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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:10

150406_ic-155-avril2015.jpgSommaire :


Pages 4-5 : la guerre froide se réchauffe encore !
Pages 6-7 : Une lettre-pétition aux militants syndicaux !
Pages 8-9 : Haro sur les Arabes et les «assistés» !
Pages 10-11 : La forteresse Europe fume de partout !
Page 12 : Hommage à Henri Martin –  Soutien à Michèle Picard !
Page 13 : Trop pauvre pour boucler les fins de mois, trop riche pour
toucher les aides !
Page 14 : A quoi bon une VIème République dans l’Union Européenne ?
Page 15 : N’oublions pas ce qu’était la division Das Reich !


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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 08:44

Le PRCF salue les communistes de Vénissieux qui, avec la liste conduite par Michèle Picard, gagnent en pourcentage et conservent la ville à la classe ouvrière !

000000-PRCF-copie-1.jpgLe candidat de droite aura tenté sans succès de perturber le dépouillement. Les travailleurs de Vénissieux ne se seront pas laissés impressionner par  les manœuvres de la droite, que ce soit celle du PS et de son gouvernement, ou de l’UMP qui avait fait annuler l’élection avec l’aide de l’extrème droite. Les militants rhodaniens du PRCF ont partagé  ce combat et ils sont heureux ce soir de partager la victoire de leurs camarades du PCF vénissian.

Vénissieux fait la démonstration que défendre les travailleurs avec rigueur et pugnacité sur des bases politiques offensives, patriotiques, antifascistes et populaires, c’est faire gagner la classe des travailleurs.

A  terre  tous  les  réactionnaires,  les  fascistes et  les  faux  socialistes. Vénissieux  la rouge,  la  rebelle  encore  une fois  montre le chemin. Félicitations à  tout  ceux  qui  ont tant fait  pour  cette  très  belle victoire.

Bernard Colovray, ancien conseiller municipal de Vénissieux, responsable du PRCF-69.

  • Michèle Picard (PCF) : 42,85% des voix
  • Christophe Girard (divers droite) : 32,24% des voix.
  • Damien Monchau (FN) : 12,63% des voix.
  • Lotfi Ben Khelifa (PS) : 12,28% des voix.

 150330-venissieux-michele-picard-209x300.jpg« Je remercie très chaleureusement les électeurs qui viennent de faire gagner notre liste « Avec Michèle Picard, Rassembler les Vénissians, Tenir le cap à gauche ». Ils ont fait preuve de résistance et de ténacité, dans un contexte de désinformation et de mensonges sans précédent. Au nom de notre équipe, qui devient ou plutôt redevient votre majorité municipale, je tiens à dire à chacun de vous : vous avez grandi l’image de notre ville, quand beaucoup ne cherchent qu’à la salir, vous avez montré votre attachement à l’exercice démocratique, au respect de ses règles, à l’honnêteté, quand la droite locale se croit tout permis au point de bafouer le vote populaire des Vénissians. (…) Les petits calculs politiciens de la droite sarkozyste de Christophe Girard ont fait perdre du temps, beaucoup de temps à Vénissieux et aux Vénissians. Je peux vous certifier que notre majorité municipale va redoubler d’effort et reprendre sa marche en avant pour appliquer le contrat communal déjà légitimé en 2014, pour servir l’intérêt général et les services publics de proximité, pour défendre le pacte Républicain. » Michèle Picard

Communiqué du PRCF et du PRCF 69 – 1er tour : résultats des municipales partielles à Vénissieux

150330-venissieux-municipales-michelle-picard-300x169.jpgAu premier tour des Municipales  à Vénissieux  la Maire sortante communiste Michèle Picard totalise 37,67% des voix, devant Christophe Girard (UMP) à 28,66% des voix. Le FN arrive troisième avec 15,93% des voix et le PS recueille 15,01%, Jean-Pierre Tardy de Lutte Ouvrière est à 2,76% des voix.


Le PRCF félicite Michèle Picard de cette première étape de la confirmation de son élection volée par une invalidation injuste et scandaleuse. Pas une voix populaire ne doit manquer au second tour à notre camarade de Vénissieux et son équipe. Nous avons exprimé notre soutien et nous avons participé avec nos moyens à cette campagne dont le résultat a une portée importante non seulement à Vénissieux mais au niveau national.


Nous saluons la campagne de nos camarades de la Section de Vénissieux du PCF qui a salué notre Conférence Nationale il y a une semaine. Signalons également que notre amie et camarade Marie-Christine Burrricand conseillère métropolitaine, devrait être réélue.Vénissieux doit « tenir le cap à gauche ».

 

PRCF et PRCF 69

 

source: http://www.initiative-communiste.fr

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 20:02

150323-georges-marchais-254x300.pngDéfendons nous en défendant le souvenir du communiste Georges Marchais

L’entêtement de la droite revancharde villejuivoise qui a voulu rayer Georges Marchais, député historique de Villejuif et secrétaire général du PCF, de la mémoire des travailleurs villejuivois, appelle plusieurs remarques :

Cet acharnement relève de la négation de l’histoire. G. Marchais a existé, milité, marqué fortement Villejuif et notre pays au fil de mille luttes sociales qui ont fait avancer le monde du travail et la France ; le fait que le nom de Georges continue de hanter la réaction tant d’années après la mort de notre camarade, confirme que son nom est bien plus vivant que celui de bien des personnalités dont le nom n’est DEVENU consensuel que parce qu’on a oublié leur bilan réel, voire leur existence ;


Ensuite, cet acharnement montre la bêtise extrême de l’anticommunisme : si le communisme était aussi « mort » qu’on veut bien le dire, on ne voit pas pourquoi l’on s’acharnerait tant sur ceux qui l’ont incarné historiquement : on ne tue que les vivants. Que même mort, un ouvrier communiste dirigeant d’un parti de masse suscite la haine de la réaction montre bien que, plus que jamais, « un spectre hante l’Europe », comme le disait le Manifeste communiste de Marx et c’est toujours le spectre du communisme.


Comment en serait-il autrement alors que dans la dictatoriale Europe actuelle, les contradictions entre le capital, plus offensif et agressif que jamais, et le travail, plus précarisé et exploité que jamais depuis 1946, ne cessent de s’exacerber ;


Comme l’œuvre de tout dirigeant communiste, l’œuvre de G. Marchais est soumise au débat et à la discussion. Mais qui pourra contester que constamment, ce militant est resté proche de la classe ouvrière dont il était issu et que, notamment en 1992, lors du référendum sur Maastricht, Georges ait porté avec force la protestation populaire et patriotique contre l’Europe supranationale qui étrangle aujourd’hui notre pays ?


Combien de travailleurs et de républicains voudraient-ils trouver aujourd’hui des défenseurs conséquents du « produire en France » et de l’indépendance nationale ? Combien d’entre eux, qui n’étaient pas toujours d’accord avec Georges, regrettent-ils le temps où le PCF ne prenait pas de gants avec l’ennemi de classe, où il rejetait à 100% l’UE de Maastricht, où il appelait un chat un chat et où il défendait à la fois le drapeau tricolore de la Nation et le drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau ?


Il n’est pas nécessaire d’assumer à 100% toutes les décisions prises par le PCF à l’époque où G. Marchais en était le premier dirigeant pour comprendre que tous les communistes, tous les travailleurs conscients, mais aussi tous les démocrates et patriotes conséquents peuvent et doivent aujourd’hui, non pas « défendre Georges Marchais », mais SE défendre AVEC le souvenir de G. Marchais, dont il ne faut pas livrer le nom à la droite réactionnaire dont les orientations idéologiques bordurent désormais celles de l’extrême droite.


C’est l’honneur et l’intérêt vital des communistes et des démocrates de France de      ne pas laisser la droite pseudo-républicaine nier la mémoire ouvrière et communiste de ce pays comme elle l’a déjà fait à l’Est de l’Europe en favorisant la résurgence des fascistes et des néonazis.


Ne nous laissons plus humilier ! Ripostons avec force à toute manifestation de l’anticommunisme, car celui-ci creuse le lit du fascisme ! En réalité, sans un vrai, sans un grand Parti franchement communiste défendant la classe ouvrière, combattant l’UE supranationale, l’euro et l’OTAN, notre peuple est voué aux pires aventures.


