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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 07:37

150301-rfi.fr-.jpgEn France, si vous êtes un particulier, 60% de votre don est déductible des impôts. AFP PHOTO/PHILIPPE HUGUEN

 

Une déduction fiscale est en effet appliquée lorsqu'est financée une association qui vient en aide à l'armée israélienne, à Gaza ou en Cisjordanie, c'est-à-dire dans les Territoires palestiniens.

Au regard de la loi, il suffit qu'une association soit déclarée d’intérêt général pour que cela donne le droit à 60% de réduction d’impôts à ses donateurs, dans la limite de 20% du revenu imposable.


Le problème, c'est qu’au regard du droit international, les colonies israéliennes sont illégales. Mais il n'y a pas que cela. « On trouve des associations qui financent très directement des colonies ou qui financent Tsahal, reconnaît Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS. On a eu, par exemple, l’une d’entre elles qui a lancé une campagne pour financer des lampes torches qui seraient fixées sur les fusils M16 des soldats israéliens ».


Donc si vous êtes un particulier, 60% de votre don sera déductible des impôts. Il suffit pour cela de remplir un formulaire, comme l’explique le chercheur : « On peut obtenir ce que l’on appelle un formulaire Cerfa, et ce formulaire Cerfa permet d’obtenir les deux tiers de son don en abattement fiscal. Ça va donc pour une association qui intervient dans le cadre aujourd’hui de l’effort de guerre israélien sur Gaza. »


Et pour Laurent Bonnefoy, il faut absolument revoir la législation en cours ou en tous cas mieux régir la réglementation en vigueur.

 

 

source: http://www.rfi.fr

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:31

Plusieurs dirigeants de Podemos ont pris position, ces derniers jours, contre le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Ils reprochent à Nicolas Maduro d'avoir fait arrêter le Maire de Caracas, Antonio Ledezma, suite à la tentative de coup d'Etat déjoué ces dernier jours - article et traduction Nico Maury

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Tania González, députée européenne de Podemos, lors d'une conférence de presse (que l'on peut retrouver ici)a condamné l'arrestation du Maire de Caracas Antonio Ledezma. Ce dernier a été arrêté et transféré devant la justice pour avoir participé à une tentative de coup d'Etat contre le gouvernement légitime et démocratique du Venezuela.

Pablo Iglesias, Secrétaire général de Podemos, dans une émission sur Telecinco, a déclaré : "Je vais être très clair sur ce point, je ne aime pas un maire soit arrêté. Savoir si il a commis un crime c'est secondaire. Mais je n'aime pas cela arrêter un maire ". De plus, en encore plus grave, le leader de Podemos c'est dit favorable à la présence des multinationales espagnoles au Venezuela et a demandé au gouvernement vénézuélien et au gouvernement espagnol "d'abaisser la tension", légitimant ainsi l'ingérence espagnole dans la politique interne du Venezuela. (source ici)

Pablo Iglesias un "Judas" pour le Venezuela

Orlando Romero, journaliste sur la station publique "Radio Nacional Venezolana" (RNV) a accusé Pablo Iglesias de renier la "révolution bolivarienne" et "Hugo Chavez".

"Il suffit de regarder une vidéo où ce gars, ce Judas nie toute relation avec le régime bolivarien. Les journalistes l'on interrogé sur sa relation avec Chavez, sa relation avec le régime bolivarien et sa relation avec le Président Maduro . Il la nie, se lave les mains comme Pilate et déclare qu'il n'a rien en commun avec le Venezuela bolivarien".

Le journaliste vénézuélien accuse Iglésias d'utiliser malgré tout l'image de Chavez pour obtenir les suffrages des personnes qui cherchent un changement réel en Espagne. Il accuse Podemos de plonger l'Espagne dans la confusion.

Nicolas Maury
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:00

La justice vénézuélienne a arrêté Antonio Ledezma, le maire de la métropole de Caracas, accusé d’avoir participé à un coup d’Etat qui comprenait le bombardement d’institutions gouvernementales et du siège de la chaîne d’information TeleSUR.

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Antonio José Ledezma Díaz, est né à San Juan de los Morros, état de Guárico (centre) le 1° janvier 1955. Il est avocat de profession. Sa carrière politique a commencé au parti Acción Democrática (AD), une organisation membre du Pacte de Punto Fijo, un accord bi-parti qui gouverna le Venezuela dans la période 1958-1998.

Vie politique :

1984-1992 : Député de AD pour l’état de Guárico.

1992 : Gouverneur du District Fédéral de Caracas, désigné par le président de l’époque Carlos Andrés Pérez. Sa gestion a été caractérisée par la répression des protestations sociales, en particulier contre les étudiants et les journalistes.

1994-1996 : Elu vice-président de la Chambre des Sénateurs.

1996-2000 : Maire de la Municipalité Libertador. Acusé d’irrégularités et de répression contre des travailleurs de l’économie informelle (colporteurs) et des personnes âgées qui réclamaient une pension de vieillesse juste.

1998 : Chef de campagne de Luis Alfaro Ucero (candidat présidentiel de AD). Dans un acte de trahison politique, pour "freiner" l’ascension d’Hugo Chavez, participe à un arrangement qui prive de la candidature Alfaro Ucero pour soutenir Henrique Salas Romer.

1999-2000 : Président de l’Association Nationale des Maires du Venezuela.

2000 : renonce à AD et fonde le parti Alianza al Bravo Pueblo. Se présente comme pré-candidat présidentiel mais étant donné sa pénurie de soutien populaire, se désiste.

Se présente comme candidat à la Mairie de la Municipalité Libertador (Caracas), mais est vaincu par le candidat de la Révolution Freddy Bernal. Refuse les résultats.

