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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 15:52

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La nouvelle de ce qui s'est passé ce vendredi 16 mai en dit long sur la situation actuelle en Ukraine : un dirigeant politique, leader du Parti communiste, contraint de retirer sa candidature sur un plateau télé face à un climat de terreur, coursé et agressé au cœur de la capitale.

 

Ce vendredi 16 mai, le secrétaire-général du Parti communiste ukrainien, Petro Simonenko, avait prévu d'annoncer une nouvelle importante sur la première chaine de télévision ukrainienne : son retrait de la course à la présidentielle ukrainienne.

 

Simonenko a eu l'occasion de dresser à nouveau un constat implacable : la lutte entre clans oligarchiques et grandes puissances prêts à la division du pays ; la remise en cause de la souveraineté nationale face à l'UE, au FMI ; la glissade vers une gestion fasciste du pays, avec l'hystérie anti-communiste comme révélateur et les derniers événements à Odessa ou Mariupol.

 

Face au climat de violence, de terreur, de censure dont les communistes sont les premières victimes – Simonenko a rappelé l'exclusion des députés communistes du Parlement – il a justifié son retrait de la campagne présidentielle, celle-ci ne pouvant plus se dérouler dans des conditions permettant la libre expression de ses idées politiques.

 

Après cette déclaration officielle, Petro Simonenko s'apprête à sortir du bâtiment de la télévision nationale pour regagner son véhicule lorsqu'il est averti par ses amis que toutes les issues sont bloqués par une trentaine de militants d'extrême-droite, des voyous encagoulés et armés, prêts à en découdre avec lui.

 

Esquivant l'entrée principale, Simonenko monte alors dans une autre voiture. D'après ce qu'a raconté Simonenko par téléphone au journal ukrainien « La Pravda » et à la télévision 112, le reste ressemble à un scénario d'un mauvais film d'action américain.

 

S'entame alors une course-poursuite dans les rues de Kiev. Les bolides des poursuivants – comprenant notamment un mini-bus plein à craquer – sèment le chaos, tentant de créer des accidents sur la voie pour arrêter la voiture où se trouvait le dirigeant communiste.

 

Finalement, ils arrivent à l'immobiliser sur la rue Melnikova, commençant à s'attaquer à la voiture avec des barres de fer, des battes de baseball, tout en jetant des cocktails Molotov dont un aurait pénétré dans l'automobile, miraculeusement sans faire de dégâts.

 

La chasse à l'homme ne s'est pas arrêtée pour autant. Simonenko aurait trouvé finalement refuge – selon les informations de la Pravda – dans un bâtiment annexe du Parlement ukrainien, celui-ci étant alors rapidement encerclé par une trentaine d'émeutiers.

 

C'est dans ces conditions de siège que Simonenko a pu livrer ce premier compte-rendu apocalyptique aux journalistes de la presse écrite et de l'audiovisuel ukrainiens.

 

Il a déclaré ne pas pouvoir identifier à quelle organisation appartenaient formellement ses agresseurs – ne sachant pas s'ils appartenaient à « Svoboda », « Secteur droit » ou tout autre groupe fasciste – mais que celles-ci avaient scandé des slogans de haine, des menaces de mort à son égard.

 

Il a toutefois insisté sur la gravité de ce qui vient de se passer, espérant que cette tentative d'assassinat constitue au moins une mise en garde sur les périls qui menace le pays, dénonçant le manque de réaction des forces de l'ordre.

 

Il est tôt pour savoir l'impact de cette tentative d'assassinat sur la vie publique ukrainienne. Le politologue Andrei Zolotarev a déjà souligné le caractère inédit de cette campagne électorale, marquée par la violence :

 

« Il s'agit ici de terreur politique. Cela peut-il avoir lieu dans un pays d'Europe ? La réponse est évidente. Le gouvernement qui affiche haut et fort son attachement aux valeurs européennes, démontre une pratique toute autre, typique de la plupart des pays du Tiers-monde.

 

A un moment où les candidatures politiques sont traitées à coup de battes de baseball et de cocktails Molotov, parler de la légitimité de l'élection n'est pas nécessaire. On peut aimer ou non tel homme politique, mais cette agression en plein centre-ville se passe de commentaires ».

 

Le dirigeant communiste a annoncé son intention de déposer plainte devant la police, et d'en informer le Ministère de l'Intérieur – au moment même où le gouvernement de Kiev est en train d'enquêter sur une possible interdiction du Parti communiste.