Alors que nous approchons du 95ème anniversaire du congrès de Tours, ne laissons      plus nulle part débaptiser une rue ou une place portant le nom d’un(e) communiste ou d’un(e) révolutionnaire sans opposer ensemble une forte résistance républicaine ; il y va à la fois du respect dû aux militants décédés, de notre dignité au présent et de la possibilité de faire renaître l’espérance du vrai changement dans notre pays.


Léon Landini, , militant communiste, ancien résistant.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 13:05

150323-visuel-conference-nationale-223x300.jpgGrand élan de la conférence nationale du Pôle de Renaissance Communiste en France (14-15 mars à Paris).Les 120 délégués mandatés (selon des quotas nationalement fixés) par leurs associations départementales (le PRCF est présent dans 65 départements, organisé dans 33) se sont retrouvés à Paris les 14 et 15 mars 2015 (anniversaire du programme du CNR Les jours heureux) pour fixer leur ligne politique, ajuster leurs statuts, élire leur direction nationale et discuter de l’action urgente à mener en France et à l’international.


La conférence a été ouverte par Léon Landini qui a rendu hommage aux camarades décédés, Désiré Marle, et aussi à Henri Alleg et à Geo Hage dont il a rappelé qu’ils l’avaient tous les trois convaincu de s’engager pour la renaissance communiste.


Après des discussions parfois passionnées mais toujours fraternelles et constructives, le projet de résolution et le projet de statuts ont été adoptés à l’unanimité. Le comité central a également été élu à l’unanimité. Les délégués ont fait notamment une ovation à Léon Landini, figure historique de la Résistance d’hier…


Georges Gastaud, secrétaire national a été reconduit dans ses fonctions et un organigramme national détaillé des commissions du PRCF sera prochainement publié. (lire ci-dessous les résultats des votes)


La conférence du PRCF a été chaleureusement saluée par les Communistes de Vénissieux, par le Rassemblement des cercles communistes et par les Clubs Penser la France et par Danielle Gautier, secrétaire nationale du Front syndical de classe, militante ouvrière de la CGT.

 

Lire ci-dessous les conclusions de Georges Gastaud.

Nombreux soutiens fraternels des camarades de partis communistes du monde entier

 

150323-GG-PCC.jpgGeorges Gastaud donne la parole au représentant du Parti Communiste Cubain Nolsen Ocana

 

Sur le plan international, la présidence de la conférence a communiqué notamment les messages des PC de Cuba, d’Allemagne (DKP), d’Italie (PC (I)), d’Espagne (PCPE), de Grèce (KKE), d’Algérie (PADS), du Pérou, de la Suisse italienne, du Danemark, de Suède, du Front populaire de Libération de la Palestine, du World Workers Party (USA).

Résultats des votes :

 

150323-gg-landini.jpgLéon Landini, réélu dans l’enthousiasme président du PRCF

 

Léon Landini a été réélu dans l’enthousiasme président du PRCF. Bernard Parquet entre au nombre des vice-présidents. Georges Gastaud est reconduit dans le mandat de secrétaire national. Entre au secrétariat politique national Jo Hernandez, ancien ouvrier thermicien à EDF, syndicaliste. L’organigramme complet de la commission exécutive du PRCF et de ses commissions nationales de travail sera publié prochainement.


Conclusions de Georges Gastaud, secrétaire national, 

à la conférence nationale des 14 et 15 mars 2015 – Paris 

georges gastaud – secrétaire national du PRCF 

 

150323-Georges-Gastaud-PRCF.jpgChers camarades et amis,


Notre congrès communiste se conclut dans l’unité fraternelle et l’enthousiasme militant.

Avant de chanter ensemble la Marseillaise et l’Internationale, je tiens d’abord à remercier tous les camarades qui ont œuvré au succès de notre conférence autour notamment, excusez-moi de ne pouvoir nommer tout le monde, de Jany et d’Annette et de tous les camarades qui les ont aidées. Nos dirigeants nationaux et tous ceux qui les aident à exécuter leurs tâches ingrates, ne sont pas des caciques. Aucun d’eux n’a fait ni ne fera carrière en politique. Tous sont D’ABORD des militants de base et de terrain, tous méritent tous d’être épaulés. En leur nom, je vous demande désormais de bien respecter l’organigramme du PRCF, de répondre sans attendre quand une demande urgente de la direction nationale vous parvient par internet, et surtout, je vous demande de faire vivre « en bas », sur les marchés populaires, dans les manifs de travailleurs, à la porte des entreprises et des services publics en lutte, toutes les orientations que nous venons de prendre ensemble. Car il est peu d’organisations de la taille du PRCF qui, bien que peu dotées en moyens financiers, fassent vivre la démocratie autant que nous avec des textes politiques précis et contraignants pour les dirigeants élus, avec des mois de discussion à la base, avec des dirigeants révocables à tout moment par le Comité central que vous avez élu. Dès que nous serons rentrés dans nos départements respectifs, camarades, il nous faudra faire vivre la résolution politique, faire connaître l’appel des délégués, diffuser partout aux manifestations du 9 avril et du 1er mai le 4-pages national du PRCF qui comporte notamment l’appel des Assises du communisme pour la manif anti-UE du 30 mai. Partout nous devrons préparer dans l’unité les journées régionales du 9 mai, une date qui renvoie pour nous à la capitulation du Troisième Reich devant l’Armée rouge et non à l’odieuse « journée de l’Europe » par laquelle le 4ème Reich euro-atlantique en gestation voudrait forcer les peuples à l’acclamer.

Permettez-moi en votre nom de saluer particulièrement Léon Landini qui, une fois de plus, aura été l’âme de notre conférence et qui, nous l’en assurons, aura bien mérité de la mémoire de ses parents combatifs et de ses camarades de Carmagnole. Camarade Léon, comme Louis Camélinat qui fit la jonction entre la Commune de Paris et le Congrès de Tours, comme Philippe Buonarotti, ce Franco-Italien ami de Babeuf qui fit la jonction entre la Révolution jacobine de Robespierre et les Trois Glorieuses de 1830, tu es un passeur d’histoire. Comme eux, tu incarnes la renaissance communiste, c’est-à-dire à la fois la continuité du grand PCF d’hier et l’émergence inéluctable, si nous retroussons tous les manches, du Parti franchement communiste que  nous reconstruirons, non par des auto-proclamations dérisoires, mais par la convergence d’action des vrais communistes.

Camarades, nos fondamentaux sont incontournables : je les résumerai pédagogiquement si vous permettez, sur le mode du 5-4-3-2-1, feu !