2002 : Soutient le coup d’Etat contre le président Chavez. Soutient les militaires réunis sur la Place Altamira de Caracas qui refusèrent de reconnaître le gouvernement et la Constitution.

Participe activement à la grève des entreprises pétrolières qui prétendait renverser le Président Chavez et pervertir la volonté du peuple par la faim. Cette action causa des pertes de 21 000 millions de dollars au pays.

2004 : Coordonna des actions du “Plan Guarimba”. Accusé d’avoir incité les militants d’ Alianza al Bravo Pueblo et d’AD à brûler le siège du parti Movimiento V República à Caracas.

Refuse les résultats du Référendum Révocatoire contre le Président Chavez qui réaffirme le soutien du peuple au gouvernement Bolivarien.

2005 : Conduit ceux qu’on appelle les opposants à se retirer des élections législatives dans un effort manqué pour discréditer la démocratie vénézuélienne.

2008 : Elu Maire de la Métropole de Caracas. A son arrivée, il licencie 2.252 travailleurs et gèle le salaire des travailleurs retraités.

2012 : Se présente comme pré-candidat présidentiel mais n’obtient pas le soutien des rangs de l’opposition.

2014 : Participe au plan “La Salida” (La Sortie), mis en place par Leopoldo López et María Machado qui comprenait des violences qui ont causé la mort de 43 citoyens vénézuéliens. Suspecté d’avoir planifié l’assassinat de Lopez pour aggraver la crise politique et renverser le gouvernement constitutionnel.

2015 : Arrêté pour son implication dans le coup d’Etat manqué contre le président Nicolas Maduro Moros.

Plaintes contre Antonio Ledezma

a) L’affaire de la mort de la journaliste María Verónica Tessari :

Ledezma arrive au Gouvernement du District Fédéral désigné par le président Carlos Andrés Pérez le 13 janvier 1992. Son action est caractérisée par les actions répressives de la Police Métropolitaine sous son commandement, envers les étudiants, les journalistes, les personnes âgées. Celui qui est alors gouverneur soutient les décrets de Couvre-feu et de Suspension des Garanties Constitutionnelles consécutifs aux rébellions militaires du 4-F (4 février) et du 27-N de 1992.

Le jeudi 19 mars 1992, les étudiants vénézuéliens organisent des actions de protestation pour exiger la restitution des garanties constitutionnelles. Ces manifestations sont l’objet de répressions dans tout le pays et il faut souligner la rage avec laquelle agit la Police Métropolitaine dirigée par Antonio Ledezma.

La PM charge sur les journalistes. Les reporters ont signalé que tandis qu’ils étaient frappés, les fonctionnaires criaient : "Informez que nous, nous réprimons". Les blessés furent :

Herminia Serrano (Journaliste de la station RQ910) : Commotion cérébrale provoquée par un coup de sabre utilisé par les fonctionnaires de police sur le cou (coup de machette).

Oswaldo González Moreno (Journaliste de YVKE mundial) : coups de machette et sa caméra fut détruite par un fonctionnaire de la PM.

Francisco Solorzano (Journaliste, secrétaire général du Collège National des Journalistes) : arrêté par des fonctionnaires de la PM, reçut de multiples coups de machette donnés par les agents.

María Verónica Tessari (Journaliste) : commotion cérébrale, 15 points de suture dus au fait qu’une bombe lacrymogène lancée par la PM la toucha à la tête. Son état s’est aggravé parce que le gaz lacrymogène a réussi à pénétrer à l’intérieur de la structure craniène.

"Finalement, après presque 5 mois de clinique avec 7 interventions chirurgicales provoquées le 19 mars à l’UCV par la répression policière contre les médias de communication, le Venezuela continue à vivre la même répression. Je n’ai pas peur, je vais retourner dans la rue, il me faut encore une intervention de plus mais j’ai sais qu’avec moi, personne ne peut rien, ni avec moi ni avec mes camarades, tellement que nous nous verrons dans la rue, travaillant à faire des reportages pour vous informer, vous tous." María Verónica Tessari (1993).

La journaliste Tessari n’a jamais pu guérir, elle a souffert des mois d’agonie et après 7 interventions chirurgicales, est morte dans la nuit du vendredi 15 janvier. Aucun fonctionnaire de la PM n’a été accusé et ce crime n’a été imputé à personne.

b) Le massacre de la prison “Maison de Redressement de Catia” le 27 novembre 1992.

Dans l’ambiance de tension vécue pendant l’insurrection militaire du 27-N, le directeur de la Maison de Redressement de Catia, Eloy Mora, ordonna aux gardiens d’ouvrir les cellules de la prison pour que les prisonniers puissent sortir pacifiquement (il n’y a pas eu de fuite de prisonniers).

A ce moment-là, se mit en place une embuscade à laquelle, selon des témoins, participa Mora lui-même, accompagné de membres de la Garde Nationale et de la Police Métropolitaine (commandée par Antonio Ledezma), lesquels tirèrent, tuant plus de 200 détenus.

Le ministre de la justice admit la mort de 63 pensionnaires, le gouverneur Ledezma plus de 100 et le journaliste d’ El Nacional situait le nombre de victimes tuées à environ 200.

Antonio Ledezma lui-même justifia les faits et selon ce que rapporte une édition du 1° décembre 1992 du journal espagnol El País, l’actuel grand maire a affirmé :

"Celui de la Maison de Redressement de Catia est en relations avec l’insurrection putschiste parce qu’il n’y a aucun doute sur le fait qu’on voulait créer le chaos à Caracas et faire sortir dans la rue plus de 3 000 détenus et cela a dû être contrôlé au prix de nombreuses vies". (1)

c) Enquête pour malversations de fonds publics pendant son mandat de Maire de la Municipalité Libertador.

En 1996, le contrôleur municipal Moises Benaim accuse le maire Ledezma d’avoir dépensé 100 millions de bolivars lors de la visite du Pape Jean-Paul II.

