifier le régime qui s’appuie sur l’exaltation des nazis, qui déclare officiellement par la bouche de son premier ministre à Berlin que les Russes ont envahi l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale… Jusqu’où oseront-ils aller ? Pour mieux redonner vie aux démons, non le nazisme n’a jamais été éradiqué, utilisé pendant la guerre froide, ils sont désormais au pouvoir pour installer l’OTAN et la guerre civile. (note de Danielle Bleitrach)

APCE/libération d’Auschwitz: le président de la Douma interdit de parole

20:01 26/01/2015
STRASBOURG, 26 janvier – RIA Novosti

Le président de la Douma et chef de la délégation russe à la session d’hiver de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) Sergueï Narychkine n’a pas été autorisé à prendre la parole lors de la cérémonie consacrée au 70ème anniversaire de la libération du camp de concentration Auschwitz, a annoncé le membre de la délégation russe Leonid Sloutski.


« Le président de la Douma s’est vu refuser la parole lors de la cérémonie d’hommage organisée à l’occasion du 70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz. Il s’agit d’une décision de la présidente de l’Assemblée Anne Brasseur qui se montre très réservée à notre égard », a déclaré M. Sloutski.


« Force est de constater que cette décision s’inscrit parfaitement dans le cadre des falsifications historiques, y compris concernant la libération d’Auschwitz, que nous entendons depuis plusieurs jours et semaines, notamment de la part du ministre polonais des Affaires étrangères », a souligné le parlementaire russe.


Le chef de la diplomatie polonaise Grzegorz Schetyna a déclaré 21 janvier sur Polskie Radio que le camp de concentration nazi Auschwitz-Birkenau fut libéré par des Ukrainiens. Le ministre a motivé son avis par le fait qu’il s’agissait d’une opération effectuée par le Premier front ukrainien.


Moscou a immédiatement répliqué en déclarant que ce camp fut libéré par l’Armée Rouge qui ne comprenait pas de troupes formées selon le principe ethnique.

 

 

source: Le Blog de Danielle BLEITRACH

(27/01/2015)

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:34

150122-Geo-Hage-130.jpgLéon Landini, Georges Hage, Georges Gastaud, Jeanne Dubois-Colette (FTP du Nord, décorée à titre militaire),

Henri Alleg, lors de la cérémonie de remise de la Légion d’honneur à Geo Hage à Douai.


Ancien doyen de l’Assemblée nationale, député émérite de la classe ouvrière nordiste, président d’honneur du PRCF, notre cher Geo Hage vient de mourir à Douai, entouré des soins et de l’affection de ses proches.


il est impossible, sous le coup de l’émotion, de dire tout ce que Geo représentait pour les travailleurs, pour les communistes du Nord et pour l’ensemble des militants du PRCF.

Georges avait succédé dans sa circonscription ouvrière au légendaire Arthur Ramette.

 

150122-hage-1986-225x300-copie-1Pendant des décennies, Geo fut l’infatigable, toujours disponible, combatif et souriant député des mineurs, des verriers, des bateliers, des métallos de Renault-Douai, mais aussi des enseignants, des postiers, des personnels de santé de sa circonscription ouvrière du Nord. G. Hage aura été très souvent réélu au premier tour, parfois au second, mais sans vrai suspense tant était grande la popularité de cet homme aimé de tous, à la fois ferme contre l’adversaire de classe, fraternel pour tout travailleur en lutte (qu’il appelait facilement « frère »), avec toujours beaucoup d’humour, de tact, et de respect des formes républicaines : très apprécié du personnel de l’Assemblée nationale, il était respecté par tous ses collègues de l’Assemblée.

Sur le plan national, cet ancien athlète de haut niveau, dirigeant du syndicat des professeurs d’EPS et international universitaire de handball, était, au titre du groupe communiste à l’Assemblée nationale, le défenseur attitré des sportifs et des étudiants d’EPS. Ceux-ci lui doivent tous une fière chandelle dans la mise en échec du plan Soisson : ce mauvais coup du gouvernement Giscard visait à supprimer d’un coup tous les postes au CAPEPS en engageant la mise à mort de l’EPS à la française et Geo fut un pilier de cette bataille victorieuse qui se concrétisa par la suite par d’importantes avancées pour l’éducation physique dans le second degré.

Indéfectiblement attaché à l’URSS et à l’œuvre de Lénine (nous avons fait ensemble à 7 ou 8 une virée improvisée jusqu’à la Maison de Lénine à Paris, quand les contre-révolutionnaires au pouvoir à Moscou voulurent profaner le Mausolée de la Place rouge), ce grand ami de Cuba a été décoré de l’ordre de l’Amitié entre les peuples par un décret signé par Fidel. Cela faisait suite au grand meeting unitaire que, sur proposition du PRCF, Geo avait présidé à St-Denis en novembre 2005, alors même que l’état d’urgence imposé par De Villepin frappait d’incertitude toutes les réunions publiques sur le territoire national…

Geo Hage ce fut aussi l’homme qui répondit présent en 1998 à l’appel des Etats Généraux des Communistes, que portait alors la première Coordination communiste, pour mettre en place une opposition communiste unie à la suicidaire dérive (surnommée « mutation ») qui avait alors conduit le PCF emmené par Hue à renier ses fondamentaux idéologiques pour entrer dans le gouvernement social-maastrichtien et privatiseur de Jospin. A contre-courant de la direction du PCF et de la majorité du groupe parlementaire, G. Hage avait dit non d’emblée à la participation du PCF au gouvernement social-maastrichtien de Jospin, mis en place pour installer l’euro et développer l’euro-privatisation du secteur public.