  • il s’agit d’abord des cinq références fondatrices que sont le marxisme-léninisme, le rôle central de la classe ouvrière, le parti d’avant-garde organisé selon le centralisme démocratique, l’internationalisme prolétarien et la lutte pour la révolution socialiste ;
  • Il s’agit ensuite de la ligne des quatre sorties pour la France, sorties de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, que le PRCF a le premier soumis à la réflexion des communistes, non seulement en France, mais en Europe ; à ce sujet soyons clairs : nous rejetons à la fois la ligne sectaire et gauchisante consistant à dire, « le socialisme et la DDP tout de suite, sinon rien ! », et la ligne nostalgique et petite-bourgeoise qui remet le socialisme aux calendes grecques en prétendant pouvoir refaire la France de 45 sans rompre avec le capitalisme. A notre époque où le MEDEF et le CAC-40 liquident la France indépendante pour lui substituer l’Empire euro-atlantique, le large rassemblement pour sortir de l’UE que nous préconisons et que, à l’unisson désormais des Assises du communisme, nous nommons Front antifasciste, patriotique et populaire, ne pourra qu’engager un bras de fer existentiel avec le capitalisme hexagonal, européen, voire mondial en rompant la chaîne impérialiste mondiale en France, c’est-à-dire dans la 5ème puissance mondiale. Et la seule issue positive à cet affrontement de classes conduit à l’initiative du camp populaire, répétons-le mille fois pour être entendu même des sourds professionnels, ne pourra être que le socialisme pour la France, le seul régime qui puisse irréversiblement garantir au peuple français le rétablissement de sa souveraineté et de sa marche au progrès social. Seulement, pour aboutir à la révolution socialiste, il faut en travailler patiemment les conditions sociopolitiques ; et cela s’obtient, non par des incantations – qui n’ont jamais fait une stratégie ! – mais par la construction d’un rassemblement majoritaire centré sur le monde du travail. Notre propos n’est donc ni de dissoudre les communistes et la classe ouvrière dans un « front de gauche » euro-constructif, ni  d’isoler la classe ouvrière et les communistes en présentant imposer au peuple l’objectif immédiat de la révolution socialiste et en faisant dérisoirement de la dictature du prolétariat un préalable au rassemblement populaire. Comme si Lénine n’avait pas démontré, sur la base de toute sa pratique révolutionnaire, que les discours et la propagande ne suffisent jamais à convaincre la majorité des travailleurs : ceux-ci ne se convainquent que par leur propre expérience de l’action et de la lutte contre le capitalisme.
  • C’est ici que s’inscrivent dans notre stratégie, à la fois fidèle et innovante, les trois lettres du sigle CNR et la référence lumineuse aux Jours heureux, ce programme scintillant du CNR dont la trame fut écrite par le communiste Pierre Villon et qui montre encore la voie aujourd’hui puisqu’à l’époque nos camarades du PCF clandestin avaient réussi, sur la base des combats FTP et de Stalingrad, à créer une très large alliance excluant les deux ennemis principaux du peuple, l’extrême droite fasciste et le grand patronat de l’époque ;
  • Et pour cela il nous faut braver sans le moindre complexe les criailleries des gauchistes et les vociférations des fascistes qui tous deux, pour des raisons symétriques, refusent l’alliance des deux drapeaux historiques du peuple français, le tricolore et le rouge. Le 14 juillet 1935 aussi, les trotskistes de Marceau Pivert et les sociaux-démocrates de Léon Blum ont sifflé Jacques Duclos quand ce dernier a appelé à unir les deuxdrapeaux au premier meeting du Front populaire. Mais sans cette innovation stratégique majeure, approuvée par Dimitrov au 7èmecongrès de l’Internationale Communiste, il n’y aurait eu ni la victoire du Front populaire et la déroute des fascistes français, ni la Résistance patriotique portée par les FTP-MOI et les FTPF, ni les grandes réformes progressistes de Croizat, Thorez et Marcel Paul que nous défendons encore aujourd’hui face à Valls-MEDEF et au revenant Sarkozy.
  • Enfin le but stratégique du Pôle est de reconstruire un vrai parti communiste réunissant tous les communistes véritables, où qu’ils soient organisés aujourd’hui : dans le PCF, comme certains membres des Assises du communisme, ou hors du PCF comme la majorité d’entre nous. Et pour cela, il faut les regrouper, par l’action commune d’abord, par l’organisation ensuite, indépendamment des dirigeants du PCF-PGE actuel. Si vous en êtes d’accord camarades, nous proposerons donc aux Assises du communisme d’organiser en décembre 2015, 95ème anniversaire du congrès de Tours, un grand meeting à la Mutualité sur le thème de l’unité d’action des communistes (applaudissements). A ce meeting, le comité de liaison des Assises du communisme, le CLAC, pourrait être élu et mandaté par les militants de base, ce qui donnerait un tout autre allant au processus unitaire. Car camarades, encore une fois, ne devient pas parti qui décide magiquement de l’être mais seulement l’organisation à laquelle son action efficace aura permis aux communistes, aux travailleurs de France et au Mouvement communiste international, d’être reconnue dans les faits et dans la pratique comme l’avant-garde effective de notre classe (applaudissements).

150323-PRCF-affiche-departementales-UE-valls.pngPour tout cela, camarades, il faut renforcer le PRCF qui, sans se prendre en l’état pour « le parti », n’en joue pas moins, dans l’unité avec d’autres, un rôle d’aile marchante de la renaissance communiste. Aile marchante, le PRCF l’est par son action de longue haleine contre la criminalisation du communisme historique, par son travail théorique incessant, quoi qu’encore insuffisant, par son mensuel Initiative communiste, qui n’a pas d’équivalent actuel en France, par son site internet devenu le 9ème site politique de France grâce à nos jeunes camarades, par ses milliers de tracts aux entreprises, par ses campagnes d’affichage « faucille et marteau » et « brisons les chaînes de l’UE », par son soutien au syndicalisme de classe et au FSC, par son engagement pionnier dans la résistance linguistique au tout-anglais impérial, par ses commissions lutte, jeunesse, santé, école, par les contacts tricontinentaux de sa commission internationale, par son programme élaboré par vous tous – le seul programme communiste existant aujourd’hui dans le pays –. Et il faudrait aussi parler de l’activité internationaliste du Pôle aux côtés de Cuba socialiste, de son engagement pour la Palestine émancipée, pour la défense de l’ALBA contre l’impérialisme US, pour les communistes réprimés par les néonazis de Kiev, pour la mise en échec du criminel impérialisme franco-atlantique au Proche-Orient et en Afrique, pour la double dénonciation du Parti Maastrichtien Unique (composé de l’UMP, du PS et de l’UDI) et de l’U.M.’ Pen en formation, pour la stratégie des 4 sorties et des 2 drapeaux qui, seule, peut nous affranchir à la fois de la catastrophique union de la gauche derrière le PS maastrichtien et du sectarisme navrant de ceux qui camouflent leur attentisme et leur inaction derrière un triomphalisme purement verbal.

Renforcer le PRCF, camarades, cela signifiera essentiellement trois choses, dès que nous serons rentrés dans nos départements pour réunir les instances du Pôle avant la fin du mois de mars.

  • d’abord, posons partout la question décisive de l’adhésion, de l’abonnement à IC. Bien que nombre de camarades très âgés, hélas, soient décédés depuis 2011, nous avons terminé 2014 avec 10% d’effectif en plus et trois ARC sont créées ou sur le point de l’être dans le Finistère, le Var et le Lot. Les secrétaires départementaux et de section – j’en suis un moi aussi – auront donc pour première tâche de mener cette bataille du renforcement, non par esprit de boutique, mais pour que la politique rassembleuse du PRCF achève de devenir incontournable parmi les communistes, les syndicalistes de classe et les vrais républicains ; souvenons-nous du mot de Joseph Djougachvili, dit Koba, selon lequel, « quand la ligne politique est fixée, l’organisation décide du succès».
  • Ensuite, allons partout aux masses. Celles-ci désespèrent, devenant une proie facile pour les fascistes et les intégristes de tous poils. Adressons-nous sans retard aux travailleurs et à la jeunesse populaire pour dénoncer Valls-MEDEF, refuser le mensonge paralysant de l’Europe sociale, montrer que le FN, de plus en plus courtisé par la droite, est une alternative de mort, montrons que le socialisme passe par l’indépendance nationale et que la sortie de l’UE par la voie progressiste est indispensable pour remettre la révolution sociale à l’ordre du jour, non dans les mots, mais dans les ACTES. Pour cela, tous les militants valides du PRCF seront dans les manifs du 9 avril et du 1ermai avec le 4-pages national conçu par la commission lutte et comportant l’appel unitaire des Assises du communisme.
  • Enfin, chacun de nous se doit de prendre dès cette minute l’engagement ferme, non seulement d’être présent en personne, non seulement d’écarter les prétextes de dernière minute pour rester à la maison, mais de FAIRE VENIR AMIS et COLLEGUES aux actions régionales du 9 mai et à l’action nationale parisienne du 30 mai. Démentons les pessimistes professionnels qui, pour mieux le provoquer, décrètent l’échec avant la bataille ; comme pour la commémoration de Stalingrad en 2013, prouvons dans la pratique que nous sommes passionnément attachés à l’union des communistes, à l’unité des syndicalistes de classe, au rassemblement des patriotes antifascistes : prouvons ce que nous valons non par des paroles grandiloquentes dont eurent ri les bolchéviks, mais par des actes qui, si le succès est au rendez-vous, contribueront à ouvrir la perspective unitaire qui nous fait défaut en France, celle d’une ligne anti-UMPS, anti-UM’ Pen, anti-UE et anti-MEDEF pour une nouvelle France libre, égale et fraternelle en marche vers la véritable souveraineté populaire par la rupture révolutionnaire avec le capitalisme.

Camarades, malgré la situation politique très délicate, la garantie qu’une alternative progressiste peut revivre en France, est en chacun de nous. D’une association défendant à juste titre le grand passé des communistes, nous sommes devenus, conformément à ce que doit être l’identité communiste véritable, une organisation combative, porteuse d’une construction politique encore peu visible mais déjà effective et marquante. Accentuons cette évolution bénéfique, dont le déroulement fraternel et combatif de notre conférence témoigne avec éclat, en renforçant notre unité de combat et notre discipline révolutionnaire : c’est indispensable face à la fascisation qui monte à grande vitesse et c’est nécessaire pour être crédible auprès des travailleurs. Car ceux-ci n’ont que faire des phraseurs, des bavards et des théoriciens en chambre : ils aspirent à retrouver le vrai parti d’antan qui disait toujours ce qu’ils faisait et qui faisait toujours ce qu’il disait !