L’Inspection des Finances a dénoncé en novembre 1997 Ledezma pour avoir facilité le fonctionnement de casinos et de bongos à travers des ordonnances : "Le maire prétend toucher des impôts sur ces locaux, encore sans que ceux-ci aient l’aval de la Commission Nationale des Casinos... Le maire est conscient de cette irrégularité mais c’est le besoin de poursuivre les rentrées d’argent nécessaires pour campear la crise économique de l’année qui commence qui le fait bouger. La police municipale restera incapable de fermer les casinos, ceux qui auront une activité, ce sera les inspecteurs des impôts qui iront leur rappeler qu’ils doivent payer les taxes fixées", souligne le rapport.

En 1997, l’’Inspection des Finances de la Municipalité Libertador ouvrit une enquête sur Ledezma pour :

Malversations de fonds publics, sur-prix, fractionnement et violations des ordonnances sur les contrats de construction d’ouvrages. Ledezma a consacré 77% du budget à des "dépenses de bureau comme des dépenses de personnel et l’achat de matériel de bureau entre autres", rapporte le rapport de l’Inspection des Finances. La Mairie est passée de 900 à plus de 2 000 employés.

En août de cette année, l’Inspection des Finances a demandé que soit jugé le maire pour des malversations de 900 millions de bolivars.

d) La mort de Leonarda Reyes alors qu’il était Maire de la Municipalité Libertador.

28 novembre 1996 - La Police de Caracas, dirigée par Ledezma, réprime violemment les travailleurs de l’économie informelle non-voyants, les personnes du troisième âge, les enfants, les conseillers et les députés. L’action de la police provoque la mort de la travailleuse Leonarda Reyes qui fut enterrée en secret et illégalement. Ce crime est resté impuni.

Décembre 1998.- Répression de travailleurs de l’économie informelle dans le secteur La Hoyada du centre de Caracas. Leur délit, la vente non autrisée de marchandises.

e) Persécution politique et licenciement injustifié de travailleurs lors de sa gestion de Maire de la Métropole.

Entre décembre 2008 et juin 2009, Antonio Ledezma a licencié injustement 2 252 travailleurs identifiés comme ayant des idées socialistes.

En juin 2009, Ledezma se déclare en grève de la faim devant les bureaux de l’OEA à Caracas pour protester contre la création de l’Autorité Unique du District de la Capitale et exiger le "transfert des ressources financières" de l’Exécutif vers la Mairie de la Métropole. La "grève", qui dura 6 jours, bénéficia d’une grande couverture médiatique et a été à l’origine de longues tournées à l’étranger.

f) Plaintes pour malversations lors de sa gestion de Maire de la Métropole de Caracas.

En 2010, il est accusé de malversations de fonds publics et d’embauche illégales par le conseiller Juan Carlos Dugarte : "Nous avons des documents qui prouvent que le maire Ledezma a engagé des entreprises privées pour réaliser des ouvrages et des réparations qu’elles n’ont pas exécutées bien qu’elles aient été payées"..."utilise des juteux contrats qu’il obtient à des fins politiques. C’est seulement ainsi qu’il peut se rendre à Madrid, au, Chili, pour discréditer le Gouvernement Bolivarien, c’est seulement ainsi qu’il peut aller jusqu’au Pérou pour rencontrer des fugitifs de la justice vénézuélienne", a déclaré le fonctionnaire.

En 2011, la conseillère Deyanira Briceño dénonce Ledezma pour malversations de fonds en employant un crédit additionnel de plus de 16,5 millions de bolivars pour fermer des entreprises de sécurité et d’autres fournisseuses de la Mairie de la Métropole alors que ces ressources avaient été approuvées par le Conseil Municipal de la Métropole pour payer les salaires en retard des fonctionnaires depuis 2010. (2)

Ledezma est accusé de putschisme

En juin 2014, María Corina Machado y Leopoldo López font partie de l’aile radicale de l’opposition de droite et depuis février, entreprennent des actions de protestations violentes dans la rue dans le cadre du plan "La Sortie".

Il fait plusieurs tournées qui procurent des soutiens à leurs activités de déstabilisation contre la Révolution. Parmi le groupe d’alliés qu’il a réussi à réunir, se détachent : Felipe González, Jose Maria Aznar, Mariano Rajoy, Sebastian Piñera, Andrés Pastrana, Álvaro Uribe, Mauricio Macri, Michael Bloomberg, Ileana Ros Lehtinen, Jose Sarney, Benjamín Netanyahu, parmi d’autres personnalités bien connues de la droite internationale.

Notes :

1. http://elpais.com/diario/1992/12/01...

2. http://www.correodelorinoco.gob.ve/....

Source : http://www.telesurtv.net/news/Conoz....

Traduction : Françoise Lopez pour cubasifranceprovence.over-blog.com

 

 

Source: http://www.michelcollon.info

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 12:07

Un magnifique documentaire que l'on doit pour une part au site www.legrandsoir.info. Ce film-documentaire, le premier d'une série, c'est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, souvent anonymes, qui y ont participé d'une manière ou d'une autre.
 

 

Une coproduction Le Grand Soir - Art'Mur prod

 

 

 

 

 

 

Chères lectrices, cher lecteurs du Grand Soir


Nous vous proposons à la diffusion un documentaire intitulé « Revolucionarios ».
Durée 57 Min – Version VOSTFR.


Ce film, le premier d’une série, c’est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, 

souvent anonymes, qui y ont participé d’une manière ou d’une autre.

Des témoignages qui permettront de comprendre la réalité de ce que vivait le peuple cubain avant l’insurrection, de découvrir les raisons de cet engagement dans la lutte et de voir comment chacun tentait d’agir durant les évènements.

