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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 19:43

La Cour de Cassation a été sollicitée par les TGI d’Avignon et de Poitiers pour rendre un avis sur la question suivante : « Le recours à la procréation médicalement assistée, sous forme d’un recours à une insémination artificielle avec donneur inconnu à l’étranger par un couple de femmes dans la mesure où cette assistance ne leur est pas ouverte en France conformément à l’article L.2141 2 du code de la santé publique, est-il de nature à constituer une fraude à la loi empêchant que soit prononcée une adoption de l’enfant né de cette procréation par l’épouse de la mère ? L’intérêt supérieur de l’enfant et le droit à la vie privée et familiale exigent-ils au contraire de faire droit à la demande d’adoption formulée par l’épouse de la mère de l’enfant ? »


L’avis de la Cour a été rendu ce matin et est clair : avoir recours à “l’AMP à l’étranger, par insémination artificielle avec donneur anonyme, ne fait pas obstacle à ce que l’épouse de la mère adopte l’enfant”. Après l’arrêt de la CDEH du 26 juin condamnant la France au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant et du respect à la vie privée et familiale dans les affaires Mennesson et Labassee pour refus d’établissement de la filiation après une GPA à l’étranger, il ne pouvait en être autrement. Les cas sont certes très différents puisque la GPA est interdite en France pour tous les couples, hétérosexuels ou homosexuels, alors que l’AMP n’est pas accessible aux couples de femmes (comme aux femmes célibataires d’ailleurs). Alors que des TGI ont adopté des décisions contraires (adoption permise à Marseille et refusée à Versailles), l’avis de la Cour de Cassation, bien que simplement consultatif, va permettre, en rejetant explicitement l’argument de « fraude à la loi », de faire enfin appliquer sur tout le territoire une conséquence logique de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de même sexe.


En revanche, cet avis ne permet pas de mettre fin à l’hypocrisie d’un système où l’on incite les femmes à partir à l’étranger pour avoir recourt à une AMP puis à faire des démarches d’adoption en France pour l’une des mères à la naissance de l’enfant.


L’UFAL réaffirme donc la nécessité de mettre fin aux restrictions d’accès aux techniques d’AMP aux seuls couples hétérosexuels et à débattre en vue d’une réforme égalitaire de l’établissement de la filiation. A ce titre, l’UFAL organise, en collaboration avec les Enfants d’Arc-en-Ciel, un colloque le 11 octobre 2014 qui traitera de ces questions.


L’enjeu est de taille : il ne s’agit de rien moins que l’acceptation et la reconnaissance de toutes les familles, dans leur grande diversité, et l’octroi de droits identiques.

 

UFAL le 23/09/2014

 

source: http://www.ufal.org

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 11:51

140820-jean-luc-romero-copie-1.jpgEn recevant un mail d'Alain, l'époux de Nicole Boucheton, je ne croyais pas ce que je lisais. Le journal Ouest France refuse de publier le faire-part de la vice-présidente de l'ADMD si n'est pas retirée la référence à l'exil en Suisse auquel à été contrainte Nicole pour mourir comme elle le souhaitait. (Texte ci-dessous) Ce journal qui est largement subventionné par les aides à la presse (6 centimes par numéro) - donc pas nos impôts ! - refuse de publier un faire-part "payant" comme il le propose habituellement à tous ses lecteurs. C'est une décision indigne, discriminatoire et peu républicaine de la direction de ce journal. C'est même une censure contre lequel ce journal est censé pourtant se battre. Je sais que certains journalistes de Ouest France désapprouvent cette décision et je les en remercie. Ça ne fait que confirmer l'attitude peu humaine d'une direction qui fait pourtant souvent allusion dans ses editos a la "charité chrétienne". Juste des mots...


Lire aussi : Le Figaro (ci-dessous).


[Alain Siouville, son époux, Françoise Boucheton, sa soeur, vous font part du décès de Nicole Boucheton Vice Présidente de l'ADMD à l'âge de 64 ans, contrainte de s'exiler en Suisse, pays humaniste, pour y mourir selon sa volonté le 7 août 2014.]