 

Camarades et amis,


la  4ème conférence du PRCF s’achève ; les luttes du 9 avril, du 1er mai les manifs et actions du 9 mai, du 30 mai et par la suite peut-être, celle de décembre 95 et de l’anniversaire du congrès de Tours, sont devant nous ; si nous savons les utiliser à plein, avec initiative, en faisant de la vraie politique populaire « en bas », nous nous sommes aujourd’hui dotés des armes politiques, statutaires et de propagande qui peuvent rendre l’espoir et l’initiative à notre camp, aujourd’hui désemparé. Soyez donc assurés que votre direction élue ne vous trahira pas, qu’elle ne changera pas de cap stratégique et que ce cap restera invariablement celui d’une organisation de plus en plus sérieuse, responsable, démocratique, disciplinée et fraternelle, d’une organisation franchement communiste, 100% antifasciste et anti-UE, d’une organisation patriote, internationaliste et de plus en plus ouvrière, d’une organisation en marche vers la renaissance du parti communiste, d’une organisation 100% tournée, non dans les mots mais dans les actes, vers la révolution, vers le socialisme et le communisme !


Georges Gastaud – Secrétaire National du PRCF

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 22:00

 1503076hue-laurent-hollande-228x300Le piteux Robert Hue, qui a tant fait pour dénaturer le PCF et qui, sa honteuse besogne achevée, s’est fait élire sénateur sur une liste du PS, vient d’avoir une « promo ». Par la grâce de F. Hollande, il est devenu le VRP officiel du capitalisme français en Afrique du Sud. Il est vrai que Hue « connaît bien ce pays » pour avoir présidé quelque temps le groupe d’amitié franco-sud-africain. Espérons que la nouvelle charge de Hue n’est pas rémunérée au SMIG… Mais il fut un temps où le PCF de Georges Marchais était à la pointe du combat anti-apartheid aux côtés du PC africain de Chris Hani, assassiné par le régime d’apartheid, de même que la noble Dulcie September. Nommer chef de file des relations internationales franco-sud-africaines un personnage qui a renié à la fois le PCF et le communisme international n’est pas seulement une nouvelle insulte que le PS adresse au PCF, son fidèle allié électoral : c’est aussi une marque de mépris pour les progressistes et pour les communistes sud-africains dont le combat héroïque méritait mieux que la nomination d’un renégat. Mais de la part de Hollande, dont la spécialité est la trahison du « peuple de gauche », fallait-il s’attendre à mieux ?


La trahison : Robert Hue nommé représentant spécial de la France pour l’Afrique du sud

 

Jeudi 26 Février 2015 dans Le parisien


Le traître parmi les traîtres et le renégat Robert Hue fait encore parler de lui, puisque Robert Hue est désormais «VRP» de la diplomatie économique française. Le sénateur du Val-d’Oise et président du Mouvement des progressistes a été nommé représentant spécial pour les relations économiques avec l’Afrique du sud, ce mercredi, par le Quai d’Orsay


Il aura, précise le communiqué du ministère des Affaires étrangères, «pour mission de renforcer notre partenariat bilatéral stratégique en favorisant notamment les échanges entre nos deux pays dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’agro-alimentaire». …. suite sur le site du Parisien


http://www.leparisien.fr/politique/robert-hue-nomme-representant-special-de-la-france-pour-l-afrique-du-sud-25-02-2015-4558389.php

 

 

source: http://www.initiative-communiste.fr

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 21:18

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La revue est parue le 30 janvier 2015, on peut se la procurer en écrivant à Pascal Brula, 5 rue des Farges69005 Lyon. La diffusion du numéro 4 a été quelque peu éclipsée par la nouvelle élection à Vénissieux, la tournée des témoins d'Odessa, et l'affaire Charlie qui ont mobilisé toutes les énergies disponibles.

 

Le réseau « faire vivre et renforcer le PCF » a décidé de participer à l’organisation de la manifestation des « assises du communisme » qui aura pour mot d’ordre « pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN » et qui aura lieu le samedi 30 mai 2015 à Paris.

L’occasion de cette manifestation sera fournie par le dixième anniversaire de la victoire du « non » au TCE, le 29 mai 2005.


Ce « non » voulait mettre un coup d’arrêt à la fédéralisation, aboutissement évident de l’écriture d’une constitution pour l’Europe, et surtout à l’inscription du libéralisme comme contrainte constitutionnelle. Il obtint 55% des votes, mais ce résultat ne fut pas respecté par les partis pro-européens qui se sont succédés depuis au pouvoir : UMP, UDI, PS, EELV, etc. La constitution refusée par le peuple français s’applique quand même.


Ce résultat n’était pas en soi suffisant pour justifier une rupture immédiate avec les institutions européennes, car beaucoup de partisans du « non » ont voté dans l’espoir d'une autre constitution, plus sociale. Mais il suffisait pour fonder l’exigence d’une remise à plat de la construction européenne depuis le traité de Rome. Et de cela les capitalistes qui dominent directement l’UE ne voulaient à aucun prix.


Cet espoir d’une « bonne Europe » s’est définitivement brisé en févier 2008 avec la réinscription de tout le traité rejeté par les électeurs français (et aussi hollandais, à 63%) dans le traité de Lisbonne, ratifié par le parlement. Et par l’obligation de revoter faite aux petits États qui le refusaient, jusqu’à ce que l’électorat « vote bien ».


L’Europe est apparue alors très clairement comme une construction politique post-démocratique, absolument irréformable. Une post-démocratie où les élections ne serviraient plus à l’avenir qu’à justifier les choix déjà acquis, ce n’est au fond qu’une forme douce (pour le moment) de dictature.


Dans ces conditions faire de la politique signifie sortir de ce cadre d’asphyxie du politique.


Il n’est pas étonnant que des courants d’origine politique très diverses aient fait le même constat et se retrouvent dans le camp du « non » à l’Europe ; il se trouve que les communistes du « non », qui ont pourtant derrière eux tout l’acquis de l’action du PCF avant la funeste expérience de la « gauche plurielle » (1997 à 2002), sont très insuffisamment présents dans les forces qui réclament la sortie de l’UE, et qu’ils laissent le champ libre à des forces de droite ou d’extrême droite qui servent de repoussoir, et qui ne parviennent qu’à discréditer le combat pour la défense de la souveraineté nationale. Les dirigeants du Front de gauche, de leur coté, en prônant à contretemps dans le simple espoir de toucher des subventions européennes par l’intermédiaire du PGE, une « Europe sociale » fantôme, alors qu’ils ne peuvent ignorer que le rapport de force pour un tel projet n’existera jamais dans le champ politique européen parfaitement verrouillé, ont contribué à l’évaporation du capital politique de la victoire du 29 mai 2005. On peut dire aussi que c’est sa timidité sur l’Europe pour ne pas dire plus qui a empêché le décollage de la candidature Mélenchon, et qui explique la baisse continue des positions du PCF depuis 2005, tout en ouvrant un boulevard à l’extrême droite. Leur responsabilité est grande dans la fascisation larvée de l’espace politique.


L’appel à la manifestation se prolonge par un appel à un front populaire patriotique et antifasciste.


Un front populaire : parce que la logique de l’euro et de l’UE est profondément opposée à celle des conquêtes sociales enclenchées par le Front Populaire historique de 1936, et les réformes sociales de la Libération, inscrites au programme du CNR. L’intégration européenne se donne maintenant pour but le saccage complet du droit du travail (CDI, SMC, 35 heures, statut de la fonction publique, etc.), la privatisation de tous les services publics, la fin des régimes de retraite par répartition, et le nivellement des salaires par le bas, vers le niveau ukrainien (75 euros par mois).


Un front patriotique : parce que le patriotisme est une haute valeur communiste, qui manifeste la volonté du peuple qui fait la Révolution de 1789 de conserver sa souveraineté ; Parce que l’Union Européenne et l’OTAN sont des machines à coloniser, et pas seulement les anciennes colonies, mais aussi les anciennes puissances capitalistes dont elles organisent le déclin industriel et politique.


