Pas moins de sept rassemblements sont prévus jeudi dans le Finistère, dans le cadre d'une journée nationale d'action initiée par quatre organisations syndicales
Pour le retrait du pacte de responsabilité et contre la loi santé, quatre syndicats (FO, FSU, Solidaires et CGT) appellent à un rassemblement jeudi, à 11 h, place de la Liberté. Un défilé prendra ensuite la direction du centre hospitalier, puis de la caisse primaire d'assurance maladie. Lassés des « attaques à répétition sur le financement de la protection sociale » et la politique actuelle « avec toujours plus d'austérité et de moins en moins de travail », les quatre organisations syndicales ont décidé de manifester jeudi, jour où le Parlement va se pencher sur la loi santé. « Seule une forte mobilisation des usagers, salariés et retraités, pourra faire fléchir le gouvernement », estiment les représentants syndicaux, réunis hier à la maison du peuple. « On ne parle que des dépenses de la Sécurité sociale, jamais des recettes. Or, à cause du chômage en hausse et des exonérations de charges sociales dont bénéficient de plus en plus d'entreprises, la balance est forcément déséquilibrée », résume Olivier Cuzon, pour Solidaires. « On veut faire de la Sécurité sociale le bouc émissaire de la politique d'austérité. L'argent, il y en a mais il ne sert pas à ceux à qui il devrait servir », rebondit Anne-Véronique Roudaut, secrétaire générale de l'UD CGT. Pour les syndicats, la crainte principale reste l'intention, pour l'instant non déclarée, de transférer certaines missions de la Sécurité sociale à des opérateurs privés, « alors qu'il faudrait que la production de médicaments, par exemple, soit gérée par le service public », estime Youn Le Roy, de la FSU. « Depuis 1983, on taille la Sécu en pièces, considère Marc Hébert, pour Force ouvrière. Le pacte de responsabilité met nos hôpitaux publics en danger. Nous en avons l'exemple à Brest, où 185 emplois vont être supprimés au CHU et où l'on ferme le service ophtalmo de l'hôpital maritime ». D'où la démarche, qui se veut hautement symbolique, de défiler jeudi devant l'hôpital Morvan avant de se rendre devant la CPAM, square Marc-Sangnier.