 

 

 

source: blog de Jean-Luc ROMERO-MICHEL(13/08/2014)

 

 

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Un journal refuse de publier l'avis de décès d'une pro-euthanasie

140820-LF.jpgJean-Luc Roméro, président de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) compte saisir le défénseur des droits. Le quotidien régional Ouest-France explique que sa rubrique des obsèques doit rester neutre et ne susciter aucun débat.


Un avis de décès peut-il être considéré comme une tribune? C'est la question à laquelle est confrontée la famille de Nicole Boucheton, vice-présidente de l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), atteinte d'un cancer en phase terminale et partie «s'exiler en Suisse pour mourir dans la dignité». Son époux Alain Siouville, qui réside à Cherbourg, s'est vu refuser début août la publication du faire-part de décès par le quotidien régional Ouest-France.


Le texte était rédigé ainsi: «Alain Siouville, son époux, Françoise Boucheton, sa soeur, vous font part du décès de Nicole Boucheton Vice Présidente de l'ADMD à l'âge de 64 ans, contrainte de s'exiler en Suisse, pays humaniste, pour y mourir selon sa volonté le 7 août 2014».

«La rubrique des obsèques doit rester politiquement neutre»

Contacté par Le Figaro, le journal a expliqué que le texte ne respectait pas la charte interne du journal. «La rubrique des obsèques doit rester politiquement neutre et ne pas susciter de débats,» a justifié François-Xavier Lefranc, rédacteur en chef à Ouest-France. Pour ce responsable, cette décision n'a rien à voir avec le positionnement du journal sur la question de l'euthanasie. Preuve en est: «Nous avons récemment publié un article reprenant des extraits de la lettre posthume de Nicole Boucheton. Les pages de Ouest-France servent à faire vivre les débats, pas la rubrique des obsèques».


Pour trouver un terrain d'entente, le journal a proposé une version corrigée à la famille, en retirant la notion de «contrainte» et l'idée que la Suisse était un pays «humaniste», «puisque cela sous-entend que la France ne l'est pas», explique encore François-Xavier Lefranc, qui précise que le journal accepte de publier le principe d'une mort volontaire. La famille a refusé: «C'est tout ou rien», a dit l'époux de Nicole Boucheton, souhaitant respecter la volonté de sa femme.

«Une censure», une «décision discriminatoire»

Scandalisé, le président de l'ADMD Jean-Luc Romero compte saisir le défenseur des droits dans le courant de la semaine, dénonçant une «décision indigne, discriminatoire et peu républicaine de la direction de ce journal». «C'est même une censure contre lequel ce journal est censé pourtant se battre», écrit-il sur son blog. «C'était la décision de Nicole de publier ce faire-part, sa famille est profondément choquée. Cet avis de décès est pudique et n'a rien de violent. Je ne comprends pas ce refus. On marche sur la tête», critique le conseiller régional d'Ile-de-France.


Dans un texte posthume, Nicole Boucheton a expliqué les raisons de son exil et regretté que le président François Hollande n'ait «toujours pas tenu sa promesse» sur «l'assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité». «Je suis atteinte d'un cancer du rectum. Lors du diagnostic, le seul traitement curatif était chimio, tomo-thérapie puis chirurgie: colostomie. J'ai refusé la chirurgie car trop mutilante: l'anus artificiel qui me condamnait à une vie dans des conditions que je juge, pour moi-même, dégradées et inacceptables», écrit-elle. «Alors j'ai pris contact avec une association suisse afin d'y pouvoir faire un autre choix, celui d'un départ rapide puisque ma seule issue était la mort», poursuit Nicole Boucheton.

159 Français accompagnés par l'association Dignitas depuis 1993

Lors de sa campagne présidentielle, François Hollande avait promis de proposer que «toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité». «En souhaitant rendre publique les conditions de sa mort par suicide assisté en Suisse», Nicole Boucheton a «démontré que son combat individuel pour l'euthanasie rejoint son combat collectif», a estimé le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero.