Un front antifasciste : parce les forces d’extrême droite de 1789 à nos jours ont toujours trahi la France et l’ont vendue aux intérêts du capital étranger. Leur opposition à l’Europe est de pure façade, et elles prétendent diviser les ouvriers de France entre français et étrangers, plutôt que combattre l’influence de l’impérialisme et des multinationales. Une lecture attentive du programme du principal parti d’extrême droite montre d’ailleurs qu’il ne se donne absolument pas les moyens de quitter l’Union, ni l’euro. Le vote pour l’extrême droite est le vote proposé par les médias et les politiciens de « l’UMPS » à ceux qui n’aiment pas les médias et les politiciens ! Le piège est grossier !


L’Europe, loin d’être une garantie ou une barrière contre les forces d’extrême droite, ne fait qu’en accélérer la progression. En semant le chômage et le dégoût du politique, elle sème les germes du fascisme ; mais en Ukraine ou en Europe de l’Est, elle aide ouvertement au développement des courants néonazis, et contribue activement aux campagnes anticommunistes qui aboutissent à la réhabilitation des collaborateurs et des nazis historiques.

La sortie de l’OTAN est le complément nécessaire à la sortie de l’UE pour que la France retrouve sa liberté d’action y compris dans le champ économique et social. L’OTAN est une alliance à sens unique entre les États-Unis et ses satellites, à finalité agressive et expansionniste et qui inféode la politique française aux intérêts nationaux des États-Unis et qui menace de nous conduire à la guerre ouverte avec la Russie, l’Iran ou la Chine. En sortir est devenu maintenant une question de survie pour la classe ouvrière et le peuple en France. L’OTAN nous conduit à participer à des opérations de pillage à prétexte humanitaire, comme en Libye, et à soutenir le terrorisme contre des gouvernements laïcs, comme en Syrie. Elle fait de nous les ennemis des peuples arabes et musulmans, et à moyen terme dans la lutte désespérée du capitalisme occidental pour conserver sa suprématie, de l’ensemble du monde du Sud émergent. L’OTAN nous conduit à la guerre incessante avec les peuples du monde. Il faut en sortir !


Le front populaire patriotique antifasciste en gestation doit exprimer la force du peuple uni, sans réserves et sans précaution oratoire, contre le capital et contre l’Europe qu’il construit pour nous et pour nos enfants. Tous dans la rue, à la manifestation unitaire du 30 mai 2015 !


Contre l’Europe du capital, de la droite, de l’extrême droite, et de la fausse gauche.

 

GQ, 30 janvier 2015, revu par le comité de rédaction.

 

source: http://www.communcommune.com

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 13:02

00000000-IC-153-fev2015.jpgSommaire


Pages 4-5 : Mexique, la goutte qui fait déborder le vase – Mondialisation de la guerre

Pages 6-7 : Macron en guerre contre le code du travail – Pas d’union sacrée avec les exploiteurs !

Pages 8-9 : Rencontre avec Aurélien Bernier – L’Initiative contre l’Union Européenne

Pages 10-11 : Les récupérateurs sont Charlie ! – Education : le socle en papier mâché – Faisons vivre la victoire du Non de 2005 !

Page 12 : Les Assises du Communisme appellent à manifester le 30 mai

Page 13 : Défense et illustrations d’I.C.

Pages 14-15 : Pierre Pranchère et l’Amiral Debray, toujours Résistants !


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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 20:52

Ont participé à l’élaboration de ce document : Benoît Foucambert et Georges Gastaud.

000000-CGTFace à la situation des travailleurs et à la dérive syndicale, quel avenir pour le mouvement syndical en France ? Quelle intervention des militants du PRCF dans le mouvement syndical ?

La situation des travailleurs est critique et les attaques se succèdent pour casser tous les acquis qu’ils ont pu arracher par les luttes passées, pour casser ce qui reste du modèle français, mouton noir de l’UE.

Comment en être surpris alors que le capitalisme en crise est entièrement régressif et que la classe ouvrière et ses alliés ont perdu leurs outils politique et pour une grande part syndicaux avec la dérive concomitante du PCF et de la direction de la CGT ?

1936, 1945, 1968… les grands acquis populaires ont correspondu à une période au cours de laquelle la classe ouvrière disposait d’organisations de classe et profitait du contrepoids que constituait le camp socialiste.

En 1947, la Guerre froide bat son plein. L’URSS veut pousser ses pions en Europe, notamment en France et en Italie, où les partis communistes disposent de bases électorales et syndicales solides. Créée sur instruction du président américain Truman, la CIA entend bien contrer cette offensive. Elle envoie pour cela à Paris l’un de ses agents d’influence les plus actifs, Irving Brown, nommé officiellement délégué général pour l’Europe du puissant syndicat américain AFL (American federation of labor). C’est lui qui se charge de soutenir la scission du syndicat ouvrier CGT, dominé par les communistes, pour créer Force ouvrière (FO).

Depuis 1946, Brown intrigue et manœuvre pour rompre l’hégémonie communiste à la direction de la CGT. Dans ce but, il appuie la fraction Force ouvrière qui s’est constituée depuis 1944, dirigée par Léon Jouhaux et surtout Robert Bothereau, un militant syndicaliste aguerri qui, depuis le 27 août 1944, siège au bureau et au secrétariat général de la CGT, réinstallée dans ses locaux historiques de la rue Lafayette. Divisée avant la guerre, la CGT s’est réunifiée lors d’une réunion clandestine qui s’est déroulée au Perreux en 1943.

Or, les anciens clivages sont toujours vivaces. Beaucoup de militants n’ont jamais admis cette réunification. Depuis décembre 1944, Robert Bothereau encadre une fraction anticommuniste regroupée autour d’un journal intitulé Résistance ouvrière, et, en septembre 1946, il suscite des groupe baptisés « les amis de FO », qui formeront bientôt Force ouvrière.

Car la scission est en route. Officiellement, Robert Bothereau défend une stratégie de reconquête de la CGT. Mais les chances que ses amis et lui puissent prendre le contrôle de l’appareil dirigeant, où ils restent minoritaires, sont minces. Officieusement, le but poursuivi est plus réaliste : entraîner dans une scission le plus grand nombre de militants de la CGT, objectif atteint à la fin de 1947.

La conférence nationale des Amis de FO se prononce le 18 décembre pour la création d’une nouvelle centrale. Bothereau remet sa démission du secrétariat confédéral de la CGT le 29 décembre 1947. Tout au long de la crise, il a chroniqué l’événement dans la rubrique « Le drame confédéral » de Force ouvrière. Il y passe sous silence le soutien logistique et financier que les scissionistes ont reçu d’Irving Brown, mais aussi du puissant syndicat allemand DGB et des trade-unions britanniques qui servent de relais à l’AFL (…) »

En 1949, la CIA intervient dans la foulée, via l’AFL et l’une de ses branches étrangères, le Free Trade Union Committee (FTUC) dirigée par un agent de la CIA, Jay Lovestone, et son ami Irving Brown, pour diviser la FSM (Fédération syndicale mondiale). L’AFL et le FTUC envoient régulièrement de l’argent à Force ouvrière, qui peine à boucler ses fins de mois, comme le prouvent les documents inédits que Bakchich a exhumé de ses cartons, évoquant des versements de 25 000 dollars à FO et des soutiens financiers à certaines fédérations. Or l’argent de l’AFL et du FTUC provient notamment des officines de la CIA et des crédits détournés du plan Marshall, qui aident à la reconstruction de l’Europe.

« De 1948, les fonds du plan Marshall alimentent aussi le FTUC, qui peut compter sur au moins 5% des 13 milliards de dollars destinés à l’Europe occidentale. En fait bien davantage, puisque ce sont 800 millions de dollars qui seront finalement attribués aux opérations de l’AFL à travers le monde. Ces largesses s’expliquent par les relations amicales qu’entretiennent à Paris, Irving Brown et Averell Harriman, le responsable du plan Marshall, dont les bureaux, d’abord installés dans l’hôtel de Talleyrand place de la Concorde, non loin de l’ambassade américaine, émigreront dans un appartement plus discret de la rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIème arrondissement (…)

Lorsque la manne du plan Marshall se tarit, en 1951, la CIA prend le relais : sa division des organisations internationales subventionne les activités clandestines de l’AFL, comme le révélera publiquement Thomas Braden, qui a tenu les cordons de la bourse pendant quelques années (…)

Braden a fait l’aveu de ces financements non pour les critiquer, mais pour en faire l’éloge. De 1951 à 1954, sa division a versé à Lovestone et Brown 1 million de dollars par an, et même 1 600 000 dollars en 1954. Ces fonds étaient destinés à Force ouvrière, mais aussi aux syndicats italiens, aux dockers de Marseille et d’autres ports méditerranéens et à d’autres opérations à caractère syndical. Œcuménique, Braden a reconnu avoir fourni des fonds à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) et en a même précisé le cheminement. »

Malgré ses interventions extérieures pour contrer la montée d’un syndicalisme révolutionnaire, la CGT, principale organisation syndicale du pays, par son poids, son prestige et son activité, poursuit jusqu’aux années 80 un combat de classe et de masse.