Puis, pour finir, une occasion de prendre du recul sur cette période et sur plus de cinquante années de socialisme cubain.

Autant d’éléments pour mieux saisir la réalité d’un pays souvent décrié, pour mieux comprendre un peuple et son action.

Merci encore à toute celles et ceux qui ont participé à l’aboutissement de ce projet.

 

Bon visionnage.

Pour l’Art’Mur prod

Vincent Delbalat
Réalisateur

 

 

Nous sommes à l’ère de l’information en continue. Du fait divers anodin élevé au rang de problème sociétal majeur. Nous sommes dans un monde où l’information est source de monnaie et de pouvoir. Cette information peut être destructrice quand elle est mal rapportée, mensongère ou non dite.


Ce documentaire reflète l’envie de communiquer sur un sujet peu connu ou mal compris. Nous ne prétendons pas avoir toutes les clés mais nous souhaitons juste laisser la parole à celles et ceux qui ont vécu et fait l’histoire.

Non, la révolution cubaine ne fut pas le fruit de quelques enragés gauchistes utopiques. La révolution fut la conséquence directe d’une histoire compliquée entre Cuba et deux empires coloniaux qui se sont succédé sur cette "perle des Antilles".

Ce grand mouvement social n’aurait pu se faire sans le peuple. Le peuple qui aspirait à la dignité, à un toit, un travail, une médecine et une éducation.

Quel pays n’a jamais fait sa révolution ? Quel peuple ne s’est jamais soulevé pour sa souveraineté ?

Ces personnes interviewées symbolisent ce soulèvement. Leur histoire est cubaine, leurs rêves sont intemporels.

Merci à tous pour votre soutien humain, moral et financier.

Ludwig Rahard
Art’Mur prod

 

« Nous entrons dans la 57ème année de la Révolution. Et avec un peuple comme celui-ci, nous pourrons entrer dans la 570ème année de la Révolution ! » - Raul Castro, décembre 2014.

Pouvions-nous mieux dire ? Lorsque nous avons lancé le projet de "Revolucionarios" il y a plus d’un an, nous ne pensions pas que l’actualité nous rattraperait à si vive allure. Tant mieux. Alors commençons par un rappel très simple : il n’y a pas de Révolution sans Révolutionnaires. O surprise, car à force de parler d’un processus, on en oublierait de parler de son moteur principal : ces hommes et ces femmes, nourries de 150 ans de luttes, qui renversent un ordre établi et se lancent dans une entreprise de changement social radical - à 150 km d’un empire qui a déjà largement démontré sa capacité à écraser toute velléité de résistance sur le continent et même au-delà.

Ce documentaire est un témoignage, mais aussi un hommage.

Dans cette levée des résistances des peuples du Sud, et particulièrement sur le continent américain, le jeu qui s’est engagé est exceptionnellement riche et complexe. Nourris de toutes leurs expériences passées - des batailles perdues, des victoires éphémères, des résistances qui perdurent malgré tout jusqu’à devenir symboles - tous ces peuples apportent à leur manière les pièces qu’ils ont récupérées sur les champs de bataille. Dans ces contrées lointaines et mystérieuses ignorées par nos médias, et qui ne sont pourtant que les foyers de tous ces autres "nous", les esprits, les mains et les coeurs s’activent pour reconstruire un avenir de la planète qui ne repasserait pas par la case "départ". Alors, si vous entendez quelques rumeurs, si vous percevez quelques mouvements, ne vous laissez pas encore une fois duper par le système de propagande qui vous entoure. Dites-vous que c’est simplement l’Histoire qui redémarre. (extrait de l’introduction de Les Etats-Unis, de Mal Empire, ces modèles de résistance qui nous viennent du Sud - éditions Agone - par Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj, Maxime Vivas)

Sans oublier qu’il n’est jamais trop tard pour leur dire « merci » car, soyez-en certains, l’histoire les absoudra..

Viktor Dedaj
Le Grand Soir

 

source:http://www.legrandsoir.info/revolucionarios-on-ne-nait-pas-revolutionnaire-on-le-devient.htm

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 07:13
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Patrick SERRES, de l’association France Palestine solidarité de Gironde (AFPS 33) et André ROSEVEGUE, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), étaient les invités de l’Université d’automne du M’PEP, mi-novembre, à Bordeaux. Ils ont fait le point sur la situation en Palestine.
 
C’est l’occasion de dénoncer la présence indécente à la « Marche républicaine » du dimanche 11 janvier à Paris, entre autres chefs d’État pratiquant la répression, interdisant la liberté d'expression, s'opposant à la laïcité, discriminant les femmes, méprisant la souveraineté des peuples, menant des opérations guerrières, de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, massacreur des Palestiniens, d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères d’Israël, chef du parti d’extrême-droite Israel Beytenou, de Naftali Bennett, chef du parti sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer Juif et du mouvement pro-colonies My Israel.
  • Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, s’est toujours opposé aux Accords d’Oslo. Ces derniers résultent de discussions entre des négociateurs israéliens et palestiniens tenues à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien. Une Déclaration de principes a été signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de Bill Clinton, Président des Etats-Unis, pour régler le problème et poser les bases d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans. Benjamin Netanyahu a favorisé la construction de nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie, en expulsant les Palestiniens. Il s’est toujours opposé à la création d’un État palestinien. Avant de prendre l'avion pour Paris il a lancé un appel : "A tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis : Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israêl est votre foyer".
  • Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a fondé le parti d'extrême droite Israel Beytenou. Lors de la seconde intifada, en 2002, il demande le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. Il s'oppose au plan de désengagement des territoires occupés et propose en mai 2004 un plan alternatif dans lequel il prévoit une séparation entre Juifs et Arabes « pour créer deux États ethniquement homogènes ». En janvier 2008, Avigdor Liberman a quitté le gouvernement afin de s'opposer aux négociations de paix avec les Palestiniens. Il a été inculpé de « blanchiment d’argent », « fraude », « subornation de témoins », « entrave à la justice »…
  • Naftali Bennett est un homme d’affaire et politicien qui dirige le parti politique sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer juif, ainsi que le mouvement pro-colonies My Israel. En juillet 2013 il déclare : « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça », lors d'une réunion retranscrite par le quotidien Yedioth Ahronoth.