D'après les chiffres de Dignitas, une des principales associations suisses d'assistance au suicide, 1701 personnes ont été «accompagnées» entre 1998 et 2013, parmi lesquelles 159 Français (10,63%). En France, la loi Leonetti, adoptée en 2005, encadre les conditions de fin de vie et interdit l'acharnement dans la poursuite des soins, le plus souvent pour des personnes en fin de vie ou souffrant de maladies graves et incurables. Mais elle ne permet ni l'euthanasie - qui désigne l'acte d'un tiers pour donner la mort - ni le suicide assisté.

 

 

Caroline PIQUET

 

source: lefigaro.fr [17-19/08/2014}]

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:16

140625-cedh.jpg

 

 

Propos recueillis par François Béguin 

 

Sans attendre la décision du Conseil d'Etat, qui dira mardi 24 juin si les traitements de Vincent Lambert doivent être interrompus, les avocats des parents du tétraplégique de 39 ans ont annoncé que si le jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne était annulé, ils saisiraient aussitôt la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Le point avec Nicolas Hervieu, juriste au Credof (université Paris-Ouest), sur la portée possible de ce recours. 


Le Monde : sur quelle base les parents de Vincent Lambert pourraient-ils saisir la CEDH si le Conseil d'Etat autorise l'arrêt des traitements de leur fils ?

Nicolas Hervieu : Sur le fondement de l'article 39 du règlement de la Cour, ils pourraient être à l'origine d'une demande de « mesure provisoire ». Cette procédure d'urgence permet à la Cour d'exiger qu'un Etat agisse immédiatement pour éviter une violation grave et irréversible – en l'occurrence du droit à la vie prévu par l'article 2 de la Convention.

 

Quelle en seraient les conséquences ?

Dans les deux ou trois jours suivant la demande, un juge unique se prononcera. S'il retient l'existence d'un risque d'atteinte irréparable au droit à la vie, il adoptera la mesure provisoire. Cela « figera » la situation de Vincent Lambert, le temps que la requête soit examinée au fond par une formation collégiale, sans doute dans un délai réduit d'un an à deux ans. S'il rejette la demande, rien ne fera plus obstacle à l'arrêt des traitements prodigués à Vincent Lambert. Certes, ses parents pourront toujours maintenir leur requête au fond devant la CEDH. Mais le temps qu'elle se prononce, le processus de fin de vie aura pu avoir lieu.

 

La CEDH se prononcerait donc sur la loi Leonetti elle-même ?

La Cour devra effectivement examiner aussi bien la manière dont le Conseil d'Etat a statué que la loi Leonetti elle-même. Mais la jurisprudence européenne en matière de fin de vie est encore balbutiante. Tout au plus la Cour s'est-elle déjà prononcée sur le suicide assisté, avec autant d'audace que de prudence. Car il s'agit d'une question éthique sensible, pour laquelle elle laisse une marge d'appréciation aux Etats.

 

 

 

La CEDH demande de ne pas arrêter le traitement

(Mardi 24/06/2014-22 heures) 

 

 

En début de journée, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait annoncé avoir été saisie en urgence par les parents de Vincent Lambert, au cas où la décision du Conseil d'Etat leur serait défavorable. Dans la soirée, quelques heures après l'annonce des juges du Palais-Royal, la CEDH a ainsi demandé au gouvernement « de faire suspendre l'exécution de cet arrêt pour la durée de la procédure devant la Cour ». « Cette mesure implique que Vincent Lambert ne soit pas déplacé avec le but d'interrompre le maintien de son alimentation et de son hydratation », précise-t-elle.

La juridiction s'appuie sur l'article 39 de son règlement, qui prévoit qu'elle peut imposer aux Etats des mesures urgentes et provisoires, « à titre exceptionnel, lorsque les requérants seraient exposés – en l'absence de telles mesures – à un risque réel de dommages graves et irréversibles ». Le ministère de la justice s'est contenté de confirmer que la CEDH avait « demandé la suspension momentanée de la décision du Conseil d'Etat pour que le dossier puisse être examiné sur le fond ».