Mais déjà des éléments pouvaient inquiéter comme la collusion de certains dirigeants avec les milieux patronaux, tels André Sainjon dirigeant de la puissante fédération de la métallurgie, la lutte entre réformistes et révolutionnaires ayant toujours traversé le mouvement syndical.

L’offensive des dirigeants réformistes se cristallise lors du congrès de 1982 à Lille, qui abandonne les manuels de formation jugés caducs maintenant que la gauche est au pouvoir. Mais c’est le 45è congrès de 1995 qui marque une étape décisive : alors que des millions de travailleurs battent le pavé contre le plan Juppé, le congrès modifie les statuts et abandonne le syndicalisme de lutte de classe.

Les années 90 voient en effet redoubler l’offensive du grand capital, suite à la défaite des pays socialistes et au virage réformiste de nombreuses organisations ouvrières en Europe dans la lignée du l’euro-communisme italien. Cette période voit l’aggravation des rivalités inter-impérialistes et l’accélération de la construction d’un empire européen du capital, outil de la réaction sur toute la ligne, avec le traité de Maastricht. Dans ce contexte de reconfiguration des aires de domination capitaliste et de la nécessité de la mise au pas de la France et de ses luttes, un effort tout particulier a été fait pour affaiblir la CGT et la faire basculer dans le camp de l’accompagnement en organisant l’ensemble du syndicalisme français autour d’un pôle social-démocrate syndical.

Le départ de la FSM, l’adhésion à la Confédération Européenne des Syndicats (à l’origine antenne européenne de la CISL fondée avec l’argent de la CIA) avec l’aval et la protection de la CFDT ont entériné la dérive, approfondie de congrès en congrès jusqu’au dernier, le 50ème [1] :

  • disparition totale des notions de classes sociales, de lutte de classe, d’exploitation, de mondialisation capitaliste, d’impérialisme, de propriété collective, d’indépendance nationale. A contrario le langage europatronale s’impose : libéralisme, nouvelle économie, partenaires sociaux, mondialisation, citoyenneté, fonds de pension, dialogue social…
  • Fin de l’opposition à l’Europe supranationale et engagement de la CGT dans la construction européenne.
  • Réaffirmation de la stratégie du syndicalisme rassemblé avec une CFDT plus jaune que jamais,
  • Mise en place d’une réforme des structures et des cotisations conduisant tout droit à la mise au pas les syndicats et organisations contestataires,
  • Chasse et mise à l’écart des militants et des structures combatives…

Au final, c’est tout l’héritage du mouvement ouvrier français et de la grande CGT qui est jeté aux oubliettes par des équipes confédérales dont certains membres ont des liens très étroits avec le grand patronat (voire à cet égard le rôle joué par exemple par l’association confrontations-Europe).

A la base certes, les résistances contre cette dérive organisée sont réelles : contestation ouverte durant les congrès, refus des mises à pieds, prise de positions nombreuses de syndicats voire de fédés contre la ligne de la conf’, adhésions de fédé à la FSM comme la Chimie très récemment.

Toutefois, malgré les efforts en particulier du FSC, elles peinent à s’unifier pour constituer une opposition organisée disputant de manière cohérente le terrain aux tenants de la conciliation capital-travail à la fois au niveau idéologique et organisationnel.

Si bien qu’alors que les luttes ne se démentent pas, le mouvement social est livré à sa spontanéité et sans perspectives[2].

L’existence d’un puissant syndicalisme de classe est une des questions majeures de notre époque

Comme l’expliquait H. Krasucki préfaçant les mémoires de B. Frachon : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. »

Chaque fois qu’ils ont agi tous ensemble contre le patronat et les gouvernements, les salariés ont obtenu de grands succès. Pour faire échec à ce qui se met en place actuellement contre les salariés, il faut à nouveau agir ensemble. Les travailleurs de France ont besoin d’une lutte coordonnée contre le gouvernement, ils ont besoin de combattre les illusions autour de l’Europe capitaliste, cette Europe de leurs ennemis de classe. En Europe comme en France il n’y pas d’issue positive pour les salariés en dehors de la lutte contre le patronat et  les grandes multinationales qui écrasent les peuples..

Cela suppose que les confédérations syndicales impulsent et organisent l’action nationale et interprofessionnelle, dirigée résolument, sans concession d’aucune sorte, contre le patronat, le gouvernement et l’UE en construisant l’unité sur la base des besoins exprimés par les travailleurs.

Ce syndicalisme au service des travailleurs, œuvre des travailleurs eux-mêmes qui ont à écarter les bureaucrates et les carriéristes, doit être indépendant : indépendant du patronat et du MEDEF, indépendant des gouvernements, indépendants des institutions internationales du capitalisme (UE en particulier). Il doit être uniquement guidé par l’intérêt des travailleurs. Les syndicats de salariés ne sont pas faits pour négocier des concessions au patronat au nom d’un mensonger « donnant-donnant », leur rôle est au contraire de défendre les acquis et d’en gagner d’autres sur la base d’un rapport des forces construit en affrontant la classe capitaliste et son gouvernement du moment.

Le syndicalisme dont les travailleurs ont besoin se doit d’éclairer la situation par des prises de positions politiques. Il exprime son point de vue de classe sur toutes les questions qui concernent les salariés, l’exploitation des travailleurs par le capital. Les salariés sont concernés au premier chef par la politique du patronat par les décisions politiques des gouvernements, par les positions des partis et organisations politiques.

Il doit dire ce qu’il pense de la politique du pouvoir qui dirige la France,  des décisions qu’il prend, des objectifs qu’il poursuit. Pour qui travaille le gouvernement actuel, pour le patronat ou pour le peuple ? Un syndicalisme de classe se doit de prendre position clairement et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Il se doit de lutter pour abattre le capitalisme et changer de société.

De plus en plus de cégétistes combatifs, mais aussi nombre de syndicalistes de la F.S.U, comprennent que la cause profonde du défaitisme syndical réside dans l’abandon des positions de classe, dans l’alignement de la C.G.T. et de la F.S.U. sur la C.E.S., dans la recherche d’une unité pourrie avec l’état-major jaune de la C.F.D.T., dans le reniement par les dirigeants C.G.T eux-mêmes des principes du syndicalisme de classe et de masse.

Ils savent aussi qu’il n’y aura pas d’issue pour la classe ouvrière sans renaissance du syndicalisme de classe dans notre pays, en liaison avec le renouvellement de la Fédération Syndicale Mondiale.

C’est pourquoi :

Les militantes et militants syndicaux et d’entreprise du P.R.C.F., dénoncent le lâchage dont ont fait l’objet les travailleurs en lutte, qui ont le plus souvent dans la dernière période lutté seuls, qu’il s’agisse des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des intermittents du spectacle, des marins de la S.N.C.M., des pilotes d’Air France, alors que face aux gouvernements maastrichtiens et au M.D.E.F, le seul choix est de perdre séparément ou de gagner tous ensemble et en même temps;

Ils appellent :

Les travailleurs en luttes à désavouer le slogan perdant de l’ « Europe sociale ». De l’U.E atlantique, du « Grand Marché Transatlantique » voulu par Washington.

Les syndicats combatifs à dialoguer entre eux, à tisser des liens, à ne pas rester prisonnier du tête-à-tête mortifère avec leur états-majors confédéraux ligotés à la C.E.S.

Le PRCF appuiera toute initiative visible visant à fédérer les secteurs en lutte, à permettre l’échange horizontal et national direct entre les bases syndicales opposées aux abandons confédéraux, à constituer dans le débat et l’action un espace de concertation permettant aux syndicalistes combatifs de se soutenir mutuellement, d’organiser l’action et la solidarité de classe à l’échelle professionnelle, interprofessionnelle, nationale et internationale indépendamment de la C..E.S. et de l’état-major jaune de la C.F.D.T.