 

 

Interventions de Patrick SERRES (AFPS-33) et d'André ROSENVEGUE (UJFP)

 

 

Echanges avec la salle

 

 

source: http://www.m-pep.org/spip.php?article3874

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:25

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J' éprouve une immense joie en ce jour historique. Ma joie est celle de la famille Sankara, ma joie est celle de vous tous, celle des amis nombreux qui suivent avec intérêt les événements du Burkina.

C’est une véritable joie d’avoir réussi avec le vaillant peuple burkinabé : les femmes, la jeunesse, les organisations de la société civile, les partis d’opposition ainsi qu’une grande partie de l’armée républicaine respectueuse du peuple. Lajoie de voir chassé du pouvoir celui qui croyait que le Burkina lui appartenait éternellement.

Chers compatriotes, chers camarades et chers amis. Blaise Compaoré n’avait jamais imaginé la mobilisation dont vous avez fait preuve ce 30 Octobre 2014. Vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. En se référant à la révolution du 4 Août, la jeunesse burkinabé a réhabilité le Président Thomas Sankara. Je suis fière de vous, de votre combativité, je vous félicite.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à éviter le chao politique dans lequel Compaoré et ses amis voulaient plonger le Burkina.

Compaoré et ses sbires ont encore endeuillé le peuple. Je partage la douleur des familles éplorées et leur adresse mes sincères condoléances. Je souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Par ailleurs, j’exhorte ces familles à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes.

L’image de médiateur de la sous région dont il s’est drapé ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu’en 2012, il a même caressé l’idée d’avoir le prix Nobel de la paix comme s’il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987.

Ce Monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée, le Mali et la Côte d’ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation.

Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang.

Nous devons rester mobilisés jusqu’à la victoire finale qui verra l’organisation d’élections libres, justes et transparentes. En attendant, je souscris à l’idée que la gestion de la transition doit être assurée par les civils afin que soit respecté le caractère démocratique de notre lutte. Cette victoire n’est pas seulement attendue par le peuple burkinabé vus les nombreux messages et témoignages que je reçois à travers le monde.

A nous d’être dignes de cette victoire, à nous de prouver que Blaise Compaoré n’est pas indispensable. Afin que plus rien ne soit comme avant, il appartint aux forces du changement de rester unies et vigilantes, de préparer une alternative politique, économique, sociale et culturelle pour le mieux être des burkinabé.

Vive la démocratie et vive le Burkina.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

Mariam SANKARA
Montpellier, le 1er Novembre 2014-11-02


 

 

Mariam Sankara est la veuve de Thomas Sankara

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:19

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Faisant vaillamment face au régime néocolonial et criminel de Blaise Compaoré, l’homme-lige du capital qui a renversé l’héroïque Thomas Sankara avec la complicité de la « Françafrique », la jeunesse populaire du Burkina Faso exige le départ unilatéral du tyran qui a appauvri le peuple, liquidé le processus révolutionnaire, enrichi une caste de parasites liés à l’impérialisme.

 

Le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) , sa commission internationale et sa commission jeunesse appellent les militants communistes à témoigner leur solidarité aux insurgés burkinabés et mettent en garde les néocolonialistes du gouvernement actuel (cf l’intervention illégitime au Mali ou en Libye) contre toute tentative pour sauver ou pour rafistoler le régime compradore honni en remplaçant le dictateur par des « personnalités » civiles ou militaires de son entourage.

 

L’émancipation des peuples africains anciennement colonisés par la France coïncide avec l’intérêt profond du peuple français car, comme disait Engels, « un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre ».

Ensemble contre l’ennemi commun qui détruit l’Afrique et la France, l’impérialisme !

 

sources: initiative communiste 

& http://www.communcommune.com

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 20:45

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Pour le voyageur que revient en Bolivie après quelques années d’absence, et qui marche doucement dans les rues étroites de La Paz, ville balafrée par des ravins escarpés à presque quatre mille mètres d’altitude, les changements sautent aux yeux : on ne voit plus de mendiants, ni de vendeurs informels qui remplissaient les trottoirs. Les gens s’habillent mieux, ils ont un air plus sain. Et l’aspect général de la capitale apparaît plus soigné, plus propre, avec de multiples espaces verts. On remarque aussi l’essor de la construction. Des dizaines de grands immeubles ont fait leur apparition et les centres commerciaux se sont multipliés ; l’un d’entre eux possède le plus grand complexe de cinéma (18 salles) d’Amérique du Sud.


Mais le plus spectaculaire ce sont les téléphériques urbains d’une extraordinaire technologie [1] futuriste, qui maintiennent au-dessus de la ville un ballet permanent de cabines colorées, élégantes et éthérées comme des bulles de savon. Silencieuses et non polluantes. Deux lignes fonctionnent désormais, la rouge et la jaune ; la troisième, la verte, sera inaugurée dans les prochaines semaines, permettant ainsi la création d’un réseau interconnecté de transport par câble de onze kilomètres, le plus étendu au monde. Cela permettra à des dizaines de milliers d’habitants de La Paz d’économiser en moyenne deux heures de temps de transport par jour.