Selon un de leurs avocats, les parents de Vincent Lambert ont été « infiniment soulagés » en apprenant la décision de la CEDH. « Les larmes de Viviane, la mère de Vincent, qui coulaient à la décision de mort du Conseil d'Etat, ont été séchées par la Cour européenne à qui nous avons demandé asile », a déclaré Me Jérôme Triomphe.

François Lambert, le neveu de Vincent, regrette lui « un acharnement de plus pour un corps qui n'en peut plus ». « J'espère que la procédure va aller vite car la souffrance de Vincent est constante et croissante. (...) C'est encore et toujours le jusqu'au-boutisme des parents de Vincent qui épuisent toutes les procédures alors que la Cour européenne ne déjugera certainement pas l'Etat français dans ce domaine comme l'indiquent toutes les jurisprudences », ajoute-t-il.

Interrogé par Le Monde, Eric Kariger, le médecin de Vincent Lambert, dit accepter la décision européenne :« On va rester professionnels et on espère que nous serons soutenus pendant ce temps qui devient vraiment déraisonnable. On espère que la CEDH saura ne pas prolonger inutilement le temps de l'instruction. »


Source : lemonde.fr

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 21:19

 

 

 

C'était sans doute la décision médicale la plus attendue de ces dix-huit derniers mois. Les dix-sept juges de l'Assemblée du contentieux du Conseil d'Etat ont autorisé l'arrêt des traitements de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis six ans.

« La décision rendue aujourd'hui par le Conseil d'Etat (...) s'inscrit dans le cadre tracé par la loi Leonetti », a déclaré Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil, à l'issue de l'audience. Si le Conseil d'Etat « a souligné que l'état médical le plus grave, y compris la perte irréversible de toute conscience, ne peut jamais suffire à justifier un arrêt de traitement », il a également estimé « qu'une attention toute particulière doit être accordée à la volonté du patient », a ajouté M. Sauvé. Or M. Lambert « avait, avant son accident, clairement et à plusieurs reprises exprimé le souhait de ne pas être artificiellement maintenu en vie ».

 

Les juges évoquent en effet, pour justifier leur décision, cette « volonté exprimée par M. Lambert », qui vient s'ajouter à une expertise médicale ordonnée par le Conseil d'Etat en février. Celle-ci avait conclu « à une dégradation de l'état de conscience de M. Lambert, correspondant désormais à un état végétatif, au caractère irréversible des lésions cérébrales et à un mauvais pronostic clinique ».


 UNE FAMILLE DIVISÉE SUR SON SORT


Les juges ont ainsi suivi l'avis du rapporteur public, Rémi Keller, qui s'est prononcé le 20 juin en faveur d'un arrêt des traitements. Ce dernier avait estimé que l'alimentation et l'hydratation n'avaient « d'autres effets que de le maintenir artificiellement emmuré dans sa nuit de solitude et d'inconscience ».


Avec cet arrêt, ils ont par contre rejeté la demande des parents de cet homme de 38 ans, ancien infirmier en psychiatrie, hospitalisé depuis un accident de la route en 2008. Pierre et Viviane Lambert, catholiques traditionalistes, ainsi qu'un frère et une sœur de Vincent Lambert, l'estiment en effet toujours « présent » et réclament toujours son maintien en vie.


Avant même la décision du Conseil d'Etat, ils ont saisi en urgence la Cour européenne des droits de l'homme, pour lui demander de s'opposer, par une mesure provisoire, à un éventuel arrêt des soins, en attendant de statuer sur le fond. La CEDH pourrait se prononcer dès mardi ou mercredi.


De leur côté, l'épouse de Vincent Lambert, Rachel, son neveu François et six autres de ses frères et sœurs, sont favorables à l'arrêt des soins, conformément, disent-ils, à sa volonté. « J'aimerais (...) qu'on laisse Vincent partir tranquillement, dignement », a encore expliqué son épouse, mardi matin sur Europe 1.


« REFUS DE L'ACHARNEMENT THÉRAPEUTIQUE »


Le corps médical s'était également prononcé pour l'arrêt des traitements. Le CHU de Reims, où il est hospitalisé, avait ainsi décidé en janvier d'arrêter de l'alimenter et de l'hydrater artificiellement. Mais quelques jours plus tard, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi par les parents, avait annulé cet arrêt des traitements.