Plus que jamais, les communistes travaillant dans les entreprises et militant syndicalement ont le devoir de s’exprimer comme tel tout en respectant la démocratie syndicale et son cadre organisationnel. L’intervention franchement communiste sur les questions sociales et syndicales est nécessaire pour briser les liens de dépendance du syndicalisme confédéré, par l’entremise de ses états-majors, à l’égard du gouvernement P.S., de l’U.E. et de la C.E.S., et par leur intermédiaire, à l’égard du patronat capitaliste.

 

[1]                      Ficelés pendant leur préparation par la désignation de nombreux délégués acquis à la direction et inconnus de leurs mandants supposés, verrouillés pendant leur tenue par le filtrage sans précédent, les congrès ont validé la plupart des orientations qu’entend donner l’état-major euro-formaté à la confédération.

[2]                      Que penser du début d’été 2014 ou cheminots, intermittents, de nombreux centres postaux étaient en grève, mais aussi les territoriaux, sans parler des marins de la SNCM, ont été laissés seuls alors que dans beaucoup d’AG, l’idée d’une confédéralisation du combat contre ce gouvernement de casse sociale était à l’ordre du jour

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 10:06

141009-Etienne-FAJON.jpgChef de file des députés communistes pendant la dure période dite du « Chemin de l’honneur », longtemps directeur émérite de l’Humanité (ce qui n’a pas empêché la direction du PC-PGE de retirer son nom, ainsi que celui de Cachin et de Vaillant-Couturier de la manchette), Etienne Fajon écrit ce qui suit à propos de l’approche marxiste de la Nation. Cela montre à quel point le PRCF se situe dans le droit fil des conceptions marxistes-léninistes sur la question du patriotisme et de l’internationalisme (cf le livre de G. Gastaud portant ce titre) et combien à l’inverse, certains « léninistes » qui tremblent devant le mot « nation » comme une poule devant un couteau, sont plus proches qu’ils ne croient du trotskisme que du léninisme dans leur approche de la question nationale.

 

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On m’a appris que la nation est une communauté humaine stable qui est née et s’est constituée historiquement sur la base de quatre caractères fondamentaux : la communauté de langage, la communauté de territoire, la communauté de la vie économique, la communauté de conformation psychique manifestée par la communauté des propriétés de la culture nationale. La nation française a une histoire et des caractéristiques spécifiques, différentes de celles de l’Angleterre, de la Russie, des États-Unis, de la Chine ou de tout autre pays. Sa vie économique implique, certes, des relations croissantes avec le reste du monde. mais elle est fondée sur les bases industrielles et nationales. Les luttes sociales et politiques y sont marquées par des traits particuliers. La culture française est une culture originale, même si elle fait partie du trésor de la culture universelle.


Le sentiment national s’est développé avec la grande révolution de 1789-1794. Cette révolution a brisé les structures féodales qui faisaient obstacle au développement de la jeune bourgeoisie capitaliste, classe progressiste à l’époque, les barrières douanières à l’intérieur du pays, les différences dans la législation ou les poids et mesures entre les provinces, les privilèges locaux. « Vive la Nation » ! Dans les années qui suivent, ce mot d’ordre devient le cri de ralliement des masses populaires en lutte contre les ennemis extérieurs du pays et leurs complices de l’intérieur (les partisans de l’ancien régime). Les défenseurs de la révolution prennent le titre de « patriotes ». Comme on le voit par la simple évocation de son origine, le sentiment national est tout le contraire d’une idée réactionnaire. Il se constitue conjointement avec la naissance et l’essor de la démocratie. Mais cela pose naturellement la question. Le sentiment national n’est-il pas incompatible avec l’esprit de classe ? N’y a-t-il pas, autrement dit, une contradiction entre la lutte des classes et la lutte pour l’indépendance nationale ? La réponse est non. Plus précisément il n’y a pas de contradiction pour la classe ouvrière.


En effet, l’histoire du peuple de France montre qu’à chaque époque les intérêts de la classe sociale ascendante, des forces révolutionnaires et d’avenir, s’identifient à l’intérêt national. Cependant que les intérêts des classes sociales qui ont fait leur temps, des forces rétrogrades, sont contraire à l’intérêt national qu’elles sacrifient à la défense de leurs privilèges. Le rôle national prépondérant de la classe ouvrière apparaît dès qu’elle s’affirme en tant que classe sociale indépendante – à partir du milieu du 19ème siècle pour ce qui concerne la France. La Commune de Paris qui n’a vécu que quelques semaines en 1871 mais qui reste la première expérience au monde d’un gouvernement des travailleurs, est un exemple à cet égard. Incarnation de l’internationalisme – elle comptait en son sein plusieurs socialistes ou démocrates révolutionnaires immigrés-, elle fut l’organisatrice héroïque de la défense nationale contre l’envahisseur prussien, à l’inverse du gouvernement bourgeois de Versailles qui pactisait avec lui.


C’est en vain que certains, pour tenter de justifier leur nihilisme national, font référence à une phrase du Manifeste communiste de 1848 : « Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut pas leur prendre ce qu’il n’ont pas ». Cette phrase de Marx et Engels décrit simplement une réalité concrète dans laquelle les travailleurs sont dépossédés de tout par la bourgeoisie qui se considère comme propriétaire de tout, y compris de la nation elle-même. Mais les falsificateurs du marxisme se gardent bien de citer la suite : « Comme le prolétariat doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, se constituer lui-même en nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens où l’entend la bourgeoisie » (Marx et Engels, Manifeste du parti communiste). La responsabilité de la classe ouvrière dans la lutte pour l’indépendance et l’avenir de la nation n’est pas un complément à son combat pour la révolution socialiste ; elle est partie intégrante de ce combat.


L’histoire du parti communiste français est marquée par une conscience de plus en plus nette de cette responsabilité, jusqu’à sa prise en compte pleine et entière. « Nous prolétaires, nous aimons notre pays ». Cette déclaration de Maurice Thorez à la tribune de la chambre des députés, le 3 avril 1933, deviendra une idée maîtresse du rapport qu’il présente au 8ème congrès du parti à Villeurbanne, en janvier 1936. « Nous sommes les héritiers du grand passé dont l’histoire est faite des efforts séculaires du peuple pour se libérer. C’est seulement dans les classes privilégiées condamnées par l’histoire que l’on a constamment renié la patrie française ».


Oui nous sommes fiers de la grandeur passée de notre pays, fiers de nos grands ancêtres de 1793, fiers des combattants de février et de juin 1848, fiers des héros de la Commune. Oui, nous associons dans un même tribut de reconnaissance émue la masse anonyme des paysans, des artisans, des prolétaires modernes et la remarquable élite d’hommes d’État qui ont fait la richesse, la puissance et la gloire de notre pays. C’est dans cette période que le Parti communiste français s’est préparé, a préparé les travailleurs aux tâches nationales lourdes de sacrifices qui leur incombèrent pendant les années terribles de la guerre et de l’occupation allemande, au terme desquelles le grand écrivain catholique François Mauriac devait souligner : « seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle au drapeau de la patrie profanée ». En septembre 1945, première réunion du comité central depuis 1939. Jacques Duclos présente le rapport en conclusion duquel il déclare : « aucun parti, aucune formation politique n’a fait ce que nous avons fait ; aucun n’a consenti autant de sacrifices à la cause de la patrie. On nous appelle le parti des fusillés. C’est notre fierté ! Rien ne pourra faire oublier ce que nous avons fait pour la France. »



Propos d’Etienne Fajon (membre du BP du PCF de 1945 à 1979 et directeur de l’Humanité de 1958 à 1974) tirés de son livre paru aux éditions sociales en 1979 "L’ABC des communistes " .

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 09:50

140922-PRCF-Huma-2014.jpg

 

 

De nouveau le stand du PRCF à la fête de l’Humanité aura été un lieu d’initiatives politiques… et festives permanentes sur la Fête de l’Huma.


Avenue Joséphine Pencalet, le stand hissait clairement les couleurs : drapeaux rouges et tricolores, banderoles du PRCF frappée des « outils » faucille et marteau, slogans unissant la lutte pour le socialisme au combat pour l’indépendance nationale et la sortie de l’UE, dénonciation de l’impérialisme comme l’ennemi principal des peuples en Syrie, pétition du Comité Internationaliste pour la solidarité de classe avec les communistes ukrainiens persécutés, appel-pétition du 18 juin lancé par le CNR-RUE, pétition pour que les médias cessent de caricaturer les relations entre les deux Corée, affiches et tracts de COURRIEL appelant à résister au tout-anglais, drapeaux de l’Algérie, de la Palestine, de Cuba, du Venezuela bolivarien, de la République espagnole, mais aussi – car le PRCF ne renie pas l’histoire du communisme mondial – du Pays des soviets et de la RDA – ; ainsi le stand du PRCF affichait-il clairement l’unité combative du patriotisme républicain et de l’internationalisme prolétarien.