« La Bolivie change. Evo tient ses promesses » affirment des affiches dans les rues. Et chacun le constate. Le pays est effectivement un autre pays. Il est très différent de celui que l’on a connu il y a à peine une décennie, lorsqu’il était considéré comme « l’Etat le plus pauvre d’Amérique latine après Haïti ». Corrompus et autoritaires pour la plupart, ses gouvernants passaient leur temps à implorer des prêts aux organismes financiers internationaux, aux principales puissances occidentales ou aux organisations humanitaires mondiales. Alors que les grandes entreprises minières étrangères pillaient le sous-sol, en payant à l’État des royalties de misère et en prolongeant la spoliation coloniale.


Relativement peu peuplée (quelques dix millions d’habitants), la Bolivie a une superficie de plus d’un million de kilomètres carrés (deux fois la France). Ses entrailles débordent de richesses : argent (on pense à Potosí...), or, étain, fer, cuivre, zinc, tungstène, manganèse, etc. Le salin d’Uyuni possède la plus grande réserve de potassium et de lithium du monde, celui-ci étant considéré comme l’énergie du futur. Mais, aujourd’hui, la principale source de revenus est constituée par le secteur des hydrocarbures, avec les deuxièmes plus grandes réserves de gaz naturel d’Amérique du Sud, et le pétrole, bien qu’en moindre quantité (environ 16 millions de barils par an).


Au cours des neuf dernières années, depuis l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir, la croissance économique de la Bolivie a été sensationnelle, avec un taux moyen annuel de 5 %. En 2013, le PIB a atteint 6,8 % [2], et en 2014 et 2015, selon le FMI (Fonds monétaire international), il sera également supérieur à 5 %... C’est le pourcentage le plus élevé d’Amérique latine [3]. Et tout ceci avec une inflation modérée et contrôlée inférieure à 6 %.


Le niveau de vie général a donc doublé [4]. Les dépenses publiques, malgré les importants investissements sociaux, sont également contrôlées à tel point que la balance courante offre un résultat positif avec un excédent budgétaire de 2,6 % (en 2014) [5]. Et bien que les exportations, principalement d’hydrocarbures et de produits miniers, jouent un rôle important dans cette prospérité économique, c’est la demande intérieure (+5,4 %) qui constitue le principal moteur de la croissance. Enfin, un autre succès inouï de la gestion du ministre de l’économie, Luis Arce : les réserves internationales en devises de la Bolivie, par rapport au PIB, ont atteint 47 % [6], plaçant pour la première fois ce pays en tête des pays d’Amérique latine, loin devant le Brésil, le Mexique ou l’Argentine. Evo Morales a indiqué que la Bolivie pourrait cesser d’être un pays endetté au niveau structurel pour devenir un pays prêteur. Il a révélé que « quatre États de la région », sans préciser lesquels, se sont déjà adressés à son gouvernement en lui demandant des crédits...


Dans un pays où plus de la moitié de la population est autochtone, Evo Morales, qui a été élu en janvier 2006, est le premier indigène à devenir président au cours des cinq derniers siècles. Et, depuis qu’il est au pouvoir, ce président différent a rejeté le « modèle néolibéral » et lui a substitué un nouveau « modèle économique social communautaire productif ». À partir de mai 2006, il a nationalisé les secteurs stratégiques (les hydrocarbures, l’industrie minière, l’électricité, les ressources environnementales) générateurs d’excédents, et il a investi une partie de ces excédents dans les secteurs générateurs d’emploi : industrie, produits manufacturés, artisanat, transport, agriculture et élevage, logement, commerce, etc. Il a ensuite consacré l’autre partie de ces excédents à la réduction de la pauvreté, grâce à des politiques sociales (enseignement, santé), des augmentations salariales (aux fonctionnaires et travailleurs du secteur public), des stimulations à l’intégration (les bons Juancito Pinto [7], la pension « dignité » [8], les bons Juana Azurduy [9]) et des subventions.


Les résultats de l’application de ce modèle ne sont pas seulement reflétés par les chiffres exposés ci-dessus, mais aussi par une donnée bien explicite : plus d’un million de Boliviens (soit 10 % de la population) sont sortis de la pauvreté. La dette publique, qui représentait 80 % du PIB, a diminué et en représente à peine 33 %. Le taux de chômage (3,2 %) est le plus faible d’Amérique latine, à tel point que des milliers de Boliviens émigrés en Espagne, en Argentine ou au Chili commencent à revenir, attirés par le plein emploi et l’accroissement remarquable du niveau de vie.


De plus, Evo Morales entreprend de construire un véritable État, qui n’était jusqu’à présent que plutôt virtuel. Il faut reconnaître que la géographie immense et torturée de la Bolivie (un tiers de hautes montagnes andines, deux tiers de terres basses tropicales et amazoniennes), ainsi que la fracture culturelle (36 nations ethno-linguistiques) n’ont jamais facilité l’intégration et l’unification. Mais ce qui ne s’est pas fait en presque deux siècles, le président Morales est décidé à le mettre en place pour en finir avec la dislocation. Cela passe tout d’abord par la promulgation d’une nouvelle Constitution, adoptée par référendum, qui établit pour la première fois un « État plurinational » et reconnaît les droits des différentes nations qui cohabitent sur le territoire bolivien. Ensuite, le lancement d’une série de travaux publics ambitieux (routes, ponts, tunnels) dans le but de connecter, articuler, desservir des régions dispersées pour que celles-ci et leurs habitants sentent qu’ils font partie d’un ensemble commun : la Bolivie. Cela ne s’était jamais fait. C’est pourquoi il y a eu tant de tentatives de sécession, de séparatisme et de fractionnement.