L'Assemblée du contentieux du Conseil d'Etat avait alors été saisie par le CHU de Reims, l'épouse et le neveu de Vincent Lambert, en février, en appel de cette décision du tribunal administratif. C'est la première fois que la plus haute juridiction administrative française se prononçait sur la légalité d'une décision médicale ayant pour conséquence d'entraîner la mort d'une personne par arrêt de son traitement.


Le député (UMP, Alpes-Maritimes) Jean Leonetti, qui a donné son nom à la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, a réagi à cette décision, qui représente selon lui un « refus de l'acharnement thérapeutique » – tout en précisant qu'elle ne pourrait être généralisée, « chaque situation devant être appréciée au cas par cas ». Mais cette décision du Conseil d'Etat fera sans aucun doute jurisprudence.


Elle survient d'ailleurs au moment où deux procès relancent le débat sur la fin de vie : celui du Dr Nicolas Bonnemaison pour l'empoisonnement de sept patients, aux assises des Pyrénées-Atlantiques, et celui qui débute mercredi aux assises de l'Hérault, d'une ex-professeur de français accusée d'avoir tenté d'abréger la vie de sa mère atteinte d'Alzheimer. Face à une loi « mal connue, mal comprise et mal appliquée », le gouvernement vient de charger M. Leonetti et le député (PS, Vienne) Alain Claeys de proposer d'ici fin 2014 des aménagements.


Lire ci-dessous la décision du Conseil d'Etat en détails :CE_375081_24062014 by LeMondefr

 

Pour aller plus loin, lire:

Les scénarios après la décision du Conseil d'Etat

l'enquête : Vincent Lambert, le prisonnier

Arrêt des soins de Vincent Lambert : « Nous avons fait de notre mieux »

Comprendre l'affaire Vincent Lambert en 10 questions

 

 

source: lemonde.fr

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 19:38
 

Sur le site de la CGT ce vendedi 31 janvier, et sous la signature de Thierry Lepaon le communiqué ci-après conteste qu'au cours de la rencontre avec le CRIF, les représentants de la CGT aient condamné les militants qui participent aux campagnes  BDS.

Prenons en acte!


Alors, interprétation erronée ou mensongère de la part du CRIF?

 

Ou bien propos en apparté qui n'aurait pas dû être rendus publics et diffusion publique d'un communiqué dont le contenu n'aurait pas été vérifié par les participants et qui aurait été émondé si une vérification commune avait eu lieu.

La question demeure en tous cas des raisons pour lesquelles la direction confédérale refuse de s'engager dans la campagne BDS.

 


Le communiqué de T. Lepaon

 

Rencontre entre le CRIF et la CGT

Thierry Lepaon écrit à Roger Cukierman

vendredi 31 janvier 2014

 

Suite à la rencontre entre le CRIF et la CGT du 28 janvier dernier et la référence qui en est faite sur leur site, voici le courrier que Thierry Lepaon a adressé ce jour à Roger Cukierman, Président du CRIF.


Monsieur le Président,

 

Je suis très étonné de découvrir un compte-rendu à la fois partiel et erroné de la rencontre que nous avons eue avec vous-même et des représentants de votre association. Rappelons que cette rencontre faisait suite à une invitation de votre part afin d’évoquer les questions d’actualité et notamment la question de la montée de l’extrême droite et notre inquiétude commune face aux relents d’antisémitisme, d’islamophobie et plus globalement de racisme dans notre pays.

 

Sur la méthode d’abord, lorsqu’une rencontre de ce type est prévue avec des dirigeants de la CGT et notamment le Secrétaire général, il est d’usage de nous faire part au préalable de l’intention de rendre compte publiquement de l’échange et d’en faire vérifier le contenu par les participants. Ce manque de rigueur de la part d’une organisation comme le CRIF est de nature à entacher une relation de confiance entre nos organisations.