 

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                                  L’impérialisme est l’ennemi principal des peuples 

Bravo aux camarades anciens et nouveaux venus de toute la France, parmi lesquels les fougueux militants des JRCF et de la nouvelle commission jeunes du PRCF, qui ont diffusé près de 10 000 tracts, vendu le numéro spécial d’Initiative communiste appelant à « réformer » Valls, fait signer les pétitions, expliqué sans relâche aux visiteurs de la fête la nécessité pour la France de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme avant que le monstre néolibéral ait broyé notre pays, tenu une table de presse avec un nouveau numéro de la revue théorique du PRCF « EtincelleS », vendu de nombreux livres, dont ceux de Georges Gastaud et d’Annie Lacroix-Riz, qui a fraternellement rendu visite au stand.


Plusieurs évènements politiques pluriels ont scandé ces trois journées intenses :

  • Le débat avec les Républicains espagnols de Paris dénonçant la monarchie corrompue et appelant à défendre la mémoire des combattants de la guerre civile, victimes d’un véritable négationnisme historique de la part des dirigeants espagnols, un processus dont plusieurs participants ont montré qu’il était paneuropéen ; un riche débat sur le référendum catalan (et écossais) s’est amorcé sur le stand, il faudra le poursuivre ultérieurement ;
  • 140922-PRCF3.jpg
  • Débat pluriel sur l’alternative politique le samedi après-midi devant une centaine de personnes, de nombreux passants prêtant l’oreille, voire intervenant ; animé par Georges Gastaud, le débat donnait la parole à Jacky Omer, du Front syndical de Classe, à François Ruffin, animateur du journal Fakir, à Maxime Vivas, du site Le Grand Soir, qui est intervenu sur le thème de la résistance aux médias dominants, à Marie-Christine Burricand, animatrice nationale du réseau Faire vivre et développer le PCF, Antoine Manessis qui a porté notamment l’idée d’une manifestation unitaire contre l’UE atlantique, supranationale, fascisante et antisociale en mai 2014, 10ème anniversaire du 29 mai 2005, à l’initiative des communistes et des progressistes anti-UE. 140922-debat-sortie-de-leuro-de-lue-de-lotan-pour-un-nouve.jpgStimulantes réflexions sur le Front de gauche, sur les conditions d’une sortie progressiste hors de l’UE, sur les nationalisations, les contradictions du front de gauche, etc. Intervention remarquée de Roland Diagne, du Rassemblement des cercles communistes, qui a fait des propositions et qui a notamment approuvé l’idée, comme Marie-Christine, d’une manif nationale anti-UE pour rendre visible l’alternative progressiste. Présence également des Clubs Penser la France qui organiseront en novembre un important Café hyper-républicain sur l’idée d’un nouveau CNR ; le débat a été conclu par la lecture par Giliatt d’une motion de la toute nouvelle commission jeunesse du PRCF. Le débat s’est conclu aux accents de La Jeune Garde et de l’Internationale.
  • Les vidéos du débats sont à venir sur www.initiative-communiste.fr140922-débat-assises-communisme-PRCF--300x158
  • C’est au stand du PRCF que se tenait dimanche matin la rencontre nationale des Assises du communisme, en présence du Rassemblement des cercles communistes (présence de la Coordination du nord, du Cercle communiste d’Alsace, de Rouge Vif-Midi), du PRCF bien entendu, du réseau FVD-PCF porteur de sa revue « Unir les communistes », du collectif POLEX… le débat – dont il revient au Comité de Liaison des Assises du Communisme de faire la synthèse, a été constructif et fraternel. Juste avant cette rencontre unitaire, le stand a reçu la visite enthousiasmante de RENE GONZALEZ, le patriote cubain héroïque fraichement libéré des geôles yanquis. Celui-ci a lancé, avec beaucoup de simplicité, un appel vibrant aux progressistes pour libérer les patriotes encore incarcérés, une grande journée mondiale de mobilisation et de coordination pour les Cinq devant se tenir à l’automne.140922-PRCF6.jpgHISTORIQUE ! RENE GONZALEZ, le patriote cubain récemment sorti des geôles de l’Empire, photographié sous le drapeau cubain à la rencontre des Assises du communisme (stand du PRCF sur la Fête de l’Huma) entouré des responsables de Rouge vifs Midi, du RCC, du PRCF, du Cercle communiste d’Alsace et de FVR le PCF. La Polex et le réseau Faire vivre et développer le PCF assistaient aussi à la rencontre des Assises. René a appelé les communistes et les progressistes à se coordonner pour libérer les patriotes cubains encore incarcérés aux Etats-Unis. 
  • Le dimanche à midi, meeting internationaliste animé par Antoine Manessis contre les guerres impérialistes. Discours d’Oscar Martinez, dirigeant du Parti Communiste de Cuba, de Zoher du Parti Algérien de la Démocratie et du Socialisme (PADS), de G. Hallermayer, du Parti Communiste allemand (DKP)

    Les participants du meeting internationaliste

    du Parti communiste allemand (DKP), de Mohamed Diara du Parti SADI du Mali, de Ziad Ahmad responsable du Front populaire de Libération de la Palestine, interrompu par des slogans de solidarité avec le peuple palestinien ; Vincent Flament, du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe a exposé la situation en Ukraine et montré la fascisation même plus rampante de l’UE à l’abri de l’anticommunisme et de la russophobie acharnés de ses dirigeants. G. Gastaud a conclu le meeting en appelant à l’unité combative du patriotisme, de l’antifascisme, de la lutte pour le socialisme ; car l’impérialisme – y compris l’impérialisme « français » – est l’ennemi principal de tous les peuples (y compris de la nation française, détruite comme telle par son oligarchie atlantique) et il est de l’intérêt, non seulement des peuples agressés, mais du peuple français, de contrer les entreprises guerrières de « notre » impérialisme en Afrique, en Irak, en Syrie et en Ukraine. Que F. Hollande éteigne plutôt le feu du chômage, de l’austérité sans fin, de la précarité, en France, a conclu Georges, plutôt que d’allumer partout l’incendie chez autrui !

  • Bien entendu, la fête de l’Huma est aussi un moment festif et fraternel. Le restaurant et le bar n’ont cessé de tourner, avec notamment Annie, Jean-Claude, José, Fadi, Jo qui ont abattu un gros boulot sans perdre le sourire  : on vient de loin désormais pour déguster l’andouillette du Pas-de-Calais, mais aussi le mojito cubano des JRCF ; stand très convivial et « musical » par ailleurs où Robert, avec son harmonica, Alexis, interprète de « Ma France », Annette, experte en chant catalan, ne craignent pas de prendre le micro pour faire chanter le public et les passants.
  • concert coffes & cigarettes sur le stand du prcf

    Tous nos remerciements au groupe de rock « Coffee et Cigarettes» venu enflammer le stand, notamment le samedi soir, avec deux concerts faisant un tabac sur la fête de l’Huma. Avec sa guitare et son violon électriques, ses reprises pleines de gouailles de Renaud et ses chansons originales et percutantes de rock français sur fond de visuels léchés Coffees & Cigarettes aura marqué les esprits et réjouis les oreilles et les yeux.

Riche bilan politique et humain à l’arrivée même si l’on déplore qu’un camarade ait fait un léger malaise en fin de dimanche : nous exprimons tous nos vœux de rétablissement à notre fidèle ami Frédéric, de l’ARC de Paris et nous saluons ceux qui ont travaillé longuement en amont pour la réussite du stand sans être nécessairement présents sur la Fête.


Un merci spécial pour finir à ANNETTE, qui a une nouvelle fois conçu et porté l’essentiel de la mise en place et de l’orga du stand avec un engagement et un sens politique jamais démentis, sans oublier Madeleine – qui avait notamment imprimé les tracts avec Annie – et à José qui a camionné une bonne partie du matériel. Que serait le PRCF sans vous tous, les solides et les invisibles ?

 

 

source: http://www.initiative-communiste.fr [15/09/2014]

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Publié par L'Hermine Rouge - dans M.C.F.
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

Pétition

Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

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La Guerre Sacrée

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

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