 

Les masquent tombent à Kiev, et le visage du fascisme apparaît de plus en plus sous celui des ex-indignés de Maidan : en Ukraine, comme ailleurs, il ne passera pas ! Solidarité avec notre camarade Petro Simonenko !

 

source: solidarite-internationale-pcf

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Publié par L'Hermine Rouge - dans Europe
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La grève qui nous sèvre!

par Floréal

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...à propos des bénéfices secondaires de la grève à Radio-France

Dans Télérama, des lecteurs branchés s’affrontent à fleurets mouchetés (comme il sied dans l’hebdo culturel de l’élite) à propos de la grève dure à Radio-France: si les uns déplorent à mots couverts que la grève les prive inhumainement de leur lot quotidien de boboïsme branché, d’autres, un peu plus à gauche, appuient mollement la grève : ne vise-t-elle pas à défendre ce cher « service public » sans lequel, de leur propre aveu, certains « Téléramistes » ne supporteraient plus le dur fardeau d’exister ?

Quant à nous, bourricots de bolcheviks obtus que nous sommes, nous soutenons sans réserves cette grève. Et cela pour de tout autres raisons que l’élite téléramiste :

  • la première raison est que la grève à Radio-France est un des trop rares exemples d’action DE CLASSE déterminée contre les effets antisociaux de l’austérité hollando-maastrichtienne (même si hélas, trop de journalistes appuient la manœuvre de diversion lancée par Fleur Pellerin pour faire de M. Gallet le bouc émissaire des décisions gouvernementales). Cette grève illimitée montre que des travailleurs peuvent encore se battre pour GAGNER et pas pour « témoigner de leurs aspirations » à l’occasion de « journées d’action » sans lendemain qui laissent d’avance le dernier mot au MEDEF et Valls-MEDEF.
  • La seconde raison est que cela fait un bien énorme au moral que de savoir que chaque jour que le Bon Dieu fait, des millions de braves gens qui se croient « de gôôôche », ne recevront pas leur injection matutinale de social-libéralisme, d’anticommunisme secondaire et d’’euro-atlantisme « humanitaire » administrée par MM. « Pat Co » et B. Guetta, ; grâce à ces irresponsables de grévistes, les intoxiqués de Patricia Clark et de ses « kids » seront frustrés de leur dose quotidienne de frenglish (dans l’émission « Come on ! » rebaptisée « Alive »). En vérité, ce SEVRAGE idéologique de masse est presque aussi salutaire que celui qu’a subi naguère notre pays tout entier quand la grève ouvrière de mai 68 eut « coupé le jus » (et le micro !) aux anticommunistes professionnels de feue l’ORTF !

Pourtant notre bonheur reste incomplet : car pendant que les euro-prédicateurs de Radio-bobo sont réduits au silence, les Radio-beaux-beaufs du privé continuent d’occuper le « temps de cerveau disponible » : entre deux pubs assourdissantes, RTL, Europe 1, RMC, ont tout loisir pour marteler leurs propos antisyndicaux, pour poursuivre leur ramdam anti-fonctionnaires et pour organiser leur promo même plus larvée du FN et de Sarkozy (cherchez la différence !). Se déverse ainsi à plein jet sur le tamtam permanent du MEDEF et de la droite contre les acquis sociaux, les « assistés » (sic) et le code-du-travail-d’où-nous-vient-tout-le-mal ;  sans oublier bien sûr  l’éloge permanent des « States », la célébration émue de la « Belle-Europe-que-v’là », la diabolisation incessante des « ennemis-de-l’Occident » (Russes, Cubains, Coréens, cocos, « islamistes », grévistes de tous poils, etc.), l’éternelle question posée à tout bout de champ par le « journaliste » de service : « mais-que-font-nos-voisins-anglo-saxons-à-ce-sujet ? », l’allégeance obsédante à Frau Merkel, le tout sur fond de bain linguistique anglo-américain…

 

Alors s’il vous plait, travailleurs des radios privés, mettez-vous vite en grève aussi : pas seulement pour soutenir vos vaillants camarades du public (ça s’appelle la solidarité de classe), mais pour faire pleuvoir sur toute la France un bienfaisant mutisme réparateur.  Vite, vite, croisez-vous les bras aussi et rendez ainsi aux citoyens le plaisir de penser par eux-mêmes. Ils auront peut-être alors – qui sait ? – l’idée de revendiquer un audiovisuel public démocratisé et véridique qui soit enfin soustrait au duopole des oligarques du privé et d’une propagande d’Etat aussi doucereuse qu’omniprésente !

Floréal, le 1er/04/2015

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