 

Cette démarche aurait permis de corriger une grave inexactitude dans les propos que vous me prêtez concernant la position de la CGT vis-à-vis de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanction). En l’occurrence, je n’ai fait que confirmer que la CGT ne s’inscrivait pas dans la campagne BDS. En revanche, la CGT n’a jamais condamné ni ce mouvement ni ses acteurs dont certains sont d’ailleurs des adhérents de la CGT.

 

Le titre de l’article « La CGT condamne le BDS » posté sur votre site sous la rubrique « Le CRIF en action » me paraît relever d’une intention qui n’est pas respectueuse à l’égard de la CGT et de ses prises de positions.

 

Je vous demande donc de le supprimer. Afin qu’il ne subsiste aucune ambiguïté sur ce sujet, je me permets de vous rappeler brièvement la position de la CGT et les actions qu’elle mène, aussi bien en faveur de la paix entre les peuples israéliens et palestiniens que de la liberté d’expression des militants du BDS en France.

Ces actions s’inscrivent dans la solidarité de la CGT à l’égard des travailleurs de tous les pays et en faveur de la paix dans le monde. Elles partent du constat de la situation dramatique de la Palestine qui s’enracine dans l’occupation illégale des territoires conquis par Israël et le renchérissement de sa politique de colonisation. La CGT a toujours œuvré aux côtés de celles et de ceux qui se mobilisent pour la paix, en Israël comme en Palestine. Elle entretient des contacts syndicaux avec les travailleurs de cette région et c’est en lien avec ces organisations syndicales qu’elle recherche les moyens les plus efficaces et participe aux campagnes en faveur d’une paix juste et durable au proche-orient.


C’est le sens de la délégation conduite par Bernard THIBAULT en février 2013 en Palestine, à Gaza et en Israël. Forts de cette approche, nous considérons que le boycott global d’Israël ne favorise pas cette stratégie de paix et la coexistence de deux Etats, l’Etat Palestinien et l’Etat d’Israël. Par contre, la CGT s’inscrit totalement dans la campagne d’interdiction des produits fabriqués dans les colonies et dans l’obligation de transparence sur l’origine des produits israéliens destinés à l’exportation afin que l’Etat d’Israël soit contraint de respecter le droit international.


Enfin, je vous rappelle que la CGT, par la voix de Bernard THIBAULT, alors Secrétaire général, est signataire de l’appel initié par Stéphane HESSEL pour la relaxe des militants poursuivis pour leur participation à des actions de boycott. Ce soutien a été renouvelé le 17 décembre dernier, par une délégation de la CGT, de la LDH, de l’AFPS et de parlementaires auprès de la Ministre Christiane TAUBIRA demandant le retrait des circulaires Alliot-Marie et Mercier. Je tiens à vous préciser que je rendrai ce courrier public et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

 

Thierry Lepaon
Secrétaire général de la CGT

 
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

Pétition

Halte à la fascisation en Ukraine

Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale

pour signer la pétition

cliquer ici

140812-CISC-copie-1

Billets

A lire ....

150406_ic-155-avril2015-copie-1.jpg

Initiative Communiste n°155 (Avril 2015)

Pour recevoir ce numéro ou vous abonner

Contactez le journal -Initiative Communiste

BP 30111-62802 LIEVIN

ou adressez-vous à un militant du PRCF
 

 

http://services.supportduweb.com/cpt_global/88792-20.png

 

A voir et écouter...

Les cons ça ose tout !
L'âge de la retraite
La grève surprise

A voir et écouter

L'Internationale en breton
L'internationale en français
L'affiche rouge-l'armée du crime
Le chant des partisans (Marc Ogeret)
sortir de l'euro.....
Frédéric LORDON-Médiapart
Frédéric LORDON/France-Culturel/ 26-11-2013
Jacques SAPIR-10/12/2013 (blog)
La Guerre Sacrée

Radio Libertaire 89.4

ALR-libertaireSamedi 31 décembre 2011 de 11 h 30 à 13 h 30

Annie Lacroix-Riz , historienne, participera

à l’émission « Chroniques syndicales » 

consacrée au dossier Renault

sur Radio Libertaire

89,4 MHz FM en Ile-de- France

Pour écouter sur internet cliquez ici !