Aujourd’hui, avec tous ces succès, les Boliviens se sentent - peut-être pour la première fois - fiers de l’être. Ils sont fiers de leur culture autochtone et de leurs langues vernaculaires. Ils sont fiers de leur monnaie qui prend chaque jour un peu plus de valeur par rapport au dollar. Ils sont fiers d’avoir la croissance économique la plus élevée et les réserves de devises les plus importantes d’Amérique latine. Ils sont fiers de leurs réalisations technologiques comme ce réseau de téléphériques de dernière génération, ou de leur satellite de télécommunications Tupac Katari, ou de leur chaîne de télévision publique Bolivia TV [10]. Cette chaîne, dirigée par Gustavo Portocarrero, a réalisé le 12 octobre passé, jour des élections présidentielles, une démonstration frappante de son expertise technologique en se connectant en direct – pendant 24 h sans interruption – avec ses envoyés spéciaux dans environ 40 villes du monde (Japon, Chine, Russie, Inde, Iran, Égypte, Espagne, etc.) au cours desquelles les Boliviens résidant à l’étranger votaient pour la première fois. Une prouesse technique et humaine que peu de chaînes de télévision dans le monde seraient en mesure de réaliser.


Tous ces exploits – économiques, sociaux, technologiques – expliquent en partie la victoire écrasante d’Evo Morales et de son parti (le Mouvement vers le socialisme, MAS) aux élections du 12 octobre dernier [11]. Icône de la lutte des peuples indigènes et autochtones du monde entier, grâce à ce nouveau triomphe, Evo a réussi à briser divers préjugés importants. En effet, il prouve que la gestion gouvernementale n’use pas et qu’après neuf ans au pouvoir, quand on gouverne bien, on peut se faire réélire largement. Il prouve aussi que, contrairement à ce qu’affirment les racistes et les colonialistes, « les Indiens » savent gouverner et peuvent même être les meilleures gouvernants que le pays ait jamais eus. Il prouve que, sans corruption, avec honnêteté et efficacité, l’État peut être un excellent administrateur, et non pas une calamité systématique, comme le prétendent les néolibéraux. Enfin, Evo Morales prouve que la gauche au pouvoir peut être efficace ; qu’elle peut mener des politiques d’intégration et de redistribution de la richesse sans mettre en danger la stabilité de l’économie.


Mais cette grande victoire électorale s’explique aussi, et peut-être surtout, par des raisons politiques. Le président Evo Morales est parvenu à battre, idéologiquement, ses principaux adversaires regroupés au sein de la caste des entrepreneurs de la province de Santa Cruz, principal moteur économique du pays. Ce groupe conservateur qui a tout tenté contre le président, depuis la tentative de sécession jusqu’au coup d’État, a fini par se soumettre et se joindre finalement au projet présidentiel, en reconnaissant que le pays est en pleine phase de développement.


C’est une victoire considérable que le vice-président Álvaro García Linera explique en ces termes : « Nous sommes parvenus à intégrer l’est de la Bolivie et à unifier le pays, grâce à la défaite politique et idéologique d’un noyau politique d’entrepreneurs ultraconservateurs, racistes et fascistes, qui ont conspiré pour un coup d’État et qui ont financé des groupes armés pour organiser une sécession du territoire oriental. Par ailleurs, ces neuf années ont montré aux classes moyennes urbaines et aux secteurs populaires de Santa Cruz qui étaient méfiants, que nous avons amélioré leurs conditions de vie, que nous respectons ce qui a été construit à Santa Cruz et ses spécificités. Nous sommes évidemment un gouvernement socialiste, de gauche et dirigé par des indigènes. Mais nous voulons améliorer la vie de tous. Nous avons fait face aux entreprises pétrolières étrangères, de même qu’aux entreprises de l’énergie électrique, et nous les avons mises à contribution pour pouvoir ensuite, avec ces ressources, donner de la puissance au pays, principalement aux plus pauvres, mais sans affecter ce que possèdent les classes moyennes ou le secteur des entrepreneurs. C’est pourquoi une rencontre a pu être réalisée entre le gouvernement et Santa Cruz, et celle-ci a été très fructueuse. Nous ne changeons pas d’attitude, nous continuons à dire et à faire les mêmes choses qu’il y a neuf ans. Ceux qui ont changé d’attitude face à nous, ce sont eux. À partir de là, commence cette nouvelle étape du processus révolutionnaire bolivien, qui est celui de l’irradiation territoriale et de l’hégémonie idéologique et politique. Ils commencent à comprendre que nous ne sommes pas leurs ennemis, qu’il est dans leur intérêt de faire de l’économie sans entrer dans la politique. Mais si, en tant qu’entrepreneurs, ils tentent d’occuper les structures de l’État et qu’ils veulent combiner la politique et l’économie, ils ne s’en sortiront pas. De même, il ne peut pas y avoir de militaires qui prennent également le contrôle civil, politique, car ils ont déjà le contrôle des armes. »


Dans son bureau du Palacio Quemado (palais présidentiel), le ministre de la Présidence, Juan Ramón Quintana, me l’explique avec une consigne : « Battre et intégrer. » « Il ne s’agit pas – me dit-il – de vaincre l’adversaire et de l’abandonner à son sort, en courant le risque qu’il se mette à conspirer avec son ressentiment de vaincu et qu’il se lance dans de nouvelles tentatives de renversement. Une fois battu, il faut l’incorporer, lui donner l’opportunité de se joindre au projet national dans lequel tous sont concernés, à condition que chacun admette et se soumette au fait que la direction politique, par décision démocratique des urnes, est menée par Evo et le MAS. »


Et maintenant ? Que faire avec une victoire si écrasante ? « Nous avons un programme [12] – affirme tranquillement Juan Ramón Quintana – nous voulons éradiquer la pauvreté, donner un accès universel aux services publics de base, garantir une santé et une éducation de qualité pour tous, développer la science, la technologie et l’économie de la connaissance, établir une administration économique responsable, avoir une gestion publique transparente et efficace, diversifier notre production, industrialiser, atteindre la souveraineté alimentaire et agricole, respecter la Terre mère, avancer vers une plus grande intégration latino-américaine et avec nos partenaires du Sud, intégrer le Mercosur et atteindre notre objectif historique, fermer notre blessure ouverte : récupérer notre souveraineté maritime et l’accès à la mer [13]. »


De son côté, le président Morales a exprimé son désir de voir la Bolivie devenir le « cœur énergétique d’Amérique du Sud » grâce à son potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables (hydroélectrique, éolienne, solaire, géothermique, biomasse) en plus des hydrocarbures (pétrole et gaz). Ceci complété par l’énergie atomique civile produite par une centrale nucléaire de prochaine acquisition.