 

150122-Geo-Hage-le-bolcho-201x300.jpgRejetant le sectarisme obtus de certains, Geo Hage a accepté de présider le grand meeting de l’an 2000 qui vit la Mutualité « hisser le drapeau rouge » à l’occasion du 80ème anniversaire du Congrès de Tours. Sur la proposition de la Coordination des Militants communistes du PCF présidée notamment par Henri Alleg et Léon Landini, de la Fédération communiste du Pas-de-Calais emmenée par R. Auchedé, 1000 personnes proclamèrent alors ensemble « nous sommes le parti communiste ». A la suite de quoi Geo anima pendant des années le Collectif National Unitaire des Communistes (CNUC) qui était alors le principal point de ralliement des communistes opposés à la dérive socialo-dépendante et euro-constructive du PCF officiel.

C’est donc logiquement que, sans cesser d’adhérer au PCF auquel il était attaché comme à une famille (rompre avec la discipline de parti fut pour celui que Le Monde surnommait « Geo le Bolcho », un vrai cas de conscience, mais il comprit vite que la vraie fidélité impose parfois de désobéir), qu’il accepta la proposition qui lui fut faite par Léon Landini, Georges Gastaud, Jacques Coignard, Jean-Pierre Hemmen et Pierre Pranchère, de devenir le président d’honneur du Pôle de Renaissance Communiste en France dont le but était de fédérer les communistes, membres ou pas du PCF, pour faire vivre de manière organisée une orientation marxiste-léniniste indépendante de la direction dérivante du PCF en voie d’affiliation au Parti de la Gauche Européenne.

C’est ainsi que Geo fut notamment le député communiste qui, malgré l’éloignement causé par la maladie, refusa de cautionner le prétendu « élargissement » de l’UE aux anciens pays socialistes, c’est-à-dire en réalité, leur recolonisation et leur paupérisation totale par le capital et leur annexion pure et simple par l’OTAN.

Concernant la France, Geo fut au cœur de la bataille contre l’UE supranationale et il porta fermement à nos côtés le mot d’ordre clair du non à TOUTE constitution européenne, là où d’autres se proposaient une « autre » constitution européenne en acceptant le slogan désarmant du Parti socialiste sur « l’Europe sociale ». Profondément patriote, amoureux de la langue française qu’il défendait avec l’association COURRIEL (il connaissait par cœur des milliers de vers, le préféré étant sans doute Ronsard), Geo aimait la France des travailleurs célébrée par Ferrat.

150122-Georges-Hage-070531-226x300.jpgIl n’opposait nullement cet amour de notre nation à celui de l’humanité puisqu’il aimait à dire que « jadis, tout révolutionnaire avait deux patries, la sienne et la France, mais que de nos jours, tout progressiste a deux patries, la sienne et CUBA SOCIALISTE ». Au rebours des régionalistes rétros, qui refusent la République une et indivisible, Geo n’opposait nullement la France à sa petite patrie chti et ce fin orateur était aussi à l’aise en français de haut vol, qu’il faisait retentir à la tribune de l’Assemblée, que dans le dialecte des prolétaires du nord.

Bon vivant, fait pour être heureux et pour rendre heureux, très attaché à sa famille et à ses camarades, cet homme fraternel était sans s’en douter le moins du monde ce que Hegel appelle un « homme historique ». Bravant comme Henri Alleg la sombre période contre-révolutionnaire que nous n’en finissons pas de traverser, Geo Hage aura su passer le relais et porter la flamme entre le grand PCF d’hier et celui que demain, les communistes « du dedans » et les communistes « du dehors » reconstruiront ensemble en développant leur unité de combat contre la dictature européenne, sous les drapeaux mêlés de la nation républicaine et du prolétariat international, dans la visée réaffirmée d’une France socialiste en marche vers une humanité en marche vers les lumières communes.

Tu peux dormir en paix, frère ! Vous pouvez être fiers de lui et de vous-mêmes, Odile, Julien, Monique, Henriette, et vous tous camarades et amis plongés dans le deuil et toi aussi Jean-Jacques, son combatif successeur. Oui nous te pleurons, Geo ; Non, nous ne mesurons pas encore totalement la grave perte subie et nous saluons les électeurs communistes sincèrement affligés du Nord ; mais sois assuré, camarade Geo Hage, que nous continuerons ton combat jusqu’à ce que la nuit sombre de la réaction cède aux lueurs d’une nouvelle Aurore.  

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF

Vincent Flament, secrétaire du PRCF-59 

Auxquels se joint la direction nationale tout entière du Pôle de Renaissance Communiste en France (www.initiative-communiste.fr ).

 

 

source: initiative-communiste.fr (22/01/15)

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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

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Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

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La Guerre Sacrée

Radio Libertaire 89.4

ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

Pour écouter sur internet cliquez ici !