Ignacio Ramonet-2/11/14


http://www.medelu.org/Prodigieuse-metamorphose-de-la
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[1] L’entreprise constructrice est la société autrichienne

-Garaventa.

[2] Lire Economía Plural, La Paz, avril 2014.

[3] Lire Página Siete, La Paz, 12 octobre 2014.

[4] Entre 2005 et 2013, le PIB par habitant a augmenté à plus de deux reprises (de 1 182 dollars à 2 757 dollars). La Bolivie n’est plus un « pays à faibles revenus » et a été déclarée « pays à revenus moyens ». Lire « Bolivia, una mirada a los logros más importantes del nuevo modelo económico » (La Bolivie, un regard sur les réussites les plus importantes du nouveau modèle économique), dans Economía Plural, La Paz, juin 2014.

[5] La bonne gestion des finances publiques a permis à la Bolivie de devenir le deuxième pays au plus fort excédent budgétaire d’Amérique latine au cours des huit dernières années.

[6] En chiffres absolus, les réserves internationales de la Bolivie sont d’environ 16 milliards de dollars. En 2013, le PIB était d’environ 31 milliards de dollars.

[7] Un montant de 200 bolivianos annuels (23 euros) est remis à chaque élève de primaire ou du secondaire de l’enseignement public qui a suivi tous ses cours avec assiduité. L’objectif est de lutter contre la désertion scolaire.

[8] Une pension que tous les Boliviens perçoivent à partir de 60 ans, même ceux qui n’ont jamais pu cotiser à une caisse de retraite.

[9] Une aide économique de 1 820 bolivianos (environ 215 euros) est fournie aux femmes enceintes et pour chaque garçon ou fille de moins de deux ans dans le but de diminuer les taux de mortalité infantile et maternelle.

[10] http://www.mixbolivia.com/2013/08/ver-en-vivo-canal-bolivia-tv.html

[11] Lire Atilio Borón, « ¿Por qué ganó Evo », América Latina en movimiento, ALAI, Quito, 13 octobre 2014.

[12] « Agenda patriótica 2025 : la ruta boliviana del vivir bien (Agenda patriotique 2025 : la route bolivienne du bien vivre) ». En 2025 sera fêté le bicentenaire de l’indépendance et de la fondation de la Bolivie.

[13] La Bolivie a saisi la Cour internationale de justice de La Haye. Lire El libro del mar, ministère des affaires étrangères, La Paz, 2014.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 18:11

141026-Bilderberg.jpgNul ne songe à nier l’existence de ce groupe qui n’a de permanent que son comité directeur, les autres sont invités. Il ne s’afgit pas d’un « gouvernement mondial » mais plutôt d’un lieu où l’on discute de la manière de renforcer les élites occidentales face à la montée du communisme du temps de la guerre froide et des périls d’un monde multipolaire aujourd’hui…


Ce n’est pas un lieu de décision mais un lieu de diffusion idéologique que l’on peut estimer lié à la puissance occidentale en matière de presse et de communication. Il est né en 1954, pendant la guerre froide devant l’inquiétude éprouvée par certains capitalistes devant l’avancée des idées communistes en Europe et dans le monde.et en étroite relation avec l’OTAN. Nul doute qu’il ait joué un rôle dans la contre offensive contre « le stalinisme » comme d’autres institutions qui se développent à partir de ce moment en Europe en particulier…


Ce que je mets en cause n’est donc ni son existence , ni ses caractéristiques de lieu de combat en faveur du capitalisme et de l’impérialisme, ni le fait qu’il prétend  constituer un réseau d’influence,  mais le rôle qu’on lui prête de « gouvernement mondial »


Je crois qu’on fait assumer au groupe Biderberg ce qui est étranger à la compréhension du capitalisme en tant que mode de production… je ne nie pas son existence, je dis que l’on ne comprend rien au capitalisme si on imagine que son mode de fonctionnement est celui d’une société secrète des maîtres du monde… Cela nous ramène au fascisme avec ses figures qui font le mal en secret…  Je trouve extrêmement dangereux de confondre ce qu’est le capitalisme avec cette figure d’une franc maçonnerie des puissants.  pour diverses raisons dont la moindre n’est pas la sensation d’un écrasement, l’incapacité de pouvoir faire face… Et ce n’est pas un hasard si la dénonciation de ses méfaits, l’attribution d’un rôle tout puissant correspond à la contrerévolution à laquelle nous assistons depuis 1991.


Le capitalisme tel que le décrit Marx se moque des Mystères de Paris d’Eugène Sue et y compris la manière dont le dit Eugène Sue voit dans les jésuites l’équivalent de ce que nous attribuons aujourd’hui au groupe Bilderberg, Face à ce genre d’interprétation dont font ses choux gras tous les pseudo-anti-impérialistes et vrais fascistes à la Soral, il y a une vision du combat qui n’est pas celle des communistes.  C’est un retour au feuilleton pour chercher le groupe à qui tout attribuer… et ne pas comprendre le fonctionnement réel du capitalisme aujourd’hui… C’est tout…

 

Danielle BLEITRACH

source: http://histoireetsociete.wordpress.com

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 17:46
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

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89,4 MHz FM en Ile-de- France

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